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26 février 2007

Ca rime à quoi,

Tout ça. Ce blog. La chronique du vide, du quotidien, sans la médiocre suffisance d’Angot, sans la souffrante laideur d’Houellebecq,  sans l’odeur du souffre de Dustan.

Sans l’écrit, tout court.

Je l’ai déjà dit : écrit-vain. Tout juste un exercice de style. Equitable. Du producteur au consommateur. Comme le charme d’un fromage du pays. Le goût leste d’un Côte du Forez. Intéressant. So typical !  Un produit du terroir virtuel. Sans plus.

Bite et cocaïne en agrément. Ca donne un peu de sel, ça se la joue pétasse parisienne. Ca nourrit la pédale de province que j’ai été et celle qui me lit. Ca aide au mépris, surtout.

Un week-end pour rien. Ensommeillé. Je suis vieilli, usé, fatigué. Enfin je me sens vieilli, usé, fatigué.

J’avais pourtant tant envie de vous voir. Je me suis traîné jusqu’au métro. Et j’ai rebroussé chemin. Fatigué, déjà, du bruit du Rouge. Usé, déjà par leurs gueules d’avides ou par leur gueule de vide. Vieilli par leur regard-miroir, avec ou sans botox. Charge virale cumulée à plusieurs milliards. Et moi, et moi, et moi.

Je suis rentré à Berthier. Et rien.

J’ai laissé Gé sur le quai de la station Wagram, ai repris le chemin de la maison. Je vous ai laissés. Je vous ai lâchés. J’ai bu modérément, seul et tapé sans conviction.

Puis dimanche. J’aime pas les dimanches.

Gé-tentateur. Un rail en plus. Celui qui manquait pour tenter la sortie dans le noir. Alors je suis sorti dans le noir. J’y ai retrouvé un passé-héros du blog. Un ex. Ai assisté un peu triste à la désespérée quête de foutre de ce beau prétentieux : torse-poil, d’abord, et le slibard qui dépasse juste ce qu’il faut du jean taille basse, à poil allongé sur le sling ensuite, à genoux gueule ouverte enfin, à quémander quelque mauvaise queue qui décidemment, ce soir, ne voulait pas de toi. Tu m’as trouvé ridé. Je t’ai trouvé pitoyable. Ca m’a blessé pour toi. On ne peut pas être et avoir été. Mais t’inquiètes, chéri, je fais pire en me branlant des heures dans les cabines-cercueils où je guette celui qui m’accordera un peu de commisération sexuelle et qui finira par ne pas venir. On en est tous là. Mon pov’ monsieur.

Le seul sourire du week-end : ce fut  le tien. Ouaip, le tien… Ces quelques mots essentiels, échangés entre deux éclats de rire. Ceux qui me laissent accroire qu’on se ressemble plus encore, qu’on est copines… Ouaip, cette séquence, c’était rigolo !

Ca, c’est fait !

Fallait bien que ça arrive.

P.S : ouais, je sais, pas mal ce post. 

Commentaires

JE NE SUIS PAS UNE PEDALE PROVINCIALE !!!

Ecrit par : cee | 27 février 2007

Ouais pas mal mais t'as fait mieux quand même.

Ecrit par : Creaminal | 26 février 2007

Tu pourrais aller au cinémuche ou te balader au lieu de de passer tes dimanches dans des cabines cercueil. Nan ?

Ecrit par : poly | 27 février 2007

@ Cee : que tu crois !!!
@ Creamy : t'es pas mortE ?
@ Poly : quand tu y vas, toi, t'as tout Byzance qui te passe dessus, alors kebab, hein !

Ecrit par : Phil | 27 février 2007

C'est qui l'idiote qui arrive à te faire rire????

Ecrit par : DragonFly | 27 février 2007

"C'est qui l'idiote qui arrive à te faire rire????"

ouais d'abord ! t'es un mec (un vrai) ou une nunuche qui glousse ?

:)

Ecrit par : nicolas | 28 février 2007

Pas mal ce post.
Très bien même ce post.
A trouver les siens connement jolis.

Ecrit par : Henri-Pierre | 28 février 2007

salut Phil

Ca doit bien fair eun an que je ne suis pas passe chez toi, beaucoup de rattrapage a faire .

C est marrant je viens d ecrire un article ou je me plains de ne plus vivre ce que je vivais avant puis lu le tien qui en decrit une partie, et zoup me voila entre deux eaux maintenant.
sling et gueule beante ou vie mariee pepere ???
Let s wait and see

Ecrit par : jak | 23 mars 2007

Les commentaires sont fermés.