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30 mai 2005

Mai 2005

mardi, 31 mai 2005

Tout fou...

... hier soir.

C'est la rançon de l'incertitude qui pèse sur moi.

Donc, quand je suis rentré du bureau, hier, j'étais vraiment d'humeur libidineuse. Gé pour sa part accusait le contrecoup d'un week-end placé - une fois de trop - sous le signe des excès. Le moral un peu en berne, la fatigue en embuscade.

Ca tombait mal...

Je ne pouvais pas décemment le laisser avec son "vagalame", et ne me sentais pas mettre un mouchoir sur mes tentations. J'l ai donc emmené avec moi dans une expédition nocturne qui lui a remis les idées en place. J'ai cependant du mal  à me lacher complètement quand il est à mes côtés, si bien qu'il s'est plus amusé que moi !

C'est quand nous sommes rentrés à Berthier qu'il m'a gentiment conseillé de poursuivre mon expédition en solo. Ce que j'ai fait. J'ai baisouillé, sans fastes. Comme un mardi.

Quand je suis retourné à l'appart', j'ai consulté mon téléphone : Gé m'avait laissé un texto "j'ai levé un mec, il passe me sauter !" Insatiable, le garçon.

Je m'attendais donc à ce que le gibier soit encore sur place quand j'ai ouvert la porte, mais il était déjà parti, et mon chasseur de mari était tout endormi, épuisé de ses efforts.

 Je n'allais pas en rester là : à 4 heures du matin, je l'ai puni de son infidélité, à grand coup d'amour. Le pire, c'est qu'il a aimé ça.

... Je me demande pourquoi, mais j'ai une petite mine aujourd'hui

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 30 mai 2005

Liaisons dangereuses

Comme Solal, le foirage démocratique d'hier menace directement mon devenir professionnel, et les petits fours vantés par Oli ne sont même pas de nature à calmer l'anxiété que je sens poindre (une bombe, au passage, l'Oli... Mais une bombe qui a visiblement oublié d'être con et qui manie un humour aigu : j'adore)

Nous sommes passés en quelques jours d'une ambiance surréaliste, au bureau, à une atmosphère improbable, faite de désanpointement, de résignation, de détachement et d'un peu de cynisme, parce que le cynisme, ça protège.

Bonne nouvelle, Gé a été  augmenté... C'est toujours 150 € de plus à la fin du mois. Et par les temps qui courrent, on n'en a bien besoin.

Sinon, je passe sur le week-end où j'ai globalement été un sale con (pardon Nighty), et je n'en suis pas fier, pendant ce temps, mon mec m'aime et j'ai parfois des doutes sur le le fait que je le mérite. En gros : trop d'abus ne me rendent pas forcément intelligent, et un rien fait basculer une soirée qui s'annonçait sympathique en cauchemar. Plutôt que d'infliger mes errements à mon chéri, je me suis tiré et j'ai été invisible de tous pendant toute la nuit. C'est très pénible d'être aussi transparent, inexistant.

Encore une fois, c'est Gé qui m'a remis sur les rails. Et décidémment, il n'y a plus qu'avec lui que je prenne du plaisir.

Il faudra que je finisse par en tirer les conséquences qui s'imposent et que je tue tout à la fois mes réflexes et mes prétentions.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 30 mai 2005 à 18:14

Gueule de bois

Ouais, ce matin, j'ai la gueule de bois.

Les Français n'ont absolument pas voulu faire l'effort de comprendre. Ils se sont fait plaisir. Ils n'ont pas dit non, ils ont dit merde. Et c'est la troisième fois depuis 2002. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est la climat social. Qu'on ne vienne pas me dire qu'avec le PS (lequel ?) ça serait mieux ! Ce non, c'est celui qui s'adresse à tous les pragmatiques, à tous les partis de Gouvernement. Les Français plébiscitent ceux qui ne veulent pas du pouvoir. Le rêve d'enfant du grand soir est déjà avorté. Le zapping électoral a encore frappé. Notre grande et belle démocratie redevient un peuple enfant. D'un côté, les bons. De l'autrte, les méchants. Sauf que notre corps électoral est aussi indécis qu'une poule au milieu d'une route. Le bon côté, c'est toujours l'autre.

Alors, bien sur, notre classe politique a ses responsabilités, mais notre peuple aussi. Nous n'avons jamais que les dirigeants que nous méritons. Hallali sur l'oligarchie ! Très bien. Mais qu'on y inclue ceux également qui ont une responsabilité majeure dans la déliquescence du système : les media. Des éditorialistes aux producteurs de télé-réalité, et par là-même à ceux qui se satisfont du prêt à penser, du facile à digérer.

Churchill avait décidémment raison : la démocratie est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 30 mai 2005 à 12:35
vendredi, 27 mai 2005

Rien

C'est ce que le vieux Louis XVI avait écrit sur son journal quotidien au matin du 14 juillet 1789.

C'est ce que j'aurai tendance à écrire aujourd'hui, et ça dure depuis quelques semaines déjà. L'appareil d'Etat est paralysé, en attente. Seule, cette semaine, une rencontre au Conseil d'Etat a pu m'égayer le quotidien. Faut dire que j'adore cette maison, saint des saints du droit public. C'est là bas que je veux travailler, quand je serai grand.

Ben à part ça, je ne sais toujours pas si mon contrat de travail sera renouvelé, et Gé risque de se retrouver, lui également, sans emploi, du jour au lendemain, car les conditions de renouvellement de sa mission n'ont pas été respectées par son employeur, de sorte qu'au lieu de l'augmentation de 150 € mensuels net prévue ils ne lui ont accordé, au final, que 50 € brut. Des aumônes de cette nature ne peuvent que se refuser. Autant dire que nous n'avons aucune lisibilité sur ce que nous serons dans 15 jours.

Ce qui m'ennuie le plus, ce sont que tous mes amis -  mon téléphone est muet, m'en reste-t-il encore ? - m'ont fait savoir qu'ils ne se faisaient ABSOLUMENT PAS de souci pour mon parcours professionnel avenir. La belle jambe ! Parce que moi, au contraire, je m'en fais un max. Depuis 1997 que je cotoie de près ou de loin "les ors républicaines", j'ai toujours su, je crois, garder la tête froide. J'ai toujours été conscient, qu'où que je sois assis, je ne l'étais jamais que sur mon cul... comme disais l'autre. Mon expérience personnelle, sanitaire et économique, mes origines modestes, mâtinées de paysannerie, de tout petite bourgeoise et de monde ouvrier, m'ont concédé une certaine humilité. Je suis complètement réaliste et je me sens plus proche des publics cassés par la société que je croise dans mes missions que des hautes personnalités que je salue et qui ,dans quelques mois, ne me sauront plus alors qu'elles me tutoient aujourdh'ui, et me donnent du "mon jeune ami".

Même vous, j'en suis à me demander - une fois encore - si vous ne me faites pas quelques infidélités :  vos commentaires se font rares, et vous m'en voyez fort marri !

Pour échapper à la morosité ambiante, ce week-end, presque début de mois, va s'annoncer sous le signe du dérapage. Et si vous tenez à en savoir plus, il va vous falloir être un peu plus vifs !

Non mais... Puis de toute façon, il n'y en a plus que pour Nighty....

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 27 mai 2005 à 15:39
mardi, 24 mai 2005

Tout doucement...

(Et comme un clin d'oeil, comprenne qui pourra)

Bon, là, c'est un peu au ralenti. J'ai repris le taf hier, et les "hautes sphères" sont un peu en état d'apesanteur, c'est le calme avant la tempête... Ou pas. On sait qu'il va se passer quelque chose. On sent qu'il va se passer quelque chose, sans que personne ne sache vraiment quoi. On se prend tous pour des gens importants en prédisant, en aiguisant nos analyses, en s'invectivant sur la base de nos prévisions. On se prévaut de confidences que nous n'avons pas. On passe le temps. On s'amuse ? On se joue à faire peur. On aime ça.

J'viens quand même de défendre un putain de dossier bec et ongles, et je crois que j'ai gagné. Je "négociais" face à un fonctionnaire. J'veux dire à un haut fonctionnaire. Et soit-il si haut que ça, un fonctionnaire... ça fonctionne ! Et lorsqu'il s'agit de remettre en cause un "fonctionnement" parce qu'il dysfonctionne... Un fonctionnaire, dans un cas sur deux, ne comprend pas ! Enfin, celle que j'avais en face de moi aujourd'hui, elle ne pigeait pas... Elle voit bien que les mecs sont dans la merde jusqu'au cou. Elle sent bien que j'ai envie de me défoncer pour apporter peut-être un début de solution. Elle capte que le cadre juridique est trop contraignant... Mais quand je suggère de dépasser ce cadre pour expérimenter autre chose : pas possible, plus personne, pas prévu ! J'vous promets : parfois c'est à s'arracher les cheveux...

Référendum : pour moi, ça sera OUI, trois fois oui. D'abord parce que je veux répondre à la question posée, et non pas m'exprimer sur un autre sujet. Ensuite parce qu'il s'agit d'un traité constitutionnel : c'est à dire un texte supra-national qui a vocation a être interprété et que j'me marre quand j'entends que tout va être figé dans le marbre. Enfin, parce que la collusion des NON, c'est un cloaque dans lequel j'ai pas franchement envie de me perdre. On a beau me dire qu'il y à NON et NON... J'préfère quand même être dans la maëlstrom prôné par JOSPIN - HOLLANDE - SARKOZY - BAYROU - VOYNET - CHIRAC plutôt que dans la soupe PASQUA - VILLIERS - BESANCENOT- LE PEN - MEGRET - EMMANUELLI et consorts. Question de valeurs. Et puis, finalement, ce qui est révolutionnaire c'est le OUI, pas le NON qui rassemble les conservateurs de tout crin.

Cet aparté posé - c'est ma contribution à la campagne - j'reviens aussi de l'hosto ce matin ! Ma toubib (pas Myriam, l'autre, l'hospitalière) est heureuse donc je dois l'être. J'suis pas malade. C'est ce qu'ont décidé mes résultats. Cool. Et tant pis si le traitement reste galère puisqu'il marche. J'ai quand même commencé à poser des jalons pour dire que les injections de Fuzéon biquotidiennes je commençais à en avoir ma claque, elle m'a bien fait comprendre que je ne devais pas envisager la perspective d'un quelconque alègement de la thérapie, même à moyen terme. "Rêve ma fille" j'me suis pensé. C'est ma santé. C'est mon corps. Et c'est moi qui, au final, décide. (Je décide, elle exécute !) 

Un traitement si j'veux, un traitement quand j'veux !  (elles défilent bien, elles pour revendiquer leur droit au gamin ! Moi j'proteste pour revendiquer mon droit à ma qualité de vie ! )

Pour moi, elle, c'est un coach, elle est à mon service (payée par mon fric, au passage) et me prodigue des conseils que je vais suivre ou confronter à ma perception de la situation. La toute puissance médicale c'est fini, mais il y en a deux ou trois qui n'ont pas encore pigé. Je crois que c'est pour ça que je suis encore debout. Parce que je suis une chienne, une mauvaise, une teigne. Mais c'est pas la haine qui me tient - comme d'autres - c'est la rage.

Boah... Finalement, c'était pas si mollo comme post !



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


dimanche, 22 mai 2005

Des idées comme ça

Je n'ai donc pas bougé, hier. Suis demeuré dans cette isolitude qui reste décidémment ma meilleure amie depuis longtemps déjà. Personne n'a pu rompre cette compagnie. J'avais bien quelques propositions. Je savais pouvoir en suggérer, aussi. Mais aucune n'a pu s'imposer. J'ai des copains, des proches, des intimes. Mais je n'ai plus ce "meilleur ami", ce fantasme à peine avoué d'une relation exclusive, fraternelle, ce pote à la manière des Jojo, des Fernand et des Jef de Brel. Je me demande d'ailleurs si j'aurai été pédé si j'avais su garder auprès de moi une histoire de cette envergure - et je pense à Jacques. Un double, un pote à boire, à pleurer, à partager les mêmes filles... J'ai toujours sublimé les amitiés viriles, et sans qu'elles aient aucunement des odeurs de vestiaires.

Mon gars, bien sur, joue un peu ce rôle. Il est tout ça à la fois. N'empêche, parfois je ressens ce manque. Je ne dois n'en vouloir qu'à moi. Je pose un niveau d'exigence phénoménal qui me conduit à évacuer sans ménagement ni regret ceux qui m'ont déçu, et ce au premier faux pas, et sans retour. Paumé en est un exemple dérisoire et récent.

Seul ? Isolé ? Solitaire ? Un peu tout ça à la fois. Et si entouré, pourtant. Je suis un roi. Je sais pouvoir compter sur une demi-douzaine de "moins-loin". De gens que j'aime vraiment. C'est tout, c'est énorme.

Hier soir, donc, au détour d'un chat, un de ces potes m'a proposé de le rejoindre faire une virée avec lui. A l'instant même où il me disait ça,  Gé appelait pour me signaler que son service finirait tard, et qu'il me conseillait de bouger. Je me suis donc apprêté. Et j'ai attendu. Je ne sais trop quoi. J'ai peut-être attendu l'envie. Je veux dire ce déclic qui m'aurait confirmé que mon réflexe d'acceptation de cette invitation n'était pas uniquement pavlovien.

Etais-je aussi désireux que cela de repartir pour une nuit de son, de séduction, de sexe, de poisons - fussent-ils adorés ?

Alors, je me suis redéshabillé. Etonné moi-même, un peu inquiet de cette sagesse soudaine. J'ai envoyé un sms à Gé, lui dire que je l'attendrai là.

Le téléphone sonna aussitôt, c'était lui. Juste pour me dire qu'il était comblé de bonheur à cette idée, qu'il m'aimait aussi.

Alors, j'ai compris que l'essentiel était là. Que  rien n'importait plus que cela. Que toutes mes errances, mes erreurs m'avaient ammené là où j'ai toujours voulu venir. Un port, une quiétude.

Puis, me vint une idée comme ça : que finalement le sida m'a amené à vivre plus vite, plus fort, plus vrai. Et que ça ne serait pas très grave, si tout s'accélerait. Parce que je préfère la flamboyance au crépuscule. Et que même si ça dérange, c'est peut-être ma contamination, à vingt-deux ans à peine, qui a sauvé ma peau. Parce qu'elle m'a collé le feu au cul. Qu'elle a donné un sens à ma vie, un moteur. Une vie qui était anesthésiée déjà par cette enfance bleu-marine et beige et à laquelle les années 90 n'offraient rien de bon.

J'ai fait comme j'ai pu. Et finalement, c'était pas si mal.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 22 mai 2005 à 14:47
samedi, 21 mai 2005

Obsessions

Ai du mal à me remettre de l'épisode infectieux de ces deux derniers jours. Pas franchement envie de partir en vrille, encore que tout reste possible, mais je suis d'humeur plutôt calme. J'écluse donc les programmes TV. Après le tour des reportages animaliers, historiques et des autres documentaires scientifiques, ai donc chopé; hier, l'adaptation de "Pornocratie" à l'écran. Me reste un sentiment étrange. Ne suis pas parvenu à trouver un quelconque esthétisme ni nulle subversité à ce qui demeure un étalage un peu crade. Le tampax usagé recyclé en sachet de thé offert à l'amant... C'est peu être un classique du genre. J'ai trouvé ça gore. Point barre.

Me suis par contre, de nouveau laissé entraîné par Crash, de Cronenberg, que Canal rediffusait à l'occasion de sa soirée "Scandales à Cannes", et comme il y a dix ans ou presque, c'est un film que je n'ai regardé que d'une main. J'ai eu la gaule pratiquement de bout en bout.

Faut dire que je suis, moi aussi, sujet à ces fixations monomaniaques. A cette captation du fantasme sexuel sur un objet qui peut n'avoir aucun rapport avec le sexe, mais plutôt avec le glauque, ou le thanathos. J'ai parfois aussi joué avec l'écrit. (Même avec vous...)

La mise en situation, le scénario, jusqu'à ce que le décorum efface ou pluôt renvoit le rapport sexuel au seul niveau du prétexte ou de l'accessoire.

Je me suis pas mal amusé, plus jeune, dans ce registre. L'âge m'a assagit. Reste quelques délire en tête, pas trop loin, qui font la gourmandise de quelques mecs en mal de sensations fortes. J'aime bien les prendre en main. J'ai le sentiment de pouvoir les emmener là où ils n'osent pas aller tout seul. En principe, ils en redemandent.

Tiens, c'est étrange. Ca m'avait un peu passé, mais la bête ne dormait que d'un oeil. Il se pourrait bien que Cronenberg l'ai réveillé ce soir. Je vous raconterai... Ou pas !



Humeur du Moment: lubrique assoupit

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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



Reclusion volontaire

Gé bosse ce week-end, et je ne suis pas au mieux de ma forme. Mon univers de Berthier me suffit, ouvert sur les autres via mon écran de PC seulement. Parfois je me dis que je pourrai moi aussi vivre par procuration. Quand je dis "moi-aussi", c'est que depuis deux ans que je tiens ce journal, j'ai parfois eu le sentiment que quelques lecteurs se projetaient à travers mes dérapages soi-disant contrôlés.

Nuages grisaille sur le taf. Les échéances approchent, et d'ici trois à quatre semaines, le verdict tombera : mon contrat sera renouvellé ou pas. Mes pistes de recherche restent stériles. Les personnes à qui j'ai rendu quelques services et qui m'assuraient de leur soutien répondent aux abonnés absent. Cependant je n'ai aucune déception de ce côté là : j'ai l'habitude de ce type de comportement depuis plus de 15 ans que je travaille dans ce secteur du para-public. Pas d'amertume non plus. L'idée finalement de m'accorder une pause aux frais de la solidarité nationale ne me déplait pas, même si elle n'est pas réellement compatible avec ma conception de mon "rôle social".

Côté cul, calme plat depuis... une semaine. Autant dire l'éternité. C'est avant tout une question de santé publique. Je ne tiens pas véhiculer des merdes : je veux bien leur filer le sida, mais pas une gastro-entérite. Quoique, quand on peut le plus, on peut le moins !

(Humour ! J'précise...)

 



Humeur du Moment: paradoxalement constipé

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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 19 mai 2005

Je suis un garçon entier.

Alors quand je fais les choses, je ne les fais pas à moitié. Il me semble bien que "ça" trainait depuis quelques jours. Au final, c'est angine, rhinipharyngite et gastro-entérite, tout déclaré le même jour. J'viens de déguster sec. Pour la première fois depuis pas mal de temps déjà, je viens d'accepter un arrêt de travail -avais-je vraiment le choix ? Prétentieux que je suis !-

 



»17:00     »1 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 17 mai 2005

Overdose

Je crois que j'y suis. A force de voir des culs, j'ai fini par acquérir la lassitude des proctologues, et je crois que je suis pour de bon en overdose de baise. Sauf avec mon mari, naturellement. Mais c'est devenu un réflexe. Une quasi compulsivité. Sitôt que je vois un jeune cul : faut que je le saute. Et quand je n'en ai pas sous la main : faut que je m'en procure un... Addictif ? A mort.

En plus, les jeunes culs, ils aiment les mecs qui "ont du goût" (jolie formule, empruntée à Hussein, bombe de 23 ans croisée dimanche matin !)

Bon, partant de là, faut que j'arrête mes conneries, parce que trop de cul tue le cul ! Et depuis quelques semaines, je trouve que mon blog manque... de profondeur si j'peux dire (le premier qui poste une connerie là dessus a un gage !)

En matant le reportage de lundi investigation, hier, relatif à la société du sexe, j'ai découvert le groupe des ASA : les dépendants affectifs et sexuels anonymes :

J'imagine la scène :

" - Bonjour, je m'appelle Phil, j'ai 35 ans, et je suis dépendant affectif et sexuel.

- [le groupe, en choeur ] Bonjour Phil..."

Le drame, c'est que ledit groupe n'a rien trouvé de mieux d'organiser ses réunions dans un local, sis rue Saint-Denis !!! Un comble ! A deux pas du Dépôt pour les pédales et avec vue sur le tapin pour les hétéros. C'est comme si on organisait une conférence des alcooliques anonymes au rayon alcool d'un supermarché !

La connerie n'a plus d'limite !

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 16 mai 2005

Salami-chantilly

Nos pulsions ont le hoquet pour le moment, ce week-end ressemblat donc beaucoup aux autres.

Nous sommes dorénavant raides comme des passe-lacets, mais c'est pas très grave parce qu'on s'est bien marré, qu'on a pas mal avancé et que je pense qu'on est définitivement en train d'évacuer de très gros sacs de noeuds.

Dimanche dans les bras l'un de l'autre, sous la couette. J'aime bien l'odeur un peu âcre dégagée par mon couple épuisé par l'amour.

Le problème avec les "poisons adorés", c'est toujours le lendemain. Comme avec Gé, nous sommes affamés, on se lance dans des expéditions gastronomiques hasardeuses. Hier, ce fut salami-chantilly...  Etonnant, non ?



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


vendredi, 13 mai 2005

Quelque chose de magique

Objectivement, pour le moment, j'aurai deux ou trois raisons de jouer la pauvresse et de pleurer sur mon triste sort. Financièrement, nous sommes complèttement à la rue avec Gé et nous ne savons pas comment nous allons bouffer jusqu'à la fin du mois ; puis cette putain d'incertitude sur le taf, et bien d'autres broutilles encore... Gé pour sa part connait également des galères pas très cool.

Mais quand je suis rentré à l'apprt' et que nous nous sommes retrouvés, il y a quelque chose de magique qui s'est passé. Un truc tout con. Le sentiment de ne pas être seul devant les emmerdes. C'est rien du tout, mais c'est déjà tout. Pouvoir se dire que, quoiqu'il arrive, il y a une oreille, une épaule, un visage...

Je me plaignais il y a quelques semaines de ne pas me sentir suffisament porté, épaulé, soutenu. J'ai peut-être été injuste. Ou alors nos conversations ont porté leurs fruits. En tout état de cause, tout va mieux. Je nous sens plus forts, déterminés, engagés.

J'ai un peu peur que celà m'échappe. J'aimerai parvenir à cesser les remises en causes périodiques que je nous fais subir. Ca c'est un taf qui m'incombe. C'est le prochain chantier



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 12 mai 2005

J'tiens le rythme (post où j'assume une attitude de sale con)

Et pas que celui du remplissage à tour de cul que je déverse ici et pour lequel le petit PD a la plus grande adminiration. Tout le monde le sait, je ne sais faire que ça : il va donc adorer et déverser encore ses torrents de foutre d'écrivassier ici où là. Comme il sait tout de moi et que je sais tout de lui : l'équilibre de la terreur est sauf et maintenu. Mais pour ma part, le vichysme ne m'a jamais fait que dégueuler  - à l'inverse de l'AZT ! So :  ya basta ! Nous ne nous interessons pas et ce n'est pas très grave.

Bon, pour en venir aux choses vraiment importantes, et que le blog, t'as raison NightCrawler, c'est vraiment et avant tout fait pour soi, je reprends le fil des évènements (je te rappelle qu'il faut avoir une attitude de prévention  contre les blogovirus qui viennent contaminer tes écrits avec des commentaires diarrhéïques)

Bad new : mon recasage dans la "vieille maison" prend un mauvais tour. C'est pas encore complètement planté mais ça va être chaud. Question thunes donc, les deux mois qui viennent risquent d'être sérieusement durailles parce que mon contrat arrive à terme et que je ne sais pas s'il va être renouvellé ;  Inch'Allah ! Pour la première fois de ma vie, je vais peut-être découvrir les joies des Assedics... Je ne parviens pas à considérer celà sous l'angle d'une expérience sociologique intéressante...

Gé est rentré hier : on s'est fait la fête. Pas de doute : c'est le grand z'amour même s'il y a des hauts et des bas. Nous traversons les obstacles que nous nous infligeons et en ressortons à chaque fois un peu plus fort. Rien qu'en écrivant ça, je bande parce que je pense à lui.

On a donc commencé par baiser - comme d'habitude sans capote, bien sur parce qu'il nous plait de nous surcontaminer (note à l'attention du p'tit PD) - et j'dois dire que malgré le marathon sexuel de ce week-end j'étais très en forme. Puis on a parlé. Il m'a raconté son expédition sur la Côte avec sa bande d'inadaptés,  illustration du naufrage de l'accompagnement d'une génération de travailleurs sociaux bercés par la culture de l'assistanat. Il était furax. Pas contre les boulets qu'il s'est traîné - quoique-, mais contre ses collègues qui sont parvenu à créer une grande dépendance à force de répondre aux exigences de publics fragilisés, plutôt que de les inciter à trouver leur propre chemin. C'est un vrai débat. Il a vidé son sac. J'aime bien quand mon mec fait ça. Il a des idées. Une position tranchée. C'est un type brillant. Pas de doutes.

Puis il m'a demandé ce que j'avais fait... J'ai donc raconté mes pérégrinations du week-end. Il s'est marré. M'a dit qu'il avait du retard à rattraper : je ne doute pas qu'il va le faire. Il a sorti un p'tit képa de je ne sais où... Et c'est reparti en live.

Whisky-Coke aidant : j'ai repris envie de bouger. Envie de passer voir NightCrawler au Bar. D'abord parce que j'ai évoqué le sujet avec Gé, et qu'il a réfléchi sur sa position à son égard,  et aussi parce que je crois qu'il avait envie de voir du monde, de déconner, et de lui offrir l'opportunité de finir en vrille...

Et ça c'est passé son comme ça. On est arrivé, on a bu, on a ri. NightCrawler, c'est vraiment quelqu'un que je kiffe (sauf qu'il a des liaisons dangereuses, mais chacun à ses faiblesses). On a donc déconné à tour de bras, à tour de verres, à tour de clope... Et à un moment "je nous regardais" - j'aime bien cette phrase- , et je nous trouvais tous assez beaux. Ce côté bande de potes qui n'ont plus rien à se prouver. Ca compense mes frutrations d'une adolescence en bleu-marine et beige, et tant pis si c'est parhétique. Mais ça, je l'ai déjà écrit.

J'ai du les abandonner. Il était tard déjà. Gé s'est couché tôt ce matin à mes côté. Je le soupçonne d'avoir un peu compensé son retard... C'est bien. Nous sommes en train de parvenir à décrisper, à démythifier nos errements. A les "dé-moraliser". A tuer cette conception petite-bourgeoise et hétéronormée de la sexualité et qui ne nous appartient pas. Nous devons être vigilants pour nous respecter toujours et préserver l'essentiel.

Ce matin, je me suis levé : je me suis regardé dans la glace et je n'ai pas baissé les yeux. Je ne les baisserai pas. Je suis heureux et ça dure depuis deux ans.

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 12 mai 2005 à 12:47
mercredi, 11 mai 2005

Monomaniaque

"Mais qu'est ce que tu as à remplir comme ça ?"

C'est encore Nico qui m'a balancé le scud... Faut dire qu'il n'a pas tord. C'est encore du grand n'importe quoi. J'pensais rester tranquille... C'était sans compter sur cette putain de connexion à la con sur bbz.com qui tourne en continu. Total, pas mal de mecs me contactent malgré mes pics pourraves et dans le lot, il y en a bien deux ou trois de potables (des mecs, pas des pics). Hier ce fut deux. L'un a débarqué en début de soirée et s'est fait rouster comme pas deux, l'autre a été plus futé : d'abord, c'est un jeunot tendance bombasse. Un beau brun ténébreux qui me l'a joué un rien intello et farouche... J'adore. Puis, à force de chatter comme des oufs, ce p'tit pédé m'a dévoilé que nous avons bossé, il y a quelques mois sur le même lieu de travail. N'en fallait pas davantage pour exciter ma curiosité... Résultat des courses, il m'a invité à prendre un whisky - coke (comprenne qui pourra) chez lui. On a bavassé. J'étais sans imaginer une seconde qu'il me kiffait. Quand tout un coup, le p'tit cul me balance d'un air assuré :

-T'sais que t'es bogosse malgré tes rides ; j'me f'rai bien abîmer le portrait par ta teub...

Et voilà, j'étais énervé... Nous étions passé d'un débat passionnant sur le constitutionnalisation du droit administratif à une pipe inoubliable !  Et inutile d'insister... J'raconterai pas le reste. L'est 3 heures du mat', j'ai pas sommeil et suis encore tout agacé. Il est temps que mon mari rentre remettre de l'ordre dans ma vie !



»03:13     »1 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 9 mai 2005

Back to Sauffroy

Il y a un peu de ça. C'est comme à la grande époque de la rue Sauffroy. Mes week-end de retirance dedans l'appartement. Ce besoin de rassurance. Cette appropriation à l'extrême de son univers.

Je profite de l'absence de Gé pour ça, aussi et surtout. Pour renouer avec l'isolitude, cette reclusion volontaire sur moi. J'avais posé un congé ce lundi, j'avais un peu anticipé les excès de ces deux derniers jours. Je ne bougerai pas. Je suis bien à Berthier.

Gé commence à me manquer et c'est bien. Je voulais connaître ce besoin de lui que le quotidien ne me permet pas.

Et puis j'avais oublié, la petite boule de poil va bientot donner le jour à des chatons... Son comportement change. Elle est sans cesse en demande de tendresse. J'attends le moment de la naissance avec impatience.



»14:46     »Pas de Commentaires     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


dimanche, 8 mai 2005

Moment de solitude

que celui où l'on se laisse abuser par quelqu'un dont tu n'as absolument pas envie, mais dont les yeux de cocker et le sourire triste t'empêche de tourner les talons.

Mais qu'allais-je faire dans cette galère.

D'abord, s'il n'était pas obèse, à tout le moins bien potélé, le garçon, moi qui les aime athlétiques... Et puis j'ai bien senti que son jus de pamplemousse était bizarre. Bref je dois me rendreà l'évidence : un quasi-obèse passif avec une bite de 11 cm a abusé de moi sous GHB et s'est servi de ma teub comme d'un sex-toy !

Ouh que je suis gêné !



»19:23     »2 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog