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30 décembre 2005

Rétrospective 2005

Cette année, j'ai :

- arrêté de fumer ;

- cessé de m'endetter ;

- sniffé plus de 100 g de coke [au moins] ;

- avalé moins de 50 tazs ;

- égaré ma charge virale ;

- gagné un ami cher ;

- continué ma mutation professionnelle ;

- décidé d'être heureux ;

-voté OUI au référendum ;

- commencé à assumer mes pattes d'oies ;

- pris des kilomètres de bites dans le cul et j'ai aimé ça ;

- méprisé quelques connards ;

- assumé d'être une salope ;

- ingéré une fortune en pentathérapie aux frais de la collectivité ;

- fini de payer mes impôts de 2002 ;

- refusé de me faire sucer avec capote seulement deux fois ;

- envoyé un seul mec à Bichat ;

- compris que j'étais vraiment amoureux de mon mari ;

- compris que mes vieux n'allaient pas le demeurer si longtemps ;

- accepté l'item de dessus ;

- élevé cinq chats ;

- pleuré à chaud bouillon devant "Beignets de tomates vertes" [rediffusé ce soir sur FoxLife]

-décidé de continuer ce blog en 2006.

A vous !

 

29 décembre 2005

Contamination [in]volontaire

Putain, fais chier, j'ai encore merdé. Je viens avec mes copines de la pédéblogosphère de plomber un mec. Grave. Un de plus. Il s'appelle Seb. Ca s'est passé dans un bordel. Au Deep. Je me sens un peu responsable. Je fais partie de ceux qui lui ont refiler le virus...

 

... du blog !

Gniark, gniark, gniarl ! Z'y avez cru, hein, bande de mauvaises !

Et ça se passe par là : WELCOME SEB

A vos links ! [en plus, ce mec baise comme un dieu, ça devrait vous suffire pour le mettre - dans vos tablettes]

Si j'avais encore un doute...

You are a

Social Liberal
(70% permissive)

and an...

Economic Liberal
(31% permissive)

You are best described as a:

Democrat

   
 

   
 


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27 décembre 2005

Retour sur images

Je regarde ces derniers jours, et j'éprouve un vrai sentiment de réconciliation. Avec eux. Avec moi.

Je crois que le processus avait débuté dès l'an passé.

C'est curieusement la nausée que j'avais éprouvé à la lecture d'un billet - en date du 24/12 - d'un ex-blogueur  qui m'avait alors montré à quel point j'avais de la chance. La chance de les aimer, de me respecter, de me sentir lié à une histoire, malgré des chemins bien différents.

A l'inverse de ce type, mes parents ne m'ont jamais facilité la tâche. Ce fut toujours un peu "marche où crève", mais finalement, le bonus, c'est maintenant.

Au soir de leur vie, je n'ai plus aucun remords, plus aucun reproche à leur encontre. Tout au contraire. J'éprouve envers eux une grande tendresse filiale. et je crois même que je parviens à les comprendre. Avec leurs armes, ils m'ont armé. Et si, gamin, j'ai pu éprouver un manque de tendre, ce que nous échangeons aujourd'hui est si touchant, si sincère tout en étant si discrèt, que ça me tire parfois des larmes.

Je n'ai aucun regret et je me sens debout, fier d'eux, fier de moi. Prêt à aller plus loin.

Et pourtant, elles auraient pu être dures, ces dernières heures, car ils ont changé et je ne les avais pas vu depuis de longs mois.

Ma mère, jadis véritable chef de toute une tribu sur trois générations, s'est rabougrie. Elle a perdu cette posture altière qui lui conférait l'autorité que nous lui redoutions tant. Elle se tasse désormais, se recroqueville, comme si elle voulait se faire plus petite encore, déjà prète à se tapir au fond d'un cercueil de bois tendre. Et nous l'accompagnerons, cette petite vieille, qui compte les heures, cette femme de l'autre siècle, un peu bouffie par la cortisone, un peu jaunie sous les agressions d'une radiothérapie. Elle ressemble dorénavant à une photo de famille en sépia qu'on montrera demain aux jeunes générations, un tremollo dans la voix.

Et lui, le Père. Cet inconnu, le silencieux, qu'est-il devenu ? Il n'était plus qu'une ombre, déjà, flottant dans ses habits trops grands, vestiges d'une époque où il vaquait de part et d'autres du fief familial, à rendre service à l'un, à l'autre. Et il paraissait hier si frêle, si vulnérable, si petit, qu'il paraissait enfant. Et nous nous ressemblons tant, qu'au fond de ses yeux encore bleus, c'était moi que j'apercevais.

Et Gé, témoin de tout ça.

Et moi, témoin des mêmes scènes, chez lui.

Et de me sentir riche d'avoir su construire ça, avec lui et sans doute grace à lui. L'essentiel est là. C'est certain. Alors, poser une note pour moi même, et me commander de relire ce billet, aux heures de doute ou de désamour.

 

26 décembre 2005

Il n'en pouvait être autrement

un nouveau Noël apaisé. Quelques chroniques familiales,  dignes de messes païennes narrées par Vincenot dans La Billebaude. Un retour aux racines. Et le mot de la fin, que j'ai lancé aux miens en les quittant :

- Merci, c'était important.

Ces instants là sont pris, pour jamais. Je m'étonnerai qu'il y en ai encore beaucoup d'autres tant je sens mes parents en partance. Dans peu de temps, je vais les perdre, je sais.

Ces moments passés tous ensemble sont donc de l'or.

Contre toute attente, l'ordre des choses sera finalement respecté, et c'est peu être là, l'essentiel des cadeaux que nous nous serons fait.

Oui, c'était vraiment important.

Rassérenés, enfin

23 décembre 2005

La soirée des blogueurs.

Ben non, j'dirai rien. Z'aviez qu'à venir.

22 décembre 2005

Mea culpa (et autres considérations en vrac)

Je me rends compte qu'en ne défendant pas le droit au mariage entre gays (et non au mariage gay, nuance), je me suis trompé. J'ai pourtant posté de manière assez véhémente sur le sujet. C'était une erreur. A la lumière de ce qui se passe chez la perfide voisine, outre Quiévain, où chez Don Juan Carlos, et compte-tenu de l'orientation du débat sur l'égalité des chances et des droits, je ne crois plus qu'il y ait d'autre position républicainement, juridiquement, éthiquement et politiquement tenable que de revendiquer un droit au mariage plein et entier pour les couples homos, sans même accepter une proposition qui ne comprendrai pas la faculté d'adopter ou de procréer. C'est dit.

Envie aussi de pousser un coup de gueule sur un "actif TTBM" de Citéconne... Discussion... Ca mord. Il est intéressé. Moi aussi. Tout fonctionne. Je lui indique que je suis séropo et que s'il est négatif, ça sera un plan SSR : il me répond qu'à la réflexion, je ne lui plait pas tant que ça.

Ca m'apprendra.

C'est CE sérotriage là que les excitées du sac à main devraient dénoncer. M'enfin, comme on vit dans un monde à l'envers... C'est exactement la même problèmatique que les racismes : la xénophobie des "céfrans" est à gerber, mais les bonnes consciences pardonnent la haine assumée de certains "indigènes de la Républiques" à l'égard des blancs, des pédés... C'est normal... Il ont des excuses... Avec tout ce qu'on leur a fait endurer...

Pas d'accord. Egalité des droits. Egalité des devoirs.

Bon, ça c'était au chapitre "Ce que je crois".

Sinon, au quotidien, je me réjouis d'accueillir ce soir le club des blogueurs à Berthier, même si la nuit a été rude après la deuxième mise bas de la minette ! Et encore un détour chez le véto et un seul chaton sauvé, cette fois ci...  Un p'tit burmèse, chocolat.

Une pensée enfin pour G. un ami de "l'Association" : si on devait rassembler les preuves flagrantes de l'inexistence de Dieu, ce qu'il traverse actuellement serait en tête de liste.

 

 

20 décembre 2005

J'ai toujours eu un problème de communication

avec les coiffeurs. Et ça s'est souvent traduit par des désastres absolus. Il faut dire que ces fourbes qui se disent tous "stylistes-visagistes" n'ont jamais réellement utilisé leur devoir de conseil et ont toujours suivi mes tocades...

Je n'avais pas encore vingt ans et je voulais absolument avoir les cheveux mi-longs et ondulants (alors que j'ai une chevelure faite de baguettes de tambour). Sortant du salon "Jenny coiffure", à Saint-Etienne et me suis retrouvé frisé comme un mérinos, le crâne brulé au troisième degré par un coktail amoniaqué de bas de gamme... Obligé de porter un bonnet pendant des semaines.

Puis j'ai eu ma période "mèche rebelle"... La raie sauvage sur le côté, qui me faisait ressembler à un parfait hitlerjugen. Là, c'était "Bruno coiffure".

Est venu ensuite l'ère du "rideau", la raie au milieu avec les cheveux qui rebiquent en pointe. Très joli... Merci "Caprices"

De guerre lasse, j'admettais enfin l'évidence, je ne pourrai jamais ressembler aux mannequins posant alors dans Honcho ou dans Torso et qui réveillaient mes pulsions les plus intimes : les années 95 m'ont donc connu les cheveux plus courts.

Un naufrage sentimental m'a conduit, dans un moment d'égarement, à faire une décoloration : j'suis déjà blond comme les blés, j'me suis retrouvé avec une sorte de paillasse sans couleur qui contrastait fortement avec l'autobrozant bas de gamme que j'avais utilisé qui m'avait donné le tein abricot. J'ai planqué les photos !

Depuis que je suis parisien, j'ai le tif court, mais l'harmonie générale de la coupe dépend toutefois de l'officiant. Ne coupe pas court qui veut. A proscrire : la tapiole qui sévie dans une galerie marchande de l'avenue de Clichy qui m'a sabordé au point que j'ai été obligé de passer sous les lames d'un autre coiffeur sitôt sorti de chez le premier, tellement j'avais honte (Gé était mort de rire).

Les salons Afro : également totalement inadaptés aux cheveux blonds et raides. Expérience cataclysmique rue de Saussure. Quand à Jacky et Sabrina : à réserver aux fins de mois difficiles.

Bref, la dernière fois que j'ai poussé la porte d'un salon, c'était au lendemain d'une soirée dépravation : j'étais encore perché et je me suis retrouvé chez Yvette, aux Batignolles... Elle a des heures de vol, Yvette, et moi j'était déf...

Mais comment ai-je pu payer ce massacre ?

Résultat : ces derniers jours, alors que mes tifs avaient repoussé en bataille, je ne supportais plus ma tête...

Aujourd'hui, j'ai donc profité de l'heure du déj, et je suis allé, un vieux fantasme, chez Toni et Guy. Très fashion. Une jolie tarlouze est venu m'accueillir, me proposer mon café, me tenir compagnie, me faire mon shampoing... [Une p'tite pipe ? Non ? Veut pas ? J'ai pas osé demandé...]

Puis quand le "styliste" est arrivé la conversation s'est engagée :

-Lui [genre chanteur Oasis]:  Mais... Mais... Qu'est-ce qui vous est arrivé ?

- Moi : Oui bon ben ça va... C'est Yvette !

- Lui : ca va être dur de récupérer...

- Moi : Z'êtes sûr ?

- Lui : Il va fallloir faire court !

- Moi : De toute façon, je comptais pas me faire des couettes.

- Lui [regard médusé] puis : bon alors, on fait quoi comme coupe

- Moi : une coupe en silence.

Résultat des courses, j'ai une coupe courte, voir très courte, mais que j'aime bien. J'ai banqué un max ! Mais ça vaut le coup. Je ressemble enfin à quelque chose. Je trouve que c'est plus sexe... Et ça le fait !

Yessssssss ! Toni and Guy vous est conseillé par Phil of Paris !

 

 

 

Comment éviter le dîner de Noël du bureau

Putain, ça craint ! Ce soir, c'est le dîner de Noël de mon équipe. Il est absolument hors de question que je passe toute une soirée avec G. l'excitée de la comm, trentenaire généreuse (grosse, quoi), femme libérée et persuadée d'être l'incarnation du désir ; avec B. bourgeois étriqué, engoncé dans ses costumes moches à 3000 euro et dans son maniérisme puant, à A. dont les dents n'en finissent plus de rayer le parquet ; avec B2, une gonzesse plutôt sympa mais versaillaise ; avec Y, un quadra qui se croit encore ado, et bobo de droite ; avec I. vieille fille en devenir, etc, etc, etc.

Même si je fais plutôt l'unanimité dans l'équipe, avec mes blagues aux saveurs de "bite-poil-cul-couilles" qui dénotent par comparaison à l'humour énarque (je vous assure, l'humour énarque existe, je l'ai rencontré : c'est... expérimental), je ne suis pas prêt à sacrifier une soirée de ma vie perso pour subir ce que je considère comme un moment insupportable.

Surtout que la hiéarchie au complet sera aussi là...

J'ai donc envoyé, hier, le message suivant :

"je suis désolé mais j'ai un engagement prévu de très longue date sur ce mardi. Il m'est excessivement délicat de le reporter"

Et que croyez- vous qu'ils firent ?

Ils firent ça :

"Compte tenu de l'absence de Phil, ce soir, le dîner est reporté à demain soir.
Apéro dès 20 heures 30 dans le bureau de la com' suivi du dîner.

J'y crois pas !!!

Naaaaaaaan, j'y crois pas !!!

 

 

19 décembre 2005

Le cercle des blogueurs

pédalo-toxico-séropo-parisien a tenu sa première réunion dans la nuit au Deep, bordel à cul qui est à son genre ce que le café de la Poste de Saint-Julien Molin-Molette est au Fouquet's. Ils sont venus, ils étaient tous là, ou presque. Il y avait donc Polymorphe et son gréco-teuton de mari, qui ont honorablement survécu au before à connotation savoyarde organisé en leur honneur à Berthier. Poly avait revêtu à cette occasion une très jolie tenue, un peu expérimentale, mais seyante dont la pièce maîtresse était constitué d'un pull  chiné rouge, taille 72 au moins, faisant également office de jupe-culotte.

On trouvait, bien sûr, mon petit frère de poudre, Creaminal tout émoustillé par un beur qu'il n'a pas laché d'une semelle. Quel luron, ce Creamy !

Le (très) beau Lionel s'est joint à nous. Et quand il a dévoilé devant moi , presque innocemment, ses poils publiens qui venaient  lécher la ceinture de son caleçon... J'avoue, j'ai eu des pensées impures. 

Puis, en guest, comme une cerise sur le gâteau, celui sans lequel Paris ne serait pas Paris, a fait sous apparition sous les vivats de la foule en délire : j'ai nommé Nightcrawler !

Le club des 5 était reconstitué, et naturellement l'action s'est déroulé dans des sous-terrain.

Deuxième étape : jeudi pour une soirée à Berthier, très private, mais promis, je vous raconterai.

N'empêche, après mon excursion au Deep, avec ses joyeux drilles, je n'ai pu échapper à un second round -peu concluant : 4 mecs à peine -  au Dépot... Sans commentaires. A 5 heures du matin, las d'user mes pompes en tournant en quête de rien, je me suis résigné à rejoindre mon mari qui m'impose une grève du sexe depuis quelques jours. Enfin, c'était sans compter sur cette bombasse de 25 piges qui a su me capter à Opéra et m'amener jusque dans sa tannière, non loin de là.

Résultat des courses, j'ai dormi 3 heures à peine, et je dois absolument assurer toute la journée. Le vice me perdra. Et le pire, c'est que je n'ai toujours pas joui... Dix jours... Il ma vraiment falloir que je fasse quelque chose.

 

 

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