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28 octobre 2006
A quoi ça sert
un automne sans pluie, un mois d'octobre avec une bannière comme au mois d'août, où je peux encore mater les mollets à l'air des julots dans Paname !
Parce qu'ils me font kiffer, les cons, avec leurs muscles saillants, leur peau mate, et les poils qui courrent et qui annoncent mes baises avec eux ; à la va-vit. Les seules qui vaillent.
A quoi ça sert, hein si je n'ai même plus de toile de fond grisaille pour le zénith de ma déprime annuelle ?
Déboussolé, je traîne mes guètres et mon mal être sous des rais de lumière déplacés, et décalé, encore plus, je me ressens.
C'est même pas un temps de Toussaint. C'est un temps de rien. La boule dans la gorge et la rage au ventre. Mais elle vient d'où, cette colère ?
Parce qu'elle est là, la gueuse. Putain d'ire motrice et détestée. Indispensable à ma survie pourtant.
Je m'abandonne et vous laisse m'oublier.
De toute façon, si c'était vous, je ferai pareil.
Je vous hais-me, mais moins que moi.
De temps en temps, je me vide pendant qu'ils me remplissent, d'humeur, de foutre, de (leurs) colères.
Le plaisir est loin. De toute façon ça fait longtemps qu'il n'est pas.
C'est juste l'histoire de baigner dans leur suicide, à eux. Les laids.
Alors, faire un doigt au soleil et aux mollets exposés des julots dans Paname. Et de me retenir, un peu.
Encore un peu.
12:00 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25 octobre 2006
Ce matin,
j'peux pas.
J'peux pas me lever. J'veux pas bouger mon cul. J'ai pas envie de voir leur gueule de ravis de la crèche, innocents de tout, irresponsables devant la mécanique à casser, coupables de leur couardise.
J'peux pas.
Alors, j'ai décidé de ne pas bouger mon cul.
J'ai décidé de me mettre hors jeu. Hors champs.
Ce matin.
Juste pour aujourd'hui.
J'ai pris mon téléphone et ma voix de caverne. J'ai dit non.
J'ai lancé un lourd.
Je comaterai à Berthier. Histoire de passer le temps, après le 13 heures du service public, me ferai sans doute remplir par quelque pauvre hère, de passage dans le quartier. Ou pire, un VRP. Ou pire encore, un agent de maintenance informatique.
Enfin un glauque.
Mais aujourd'hui, j'peux pas.
J'veux pas y aller.
Caprice.
10:25 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23 octobre 2006
Panic story
ça ne prévient pas, ça arrive... Comme dirait une ombre brune. Au détour de rien. Comme ça. Je ne vois rien venir. Chaque fois. C'est de plus en plus fréquent. Puis ça tombe. Un couperet. Pas une angoisse : la panique.
La certitude d'une mort immédiate. Sueurs. Frissons. Le rythme cardiaque s'accélère. Je me liquéfie. La stagiaire, en face de moi me renvoie le malaise. Comme n'importe qui se serait trouvé en face de moi. A ce moment. Dans ses mots, lapidaires, je trouve confirmation du mal être. Il est visible. Palpable. C'est donc que j'ai raison. Et pourtant, je sais aux tréfonds de moi que ce n'est que somatisation. Impossible pourtant de la dépasser.
Je quitte le bureau, en urgence, en panique. Je suis blème.
Je chope un cab. Comme toujours à chaque fois. Sur le chemin, j'appelle Gé. Il faut que je l'entende. Qu'il me calme. Qu'il m'apaise. Il est là.
Berthier, enfin.
J'ai failli faire le détour par les urgences de Bichat.
Encore.
Mon mec me rasserenne. Je sais compter sur lui.
Cette fois, ce n'est pas la coke. Ni la fatigue. C'est juste le stress d'un cadre plus dynamique, en cours de broyage par une machine à casser.
Aujourd'hui, j'ai fait jouer mon réseau.
Quatre CV sont partis.
Au bout de six mois dans le poste, c'est un record pour moi.
Le drame, c'est que je ne suis pas le seul. Visiblement, la vieille dame, dernière héritière de la monarchie, ne sait pas retenir ses talents. J'ai peur de pouvoir y rester.
Putain, ça craint.
20:06 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22 octobre 2006
Explication de gravure
vendredi, dans le bureau de N2. Etaient convoqués Simplet, Cruella, Archambault d'Isserpens (là où je bosse, c'est une annexe de ce qu'il reste de toutes les France d'avant) et moi-même... Forcemment, ça se barre en couille. La plus belle engueulade de ma vie. La plus injustifiée d'ailleurs acr je n'ai aucune prise sur l'incompétence de mes chefs. La réunion calamiteuse de mardi qui a valu cette admonestation, inévitable, n'était que la conséquence de l'incurie et du désaccord de ma hiérarchie. J'ai donc pris ma part de reproches, mais juste ma part.
Je pense qu'il s'agit du premier écard de N2 : on ne pourrit pas ses cadres devant leurs subordonnés. Je crois que c'est une règle d'or du management. J'ai donc pris rendez-vous avec lui, dans la semaine qui vient, pour jouer cartes sur table. De toute façon, vrillée comme est la situation, ce qu'il me reste à perdre est dérisoire au regard de l'inconfort dans lequel j'erre.
A part ça,rien : je me vide les couilles une fois par semaine, histoire de ne pas trop faire chier mon monde, et je gagne 20 points de QI dès lors que je me suis débarassé de mes "humeurs" comme tout mâle qui se respecte, aussi enculé que puisse être ledit mâle.
Me suis plongé dans une somme sur Maurras qui me confirme : a) que je suis bien un anarchiste de droite ; b) que je suis devenu démocrate parce que je n'ai guère d'autre choix; c) qu'en d'autre temps j'aurai été encore plus réactionnaire. Tiens d'ailleurs j'envisage sérieusement de voter Ségolène... La candidate de l'ordre juste. Maurras aurait dit du "pays réél". Elle lui aurait plu. Je crois.
Un doigt de culture sulfureuse, un peu de poudre, et évacuer le souffre... Rien de transcendant, donc, dans ma vie. Ah, si : je j'ai une furieuse envie de me faire fister. Promis, je vous raconterai... si, si...
03:07 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
14 octobre 2006
En pointillés
ou en tirets. Ou en p'tits traits. Je tape, tape, tape, c'est ma façon d'oublier. Que me me suis gauffré en changeant de poste. En vrai. En grand. Ne pas passer par la case départ. Deposé et résigné. C'est mon boulot.
Le lundi, en allant au taf, j'ai des envies de suicide. Le vendredi, en rentrant : de meurtres sur personne ayant autorité ! Cherchez l'erreur. Cruella et Simplet, mes supérieurs directs, en sont à un niveau d'agression et de bêtise à faire pâlir. D'ailleurs, je suis exsangue. Pire, je sens que le bouzin va m'être confié. Ca vient. Mais c'est un champs de ruines dont je vais hériter, d'une équipe de branques, incompétents, mal assemblées, sans vision de leur mission. Et honnetement, malgré ma superbe et mon impérieuse prétention, je flippe à mort, j'ai peur de ne pas être à la hauteur. D'ailleurs, il n'y a que deux ou trois connards qui demeurent convaincus que JE SUIS.
Je sais que l'expulsion de la dame aux breloques, et ma nomination à sa place, c'est une opération ou j'ai 3 chances sur 4 d'échouer. Peut-être plus d'ailleurs.
J'ai mal au bide. Je n'en dors plus. Alors je tape. Je baise. Je tape en baisant. Je baise en tapant. Ou plutôt me fait baiser : spécialité du mois, les moins de vingt-cinq ans. J'sais pas pourquoi, ils me collent aux basques et j'aime ça. d'ailleurs Dustan avait raison, passé un certain âge, ce n'est plus une question de physique mais d'attitude. Du pédé mortifère sans doute. Je suis mortifère. Je sais. Ca me tient. Ils aiment. Je suis un danger. J'aime.
Mes vendredi se ressemblent : lje larve, pendant que Gé part en expédition, parfois à ma demande. Alors, inéluctablement, passé minuit, je pars chez un fuckbuddy dont la chambre surplombe les tombes du cimetière parisien des Batignolles, à l'endroit où elles se nichent sous le tablier du périf. Quand je le quitte, depuis quelques temps, il me lance "ça m'a fait plaisir de te voir" qui signifie en fait "putain, j'suis seul et ça me fais chier que tu te casses", alors, dans ces moments, et dans ces moments seulement, je mesure ma chance. N'empêche, j'aime bien ces baises au dessus des morts, sous vapeurs de pétrole, toutes enseignes défilantes en arrière chambre, à deux pas de Berthier.
Les samedi, je désocialise et m'embrume dans les vapeurs de quelque sauna nocturne avant de revoir mes prétentions et d'échouer dans la cabine-cercueil où se branle molassement un quasi-cachalot. (note pour moi-même : faire un post sur les saunas)
Ce week-end sera différents des autres, famille oblige.
Quoique je me connais, je suis capable de faire le mur.
Je me fatigue, mais vivant. Au moins. Et quelque part heureux de l'être.
18:20 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
09 octobre 2006
La province assassine
Revu, sur Arte (de toute façon, indiffusable ailleurs que sur Arte) :
Encore un film qui me met totalement mal à l'aise, et pourtant au Panthéon de mes références. Sans doute parce qu'à force d'hésiter entre les deux héros masculins, je fini par me retrouver dans chacun d'eux, ou par me perdre entre celui que j'aurai aimé être, et celui auquel j'ai échappé. Le revoir : un moment douloureux (oui, vraiment douloureux) . Les Vosges peuvent tuer. Comme le Forez m'a tuer (sic). C'aurait pu être la Margeride ou le Morvan. De toute façon, mes trente-deux quartiers se répartissent dans ces "trois tiers France".
Un film, une redif en prétexte à ce post. Infidèle que je (vous) suis. Vous me manquez. Vous aussi. Les fire-wall de mon taf ne me laissent aucune chance. Poster par anticipation ? N'y parviens pas. Ce serait un peu de l'écriture sous vide. Pour ça, il y a Angot. Je vous la laisse.
Je m'assèche. Vraiment. Je deviens un financier. Un banquier. Je perds mon âme. Le peu qu'il me restait. J'en oublie de m'oublier. De conter mes égarements. Moins drôles. Moins pathétiques. Moins souvent. Moins vivants.
"Avec la qualité de ce que tu écris". Tu parles, c'est si loin. Je ne commets même plus les discours de quelque sous-ministre. Pas même ceux d'un mauvais sénateur d'une quelconque haute-province. Une province meurtrière à laquelle j'aurai pu échapper. Je me recroqueville dans des ambitions de rescapé, de gérant de pressing, de Belfort où d'ailleurs.
Un rail de coke. Un gamin de vingt-deux ans. Un [autre] samedi perdu. Et j'ai le sentiment d'exister. Je ne me mens même plus. Ce n'est d'ailleurs plus un sentiment. Tout juste une impression. Impression : vivant.
C'est ça.
Du charme du fer à repasser considéré comme acte d'amour. Ou de la province. Celle consubstantiellement meutrière. Celle qui me rappelle. Celle que je renvisage (rends visage ?). Sérieusement. Pour la première fois depuis... 7 ans. Déjà.
Paris m'aurait-elle lassé (laissé ? abandonné ?). Ou me decide-je à me résigner ? N'en demeure pas moins. Drôles d'idées en tête.
[Finalement, ce post mérite un dédicataire, et ce ne peut-être que toi. Tu comprendras, je crois]
23:10 Publié dans Philothèque | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03 octobre 2006
Tout simplement
Un week-end au soleil. Avec mari et amis. La croisière s'amuse : 6 gouines et 6 pédés sont sur un bateau. C'était drôle. Un p'tit moment de plaisir. Une bande de potes. Putain, ça fait du bien. Comme quoi, tout arrive. Phil peut même trouver du bonheur, sans foutre, sans coke...
Je n'y croyais plus.
La vie est formidable.
Non, j'rigole.
21:23 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
