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19 novembre 2006
J'ai un rêve secret
C'est d'eviscérer - vivant, sinon ce n'est pas drôle - un agent S.N.C.F., de lui faire rôtir ses entrailles et de les lui faire bouffer pendant qu'une chèvre galeuse lui bouffe les orteils
S'il est contrôleur, c'est mieux.
Si j'ai un contrôleur ET une poufiasse de guichet : je risque d'avoir un érection violente.
J'm'essplique : au début du mois, j'ai acheté un aller-retour pour Lyon où je devais me rendre avec mon mari à l'occasion du mariage de ma filleule, samedi 18.
Totalement réticent à l'ergonomie (pffffff) du site Internet de la société nationale, et pour éviter toute erreur, je me suis rendu à Austerlitz acquérir mon billet. Après une heure de file d'attente et trois "commerciales" qui ont cru bon de relever leur comptoir au moment précis où c'était mon tour, j'ai fini par être pris en charge par une pouffe sans âge et en surpoids pondéral arrogant qui m'a d'abord expliqué que comme il y avait un site internet elle ne comprenait pas que des clients viennent toujours l'importuner.
M'enfin, elle a quand même fini par m'éditer mes fichus billets et je suis reparti fier comme un bar-tabac.
Samedi, à 7 heures pétantes, mon gars et moi montons dans le train et, arrivés aux places réservées, constatons la présence de deux quidams. Aïe. Embrouille.
Je vérifie mes billets et me rends compte que la connasse suscitée et intégrale m'a vendu deux allers-retour... pour le 11 novembre, soit la semaine d'avant.
Je la voue aux hégémonies, comme on dit dans les CSP - (Celles qui sont agents de guichets à la S.N.C.F. et qui se rerpoduise entre agents de guichet et qui considère que si leur fiston est agent-de-guichet-comme-papa il est panthéonisable) et me dit que ce n'est pas si grave... que je vais devancer les ennuis et me présenter au gentil contrôleur qui va me placer à des sièges disponibles...
Sauf que !
Sauf que je suis tombé sur un acariâtre avec une bonne gueule de champion qui m'a dit qu'il n'en n'avait rien à foutre, que j'étaias un fraudeur en costar et que si je prenais son TGV j'en serai pour une amende en plus du règlement du trajet.
J'ai adoré son humour et ai embarqué. De toute façon, ma filleule n'ayant pas décidé de se marier le 11 mais le 18 novembre, je n'avais pas le choix et si le con-trôleur 1 était très con, peut-être aurai-je plus de chance de faire primer la diplomatie avec son collègue qui arborait fièrement un badge de l'ASSE sur le revers du veston (moche).
Dans l'éventualité d'un contrôle... mon homme et moi nous sommes posés sur les strapontins du couloir quand j'entends les compères converser en arrivant vers nous. (Ils ne nous voyaient pas)
Con-trôleur 1 à con-troll 2 : il y a deux tantouzes qui ont un billet périmé : j'leur ai dit qu'on allait les allumer alors tu moufte pas et tu fais pareil que moi
Troll-très-con 2 : pas de souci Raymond, on va se les allumer les fiottes...
Résutat des courses : 486 € l'aller-retour en voiture bar entre Paris et Lyon.
J'ai été sompteux de grossièreté !
J'ai demandé aux deux champions si c'est parce qu'ils n'arrivaient plus à baiser leur grosses qu'ils en étaient réduits à jouir du (tout-tout-petit) pouvoir d'allumer deux pédés-bobo, de plus du fait de l'incurie de leur grognasse de collègue, et j'en passe... J'ajoutais que je n'avais même plus la force de les mépriser tant je les trouvais tristes et pathétiques, et que je compatissais à leur sort médiocre
Leur zèle et leur bedaine gonflaient. Je sentais leur self-control vasciller... Leur adhésion à SUD : ils en étaient fiers dorénavant ! Encore une phrase de ma part, et ils seraient en état légitime d'exercer leur droit de retrait pour agression. Sauf que le retrait c'est quand leur père était en-train de fourrer leur Simone de mère qu'il aurait du être exercé.
Mais mon mari m'a sommé d'arrêté en me priant de constater - blonde que je suis - que l'on ne pouvait pas avoir une conversation avec deux palourdes à casquette.
Et je lui ai donné acte de ce constat...
Bouffis de colère, les troll se sont échappés dans la voiture 14
Et je vais me faire plaisir dans une putain de contestation... Sauf à ce que je repasse au guichet... A Austerlitz !
Il n'y a pas de petit plaisir.
21:40 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
17 novembre 2006
Comme dans une chanson de Bénabar
mes journées défilent. Dix heures par jour, sans pavillon de banlieue tout au bout. Tant mieux. Parfois, une p'tite soirée entre amis. Oui, amis. Imbibée et jolie. La soirée.
Comme dans une chanson de Delerm, j'me demande si c'est l'homéopathie qui produit ses effets. Je vais mieux. Je suis mieux. Faudra que j'en parle à cousine Cécile que je marie Samedi.
Je me rends compte que je n'ai pas baisé avec mon mec depuis... trois mois déjà ? Au moins. Consensuellement, nous évitons le sujet et nous sigons régulièrement des ordonnances de backrooms. A moins qu'il ait un amant. Moi, pas.
De toute façon, ma thématique du moment est trop trash, même pour ces pages. Inutile d'insister. J'ai bien du remplacer mes drogues par de nouvelles exactions. Je me découvre des ressources ignorées. Ils adorent.
Dix heures par jour. J'ai négocié mon autonomie. Montré mes dents. Dit-que-c'tait-moi-qui-savait ! Les laisse dans leurs conflits de mesquineries. Condamné à ne pas choisir, je trace ma route tout en étant bien conscient, comme dans une chanson de Linda LeMay, que ce n'est pas la compétence qui paiera.
Finalement supportable, ce mois de novembre.
Vous ai oublié un peu.
09:05 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04 novembre 2006
Quand il s'est retourné
en se rhabillant, et que je lui ai demandé pourquoi il s'en allait déjà, il m'a décoché un sourire pas possible et lancé :
- je crois que nous avons tous les deux notre compte.
Un échange de vestiaire entre deux keums. Juste ça. Juste rien. Mais ce putain de sourire, et cette complicité furtive m'ont fait un bien fou.
C'est vrai que nous avions eu notre compte...
N'empêche, j'aurai bien remis les couverts.
10:13 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
01 novembre 2006
Novembre 1968 et conséquences
Ma grand'mère est morte depuis 9 mois déjà. Le suicide de la déjà vieille dame, bourgeoise déchue et mal mariée, a été maquillé en suites d'une longue et douloureuse maladie : une asthénie langoureuse. Tout juste un sommeil.
Novembre 1968, dans la maison familiale du chemin de Basse-Ville, là-même où le prévisible s'était accompli l'hiver d'avant, mes parents - mais de quelle folie étaient-ils piqués alors ? - ont fait l'amour. Ils se sont protégés de ce sida inconnu de l'époque et qu'on appelait alors "les enfants". Le recul m'impose de penser que c'est peut-être la dernière fois qu'ils ont fait l'amour. Le postulat me rassure. Mes frères étaiant déjà grands. Il devait faire grisaille sur les Monts du Forez, plus loin, où sur le pic du Guizay, tout près.
Enfin, ils ont fait l'amour, et l'irréparrable est advenu, le latex devait être poreux : ils m'ont conçu. (Je garde une aversion légitime pour ce latex là)
Août 1969 : sous un torrent de néons, à la clinique maternelle de l'Hôpital Bellevue, Boulevard Pasteur, je naissais dans la lumière artificielle.
Mes vieux étaient vieux. Mes frères étaient vieux. J'étais vieux moi-même avant que d'être.
Né sous le signe du suicide et de la dernière faute, rejetton d'une mésalliance, je n'aurai dû avoir d'autre choix que survivre et m'en satisfaire.
Dramatique erreur. J'ai voulu être.
J'y suis parvenu. Un peu. Parvenu. Pas arrivé. Question de nuances.
Depuis, j'écoute les litanies de novembre :
- novembre 1992, le foutre trop âcre d'un inconnu, je ne sais plus où d'ailleurs, si ce n'est que je l'ai reçu dans mon cul. Ce que j'en retient c'est la dégringolade qui s'en est suivie, et son cortège de cadavres (le mien en tête).
- novembre 2006 : aujourd'hui. J'ai l'âge de mes parents, ou presque, lorsqu'ils m'ont construit comme dommage collateral à leurs ultimes ardeurs.
Dorévanant, je veux dire que je les connais pleinement : quand ils m'ont fait, je sais leur état de maturité. Qu'il n'y a plus de part d'inconnu dans l'équation. Nous sommes trois. Chaque protagoniste était là. Et je me demande comment sauver la fin du scenario.
L'hypothèse qui tient la corde, c'est de renouer avec le début.
C'est la seule qui vaille.
Novembre, c'est un beau mois pour oublier.
Le cercle se restreint.
Je restreint le Cercle.
Même à Berthier, les espaces s'organisent : je tisse un cocon pou m'y piéger dedans. Je vous en veux de me le laisser faire et pourtant, à votre place, je ferai pire.
Le bordel est mon dernier espace de socialisation, superficielle. On m'y ignore d'abord, on m'y cherche bientôt, on m'y complimente ensuite, on m'y aime déjà... Et on m'oublie aussitôt. Rançon d'une réputation de garçon ténébreux. Sans doute. De pervers ? Certainement. De blogueur ? Parfois
(Note aux lecteurs : quand vous me reconnaisez en train de me faire mettre dans une cabine au sauna IDM ou ailleurs, inutile de glousser façon pintade "c'est lui, c'est lui.... tu crois que c'est lui" : c'est ridicule et ca m'empeche de me consacrer au moche qui me chevauche et à son successeur et d'ailleur OUI, c'est moi ! Vous avez plus de chance de me trouver là qu'à la FIAC - quoique-)
22:45 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
