26 septembre 2006

Indigènes

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Avant-première d'Indigènes sur les Champs hier. Salut Dominique. Bonjour Anne. Les présidentiables sont là. Les futurs ex, aussi. Une poignée de main avec une première dame en puissance. Regardez-bien, sur la photo derrière, c'est moi.

Tapis rouge. Les flashes crépitent. Tiens, devant moi, N1.

 Avec Jean, nous prenons place.

Puis le film.

Nécessaire.

Sans conteste.

Un film.

Pas un grand film. Un bon film.

Pas convaincu par la prestation de Jamel. A contre-emploi. Trop. La salle, à chacune de ses apparitions, laisse échapper une rumeur joyeuse. Déplacée. Dur de se départir de son image. N'empêche que lui, à l'affiche, il était nécessaire. Indispensable, même. Sans lui, pas la même résonnance. A coup sûr.

Je trouve tout trop. Le sergent. La boucherie. Je ne sais pas.

Mais le film, nécessaire. Pas utile. Nécessaire. Un devoir de mémoire. De réparation. Parce qu'il est toujours temps. Pas de repentance. La repentance, ça pue.

A l'issue, Jean me traîne au Man Ray. Tiens, la dernière fois, c'était au 1er janvier. Le sale plan au taz avarié. Je revois les lieux du bad trip avec un autre regard. En costar anthracite. Soirée BBB. En fait. Ou beurgeoisie. Ou PS. Ils sont encore tous là. Moi, je suis décalé. Je trouve ça quasiment indécent. Pas par rapport au film, à l'obligation de mémoire, de respect, dont je suis débiteur, envers ces vieux chibanis. Ces grand-pères sans qui je parlerai peut-être allemand. Il n'y en a pas un, là. Et ils manquent.

Jean me dit que c'est l'exercice de style qui l'impose.

N'empêche, je finis ma coupe, et me casse.

Par respect, un peu.

Maintenant, je sais que je suis coupable de n'avoir pas su.

22 septembre 2006

C'est fin, ça se mange sans faim...

Phil dit :

Je vais décrocher mon prétexte pour ce soir !

F. dit :

T'as besoin de ça ?

Phil dit :

Mon lot de culpabilité est impossible à compenser.

(Joli titre)

Tu sors ce soir ?

F. dit :

Oui tiens joli titre

Note, note…

F. dit :

Un verre au Cox…

… un tour à la Butch

Phil dit :

(En principe je vais rarement plus loin que le titre)

C’est où ça ? Rue St-Denis ? Toujours ?

F. dit :

Non c rue de rivoli

Phil dit :

A la Scala ? Eurk

F. dit :

Oui le Marquis, le Slow club

J'ai des pass

Phil dit :

J'crois que j'ai passé l'âge...

J'vais plutôt aller me faire remplir au Tilt

F. dit :

Le Tilt ? mdr

Phil dit :

Détrompe toi, ça détrempe !

F. dit :

Oh j'l'adore celle là !!

je la veux, je la veux !

Phil dit :

 […]

F. dit :

Je la voulais !

20 septembre 2006

Combien de temps

vais-je tenir dans cette pétaudière. J'enrage. Le pétage de plomb se dessine à l'horizon. Chaque jour, j'en apprends une nouvelle.

La Conne, alias la dame aux breloques, alias Cruella fait courir le bruit que j'ai été viré de mon précédent boulot et qu'elle m'a intégré à son équipe "parce qu'il y avait des pressions". Celle-là, elle ne va pas l'emporter au paradis ! Et quand elle ne daube pas à mon encontre, elle fait un concours d'incompétence avec Simplet, alias N3, alias mon "allié" dans ce système d'alliance dont, à coup sûr, je  vais finir par être la victime tant il repose sur un vide d'intelligence béant et intersidéral. La dernière de la Conne a été d'autoriser, par écrit ! -le cabinet d'un Ministre a déposer un amendement à un projet de loi. Celle-là, je l'encadre.

N3 (alias Simplet) et N2bis (alias Grincheux) pour leur part sont dans une défiance mutuelle qui interdit toute modification de l'organigramme, et surtout ils sont partis à la recherche de leurs couilles perdues. Autant d'indécision dans d'aussi petites tailles me rend admiratif, vraiment.

La Conne et Simplet m'ont, hier, abandonné en rase campagne face au nouveau boss qui n'a pas manqué de me faire savoir qu'il ne voyait pas la valeur ajoutée de l'équipe aux dossiers que nous gérons. Réponse de Connassa quand je lui restitue : c'est qu'il n'a pas capté nos méthodes. Dont acte. Un deuxième cadre SVP. C'est au moins qu'on a des méthodes : elles doivent être dans le "commun" du serveur. J'ai du mal chercher.

Tête à tête entre N2 et moi à 21 h hier dans son bureau : le mal-être d'un patron qui se rend compte que sa promo est en fait un panier de crabes décoré de têtes de noeuds.

Je suis épuisé. Je doute. Allez hop : l'huître : dans sa coquille.

C'est le club Pyramide qui va en faire les frais, de toute façon, j'en avais ras le bol de ce club de notaires qui se persuade de pouvoir changer le monde en se foutant sur la gueule dans un ramassis de références poussièreuses. Ben oui : c'est pas de maçons dont on a besoin, mais bien de bull-dozers !

 

 

 

 

17 septembre 2006

En piqué

Mes descentes sont vertigineuses, tout autant que mes montées mégalomaniaque.

Ce week-end, je suis descendu. Ca s'appelle même un crash.

Sans crier gare. "Ca ne prévient pas, ça arrive"... disait une longue dame brune.

J'ai retrouvé, hier, mes longues promenades nocturnes dans Paname. Il n'y a plus de putes rue Saint-Denis. Monter à Cadet. Se perdre chez un taré rue de Rochechouart. Et s'y laisser bercer.

Un jour, un de ces tarés, plus taré que moi m'achevera. J'ai eu envie qu'il 'achève.

 Lui donner ce qu'il voulait. Il m'a fait pitié. Moi aussi.

La rue de Paradis. Les turques en furie.

République. Un black qui se branle dans la rue.

Une lope que je fait descendre de chez elle, à oilpé, avant que je ne la congédie aussitôt, parce que définitivement trop laide.

Rue Sainte-Anne : les derniers feux des 80's. Le sauna n'a pas bougé. Sa clientèle l'a suivie. On y croise le fantôme de Girard. J'y suis le plus beau. J'y baise avec le moins laid.

Je me suis perdu et abimé.

Encore une fois.

Et pourtant c'était un besoin.

J'ai retrouvé le Paris fauve qui m'a appelé. J'ai marché, marché, marché.

J'ai fait l'amour avec cette grande putain qui n'attend que mes cendres. A n'en point douter : elles seront bien là, à leur place.

 

 

14 septembre 2006

extension du domaine de la pute

- se soulager entre 5 et 7 - Au moins, à Paname, c'est facile. Un entre-deux riens.

Ca, c'est fait.

Hygiénique, à peine.

Sinon, suis aux manoeuvres, pivot d'une conjonction de mauvaises. J'ai même trouvé un hétéro qui mériterait d'être pédé tant il est méchant, cynique et calculateur. Faut dire que c'est un cadre du PS. Et quand je dis cadre, c'est Cadre. Avec un grands Cas.

On est devenus amis. Tu penses bien.

Je parle du taf, bien sur. De toute façon, il n'y a pas grand'chose d'autres dans ma vie, sinon le bonheur conjugal, à vous en faire vomir. Cette malheureuse pipe par un moche dans le labyrinthe du SunCity hier... Pas même une tache.

Ca dégomme donc un max.

Im-pi-to-ya-ble, la Phil, qu'elle est.

Et sans me forcer en plus. C'est d'ailleurs plus simple quand on a raison. En l'occurence, j'ai raison.

Le duo de couillons au-dessus de moi a décidé, dans un concours infernal, de nous la jouer championnat du monde. J'exerce mon droit d'alerte. Je rafflerai la mise. Ou je perdrai tout.

Je ne suis pas fait pour errer parmi les médiocres.

Pour la première fois de ma vie, j'ai (presque) bouclé un chapitre Un.

Mais ça, c'est pas pour vous.

Allez,  je sais que me le passerez. A demain que vous me lisiez.

Vous aussi ? Moi pas.

 

12 septembre 2006

Supplément au roman national

 

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J'aime.

C’est à coup sûr la révélation littéraire de l’année. Je revendique au moins le Novembre pour Boulin qui nous (se) renvoit tous, dos à dos, fabriquants de misère, pourfendeurs de précarités, militants de la dernière chance, activistes pathétiques, victimes complaisantes ou endormies. Pire. Révoltées en vain. La chronique de Boulin n’a pas d’issue parce que nous n’avons pas d’issue et que nous le savons. Le seul réflexe que nous nourrissons c’est de continuer d’avancer, par instinct animal, pas parce qu’il y a un sens (ou un sens) à leur (notre) histoire. Boulin  à en plus une gueule. Une gueule d’ange. Un ange qui nous casse la gueule. Peut-être parce qu’il s’est cassé les dents sur les marches de l’ENA.

 

Boulin, j’ten veux. Ton bouquin, c’était à moi de l’écrire. Et puis non, finalement, t’as raison, moi, j’suis déjà dans le système. Faux cul puissance mille. J’te donne rendez-vous trop tôt. La bulle t’attend. N’empêche, sur la ligne trois, tu m’as fait chialer. J’avais l’air con. J’t'ai fait de la pub. Malgré moi. T’es culte. Va falloir assumer. J’attends le prochain. Je (t’) attends.

 

11 septembre 2006

Je vous lis

quand vous enchaînez les soirées aux sésames "progress", "butch", "under". Il n'y manque rien que moi. L'envie de vous y retrouver. Vous et notre tableau des éléments magiques. Je vous y sais. Vos oeillades me privent. Ces regards qui ne disent rien. Rien d'autre que "je t'ai vu".

Vos cernes du petit matin me manquent. Vos lèvres violacées. Vos corps fatigués. Vos fringues maculées. Vos mâchoires crispées. Nos danses saccadées. Les files d'attente où l'on se tient, même plus au corps à corps. Dans le froid ou dans la sueur.

En fait, ce n'est pas ce plaisir qui me manque. Ce n'est pas d'être avec vous. C'est de sentir le temps qui passe. Sur moi comme sur vous. Et de me voir sur le quai. De savoir qu'au milieu de vous, je serai nulle part ailleurs quà une place où je n'ai plus rien à faire. Plus envie ?

Je suis objectivement mieux depuis que je vous ai quitté. Sans même le décider. Je vais mieux. Oui. Mais la part de moi qui se perdait sous les bpm regrette. Putain. Fait chier. Ca file. J'ai toujours besoin de m'égarer. Un peu. Enfin je crois.

Je vous jalouse. C'est ça.

Acceptez-moi. Encore un peu.

Juste un peu. Me dire que je ne suis pas vieux tout entier. Enfin, pas encore...

08 septembre 2006

(suite)

Ca saigne.

Phil a pris une décision : il va rester dans son nouvoboulot.

Phil va être vraiment méchant. D'ailleurs, il a déjà commencé.

Phase 1 : se trouver des alliés. J'ai checké le gang des putasses et des salopes du bureau (je n'ai pas eu de mal) : j'ai clairement proposé des alliances contre la dame aux breloques. On y est. On touche le but. J'ai l'assurance de N2 bis : le poste est pour moi. Ne demeure plus que la susdite soit "appelée à de nouvelles fonctions". Un chèque à la clé. Bien sûr.

Pour ma part, j'ai négocié une augmentation de rem. Faut pas déconner. Ca fait quand même trois mois que je suis en place (je suis un monstre, je sais).

Phase 2 : pas de phase 2 sinon, s'assoir sur les ruines de la dame et tenter de redresser la baraque après toutes les conneries qu'elle a enchaînées.

 Je suis même tellement content (Phil adore être une putasse) que j'ai même failli niqué Pookie dans mon bureau. Vous rassure, j'ai eu un sursaut. N'empêche, j'y ai pensé.

Sinon, sur un air connu : cesoir je suis amoureux de mon homme.

J'ai même des amis. Des nouvoz'amis, aussi.

Va falloir que je transforme cette énergie. En torrent de...

De quoi, au fait ?

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