31 août 2006
Où en est-on ?
Bon. Ca bouge. Côté boulot N2 se barre, à mon avis, il n'avait pas trop le choix, ou il aurait été viré au final. Du coup, un nouveau N2 va arriver, lequel devrait avoir pour origine le même marigot que moi. Je me comprends. N3 devient N2 bis. Tout le monde suit ? N3 bis, devient N3 mais voit son portefeuille élargi à l'international, autant dire que c'est super casse-gueule pour pépère.
N4, alias la dame aux breloques, devrait rester N4. Sauf que l'arrivée de N2 - qui vient du même marigot que moi, je le répète- la fragilise et qu'avec son CV, il ne devrait pas mettre plus de quinze minutes à comprendre qu'une lobotomie de naissance a frappé cette pov'fille.
N5, mon homologue a démissionné sous le prétexte fallacieux que sa dame ne s'était pas accoutumé à la vie parisienne. C'est terriblement province. Si exotique. J'adore. Je n'aurai plus sa gueule de fouine face à ma face.Du coup, je suis de plus en plus positionné comme N4bis, d'autant plus que N3 souhaite que j'intègre le CODIR (comité de direction). La dame aux breloques n'en finit pas de tinter. N3 a d'ailleurs revu mes objectifs 2006 à la baisse juste pour faire chier la N4. J'adore encore plus. D'autant qu'ils sont déjà remplis. Jackpot.
N3 ter m'a fait savoir que la dame aux breloques flippait à mort. Qu'elle cherchait une planque et que j'étais (re)légitimé à donf. Tant mieux. Sauf que... Ai-je vraiment envie de me résigner à marigoter dans cette prison si dorée.
Par ailleurs, et allez, puisque c'est vous j'ose la confidence : j'écris un truc ! Et c'est bien parti. Sur mes horaires de travail. Bien sûr... C'est un mélange de Houellebecq et de Muriel Robin au niveau du style. Ca devrait trouver son public. Et le premier qui dit que c'est du Angot, il se prend une beigne.
Sinon, côté coeur : love parfait avec mon homme. Et côté cul... all right. Tellement que je ne vous raconte pas, vous risqueriez d'être jalouses. Comme quoi, c'est dans les vieux pots...
Côté narines, calme plat. J'ai appris avec peine le passage d'un de mes dealers favoris à l'Orient éternel, via les roues d' un 35 tonnes (celui-là même qui m'a fait tutoyer Dieu en me vendant en toute connaissance de cause un taz coupé au LSD le 1er janvier). J'espère qu'il ne s'est pas fait incinérer : vénal comme il était, il pourrait se faire revendre en poudre post mortem, et on y verrait que du feu. M'enfin, paix à son âme.
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24 août 2006
Le gourou
C'est d'abord un cavalier king Charles qui m'a accueilli. Puis son mari. L'entrée de leur appartement sert de salle d'attente. Il y a même un Bouddha qui trône, juste en face de la place où je me suis assis, devant le mauvais jardin d'hiver. Ca sent le fric. Ca sent le bourge.
Elle entre. Belle. Menue. Embrasse sa clientèle. Des femmes, sur le retour, Hermès - Chanel. C'est très Fig-Mag comme ambiance.
Elle, je ne l'ai jamais vue.
Me demande d'entrer dans son cabinet.
Pourquoi je suis venu déjà ? Ah oui. Soigner les stigmates. Ces plaies que je traîne depuis je ne sais plus. Peut-être depuis que je vais mieux.
Elle me jauge.
Elle m'ausculte.
Elle se taît.
Puis, son diagnostique tombe : "vous êtes caustique".
Elle surenchérit : " vous êtes un gamin qui a peur de souffrir de nouveau".
Ca sera donc de la chaux-vive et du souffre, comme remède. L'idée me plaît.
Le rendez-vous a duré 20 minutes.
Me taxe 70 euros. Me reverra dans un mois.
Sur le seuil, me prévient : des choses vont changer. Il n'y aura pas que les plaies de soignées.
C'est mon nouveau gourou.
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23 août 2006
J'ai envie
de te casser la gueule, de te briser, de te dire que tu es beau, que tu me manques déjà, que je n'aurai pas dû te quitter, que tu as été lâche de me laisser. J'ai besoin de toi, de moi, pas de nous. Je veux que tu souffres. Pas pour moi. A cause de moi. Dis-moi que tu ne m'aimes pas. Je t'ai pris pour un con. Moins que toi. Dis-moi : quand reviendras tu ? Je veux être fulgurant. J'ai (encore) besoin de toi. Un pont à Paris. Sans toi.
Mes larmes me manquent. Tu manques. Je ne te sais pas. Et m'ennuie. Depuis, je ne sais plus.
Duras est loin.
Quand reviendras-tu ? Dis-moi ?
Trop de vide. Mal rempli.
Seul. Bien sûr.
J'attends.
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20 août 2006
L'étrange mariage
de mon petit cousin.
C'était donc hier. Ils avaient tous mis leur beau costume, les hommes, et les femmes s'étaient fardées. Comme ce n'est pas franchement une habitude, dans ce monde rural d'où je viens, de loin mais malgré tout, ça donnait une impression d'élégance d'ensemble parfois borderline, mais que je regardais avec tendresse. Une France profonde. Réelle. Le fameux pays réel de Maurras et de Barrès, où j'ai puisé, malgré moi, mes racines.
Le Maire y est allé de son couplet, les formalités officielles accomplies : dommage que ce jeune couple file vers la Haute-Loire, plus loin encore, que les futurs enfants ne restent pas dans ces Monts du Lyonnais, où, à terme, ils auraient pu sauver la classe unique de l'école. J'avais oublié cette réalité. Cette autre réalité qui n'émeut plus grand monde. Réactionnaire, elle aussi, sans doute.
Le curé était... prévisible, insipide dans son homélie, lacunaire dans sa bénédiction, genre "crétin 2000", de cette génération de prêtres anesthésiée par le dernier Concile.
Sincèrement, j'appréhendais les retrouvailles avec les anciens. Ma tribu. D'abord, parce qu'on en a couché quelques-uns sous la terre depuis notre dernière rencontre, ensuite parce que j'avais peur de les voir changés, enfin parce que je redoutais l'image de moi que j'allai leur renvoyer : comment me trouveraient-ils ? Guetterraient-ils sur moi les stigmates de la maladie ?
Au lieu de ça, rien. Les vieux ne changent pas. La tantine, du haut de ses 90 ans n'a pas bougé d'une ride, toujours alerte, bon pied, bon oeil, et ces tréfonds de tristesse depuis qu'il est parti. Mes tantes non plus n'ont pas vieilli. Je le leur ai dit. Elle en ont gloussé de fierté. C'était ma première impression. A mieux les regarder, je les ai vu marquées, quand même, par le veuvage, le divorce, la septantaine.
La tantine m'a complimenté sur mes kilos en plus... qui me vont bien. Mieux vaut faire envie que pitié, comme on dit.
Mes parents, comme d'habitude, étaient absents. Elle a boycotté. Mon père n'a donc pas pu retrouver les siens. "Une famille de chiants" m'a dit une tante, évoquant ma branche maternelle : et pourtant, les deux maisons se cotoient bon an-mal an depuis le début du XX°. Ils se connaissent, s'épousent, se détestent et se pleurent depuis.
Pour le repas, on m'avait placé à la table d'honneur, celle des mariés, face à l'autre cousin gay, à côté de mon neveu -mal réveillé- qui découvre les joies de la drague -hétéro- sur le web, et d'une jolie tronche de retour de NYC. C'était assurément le coin VIP - urban - trash de la réception.
Mon neveu m'a chargé en alcool, au gré de ses exploits sexuels depuis qu'il a largué sa pauvresse. Avec son physique de héros de Ken Loach, ses 24 ans et nos gènes en commun : une complicité éthylée et jamais presumée s'est révélée.
Puis je suis allé voir les vieux. L'heure de départ sonnait déjà. J'ai serré Tantine très fort contre moi. Lui disant tout le plaisir que j'avais eu à la retrouver en si bonne forme. Je crois que j'avais un peu de brouillards dans les yeux.
Puis, la soeur de mon père m'a amené contre son obésité jusqu'à m'en étouffer. Elle voulait que je l'étreigne, plus, encore. Cette femme, la plus jeune de la fratrie, malmenée par ses hommes, porte en elle tellement de tristesse, de deuil et de tendresse qu'elle a fondu en sanglots. des sanglots à gros bouillon. Un chagrin de gosse, m'écrasant la tête contre sa poitrine généreuse, me disant que j'étais le seul à pouvoir la comprendre. Qu'elle savait que je la comprenais.
Et je crois que je la comprenais.
Alors, moi aussi, j'ai senti les larmes.
Parce que je savais sa peine, et qu'elle est un peu mienne.
Ils sont miens.
Et je suis aussi ce lien. Une partie de moi est là-bas. Je dois y revenir plus souvent. Je crois qu'il est temps.
Lyon-Part-Dieu : un regard échangé, furtif, avec un joli-môme. Je me détache trop vite de cette tranche de (ma) vie. Je suis content d'avoir renoué un peu.
Cétait l'étrange mariage, que celui de mon petit cousin.
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17 août 2006
Réaction !
il va bien falloir que je m'incline et que j'endosse ce putain de costar puant la naphtaline que l'on me colle. Alors, soit, à la "lumière de l'actualité la plus brulante", j'assume : je suis un salopard de réactionnaire droitiste qui continuera à voter à gauche, comme lors des derniers scrutins, mais qui en a définitivement ras les couilles de la bien-pensance boboïsante (mal votante, hein... on se souvient du 21 avril, les filles) à moins que ce ne soit borborigmante, ce qui revient au pire.
L'évacuation du squat de Cachan : pour moi c'est une bonne chose. Force est restée à la Loi, et à l'exécution d'une décision de justice d'avril 2004 (excusez du peu). Les mêmes qui ont pleuré de sincères larmes lors des drames des incendies des hôtels en 2005 beuglent contre ce qui est tout à la fois une mesure républicaine et de sauvegarde de la salubrité publique. Ben oui : vu l'état de l'immeuble, y'avait péril en la demeure. On reproche aujourd'hui à Sarko de faire ce qu'on demandait au Gouvernement de mettre en place quelques mois avant : savoir mettre les personnes - en situation régulière, s'entend- à l'abri. C'est pas que le personnage me fascine, mais faut être un peu cohérent. Surtout de la part de responsables qui ont, sous d'autres couleurs, mené la MEME politique. Tous pourris ? Non, certes pas. Mais tous de mauvaise foi, ça, c'est clair. S'agissant, par contre, des personnes sans droit ni titre à rester en France : le NI-NI n'a que trop duré. Faut choisir. Le cas par cas n'est qun ersatz de solution. La régularisation massive une erreur absolue. Vivement le PS qu'on rigole. Selon mon humble avis, c'est une question de curseur : nos sociétés du Nord n'ont pas les moyens de contenir la pression du Sud, et de toute façon, va falloir qu'on se fasse une raison, à partager nos richesses (j'attends les réactions de la gauche caviar lorsqu'elle sera directement concernée par ce "partage" façon révolution agraire: mettra-t-elle autant de dynamisme que sur l'interdiction des vente à la découpe ?). Il ne sert de rien de braquer une opinion qui n'est pas prête à supporter, à intégrer (sales mots, hein !) plus d'un certain flux de migrants. Ca se fera. Mais il faudra le temps. La mixité, le rééquilibrage est en route. C'est le sens inexorable de l'histoire (Rhôo, j'ai des restes Kantiens moi!). Mais à vouloir aller trop vite et trop loin, on va tout faire péter avec des résurgences nationalo-poisseuses et étriquées. C'est un réac qui écrit. Ne l'oubliez-pas !
Les tentes des SDF à Paname : beau coup de pub de Médecins du Monde. Point barre. Pas plus de portée que ça. Pour le fond, c'est une connerie absolue. La fermeture glissière de la tente refermée, bonjour le boulot des travailleurs sociaux pour engager le dialogue et tenter le premier pas vers l'insertion, fut-ce au prix d'un hébergement d'urgence. Sinon, dans Paris Plage : moi je trouve ça drôle ! Y'a le sable et le camping : on se croirait à "l'airhotel" des "Flots bleus" au Grau du Roi. Pour quand l'élection de Miss camping ? Sans rire. Le charity business me fatigue. J'ai donné avec la lutte contre le sida. J'ai même tellement donné que j'y ai perdu mes CD4 ! Ces holdings de l'humanitaire - qui se détestent cordialement les unes les autres et ne s'entendent que sur le dos des pouvoirs publics, tout en se faisant des crasses monumentales - sont totalement INDISPENSABLES à la restauration d'un minimum de lien social dans cette belle république, mais souvent IRRESPONSABLES lorsqu'il s'agit de faire un coup médiatique (on se souvient du "pays de merde" lors du sidaction !)
Et pour compléter le tableau : l'incursion d'Israël au Liban Ca n'étonnera personne : je suis résolument solidaire du peuple libanais, et un opposant au "Grand Israël". Lorsque je dis ça, je suis conscient que je risque sans doute de me prendre un procès pour négationnisme ! C'est con d'en arriver là, alors que je suis un admirateur sans limite de la cuture juive, mais que je considère que la politique menée par ce pays - dont il faut bien entendu asseoir la sécurité via l'ONU - est totalement infammante à l'égard des palestiniens. Quand à l'invasion du Sud Liban... La dernière fois qu'un pays en a envahi un autre, pour des prétextes fallacieux... On y est encore !
Pfffff. M'en vais cultiver mon jardin moi.
23:20 Publié dans Ce que je crois | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
C'était quand déjà ?
la dernière réunion de famille à laquelle je me suis rendu ? Je veux parler de LA famille, pas du resserré, du nucléaire. Je veux évoquer la tribu avec oncles et cousins. Oui, c'était quand, déjà ? Je ne me souviens plus. Etait-ce un mariage ? Un enterrement ? C'est loin. Très loin. Ce n'étaient pas les obsèques de la tante Anne-Marie. Je n'y suis pas allé. J'avais boycotté cette sauterie après que cette garce (paix à son âme) m'aie deshérité suite au caftage de la putasse de cousine Babeth : cette vermine lui avait dit que j'étais pédé et pourrie. La réac n'avait pas aimé : biffé de la succession, le Phil. L'emportera pas au paradis la Babeth. N'empêche, c'était quand ?
Le noces d'or de mes parents ? Nous n'étions qu'entre-nous.
Une légion d'honneur ? Personne n'est décoré.
Le baptème d'un bout-de-gras ? Le dernier dont je me souviens, c'est celui de ma nièce en 1979 ! Non, ce n'est pas si loin !
Putain, c'est donc ça. La dernière réunion où tout le monde s'est retrouvé, c'est le mariage de mon frère. L'Ainé. 1992 !
Tout ça pour quoi ? Parce que samedi, je suis invité à assister à la célébration du mariage d'un cousin issu de germain (un p'tit cousin quoi). Le fils de ma marraine. La dernière fois que je l'ai vu, ben... c'était en 1992. Il avait donc... 6 ou 8 ans. Et là, ce p'tit con, il prend femme. Ca va me faire bizarre. De les revoir. Tous.
Et pourtant, quand Marraine m'a appelé, je n'ai pas hésité une seule seconde. J'ai décidé d'y aller. A ce mariage. Avec bon coeur. Comme un dernier rendez-vous.
Faut-dire que j'avais eu un mot gentil, l'an passé, quand le père de Marraine s'est défenestré. Après une "longue et pénible maladie". A sa place, j'aurai fait pareil. Esquinté comme il était. J'avais envoyé une lettre, des condoléances, bien sûr, mais aussi des remerciements. Mon oncle et ma tante m'avaient ouvert leur porte, quand ils avaient appris. Pour moi.
J'ai donc été invité aux noces. Et j'irai. Vous pensez ! Le cousin qui "descend de Paris" exprès. Celui qui travaille avec les huiles... Oui, oui...
J'irai.
Je connais à peu près la chorégraphie que je vais jouer. Simple, sobre, efficace. Sincère. A peine surjouée.
Je sais que c'est une des dernières occasions de revoir ma grand'tante. Non, pas une des dernières occasions : LA dernière occasion. Irai-je à ses funérailles ? Rien de moins sûr. J'ai envie de l'embrasser. En vrai.
Mes parents ne viendront pas. Comme d'habitude. Elle s'est convaincue qu'elle ne pouvait pas. De toute façon, ça fait depuis l'âge de mes dix-huit ans qu'elle s'est retirée - et lui par conséquent - du monde. Depuis que j'ai eu les "yeux ouverts". Une sorte de clôture séculaire.
Je retourne donc aux racines. Je n'assisterai qu'à la célébration religieuse et au repas de midi. Celui de la famille. Je m'esquiverai le soir, reprendre vite le même TGV qui m'aura amené le matin-même. Je ne veux pas assister aux ébats ethylés. Je veux les vor avec leurs costumes neufs, achetés pour la cérémonie. Je veux emagasiner les images de ce cliché de famille au meilleur moment. C'est déjà sepia, dans ma mémoire.J'engloutirai de nuit les 600 kilomètres en quelque heures et retrouverai Paris. Mais je serai riche d'une parenthèse de plus. D'un essentiel. J'auri revu les miens.
Quelque chose de très profond me commande d'y être. Un instinct. Un pré-sentiment ?
D'ailleurs, il y a quelque chose qui m'interroge. Trois de "ceux-qui comptent" m'ont dit, à l'occasion de mon récent anniversaire " de toute façon, tu nous enterrera tous". Il y a un doute ?
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15 août 2006
Ghost buster
Le fantôme furieux (joli nom pour un blog) a sans doute raison : mes écrits d'il y a dix ans auraient pu être rédigés hier. Ca prouve au moins de la constance. Ca me fatigue aussi. N'empêche, viens de me ramasser une jolie baffe. La même que celle que j'ai reçu quand quelqu'un qui me voulait du bien m'a collé un miroir en face de moi pour me montrer où était l'ennemi. Stand by, statu quo et tutti quanti. Yé né pas changé. Ai-je seulement prétendu avoir changé ? [L'ai-je voulu ?]
Au delà de tout ça,pour la énième fois depuis que je suis en âge de le faire (sans doute 34 ou 35 ans, sans exagérer), me suis collé quelques résolutions pour la rentrée :
- retrouver un psy avec la mission d'accompagner la stabilisation du bonhomme (il y a un machin qui traîne depuis les années 95-2000 que je n'ai pas du règler... Je crois savoir quoi mais va falloir que je bute un truc)
- arrêter de faire chier mes potes avec les conséquences de ce susdit machin (c'est obscure sinon abscon, mais je crois que je me comprends)
- tenter d'être un peu moins méchant avec tout le monde et moi en particulier
14:15 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Sacrifice
aux us du Net... Vous êtes arrivés jusqu'ici en tapant sur Google :
- Fourre-tout.be
et
- Tatane dans ta gueule
Vous progressez, on vous aime.
13:16 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14 août 2006
I'm back
La synthèse de mes vacances en un échange avecles autochtones bordelais :
[échanges dans une pinède fort bien fréquentée]
- Lui : tu veux que je te te prennes ?
- Moi : Pas de souci !
- Lui : T'as de quoi se protéger ?
- Moi : J'ai mis de l'écran total, ça devrait suffire.
[quelques minutes plus tard]
- Lui : t'es flic ?
- Moi : Pourquoi tu me demandes ça ?
- Lui : T'as une gueule de flic !
- Moi : Non j'suis pas flic, mais toi, t'es pas surfeur ?
- Lui : Pourquoi ? Tu me trouves gaulé comme un surfeur ?
- Moi : Non, comme une planche...
Tout va bien. Pour quinze jours. Au moins.
11:32 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03 août 2006
Tout doucement
[sur un air débile mais connu]
Une soirée entr'amis. Il y avait l'Ours. Et l'Amie. Celle d'il-y-a- longtemps. Celle d'avant [L'est-elle encore ? Est-elle un fantome ?]. Et Lui. Mon mec. Un pur moment. Pas de bonheur. Non pas. Surtout. Juste un instant simple. Donc rare. L'après-midi, m'étais pris quelques mètres de teub. Dans un sauna. Des pas beaux. Des pas moches. Des entre-deux. Ils m'ont fait jouir. Quand même. J'ai pas aimé. Ce n'est pas parce que qu'on jouit qu'on aime. C'est sans doute, là, la différence d'avec les, celles, qui ont un clito.
Suis là. Mais pas tout à fait. Je sais que vous savez que je suis en train de crever. Plus vite.
C'est nécessaire.
Le panache. C'est comme ça que tu l'appelles. Non ?
Sinon, ça va devenir pathétique.
Le journal d'un vieux dégueulasse. Déjà pris.
Maria Republica. Déjà pris.
Notre désir de consolation est impossible à rassasier. Déjà pris.
Vivre vite, mourir jeune et faire un beau cadavre. Déjà pris.
Entre-deux. Déjà utilisé.
Epektasis. Mensonge. Nulle extase. Ni au proche. Pas davantage qu'au loin.
Je vous chie. Je vous conchie. Je vous aime. J'ai besoin de vous. Je {vous} crève.
Et là, connard, t'aime. Tu retrouve ce que tu crois la plume. Parce qu'il y a du vide. Parce que t'aime le vide. Sur papier glacé. Alors vomir. Juste vomir. En silence. Et tu trouves ça beau.
Pas moi.
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