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27 janvier 2007

Sorti du bois

aujourd'hui. Ne vais pas dire que suis allé jusqu'à socialisé, mais suis parvenu à briser le rythme mortifiant qui s'était installé.

J'ai failli y trouver du plaisir.

Ca craint. Putain de drogues dures.

16 janvier 2007

Les instants surpris

comme ce soir, ces moments où nous parvenons sans doute au noyau de nous. Sans rien dire. Sans rien faire. Ces fugacités qui m'échappent et qui pourtant révèlent l'essentiel : il est là et je suis partie du nous.

Epuisés par nos dernières semaines, par la course contre moi, nous avons laché prise. Le corps s'en ressent. Nous sommes tous les deux à terre. A taire.

Dedans la bulle chimique, je me terre. Aussi.

Et puis ce rien, ce soir, ce tout.

Sa fatigue qui se pose sur moi. Indolente, pourtant. Et de m'étonner de cette bouffée de tendresse. Malgré moi. Ce moment de nous qui me file entre les doigts.

Cette histoire me surprendra donc. Encore et encore.

14 janvier 2007

Défonce légale

Depuis 4 jours. Sur la notice du médoc, dans les indications, il est noté que le produit peut-être prescrit aux victimes d'un tremblement de terre. C'est rigolo. Au premier cachton, j'ai eu l'impression de gober un taz mal coupé au PCP, mais remboursé par la sécu. Trop cool ! Voilà, c'est fait, je suis à l'Ouest. Enfin plus que d'habitude. Je sens la distance qui se crée. La distance entre mon mal-être et moi. C'est à dire entre moi et moi. Sans doute. Les crises de panique se feront plus rares, c'est certain. Je me ferai plus rare, aussi. Ici, ailleurs, avec vous. Ma bulle va me suffire. Un week-end de célibat, déjà, sans mettre bite dehors (ni dedans, d'ailleurs).

L'absence de libido régulée. Ses trop-pleins aussi.

Toute la place sera réservée à l'animal social.

Il m'a appelé. J'ai été conne. Comme prévu.

L'échec est-il la seule alternative à l'ennui ?

10 janvier 2007

24 heures chrono

La sexualité conjugale est un sport de combat. Deux morts. Ca nous apprendra à retrouver nos ardeurs de jeunots. N'empêche, on se serait pas passé de la case toubib.

Question toubib, justement, grand entretien avec Myriam dont je suis définitivement un peu amoureux. Je repasse en suivi de ville et vais dire fuck à l'hosto. Pas dommage : la file active de l'HDJ pavillon sida, ça commençait à me gaver.

Bad news : Béatrice, ma psy, ne poursuira pas après mon IVT (interruption volontaire de thérapie), faut donc que je me trouve un nouvel analyste. En me lourdant, elle a insisté sur deux choses : la pertinence de trouver un mâle et de m'interroger sur mon niveau "d'assumitude" - comme dirait l'autre -  de mon homosexualité (gniiiiiiii ?) et de prendre très au sérieux mes crises de panique comme révélatrices d'une mise en alerte du moi devant des actes positifs nécéssaires mais posés sous la contrainte : en clair, je m'impose des choses qui sont objectivement incontournables mais en contradiction avec ce que je veux vraiment. Un  divan en urgence SVP !

 Côté taf : ça bouge. Gé se verra selon toute vraisemblance proposer un CDI. Après une tentative d'hésistation - genre : je ne suis pas sur d'accepter - il a pris sa décision : il prendra. C'était la bonne réponse. Toute autre aurait emporté la rupture concomitante d'un autre contrat. Les moyens de son indépendance sont une garantie de notre faculté à nous retrouver. Je veux qu'il soit libre de me quitter en me disant que je suis un gros con sans se foutre dans la merde. Ou de rester.

Pour moi : idem. Le CDI pointe son nez ! 90 % des objectifs atteints en 2006 selon le rapport d'évaluation de la dame aux breloques - grand exercice de style. Revalorisation de la rem à la clé. Un peu de visibilité. Enfin.

N'ai plus qu'à me débarasser de cette putain de sciatique, et j'aurai l'impression de regagner un peu d'air.

Comme quoi, ça sert de se bouger le fion.

 

09 janvier 2007

Dans la série

j'avais raté : le temps qu'il reste. Thématique et esthétique coeurs de cible. Et pourtant, il manque une émotion, l'essentiel ne me suffit pas.

Au delà, comme un flash, envie de rapprocher cette pics :

medium_les_nuits_fauves.jpg

 

 d'une photo extraite du film d'Ozon

medium_Le_temps_qu_il_reste.jpg
 sans plus de commentaires, de ma part.

08 janvier 2007

Spéléologie administrative

hier, en guise de distraction dominicale. Faut dire que cela faisait trois ans, au bas mot, que je n’avais pas rangé « mes papiers » : bulletins de salaires, contrats de travail, factures, avis d’huissiers divers et variés.

Je m’y suis donc collé. Miracle : rien ne manque. Ni les diplômes, ni les résultats d’analyses sanguines, ni les facturettes de CB attestant mes nuits de dérapage.

J’ai classé, rangé, trié, jeté.

J’ai retrouvé des curiosités : un bilan de santé où je suis à 794 CD4, un autre avec une charge à 1 million de copies… les preuves, aussi, d’une démission maquillée en licenciement, de l’achat fictif d’un appartement – tu parles d’une galère, du procès en sorcellerie intenté à ma connasse de cousine, ou bien des séances d’auto flagellation à l’appui des jérémiades adressées au Trésor public, chaque année depuis que je suis imposable, pour quémander quelque délai.

Au fil des logos moches imprimés sur les entêtes des fiches de paie, j’ai vu défiler tous mes employeurs : Dominique, la garce qui passait son bureau à la Javel, en 1995, après mes passages ou Bernard, le roi de la couille molle. J’ai pu reconstituer avec intérêt les courbes de mon immunité, de mes dépressions, de mes amours et désamours. J’ai constaté avec une bonhommie suffisante et répugnante que j’étais sinon arrivé, bien parvenu. J’ai fait la lecture de ma mauvaise foi persistante, moi qui en suis toujours à geindre de la situation économique qui m’échappe alors même qu’en moins de trois ans mon salaire a gagné 30 % et qu’il a doublé en sept ans.

Un peu effrayé, j’ai pris acte que je travaille depuis janvier 1991 sans discontinuer : ça veut dire la retraite en 2034 ! Si j’avais pensé à penser à cela un jour.

« Mes affaires sont en ordre », dorénavant, comme s’il s’agissait d’une étape importante qui répare une lacune. Ca veut dire quoi ?

07 janvier 2007

Le grand saut

Pour tenter de sauver ce qui peut l'être. Effondré. Gé est rentré effondré, vendredi. Cassé. Par moi, la veille. Le lien défait. Vraiment.

C'est là que tu mesures le coût de ce que tu as construit. De ce que tu joues à perdre.

Mais je ne joue pas.

Alors j'ai plongé. Suis descendu le pêcher. Le condamner à faire autant d'effort que moi. A ne pas nous laisser couler ensemble. Nous n'avons pas sombré.

Un sommeil de plomb. Artificiel, mais de plomb quand même et pour le mieux. Samedi fut un autre jour. Un jour à se relier.

Nous nous sommes retrouvés. Pour le moment. A coup d'efforts. Se battre contre lui, contre moi, contre nous. Presque par instinct. Comme si cette histoire était autonome. Qu'elle nous commandait au respect. Malgré tout.

Une soirée entourés. C'était bien, nécessaire. De nouveau, sommeil de plomb. Puis un dimanche de rien. Alors bien sûr, j'ai senti l'appel. D'ailleurs, d'aigreurs. Ne pas bouger. Je n'ai pas bougé.

Il n'y aura pas de petite victoire.

Le traître est derrière moi. Dans le miroir. Et celui qui le tient est son complice.

06 janvier 2007

L'imagination nous impose-t-elle des désirs insensés ?

'tain... c'est le sujet imposé d'une disserte de philo infligé à une ado, la nièce du fantôme furieux. 

Bon, on est appelés à la rescousse, c'est pour mercredi ! 

Moi, déjà, vu le sujet, suis certain que le prof est une copine : je tournerai bien ça en sujet sur le fantasme, la pulsion, le tabou.

Z'en pensez-quoi ?

05 janvier 2007

Pour changer un peu

Le premier qui ose affirmer que ce mec me ressemble s'en prend une

Voir

L'ordre des choses...

... commandait de rappeler la psy, de prendre RDV chez ma toubib, d’avoir la énième discussion avec Gé, de voir ce sur quoi, aujourd’hui, je peux agir, les distinguer de celles où je n’ai pas encore  prise,  tenter une nouvelle fois d’arrêter d’être insincère avec moi (avec vous je m’en fou et vous aussi).

Ca, c’est fait.

2007, l’année des ultimatums.

L’ordre des choses commandait aussi de reposer les pieds sur terre et de ne pas partir en live pour un regard, une phrase anodine récupérée dans un moment anodin et qui ne voulait sans doute rien dire du tout.

L’ordre des choses c’est de ne pas rajouter de la complexité dans un bordel déjà bordélique.

L’ordre des choses c’est toujours retrouver ce putain de sens du dérisoire, de prendre des initiatives simples, de proposer un café en solo avec un pote qui avait paumé l’adresse du blog, d’aller boire des blancs à en voir la vie en rose avec une blondasse hype mais que je pourrai peut-être aimer gros comme ça, c'est programmer un voyage dans un port où ça caille et où des marins pissent sauf que ça rimait pas dans la chanson, c'est bousculer les boudeurs, quitte à les retrancher jusque dans leurs derniers repaires de mauvaise foi pour leur dire qu’ils comptent quand même un peu, c’est amener mes marteaux dans de nouveaux ateliers quitte à tout casser.

L’ordre des choses c’est de me bouger le cul.

J’ai jusqu’à Pâques.

[Putain, fait chier, ça ne devait pas être la bonne adresse mel.]

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