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16 avril 2007
Et si...
Gé et moi allons nous pacser : la « procédure » - sale mot - est lancée. Naturellement. Après quatre ans de vie commune, bientôt. Ce n’est pas un besoin de reconnaissance. Ce n’est pas le prétexte à une fête. C’est juste normal. Ca s’inscrit dans une suite logique. Nous ne nous posons pas de questions. C’est sans enjeu symbolique. Nous n’en avons pas besoin. Nous le faisons parce que c’est dans nos intérêts, individuels et conjugaux. Point barre. Et peut-être que si nous avions pu nous marier nous l’aurions fait. J’ai du écrire bien des fois l’inverse. Marrez-vous !
La sérénité de mon couple contraste avec mes doutes du moment : que reste-t-il de moi hors le nous ? Un errant, même pas juif… Sans communauté fixe, SCF. Ca me manque. Je me sens grégaire frustré. Ma tribu s’éloigne. J’adopte de plus en plus celles de Gé, plus proche sans doute de celui que je suis devenu. A bien y réfléchir, mes passées crises de panique sont à chaque fois en lien avec mon histoire intime. C’est drôle, non ?
J’ai déserté les champs fauves. Enfin un peu. Je n’y trouve que des reflets qui me dérangent. Je me laisse parfois harponner par des médiocres, pour ne pas dire des laids. Histoire de me rassurer un peu. Au final, c’est pire. Je croise pourtant de jolis corps. De beaux regards. Des regards qui m’attendent mais qui m’effraient car le Doute, pérenne, est installé. Préalable de la chute.
Ah si, une nouvelle : on baise de nouveau sous cellophane à Paname. C’est juste un constat.
[ Note hygiénophobe : je me dis que dans quelque temps ils auront tous arrêté de fumer, même lorsqu’ils taperont de la coke, pas par souci sanitaire, mais parce que c’est tendance. Ils me désolent.]
Phobique de l’abandon, je deviens geignard quand je retrouve ce positionnement d’éternel zappé. Alors, je vire pour ne pas être viré. Faute de mots, un moindre mal. Comme d’hab. Je m’étonne d’être étonné, encore, par mon inaptitude aux autres (moindre que la votre – sans aucun doute). Handicapé de la vie, incapable de ne pas surinvestir. Péché d’orgueil. Qui suis-je pour attendre quoi que ce soit de vous ? Ce vide que je ne sais expliquer mais qui est bien là. Je me rends compte que ce n’est peut-être pas un manque d’autres. Tout juste un trop-plein de temps perdu à rattraper. Et puisque je ne trouve pas où l’épancher, je me noie parfois dedans.
L’animal social, lui, va bien… Dans les coulisses du pouvoir, il excelle. Reconnu et pas connu. Ca va durer. Professionnellement c’est ascendant. Les ennemis sont neutralisés. Ils seront selon toute vraisemblance écartés (comprendre « promus »). Je devrai tirer mon épingle du jeu, en restant en conscience avec l’objet de mes engagements : les anonymes. Ceux que je sers sans vouloir les connaître.
Je vais être obscène : ma vie est une histoire d’amour. Compliquée. Mais je commence à la mériter (et je vous emmerde toujours).
[Note pour moi-même : Maximilian et Erich –Sebastian ne font qu’un. Et toi pas mieux.]
19:45 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

Commentaires
Et si seulement
Ecrit par : DragonFly | 16 avril 2007
@ DF : oui mais pour ça il faut être deux, deux adultes, er dépourvus de mauvaise foi. Moi, ça, j'ai pas en rayon, ou alors juste à l'unité
Ecrit par : phil | 16 avril 2007
pourquoi tu es de mauvaise foi?
Ecrit par : DragonFly | 17 avril 2007
De toute façon tu sais très bien que c'est Clara qui détient l'ultime vérité!
Ecrit par : fantome furieux | 19 avril 2007
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