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14 février 2007
De bric et de breloques,
Et en vrac, la dame aux breloques (N-3) est en miettes. C’est fou comme elle s’acharne à ne pas voir combien sa disgrâce n’est plus potentielle mais imminente. Elle ne doit son maintien hors de l’eau qu’au prix des lourdeurs de la maison. Moi, je m’embête au travail et je croule pourtant sous le poids de responsabilités qui ne m’appartiennent pas (je veux dire pour lesquelles je ne suis pas rétribué en fin de mois). N-1 a pris le réflexe de m’appeler en direct : c’est déjà ça, je ne passe au moins pas pour une totale brêle à son œil. Aujourd’hui, il m’a demandé si elle sabordait sciemment le projet sur lequel nous travaillons. Je lui ai dit qu’elle était certaine d’exceller. M’a répondu qu’il s’était lui-même posé la question et a beaucoup ri. .
J’ai déjeuné ce midi avec une jolie femme. Elle pourrait être ma mère. Elle a l’âge d’être ma mère. Je n’aurai jamais dit. Quelqu’un avec lequel nous avons mené un joli projet professionnel. Elle tenait à me remercier. Elle me charme depuis que nous nous sommes vu. Ca marche. Je suis toujours mal à l’aise avec mes attirances hétérosexuelles comme un straight peut refouler ses tendances homos. Refouler, vite. Elle me parle. D’elle. De son parcours de RH. Chez les meilleurs. Elle rit aux éclats de mes bêtises. Elle me prend le bras, me demande pourquoi je suis venu m’enterrer dans cette gigantesque machine. Elle me demande de ne pas trouver de sécurités illusoires. De chercher ces mêmes sécurités dont j’ai tant besoin là où elles sont. En moi. Parce que j’ai financé son projet, elle a fini par être virée par sa direction ! Un comble : son objectif était atteint. Elle était trop chère pour le poste. Elle ne s’est pas excuser de me donner un CV, impressionnant. Elle n’est pas en recherche. Elle me dit qu’elle veut me tirer de là. C’est pour le moins anachronique. Il se passe quelque chose. Une rencontre qui me plait. Une de plus.
Sinon, Gé s’est battu comme un chien avec son boulot. Après lui avoir fait miroité un poste stable, le blabla sur les financements qui n’arrivent pas, le coût du travail et tutti quanti, il a manqué de peu être au chômage en fin de semaine prochaine. Comme l’association lui chargeait la barque, il y est allé à l’intox, et revient avec un contrat de six ou sept mois. Puis une promesse de vrai taf sur Paname. Il le mérite, le bonhomme. Il change comme un fou. Il grandit. J’ai cessé pour ma part ces derniers jours d’avoir le sentiment de régresser.
Up and down, quand tu me tiens.
Note pour moi-même : réfléchis à deux fois avant de faire ton offre de services au candidat. Tu risquerais de la voir acceptée et n’être pas dans la merde, après.
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Commentaires
Variations sur un même thème. Tu y excelles.
Ecrit par : Henri-Pierre | 14 février 2007
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