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22 mars 2006
Furax
Je suis furax.
Mon directeur refuse de me laisser partir.
On the other side : une offre qui ne se présentera plus. Se dessine un poste de direction, un boulot passionnant, éthiquement irréprochable et une progression salariale confortable.
Mon directeur actuel, lui n'a rien à me proposer, sinon une perspective de chômage à court ou moyen terme. Pas même 50 € de hausse salariale. 70 heures par semaine pour le moment.
Je fais mon boulot. Correctement, mais avec convictions. Et comme dans le monde où j'évolue, c'est le syndrôme de l'imposture qui gouverne, je suis rangé au rayon des indispensables, des incontournables, de ceux qui ont fini par exceder la taille de leur portefeuille, mais à qui on ne proposera rien, à qui on demandera toujours un peu plus, et qui seront fatalement les lésés de l'histoire. Les lésés ou les baisés.
Sauf que si je veux bien me laisser baiser, il faut qu'on m'embrasse, un peu. Et ça, je l'ai dit au directeur.
A cet instant, la grande cheffe est arrivée. En pleine altercation. Elle a grimacé.
Moi, j'ai décidé de jouer mon va-tout. J'ai dégaîné l'artillerie lourde. C'est de moi dont-il s'agit. C'est aussi de la cause pour laquelle je lutte qu'il est question, car on ne force jamais l'autre à être bon s'il a décidé de partir.
C'est valable en toute chose.Je suis amer.
Je suis déterminé.
Je parviendrai.
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