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28 février 2006
C'est décidé
ça va cartonner. Je serai sans pitié. Ce soir. Tout à l'heure. Au sortir du bureau et du costume anthracite. Je ne raccrocherai pas mes dents à parquet. Je vais vous déchirer.
J'ai besoin de me vider. Et ce sera les couilles, d'abord. Il y aura tout, dans ce que je vous déchargerai : les larmes, ma colère, ma hargne, ma détestation de vous, ma détestation de moi et une auréole de saint laïc.
Casser du cul, et le premier qui passe.
Ces derniers temps, j'ai voulu jouer aux salopes. J'ai perdu. Faut dire que dans votre genre, y'a surpopulation. On ne peut même pas dire que vous en soyez de bonnes : tout justes aptes à tendre des fesses fripées, trop larges, pas même musclées. Et de bander mou. Quand vous bandez encore. Même pas des truies.
StriVectrin : en gros les chéries ! Des fessiers jusqu'aux abdos, et des abdos à la ride du lion. D'ailleurs du lion, vous n'avez bien plus que ça. La ride.
Non, je ne vous dirai pas où j'irai : je vous sais capables de m'y poursuivre. De venir quémander une dose. Une dose de moi. Une dose de mort. Et vous ne me la paieriez même pas. Bandes de radasses.
Ah oui : une chose encore, arrêtez de me dire que vous aimez : ça me fait bander ! Vous me faites bander. Enfin ! Vous avez mis, du temps. J'ai failli attendre.
17:05 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Les petits bonheurs
me tuent à grands feux. Je les renierai [...] donc.
J'ai rendossé, ce matin, mon costar anthracite et j''ai chaussé mes dents à parquet.
Je reviens, après quatre jours d'ermitage.
Je serai moi aussi plus méchant, plus incisif. Pour la peine, je me suis armé de Bernanos : "Les grands cimetières sous la lune". Ca déchire.
Ca va aussi saigner autour de moi.
J'ai décidé d'oser. J'ai décidé d'écrire. Cyr : tu devras tenir ta promesse.
"Ecrirai / Vivras / Dirai" : c'est très beau, aussi. Comme une nouvelle devise.
10:30 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
27 février 2006
Une fois
et rien qu'une fois seulement, parvenir à vous faire vraiment toucher qui je suis. Ce que je ressens.
Et vous, bande de médiocres, vous chiez vos commentaires qui n'en finissent plus de"!!!" ou de "iiii". Oubliez vos index, emasculez vos majeurs ! Lâchez-moi ou vilipendez moi. Vous n'êtes définitivement pas à la hauteur de ma bassesse, bien à l'abri que vous êtes dans vos mesquineries, dans votre vulgarité quotidienne, dans l'étriqué de vos certitudes. Vos n'avez même pas pensé à parer de guillemets vos commentaires. Par pitié de vous, je les ai effacé.
Je vous vomis, parfois.
De lecteurs, je ne veux plus que les meilleurs d'entre vous.
Putain, j'ai mal ! Oui j'ai mal ! Et ce n'est pas un exercice de style. Non, ça ne va pas mieux! Et de toute façon, il n'y aucune raison que "ça" aille mieux. Parce que je fous le camp. Parce que tout fout le camp : les moustiques, les poules et même les porte-avions !
Le suicide est pour moi L'art de vivre. Le seul.
Sachez quand-même que ce soir, entre la sécurité d'un taf trop bien payé et bien à l'abri, et le jeu du pouvoir et de l'incertitude, j'ai choisi.
Ne me faîtes pas l'affront de demander quoi.
Et toi, oui, toi qui me lis, je te le confirme: je suis en train d'adorer ce que nous ne ferons pas. Tu veux jouer? Alors jouons !
22:50 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
26 février 2006
Ce soir
Je me suis couché dedans un lit de sable.
et j'étais bien.
J'ai vidé mon corps de ses larmes. De ses angoisses. De son besoin de seul. De mon besoin d'écrire.
Ce soir, plus que tout autre, j'ai été virtuel.
Je vais aller reposer mes os, convaincu que j'ai, sur toi qui me lis et qui meure moins vite que moi, une chance en plus. Ce soir, je suis mort à moi. Et renaîtrai demain. Peut-être.
C'est là, là supériorité sublime et dérisoire des malades. Oui, des malades. Même si le mot m'arrache la gueule et le clavier : je suis malade. J'ai beau tout planquer derrière des façades de futilité, des carcans de force. Je crève, à petit feu. Je n'en puis plus de crever. Et au fond de moi, je sens que tout s'accelère.
Dans ma tribu, les hommes dépassons rarement les 38 ans... Tant mieux.
Et mon choix, ce soir, ce fut de crever plus vite encore. Quitte à ce que ce ne fut que symbolique.
Signer ou ne pas signer, le contrat journalier. Ce soir, j'ai pas signé.
Et puis ça me fait marrer. Vous me faites marrer, avec vos mythes. Bande de faux-cul, si prompts à défiler dans les rues de Paname ou de nulle part, avec votre besoin de "sécurité".
Oui, vous, les mêmes qui êtes incapables de vous engager, pour une heure ou pour demain, dans une histoire de l'autre, dans une hsitoire de vous.
Oui, vous, qui attendrez jusqu'au dernier moment, pour dire oui, pour dire non, à la soirée, à la virée... Vous défilerez, à exiger de l'autre, des autres, ce que vous êtes incapables de donner. Vous vous défilerez encore...
Alors sur des pixels, cracher mon dégoût, et me recroqueviller. Autour de moi. De ma haine et de mes larmes. Et goutter le seul. Encore. Pour un peu.
23:40 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Je vide,
la bouteille de son whisky, et mon corps de ses larmes. Danaïdes. Je n'aurai pu imaginer contenir autant de peines. Mais que me suis-je menti, aussi longtemps, à jouer la comédie du bonheur.
Je n'aurai pas pensé souffrir autant.
Et de me vider. Chaque heure un peu plus.
Il m'a fallu pourtant l'appeler. Lui quémander quelques heures de seul, encor'. Me laisser le temps de mourir tout entier. A moi. Suicider celui qui était, et reprendre les habits d'hier, les habits de misère.
Mes épaules sont pleines. Mes épaules sont lourdes. Je sais pourtant que le courage manquera. Comme jamais. Comme toujours.
Suicides moi.
Tu ne peux savoir comme tu m'as fait mal. Tu ne savais pas. Et pourtant.
Maintenant, tu sais.
22:03 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Dies irae
Ne plus lutter. Me laisser couler.
Du moins ce soir. Et tant mieux si c’est plus.
Oui, toi vas-y. Pars. J’ai encore besoin de seul.
Oui, vas-y, une fois encore, prends ma CB. Ma liberté dans ton alcool. Vas-y. Plus vite. Laisses-moi à mes larmes. Laisses-moi à mes rêves. Laisses-moi à lui. Pour ce soir. Juste pour ce soir. Et qu’importe si la fin du mois prochain débute avant que celui-ci ne soit achevé. Laisse moi. Ma liberté n’a pas de prix. Mes larmes n’ont pas de prix. Mon isolitude n’a pas de prix.
Ce soir, je mourrai un peu, ou je mourrai toujours.
Ce soir, je lâche prise. Un peu plus.
Un whisky. Même pas un mauvais. Et Pergolèse, aussi.
La bougie de la vanité qui se consume. Et ma solitude. Et mes larmes. Ton absence. Leurs absences.
Pourquoi moi ? Pourquoi je suis resté ? Et pourquoi j’ai l’air d’être en vie, alors que je suis mort dedans ? Depuis longtemps. Si longtemps.
Alors, passer une fois, juste une fois, mes mains, sous son pull. Et qu’il vienne, entendre les mots que je sais qu’il n’écoutera pas, mais que je crève de lui dire.
Et de me raccrocher à son regard. Lui dire que je sais. Que je sais qu’il sait.
Putain, vas-y ma douleur, prends moi. Avale- moi. Et tant pis si j’ignore d’où tu viens.
Vas-y, ma douleur, ce soir, je me laisse à toi.
N.B. [toute ressemblance...]
20:35 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25 février 2006
Là où je vis
18:54 Publié dans En images | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
24 février 2006
On dirait pas! (moment de narcissisme)
15:46 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
Achevez-les
Extraits d'un dial de connasses : (fautes corrigées et ponctuation ajoutée!)
LuiSalut gars, moi réel s- pour le moment, souhaite réel devenir pute à jus, je souhaite conversion dans plan viol collectif et tassage maximal. Tu sais qui pourrait m'organiser ça?
Moi
Non, et je te souhaite de tout coeur de ne pas tomber sur une bande de salauds qui accèderaient à ta demande. Fais toi suivre. Mais je trouve que c'est terriblement has been de se plomber. Suicides toi, t'iras plus vite. T'as rien compris
Lui Bien reçu!
14:10 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
23 février 2006
Prendre la main
et ne pas subir, en toutes circonstances.
C'est ce que j'ai fait. Je crois que j'ai eu du nez de voir Numéro 2 de la maison mère. Je lui ai mis les choses en main : mes craintes, mes attentes et mes doutes.
Il m'a dit apprécier mon républicanisme. Ne m'a assuré de rien. Mais demandé de continuer à servir. Encore un peu. Quelques mois. Il veut que je pense à moi, mais plus tard
Il m'a dit qu'il pourrait aussi m'aider.
Je crois que j'ai entendu ce que je voulais.
Je n'ai pas demandé conseil à celui qui connaissait déjà ma route.
Ceux qui étaient frileux pour moi en sont quittes pour un désaveu/
Je prends un risque important. Entre la sécurité et l'aventure, j'ai encore choisi l'aventure. Je le regretterai peut-être un jour. C'est un coup de poker et j'ai les poches vides. Mes adversaires sont pleins aux as mais le bluff marche parfois.
J'ai fait confiance à mon intuition : le bilan de compétence que j'avais passé il y a quelques années m'avait recommandé d'accorder plus de crédit à cette "intuition masculine".
Je le fais pour la première fois sur un choix capital.
Les paris sont ouverts.
11:50 Publié dans France boutique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




