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09 octobre 2006
La province assassine
Revu, sur Arte (de toute façon, indiffusable ailleurs que sur Arte) :
Encore un film qui me met totalement mal à l'aise, et pourtant au Panthéon de mes références. Sans doute parce qu'à force d'hésiter entre les deux héros masculins, je fini par me retrouver dans chacun d'eux, ou par me perdre entre celui que j'aurai aimé être, et celui auquel j'ai échappé. Le revoir : un moment douloureux (oui, vraiment douloureux) . Les Vosges peuvent tuer. Comme le Forez m'a tuer (sic). C'aurait pu être la Margeride ou le Morvan. De toute façon, mes trente-deux quartiers se répartissent dans ces "trois tiers France".
Un film, une redif en prétexte à ce post. Infidèle que je (vous) suis. Vous me manquez. Vous aussi. Les fire-wall de mon taf ne me laissent aucune chance. Poster par anticipation ? N'y parviens pas. Ce serait un peu de l'écriture sous vide. Pour ça, il y a Angot. Je vous la laisse.
Je m'assèche. Vraiment. Je deviens un financier. Un banquier. Je perds mon âme. Le peu qu'il me restait. J'en oublie de m'oublier. De conter mes égarements. Moins drôles. Moins pathétiques. Moins souvent. Moins vivants.
"Avec la qualité de ce que tu écris". Tu parles, c'est si loin. Je ne commets même plus les discours de quelque sous-ministre. Pas même ceux d'un mauvais sénateur d'une quelconque haute-province. Une province meurtrière à laquelle j'aurai pu échapper. Je me recroqueville dans des ambitions de rescapé, de gérant de pressing, de Belfort où d'ailleurs.
Un rail de coke. Un gamin de vingt-deux ans. Un [autre] samedi perdu. Et j'ai le sentiment d'exister. Je ne me mens même plus. Ce n'est d'ailleurs plus un sentiment. Tout juste une impression. Impression : vivant.
C'est ça.
Du charme du fer à repasser considéré comme acte d'amour. Ou de la province. Celle consubstantiellement meutrière. Celle qui me rappelle. Celle que je renvisage (rends visage ?). Sérieusement. Pour la première fois depuis... 7 ans. Déjà.
Paris m'aurait-elle lassé (laissé ? abandonné ?). Ou me decide-je à me résigner ? N'en demeure pas moins. Drôles d'idées en tête.
[Finalement, ce post mérite un dédicataire, et ce ne peut-être que toi. Tu comprendras, je crois]
23:10 Publié dans Philothèque | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires
et tout à coup, je me dis que ça fait presque 4 ans que je suis tes "aventures".
Ecrit par : nicolas | 10 octobre 2006
Et moi trois ans {Tu devrais aller dans le périgord. "Le blog d'un pédé périgourdin", ca sonne top (-;}
Ecrit par : poly | 10 octobre 2006
J'aime ce film. Intensément.
Je n'aime pas Angot.
J'aime le "toi" dédicataire.
Ecrit par : Henri-Pierre | 23 octobre 2006
Les commentaires sont fermés.