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12 février 2007

Mode off (éloge ursidé)

Pendant une semaine. J’ai dormi, beaucoup, baisé, un peu et somme toute assez mal, dans un premier temps. J’ai mangé, trop. J’ai aussi déprimé, juste ce qu’il faut et pesté comme chacun de vous, pas davantage que d’habitude. J’ai passé en revue un carnet d’adresse de plus en plus vide. J’y ai pourtant trouvé les essentiels. Peut-être plus qu’il n’en faut pour être un homme heureux.

 

 

J’ai retrouvé ce lundi matin mon bureau, ma dame aux breloques, mes futilités et les tours du treizième que je vois depuis la fenêtre de mon bureau, ces tours qui m’offrent la vue d’un paysage urbain que j’adore, surplombé par la pollution, en partance par les rails d’Austerlitz vers la France de nulle-part.

 

 

Aujourd’hui, je me rends compte que je me suis reposé, à mon insu. Que je suis bien. Ou mieux.

 

 

Vendredi soir passé avec les compères : mon mari, l’Ours, et la crapule, leurs bières et nos gin-tonic.

 

 

Samedi avec les mêmes. Si ça continue, nous pourrions presque être amis. Il va falloir se méfier.

 

 

Réconcilié, avec moi, c’est déjà ça.

 

 

Dimanche… Dimanche classé X. Voir XXX. Huit heures de sport à caractère porcin. Mais c’était bien. C’était tout à fait ce qu’il me fallait.

 

 

Surprise ! Dans mon sauna préféré, ils ont creusé une tanière. Un mauvais remake de ma si chère chambre ursine, une sale déco de mousse de polystyrène, même pas kitch, même pas chaleureuse, mais qui laisse accroire à un terrier. Je m’y suis naturellement terré comme une mygale, à l’abri dans une quasi obscurité à peine violée par la lueur d’un mauvais spot trop rouge. J’y ai attiré des mâles, mes proies. Ils ont aimé. Moi aussi. Ils m’ont renvoyé non pas une image satisfaisante de moi, mais une image désirable – désirée, je veux dire séductrice – ce qui ne m’était pas arrivé depuis des lustres. Je me suis donc lâché.

 

 

Et j’’ai continué mon expédition punitive dans un autre de mes bordels jadis favori. J’y ai gravement sévi. Je suis rentré chez moi sale dehors, vidé, de foutre, de violence, de fatigue, de besoin de plaire.

 

 

Pré-quadra = pré cata ? Pas sûr. Saint-Dustan et Saint-Genet prieront pour moi.

 

 

 

Commentaires

;)

Ecrit par : DragonFly | 12 février 2007

Une mygale, un terrier, des proies. Et le lapin dans tout ca ?

Ecrit par : poly | 12 février 2007

bah c'est ça de passer des soirées à la cool. De choisir de rester entre nous, plutôt que d'aller danser seul, loin de ceux qui vous apportent.

Ecrit par : La Crapule | 12 février 2007

Ils ne pleureront même pas.

Ecrit par : Room deLuxe | 13 février 2007

Les commentaires sont fermés.