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13 avril 2006
Après l'effort,
le réconfort. Putain, qu'elles étaient bonnes, ces queues ! Jeunes, fermes, fières et arrogantes, joueuses, pas encore expertes mais en bonne voie, apréciant les produits de garde, et non pas les seuls primeurs, trop verts. Elles ont tout de suite trouvé leur place : au fond de mon cul. Elles y sont resté un peu. J'avais oublié à quel point c'était bon.
Punition / Récompense. Eternelle dialectique dans laquelle je navigue quitte à me noyer. Là, c'était récompense. Toute.
Ma sagesse du moment m'effraie pourtant. Parce que mis à part ces deux lurons, péchos au fin-fond des vapeurs malodorantes du Faubourg Montmartre. Rien. Même plus trop de tentations hoquettantes. J'ai repris à bouquiner, à grimper dans mon arbre, à me trouver des cousins partout et ailleurs.
Je n'éprouve plus le besoin de m'abimer. Ni d'abimer les autres, enfin pas trop.
J'ai moins envie d'écrire, d'ailleurs ce post n'aura au final, aucun intérêt*.
Je me consacre au Grand Chambardement, professionnel. Je vois déjà les sabres qui s'afutent à l'horizon de mon accueil. Ceux qui m'ont appelé dans mes futures fonctions (je les ai un peu forcés, hein, faut bien dire !) commencent à me voir d'un autre oeil. En concurrent. Déjà. Faut dire que j'ai annoncé la couleur.
On m'a voulu ? On m'aura.
Mais je ne ferai pas tapisserie. Je veux les mains libres. Je l'ai dit. Et qu'importe ma position hiérarchique, à N5. J'ai informé que je traiterai avec N2. Eventuellement N3. Je servirai un peu la soupe à N4. Je lui dois ça. Mais mon objectif c'est de l'éjecter à terme. Le challenge (social, pas perso) n'aura pas besoin de s'accomoder de son incompétence. Elle est un peu conne mais je crois qu'elle l'a compris. J'entends ses doigts craquer. En vain. Elle le sait.
* Même mes posts pour rien sont bien écrits : jJ'y peux rien. Oui, je sais, ma mégalomanie est aussi épuisante que mes phases de dépression. Je subis autant que vous. Ca ne m'excuse pas, ça explique un peu. Tu suis ?
** Note pour moi-même : j'aurai dû arrêter cette saloperie d'Effexor avant-même que d'en prendre la première gélule.
14:26 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11 avril 2006
Sérieusement,
Les résultats des élections législatives et sénatoriales en Italie, quels que soient les tripatouillages nauséabonds du Cavaliere, doivent nous interroger. Tout autant que la crise politique que la France traverse depuis 1986 et qui ne doit pas se résoudre à la seule question institutionnelle : un débat d’experts un peu dépassé (le débat, pas les experts, quoique…) entre plus ou moins de présidentialisme ou plus ou moins de parlementarisme.
Parce que nous devons nous résoudre à cette idée : la crise politique que la France traverse ne date pas d’hier. Elle est née dans les urnes, le 16 mars 1986, autant de la défaite de l’Union de la gauche que de l’acceptation par Jacques CHIRAC du poste de Premier ministre que François MITTERRAND lui proposait alors. L’assassinat de la V° République est imputable à ces deux Ravaillac.
La lente agonie de la V° s’est depuis prolongée dans un zapping électoral pathétique, une frénésie de non-changements, entre une gauche libérale et une droite honteuse. Elle a atteint son paroxysme lors de la séquence 2002-2004 avec la campagne hasardeuse de Lionel JOSPIN qui s’est plombé lui-même dès l’annonce de sa candidature par un vulgaire fax – quel mépris envers la République ! La France a besoin qu’on ait envie d’elle et qu’on le lui fasse savoir ! – et les conséquences borgnes qu’on lui connaît, et les 20 micro-cohabitations qui découlent du scrutin régional.
Le résultat du referendum sur le traité constitutionnel européen a uni dans une même victoire les torchons et les serviettes, laissant dans la défaite une oligarchie épuisée et épuisante. Et d’ailleurs, c’est quoi un traité constitutionnel ? Il eut mieux valu alors assumer clairement le lancement d’un véritable projet de constitution d’une confédération européenne. Les choses eussent-été plus claires, et le débat aussi.
Mais j’en reviens à l’Italie : on eut pu penser qu’un peuple adulte, éreinté par cinq années de politique aux arrières goûts rances, accommodée sauce affairisme, éprouve le besoin de faire un choix clair de changement et se jette dans les bras d’une coalition progressiste. Il n’en fut rien. Du bout des urnes, à peine et peut-être même pas, la Botte a botté en touche.
Observateur citoyen, et citoyen seulement, investi d’aucune autre toge de compétence que celle du républicain, je m’inquiète.
Je m’inquiète parce que je mets en perspective ces résultats avec ceux qui ont conduit il y a quelques poignées de semaines aux mêmes résultats, outre Rhin.
Je mets ces résultats en perspective avec la victoire de la gauche espagnole, né dans le sang et pour tout dire de la pression terroriste du fondamentalisme musulman.
Je mets ces résultats en perspective avec les comédies américaines de comptage et de recomptage qui ont porté Georges BUSH à la Maison blanche.
Nos démocraties occidentales sont épuisées.
Chez nous, l’épisode tragi-comique du CPE qui obère définitivement toute velléité de réforme pour les dix ans qui viennent, y compris pour un Sarkonaparte, va se payer dans un an, dans les urnes et personne ne peut prédire quel sera le montant de l’addition. La soupe est mauvaise, mais la note va être salée. Et ce n’est pas l’incurie du Parti socialiste qui semble être à même de provoquer le nécessaire sursaut pour sauver une République définitivement en danger.
Où sont les veilleurs de la démocratie, quand les berceuses du populisme endorment les masses, quand les clignotants virent au rouge, quand l’espoir change de camp.
Je dois avouer : le citoyen de base que je suis commence à avoir réellement peur. Pas de l’autre, mais des urnes. Et ça, c’est vraiment nouveau.
12:00 Publié dans Ce que je crois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Ego sum
L'Evenement s'est déroulé hier. Week-end de travail. L'accomplissement de plus de deux mois de consultations, de rapports, de réunions, d'expertises, d'écriture. Et c'était bien. Enfin je crois.
Cette connasse de Glorévine a planté la visibilité du jour. Elle n'a pas bougé un capiton de sa cellulite pour mettre en valeur ce rendez-vous bisannuel. Le sujet le méritait pourtant. Aucune couverture presse. Une malheureuse dépêche AFP. A peine. Elle me chante que "ce n'aurait pas été audible", avec sa voix trop haut perchée mais digne d'une vulgaire Eponine du Vieux Port.
Certes, il y avait le bruit du moment.
Certes, il y avait la surdité de l'environnement, surtout quand il s'agit de parler de pauvreté.
L'exercice était difficile, mais je ne sais qu'une chose : si l'on n'essaie même pas crier au milieu du brouhaha médiatique, on n'est certain de ne pas être entendu.
Le plus grave, c'est que c'était d'humain dont il s'agissait.
Ma satisfaction : les paroles-cadeaux que j'ai récolté, de tout horizon, et qui me font partir serein de mon boulot. La certitude du travail fait et pas si mal fait.
J'ai pourtant un regret : je pars peut-être un peu trop tôt, au moment où ma légitimité sur le sujet est devenu incontestable et reconnue. Au moment où je suis en position de force. Mais je suis lucide : c'est à ce moment là qu'il faut quitter la scène, parce que c'est quand on a tout donné que l'on commence à perdre et à faire perdre.
Je me sens déjà moins inventif. Moins innovant. Mon oeil n'est plus de celui Candide mais celui d'un expert, et je me surprends parfois à justifier des non-choix, non qu'ils sont impossibles, mais parce qu'ils sont - technocratiquement parlant - exotiques. J'ai donc fait mon temps.
Il est temps de relever un nouveau challenge.
Il est certain que je ne peux peut réussir dans une mission qu'à deux conditions.
La première : je dois d'abord y croire donc elle doit-être remplie de sens.
La seconde : la plus-value sociale qu'elle apporte doit-être proportionnellement égale à la réalisation narcissique et égotique qu'elle m'apporte.
Je ne suis pas un saint laïc. Sauf à ce que la sainteté soit le comble de l'égoïsme.
Pour rigoler un peu : alors que l'assemblée devisait sur l'exclusion financière et les pratiques bancaires, la Cerbère de mon compte m'informait par un courageux message sur ma boite vocale qu'elle rejetait tous les prélèvements faute de provision sur le compte. J'adore cette ironie de la vie.
Message personnel [ceux qui ne sont pas concernés : ne lisez pas !]
Donner du sens... Nous méritons toutes nos rencontres. Il y en a que l'on mérite plus que d'autres. T'avais raison, Creamy, on va finir par croire qu'on est amis. Il y avait toi, d'abord, avec tes cases qui manquent mais qu'on ne veut surtout pas que tu remplisses. Puis ton ours. Et là, t'avais encore raison. La connexion était inéluctable. D'abord, dans nos soirées, on va finir par ressembler un peux aux deux vieux du Muppet's Show. Puis ton ours m'a fait regrimper dans mon arbre. Un arbre plein de branches et de racines. Un arbre qui explique tant de choses, et dont je suis tombé il y a vingt ans. J'en ai déjà gravit de nouveau la moitié. Je suis en pleine frondaisons. Et je comprends de nouveau. Ce qui s'est passé. J'ai abandonné les "tchats" avec les connes. J'ai repris les "tchats" avec les morts. C'est bien
10:05 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07 avril 2006
Pourquoi pas...
... Elle(s) ?
23:45 Publié dans Notes pour moi-même | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
06 avril 2006
Dans le contexte
ç'aurait pu lui plaire. Je parle de lui. De l'Auteur. Pas de moi. De lui.
Il avait aimé se ménager cette fraction de temps. Quoique tout se soit organisé à l'impromptu, le nouveau yuppie avait volé quelques quarts d'heure de son temps dorénavant surchargé. Il avait monté son plan, activé une des lopes qu'il avait jadis à disposition.
La lope créchait non loin du cimetière du Montparnasse. Cela faisait longtemps qu'il ne s'en était pas servi. Ca lui manquait. Peu, mais il avait senti comme un trésaillement. Comme un dernier sursaut d'une sexualité moribonde. Une fenêtre de tir. La saisir. Il n'avait pas hésité.
C'aurait pu se passer en avril.
Le yuppie avait besoin de se vider. Le besoin, et non l'envie. L 'Auteur le préciserai plus tard. C'était advenu sans crier gare. Il avait écarté toute excitation sexuelle depuis trop longtemps. Là, c'était une urgence sanitaire.
La lope l'attendait, droguée à souhait. Bien sur. Elle avait pris le soin de laisser la porte entr'ouverte, la techno à fond, et un mauvais DVD de barebacking en guise de toile de maïtre.
Atrocement classique comme schéma.
La lope vivait dans un appartement trop petit. Elle rognait sans doute sur la surface pour faire mine de se la jouer. Elle ostensait les bagages cabine Vuitton et étalait ses gadgets de geek. C'était lamentable.
Non contente d'être sonnée au GHB, la putain s'était enquillé le dernier trait de coke.
Le yuppie soupira. Il n'était pas surpris.
La lope avait un beau cul de pré quadra qu'elle avait pris le soin de faire tatouer avec un tribal en forme de flèche qui descendait vers sa rondelle qu'elle tendait maintenant en frontal, de sorte que lorsque l'Auteur eut poussé la porte d'entrée, il se prit le trou en plein cadre.
Il trouva cela plutôt joli. Il bandait, un peu. Enfin plus que d'habitude.
Sans même ôter autre chose que sa chemise, il s'agenouillat devant le fion. Le lècha, avant de se raviser. Décidément, la pute était trop ouverte pour supporter autre chose qu'une teub. Elle s'était trop graissé le cul aussi et puait un peu. L'Auteur, pas moi, l'autre, s'empécha un haut-le-coeur.
Le yuppie sorti son engin et l'enfourna. L'autre couina. Un peu, puis raisonnablement. Suffisamment pour convaincre le yuppie qu'elle ne simulait pas.
En plus de la coke, la salope avait vraisemblablement aussi roulé un pet' : un mélange hasardeux d'odeurs stupéfiantes exhalait autant de l'appart que du corps du type. Puis le yuppie fut pris d'un doute. Ca puait vraiment.
Il avait juste baissé son froc.
Il tirait la pute qui aimait ça.
Plus il le tirait, plus la pute se relachait.
Ca puait maintenant beaucoup.
La pute finit par trop se relacher, jusqu'à chier litteralement sur la bite du yuppie. La merde glissa lentement sur le rebord du lit pour s'écraser lamentablement dans l'entrejambe du pantalon de l'Auteur.
L'Auteur n'a pas aimé.
Le yuppie a frappé la conne.
Il l'a même tellement frappé qu'elle a chialé.
Alors, l'Auteur a bandé comme jamais.
Alors le yuppie s'est désappé. Son futal était indemne. Un coup de chance. Mais son boxer DG était maculé de merde.
Alors, l'auteur l'ôta.
Du bout des doigts, il le ramassa pour le fourrer dans la gueule de la lope qui chialait maintenant de honte. De honte.
Le yuppie s'assit.
L'Auteur regarda l'autre bouffer son slip.
Le yuppie exigea qu'il finisse.
L'Auteur se rhabilla.
Le yuppie partit.
En rentrant, le yuppie avait pris une nouvelle résolution : il arrêterai le cul.
Il se consacrerai dorénavant à sa nouvelle passion : le fric.
En marge,l'Auteur décida aussi qu'il allait faire morfler les connes.
Elles avaient voulu la guerre.
Elles l'auraient.
20:25 Publié dans Fictions [?] | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
La rançon de la grâce
m'a été réclamée mardi soir, par la phase de décompression de Gé. Il s'est repris depuis, a découvert le tiers-monde du quart monde à six stations de métro du centre de Paris. Il découvre. Emmerveillement absolue devant cette misère abjecte. Fascination incontournable devant les zones de non-droit de la République, aux usages ancestraux, aux rites exotiques, aux soldarités formidables.
Il apprendra.
Se reposera sur moi, aussi. Grande victoire : il reconnaît dorénavant, sinon mon expertise, du moins ma légitimité dans l'action sociale, même si pour ma part elle n'a pas été acquise à la force du terrain mais par la conduite de l'initiative publique.
Et ce recours à moi, je l'assume.
Cette aide là, je la lui dois. Et je serai fier qu'il sache en bousculer les limites, qu'il me pousse dans mes retranchements, à l'épreuve du vrai.
Ce que je ne veux plus : être un pis-aller.
Ce que je ne veut plus : me considérer comme le filet de sécurité.
Ce que je ne veux plus : être le Janus de Gé. Toxico-clubber du week-end et techno-dynamique de la semaine. Je ne serai pas son faire valoir social comme il ne sera pas mon faire valoir sexuel, affectif ou juste esthétique.
Ou alors nous ne serons plus rien.
Je n'assurerai plus ni l'essentiel, ni le superflu.
J'assumerai ma part. Dans le couple. Toute ma part. Mais rien qu'elle.
Au sortir du bad-trip du 1er janvier, j'ai dit à Gé "quelqu'un est né". Je me suis immédiatement rendu compte de l'obscénité intense de cette prétention et avait versé dans l'autodénigrement abyssal juste après.
Et pourtant quelqu'un est né.
Il faut juste que j'admette que ce quelqu'un est un malade.
Un grand malade :
un bipolaire.
Alors, assumer, encore.
13:31 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 avril 2006
En vrac (post rectifié)
Comme un vieux cheval qui sent l'écurie à portée de galop, je donne le dernier coup de reins. Professionnellement, je crois que j'assure un max ces derniers temps. Faut dire que l'ambiance s'y prête. Je me défonce à l'adrénaline du taf : ça décoiffe. C'est bien.
Le problème, c'est que comme il faut toujours que je sois un peu drogué à quelque chose, et qu'en aucune matière je ne connaisse de mesure, je laisse celui qui m'accompagne en rase campagne. Ma dope, pour le moment, c'est d'exceller.
Côté Gé, c'est donc la Bérézina la plus absolue. En poste depuis moins de deux jours, il parle déjà d'abandonner, rejettant tantôt la responsabilité de cet échec chroniqué sur la désorganisation de la structure qui l'accueille tantôt sur des hypothétiques abîmes d'incompétence qu'il s'attribue.Je lui reproche de ne pas se laisser une seule chance, ni le temps d'expertiser ou de négocier ses missions.
Désespéré, incrédule et envieux (c'est mon ressenti, pas forcément le vrai), il assiste impuissant à mon embrasement pour le tournant que je prends. Indisponible aux autres, à l'autre, il devient alors autiste. Jusqu'à lui. Ce fut le cas ce soir, et ne suis pas certain d'avoir ni la force, ni la patience, ni la volonté de plonger pour le récupérer. C'est pourtant ce que j'ai tenté de faire à coups de tendresse ce soir, après m'être fait jeté comme un malpropre parce que je m'enquerrais de sa journée de travail. Je vous jure que c'est violence que je me suis fait.
So, go fuck !
Pour ma part, suis revenu à la charge sur mon point d'aterrisage : + 20 % de gains salariaux net. Si je m'y étais d'abord pris comme un manche j'ai su rectifier le tir. Dont acte. Ma feuille de route sera claire : continuer ailleurs ce que j'ai commencé. Et comme je suis persuadé de l'utilité sociale du zinzin, je ne vais pas me gêner pour dépoussiérer quelques institutions.
Ces derniers temps, j'ai recnotré des gens qui ont de vraies conversations, de vrais boulots et de vrais centres d'intérêts. Gé m'a vu évoluer dans un autre milieu que celui où il m'a pêché et je pense que ça contribue à le déstabiliser. Le Phil social se montre à lui sous un jour qu'il doit détester, le gap se creuse. Il se claquemure dans une dévalorisation de lui-même dont il finira par me rendre responsable. Il aura sans doute raison. Et le costume du salaud me va bien puisque c'est moi, qui, malgré tout, tient les rênes.
L'avantage que je trouve dans cette défonce dans l'investissement professionnel, c'est que sans trop d'effort je pourrai tomber dans le syndrôme de l'informaticien, ou du geek, indisponible au monde réel jusqu'au réveil inéluctable et douloureux de la solitude qui sera non plus choisie mais belle et bien subie.
Autre bénéfice de l'instant : j'ai de nouveau chaussé mes bottes de mégalo-schizo-narcissique, de sorte que mes tentations suicidantes -il faut bien appeler les choses par leur nom - se sont éloignées. En fait, je crois que j'ai l'option : être un mec sympa mais dépressif et potentiellement cadavre, ou assumer le connard bien vivant et abject qui écrase y compris ce qu'il a de plus cher qui veille en moi.
Va savoir, Georges !
J'ai pourtant eu un réflexe curieux. Suis aller faire un don pour une action de grâce. Un réflexe sacrificiel vissé aux tréfonds de moi qui s'est imposé comme une évidence. Et pourtant, je ne crois plus en rien d'autre qu'en l'absurdité des jours que j'aligne. Des mots aussi.
00:15 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04 avril 2006
Ad augusta per angusta ?
C'est la question du jour.
La vieille dame est retorde. C'est une anguille. Je l'attrape. Elle glisse. Je la saisis de nouveau. Elle se laissera capturer. Elle et moi le savons.
Je mets en place des moyens détournés. Je vaincrai. Avec la complicité de mes futurs supérieurs, que je sais déjà totalement incompétents et qui m'attendent pour cacher leurs carences. De la posture messianique considérée comme un piège. Faire le plein d'humilité. A tout prix. Professionnellement parlant.
Sinon : le couple existe-t-il ? Je ne l'ai pas rencontré.
Puis lui, qui paraissait si fragile. Suis-je disponible ? Et à quoi. La question ne se pose pas. Il ne m'a pas vu. Je ne crois pas.
Je suis dur avec Gé.
Je suis seul.
Je ne sais plus pourquoi je suis dur. Je sais simplement que j'ai raison. Que je suis fatigué. Que je porte des parts qui ne m'appartiennent pas. Que je le pousse à la faute. Qu'il faute. Qu'il est responsable de ses fautes. Quand bien même c'est moi qui ne lui laisse pas d'autre choix que de les commettre.
Je ne sais pas si je veux être seul.
J'ai besoin d'être séduit.
Crise de spasmophilie hier en veillée. Totale panique.
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