23 juillet 2006

Versailles rive gauche

Tiens, j'l'avais oublié çui-là.

Un p'tit moyen métrage que j'avais trouvé plutôt sympa et qui repasse sur le cable à la faveur de l'été.

 

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Versailles Rive Gauche, De et Avec Podalydès. Les mésanventure périscatologiques d'un trentenaire aristo, très très Versailles et qui essaye d'emballer une jolie pépé, et qui n'est pas sans me rappeler...

Morceau choisi (spéciale dédicace for Creamy) :

- Chantal : "Je vis une période de ma vie pathétique"

- Arnaud : "Bois du Digédril".

 

Phylis & Salmo

Héroïnes de mon Panthéon personnel.

N'empêche : ça m'apprendra à être sage. Je m'explique : la thématique de mes derniers week-end était poudrée. Elle puait la sueur, le cul, la débauche. Elle était un défi à l'hygiènisme ambiant, et je ne m'en suis pas si mal sorti - On peut glauser, mais bon. J'ai pris mon pied, et ai subi de putains de descentes. Je me demande si ce n'est pas ce que j'aime : faire du saut à l'élastique avec mes humeurs pour me payer de sublimes remontées.

Ca fait mon charme. C'est toi qui me l'as dit. Oui, toi.

J'ai donc, et néanmoins, décidé de me calmer ces derniers jours.

Pas même une question de fric puisque mon compte courant se porte plutôt bien suite à une erreur de la banque. Vous toucherez 10 000 €. Ne passez pas par la case départ.

Une semaine calme, donc. Pulsions maîtrisées. Chaleur moite. Forme moyenne. Je n'ai pensé aux culs des mecs que quinze à vingt fois par jour : bientôt la retraite.

Mercredi, Gé a voulu me présenter son amie de toujours. La vieille copine. Celle qui devait fatalement être un peu amoureuse de lui quand ils crèchaient tous les deux à côté de la Madeleine, lorsqu'ils sont montés à Paris des marches de Bourgogne. C'était sûr j'allais l'adorer.

Ouais...

Non, y'a rien à dire. Sympa la fifille. Mais province-province ! Manquerait plus qu'elle soit méchante. Non, ça c'est moi. Réservé aux fiottes parisiennes. Pas grand chose à dire à ce couple modèle, exilé dans le Tarn et Garonne. On a partagé un moment. Ca, c'est fait.

Gé s'était mis en tête que l'on se voit mercredi - vendredi et ce dimanche. Il n'aime pas faire les choses à moitié. Il veut que j'aime ses amis. Sauf que.

Sauf que j'aime pas me forcer.

J'ai donc concédé un repas mercredi soir. Après le taf. J'ai horreur des dîners en semaine. Enfin, lorsqu'il ne s'agit pas de dîners en ville. J'me comprends.

Et puis les Gremlins. Trois. Parce que les hétéros, ça pond.

1-3-5. Un chaque anné. "C'est pour eux, tu comprends". Oui, oui.

On s'est donc retrouvés tous les 7 à bouffer Thaï. Dans le 13°. Fatalement.

Salade de papaye verte et boeuf séché.

Sauce Salmonelle.

J'ai adoré.

J'ai cru crever. Vendredi et samedi, j'ai cru crever.

J'veux bien faire une OD. J'veux bien me payer surinfections sur bactéries à coups de bites. J'veux bien me faire cartonner la gueule en chassant du cul sur les bords du Canal de l'Ourcq, à pas d'heure, du côté de Bondy... Mais il y a une chose que je refuse : c'est de me taper un Salmonellose dans un resto du 13° en compagnie d'une famille conventionnelle.

On a ses principes. Ou on est pas.

 

 

22 juillet 2006

Instant de faiblesse

Phil déteste la canicule,

il fait trop chaud pour qu'on...

[Le premier qui fait une rime facile se prend une baffe.]

17 juillet 2006

Deux douzaines

de bites plus tard, un week-end plus loin, quelques grammes en plus, des kilos en moins, Phil a retrouvé la pêche.

J'vous rassure, il se colle des baffes.

15 juillet 2006

Il y a sans doute

des fragments de générations qui ne trouveront jamais le bonheur.

Je dois en être.

J'ai toutes les cartes en main, et il y a pourtant un pallier de désespérance que je ne parviens pas à franchir. Ni dans un sens, ni dans l'autre. Je veux dire que je me sens tout aussi incapable d'être heureux que de tirer les conclusions définitives d'un mal être permanent.

Il me semble que je dois cela à ce que je suis un rescapé de mon suicide par le sida, en 1992. Le pathos atteint son comble. Je ne parviens pas aujourd'hui à faire le deuil de mon propre deuil. Je pressens que je pourrais trouver la sérénité, mais n'y arrive pas. C'est consubstantiel à mon histoire.

La stérilité de mes amours - je parle de la stérilité intrinsèque, à raison d'un fait que je suis une fiotte et que donc je n'envisage pas d'avoir des chiards de moi - m'ôte toute possibilité de me projeter dans une lignée. Une histoire. Et je pense que j'en souffre.

Je suis là. Paumé dans les lymbes du présent. Je joue à moi. Je patine. Je m'en suis pourtant bien sorti : un boulot qui me permet de rentrer de la thune (j'ai arrêté de dire que je n'avais pas de thune, je suis juste un gestionnaire calamiteux - ça s'explique aussi), une bombasse en guise de mec, qui plus est pas regardant sur mes turpitudes, me suis pas mal conservé malgré mes galères de santé (toujours mater la gueule des mecs au Cox et se dire qu'on est vraiment chanceux). Et rien. Impossible de monter la marche du dessus.

Pas davantage que je ne parviens à décider de me coller une balle. Je pense que c'est ça (note pour moi-même : penser à s'acheter un flingue) toute forme de suicide qui me laisse une chance de survie est éculée. Alors je me fais remplir à longueur de soirée. Au risque de passer à côté de mes amis. De la vraie vie. Et de perdre l'équilibre se surface qui gouverne mon existence.

J'ai posé le constat.

Et alors ?

 

14 juillet 2006

De loin

de très loin depuis  ma conscience, j'écris ce post. Et il ne pouvait l'être que dans un moment de cet acabit. Un de ces instants de l'étrange où après les drogues, j'actionne les palliatifs légaux. Pour fuir plus vite, encore. De loin. De là où je me tiens, chaque lettre, chaque mot est dur. Il est effort. Le brouillard qui m'a envahi - un peu à la façon du delirium traemens du poivrot,  me laisse pourtant percevoir cet absolu besoin de vous dire ça, et de vous le dire maintenant :

Je n'écris pas. Et je n'écrirai pas. Et c'est à cause de ça :

 

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J'ai enfin retrouvé une mauvaise édition du Prix Hermès 76. J'ai immediatement failli l'égarer... au rayon frais du Franprix de Berthier. Le gag confine à l'obscène. Il se trouvait dans ma terne saccoche Longchamp, saccoche qui vient de m'être offerte lors de ma promotion au rang d'adjoint au sous-chef de bureau de la quatrième direction. Mais si j'avais perdu, de nouveau, ce bouquin qui je viens de mettre cinq années à retrouver,  ç'eut été une augure dramatique.

J'ai eu la chance de croiser Gomez-Arcos dans les années 80. Un ptit bonhomme, pas très vieux, pas très laid, mais très convaincu que l'oeuvre de sa vie, c'etait l'Agneau. Le petit vieux m'a jaugé. Il m'a souri. Il m'a tendu le livre dédicacé qui devenait alors pour moi un fil. Il ne savait pas que peu après, tous les fils se romperaient. Pour lui. Pour moi.

Mais quand un homme a pu écrire ça : ça  donne l'humilité du lecteur. Ca tue la velleïté de l'écrivassier.

Je t'aime parce que tu es à moi. Je t'aime parce que je te possède. Je t'aime parce que tu as besoin d'amour. Je t'aime parce que tu es le désordre et que je n'aime pas l'ordre. Je t'aime parce que lorsque tu me regardes, et ce depuis toujours, je me sens un héros. Et je t'aime surtout parce que j'ai enfin compris que je ne peux parler de mon amour à personne d'autre qu'à toi, et que le véritable amour c'est ça. Deux êtres qui forment une seule solitude. Un seul silence. Je t'aime aussi parce que ton contact me pousse à la limite de ma virilité.

[Et toi ? Pourquoi tu m'aimes ?]

Je t'aime parce que ...j'aime la destruction et que toi et moi nous ne formons pas ce lendemain pénible de l'amour éternel. Je veux dire de l'amour dit créateur.Et je t'aime surtout parce que personne ne pourra jamais nous accuser d'amour. Jamais, tu comprends [...] Je t'aime parce que je te sens capable d'aimer quelqu'un d'autre et pourtant tu n'aimes que moi. Moi tout seul.

Et moi, je vous dit que ceux qui m'aimeront... liront l'Agneau carnivore, quand bien même il soit totalement introuvable. Mais ceux qui le liront s'interdiront un seul instant de se croire Ignacio, ou Antonio.

Moi, je les ai croisé.

Ils sont morts, aujourd'hui. Pour la République Espagnole. Qui vaincra. Dans le sang.

 

 

Alors,

je me suis refais un mec. Moins d'une heure chrono pour le choper sur le web. Lui faire bouger son cul. Lui faire bander sa queue. Lui faire sortir son jus. Sans les mains. Unsafe, of course. Sinon, c'est pas jouer. Bien sûr, il m'a demandé de le pomper, là, au pied de l'immeuble. J'voulais pas l'amener ici. Je veux dire chez moi nous (Connard !). Il m'a tiré dans les couloirs des communs. C'est commun. Comme une femelle, j'ai simulé. C'était nul. J'avais décidé que ce serai nul. D'ailleurs sans doute ai-je organisé ce plan juste comme un mauvais exercice de style. Pour tenter de le narrer. Avoir un truc trash à décrire. Sortir de la jérémiade du quotidien pour retrouver ce qui pourrait donner du piment. Tu parles. Il a sorti son Amex. Il y a tracé quatre rails. Mais putain ! Y a-t-il encore un keum qui baise sans coke à Paris ? Bien sûr que j'ai tapé. Bien sûr que c'était réflexe. Bien sûr que ça n'a pas rendu le plan plus agréable. Ca l'a juste posé au rang des expériences convenues.

Le keum était plutôt beau gosse. Comme celui du début de soirée, il m'a dit avoir aimé. Comme à celui du début de soirée, je lui ai lancé le lourd que moi aussi.

Mon cul pour deux traits. Vaut-il mieux ? N'en suis pas certain. J'ai encore un beau cul. Je crois que c'est ça. Faut que j'en profite. Pour ressasser. Plus tard.

Sa C. était très médiocre. Comme sa bite. Comme ma soirée. Comme les moments que je traverse.

Voilà, en fait, c'est tout. C'était juste un exercice de style. Il est planté. C'est clair. 

 

Ne sais plus

pourquoi je tape, pourquoi je baise, pourquoi je me défais la gueule. Pourquoi je continue. Putain de réflexe. C'estclair. Ca ne peut être que réflexe(s). Et pourtant, je continue. Inexorablement. Ma hantise est de vous enterrer. Oui, vous. Celle là est plus grande que celle de crever (seul ?). J'enchaine les mecs, les week-ends, les plans. Sais que le plaisir n'est plus là. Sais que le plaisir n'est plus même la quête. J'attends. (Une révélation ? La révélation ? Un changement ?). J'ai besoin d'attendre. Ca doit venir de loin. Ce doit être quasiment généalogique. Ou génétique. Non. Généalogique c'est ça. Savoir ne me rend pas plus heureux. Ca m'angoisse plutôt. Alors je vais me refaire un mec. Je vais me refaire un plan. Essayer d'oublier. Ce que je cherche à oublier. D'ailleurs.

Et dire que je suis un homme heureux.

10 juillet 2006

Une chute

C'est pas une descente, c'est une chute. Une violente chute de chems. Faut dire qu'à mon âge, les conneries devraient être finies depuis longtemps. Sauf que. Sauf que la touche "ennui" a été enclenchée. Le feu me manque. Ca va redevenir trash. Il faut que ça redevienne trash. Histoire de mourir moins vite. Histoire surtout de mourir bien con. Il est urgent de tuer à la fois l'espoir et le réflexe de survie, celui qui me tue. Trop doucement.

Relire Cioran.

les ingrédients de mon week-end

Résolution initiale : rester au calme.

N'y ai pas cru une seule seconde.

L'agneau carnivore retrouvé, c'était déjà un signe à garder les yeux ouverts. Enfin. Le quotidien, presque suave.

Une excursion vespérale de Gé a servi naturellement de prétexte à ma tendre mesure de rétorsion. On s'connait. Les humeurs infraconjuguales évacuées par chacun d'entre nous, entre des bras inconnus pour lui, au bords de lèvres sacrilèges et hardies pour moi, et après que notre gamme de X.G.C. ait été pleinement joué, au risque de vivre : nous nous sommes rejoins.

Sauna - Dépot - Berthier - Under - Sauna - Bordel - Capitulations : les pauvres heures d'un même pas duc, même pas du Berry.

Au résutat : j'ai enchainé (au moins) des kilofoutres de bites au fond de moi.Ils ont adoré. Moi aussi : j'étais là pour ça. Plus laids ils étaient, plus mal ils baisaient ! Ils me remenaient poutrant au niveau juste (adequat ?) de l'estime de moi. Je leur en suis reconnaissant.

Le glauque de l'équilibre qui se profile est la seule porte par laquelle je pourrai sortir moins cassé. En même temps, je n'ai jamais été doué pour le cirque. La tragédie. Seulement la tragédie.

Ai revu à la Under un chapelet de potes. Enfin de pédales. Cette parenthèse de socialisation a failli être agréable.

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