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24 mai 2007

Eloge du respect

A lire, chez Neimad

Et sans commentaire de ma part, autre que "si tu diffères de moi, mon frère, loin de me lèser tu m'enrichis." 

Et l'intolérance serait donc le monopole de la droite ?

Alors l'hémiplégie est bien celle de la gauche, car je me souviens des paroles, au perchoir,  de Roselyne Bachelot, aujourd'hui Ministre de la santé de Nicolas Sarkozy ! Eh bien, quitte à réveiller votre hémiplégie, et puisque votre intolérance de bien-pensant bien-votant m'y force, je choisis mon camp, et c'est celui de cette droite humaniste, moderne et ouverte  que je soutiens face à une gauche, la votre,  dont j'espère qu'elle va se prendre une taule MEMORABLE aux législatives ! Tout simplement parce que VOUS le méritez et que le pays en a besoin : nos compatriotes, nous, la France et la République avons l'absolue besoin d'une force de gauche moderne, renouvellée, débarrassée de ses reliefs staliniens, de la référence à la lutte et à la haine entre les classes, entre les citoyens. Une gauche qui renie celle d'aujourd'hui, aussi prompte à rejeter ceux qui divergent d'elle, qu'elle est prête à excuser que les racailles (gauloises ou pas) qui cassent de la tarlouze au pied des bars du Marais, par ce que - les pauvres - ils ont des excuses : c'est la société qui est responsable de ce racisme là...

Toutes les vérités ne sont pas bonne à écrire.

Petit rappel ! (compte-rendu intégral de la séance de l'assemblée nationale du 7 novembre 1998)

M. le président.

La parole est à Mme Roselyne Bachelot-Narquin.

Mme Roselyne Bachelot-Narquin.

Monsieur le président, madame la garde des sceaux, mes chers collègues, c'est l'honneur d'un parlementaire de voter selon sa conscience, et c'est l'honneur d'un groupe parlementaire d'accepter les différences.

Alors que, seule du groupe du Rassemblement pour la République, je m'apprête à voter le pacte civil de solidarité, je veux dire très simplement ma fierté d'appartenir au RPR et à son groupe parlementaire.

Je veux remercier Philippe Séguin et Jean-Louis Debré de m'avoir proposé de m'exprimer en toute liberté ; je ne sais pas s'il est beaucoup d'autres formations qui en auraient fait autant.

Oui, il est utile qu'existe dans notre droit une structure de compagnonnage, impliquant une solidarité globale entre deux personnes qui ont choisi de vivre ensemble.

Eclatement et rétrécissement des familles, allongement de la durée de la vie, affaiblissement des solidarités de voisinage, refus du mariage par certains jeunes parents, volonté d'homosexuels d'inscrire leurs relations dans un cadre stable, qui de nous ne connaît de telles situations ? Qui de nous n'a repéré ce besoin d'un cadre protecteur que ressentent deux personnes qui vivent ensemble ? C'est le sens de la réflexion que j'ai menée au cours de ces dernières années et du cadre normatif que je souhaite voir dans ce nouveau statut.

Ce contrat, tout d'abord, doit être clairement distinct du mariage. Il est paradoxal d'entendre certains craindre une parodie du mariage pour regretter, ensuite, que ce contrat ne présente pas les mêmes contraintes.

Le mariage est à respecter et à protéger dans sa dimension symbolique unique. Il est, je le redis avec force, la structure la mieux adaptée à l'accueil des enfants, car il inscrit le couple parental dans la durée et il établit la filiation non seulement avec le père et avec la mère, mais aussi avec la famille paternelle et maternelle.

Mais le moindre avantage de notre débat n'aura pas été de nous conduire à nous interroger sur le sens du mariage républicain, qui ne saurait se résumer à la procréation, ni simplement à resituer l'individu comme sujet de droit dans un couple puisque - et c'est heureux - nous n'utilisons plus nos enfants comme objet de troc ou comme objet de pouvoir quand ils se marient.

Nous serions plus sereins pour discuter si nous n'avions pas, collectivement, laissé le mariage républicain perdre sa substance.

Il nous faut, comme le proposait Georges Duby, retrouver dans le mariage l'image de notre propre perfection et, ainsi, bien des questions ne se poseront même plus.

J'en viens tout naturellement à mon deuxième concept fondateur. Cette structure nouvelle n'est pas, en tant que telle, un lieu d'accueil de l'enfant. Il est également paradoxal d'entendre dénoncer une dérive ultérieure vers un droit à l'adoption ou à la procréation médicalement assistée, et regretter que le statut de l'enfant ne soit pas prévu dans le nouveau contrat ; pour cause ! Cependant, les enfants qui pourraient naître de parents compagnons entre eux ou avec d'autres auront les droits inaliénables qui leur sont reconnus, et qui sont les droits de tous les enfants nés de parents concubins ou mariés , ni plus, ni moins, et les parents qui les auront conçus auront vis-à-vis d'eux les mêmes devoirs de prise en charge matérielle et morale, ni moins, ni plus.

Mais ce statut du compagnonnage ne peut-être l'addition de mesures éparses, comme je l'entends avancer parfois. Il doit refléter une vision large de solidarité. On peut partager un appartement avec un ami ou souhaiter faire hériter un proche sans, pour autant, prendre un engagement d'entraide vis-à-vis de lui. Se pose alors une autre question : faut-il donner aux contractants des droits f iscaux, sociaux et successoraux, puisque ces droits seraient le corollaire de services rendus à la société ? J'affirme que ces droits sont légitimes puisque, durant la durée du pacte, l'engagement d'entraide supplée et remplace tout ou partie des dispositifs sophitiqués de notre protection sociale. Il y a donc bien service rendu.

Le texte qui nous est proposé aujourd'hui est certes perfectible - ô combien ! -, il mérite d'être éclairé, approfondi et prolongé, mais il correspond aux critères que j'avais fixés : une entité nouvelle de solidarité, large, nettement différente du mariage, et ne constituant pas une structure d'accueil de l'enfant.

Enfin, pour lever toute ambiguïté, je tiens à répondre à cette question : le pacte de solidarité a-t-il pour origine une revendication portée par des associations homosexuelles ? Eh bien oui ! Mais qui mieux que les homosexuels pouvait, à partir d'une expérience de solitude, de rejet et de mépris faire le diagnostic des difficultés qui rongent notre société ? Ils et elles ne veulent ni le dégoût des saintes nitouches ni la commisération des dames patronesses.

Cela a été l'honneur de ces associations de faire des propositions qui refusaient les solutions communautaristes, forcément stigmatisantes, pour bâtir un projet où chacun et chacune d'entre nous pourra se retrouver, avec ses enfants, ses parents, à un moment où un autre de sa vie, car finalement nous ne reconnaissons ici qu'une communauté : la République.

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Mes frères, mes copines, vous postez pour vomir sur ceux d'entre vous qui n'ont pas l'heur de penser comme vous.  Vous m'adressez des courriels pour me dire, vous que je continue à aimer pour ce que vous êtes et non pour ce que vous pensez, que vous me crachez dessus.

Vous ne me désolez pas. Mais je vous laisse prendre l'initiative de me rayer de votre carnet d'adresse, de me bloquer sur MSN : ayez ce courage là, parce que moi je continue à vous apprécier, à vous entendre et à vous reconnaitre.

Commentaires

Oui un combat de femmes. Attaque capillaire. Astéro talon...

Ecrit par : Dragonfly | 24 mai 2007

J'adore ta version, tout le monde s'est fait des bisous à la fin, c'était trop mignon, et les gens de droite n'ont pas vomi du tout leur haine la plus primaire. Mais je ne vois pas le rapport avec le machin.

En tout cas, t'es toujours dans mon carnet d'adresses (et pas dans la rubrique "sales cons", vu qu'on est pas fâchés), t'es pas bloqué dans mon MSN, même si, franchement, tu racontes quand même beaucoup de conneries.

Ecrit par : Lionel | 24 mai 2007

@Lionel : "on" n'est pas fachés. TU es fâché.
PS : j'adore ta bite

Ecrit par : phil | 24 mai 2007

Je vais parler pour moi, même si je pense aussi à Poly. Je t'aime et tu le sais. Tu es un républicain, d'une nouvelle génération de droite qui est aussi capable de citer Jaurès, ce qui prouve que ces victoires qui furent un tant de gauche, ont trescandé leur camp pour être des valeurs républicaines. Tu n'es pas de cette vieille droite anti-dreyfusard que je sache! Bon! Que la gauche n'arrive pas à se réformer et se sclérose dans des dérives d'appareil, c'est un peu notre pain (quotidien) in the ass. Maintenant, que la pensée soixante-huitarde soit à l'origine de tout nos problèmes, je voudrais savoir ce que toi, pdédé, droguée, séropote, tu en penses...
@ Dragounet : C'est Astero-godasse! Respecte tes classiques, le phasme poilu!!!!

Ecrit par : NightCrawler | 25 mai 2007

Je suis consterné (mais pas surpris, hélas) par les réactions à tes points de vue. Conscience vertueuse dans un esprit étroit: voilà le ravage permanent des esprits fermés sur des idées simplistes: pédé=gauche - catho=antipédé - droite=facho... On peut en aligner des pages. Ce qui est terrible, c'est que le microcosme soit si court en idées et ne pense pas plus loin que sa bite...qui est souvent bien plus petite qu'il ne le croit!
N'aie pas peur. Viva la libertà!

Ecrit par : Antoine | 25 mai 2007

Euh, la conscience vertueuse à l'étroitesse d'esprit fermée sur des idées simplistes issue du microcosme à petite bite et tout ça, elle a posé une question, et donc je la répète : en quoi la pensée soixante-huitarde est-elle à l'origine de tout nos problèmes? Merci d'avance aux grosses bites catholiques qui auront la bienvaillante charité d'éclairer mes petites (couilles?)lanternes...

Ecrit par : NightCrawler | 25 mai 2007

Pour moi Phil quelles que soient tes options politiques je m'en moque.
Nos parentés sont ailleurs et, je te le dis, je t'aime.

Ecrit par : Henri-Pierre | 25 mai 2007

Chuis pas fâché... et t'es pas le seul ! ;-) ;-) ;-)

Ecrit par : Lionel | 25 mai 2007

"...Mais qui mieux que les homosexuels pouvait, à partir d'une expérience de solitude, de rejet et de mépris faire le diagnostic des difficultés qui rongent notre société ? Ils et elles ne veulent ni le dégoût des saintes nitouches ni la commisération des dames patronesses."
Pour le coup je suis en colère...

et quand je lis ça: ..."qu'elle est prête à excuser que les racailles (gauloises ou pas) qui cassent de la tarlouze au pied des bars du Marais, par ce que - les pauvres - ils ont des excuses ...":::J'ai juste la rage, je reconsidère mes combats passés et futurs, mes alliances, ma retenue et ma tolérance, et je suis ravie oui ravie d'avoir retrouvé ma gauche, meurtrie, méprisée, celle de l'extrème, de l'impolitiquement correct et des pavés.

Ecrit par : PBE | 28 mai 2007

@ PBE : rajoute une cause à ta colère ; le constat qu'à droite, il peut ne pas y avoir que ce conglomérat infâme de pétainistes, d'étroits de la tolérance, de la différence, autre chose que des patrons exploiteurs des masses, et des salauds... Quand à l'extrême de la gauche, elle me reste au demeurant très... sympathique.

Ecrit par : RV | 28 mai 2007

Tant mieux Phil,pour la gauche "extrème" (la gauche kua)
C'est sur celle là qu'il "leur" faudra compter (ou en découdre)(c'est selon)
Cela dit j'ai de très constructifs dialogues avec des pétainistes...mouhahahahaha

Ecrit par : PBE | 28 mai 2007

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