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25 mai 2007

J'ai mal à gauche

Cartes sur table : j’ai trente-sept ans, je suis pédé, pacsé, séropo depuis quinze ans et franc-maçon. Ca, c’est pour qu’on me range tout de suite dans les bonnes cases : celles qui permettent une désignation, première démarche de la stigmatisation puis de l’exclusion. En des temps plus obscurs, ma peau n’aurait sans doute pas valu bien cher.

Pédé, séropo et franc-mac : cela devait fatalement faire de moi un homme de gauche. C’est du moins ce que pensent mes amis des bars du Marais. Pédé = génétiquement de gauche.

Hors, ces mêmes gays qui s’insurgent de ce que Nicolas Sarkozy soit « enclin à penser  que l’on nait pédophile » n’ont aucun doute que je suis socialiste parce que j’enfile et me fait enfiler… Le raisonnement me semble un peu court. A ce compte-là, les transgenres devraient être centristes.

Si je m’exprime aujourd’hui, c’est que j’ai mal à gauche. Le citoyen lambda que je reste, malgré toutes les étiquettes collées sur moi, est comme hémiplégique. Amputé du dialogue avec une gauche moderne, tolérante, généreuse et réaliste.

Si je m’exprime aujourd’hui, c’est que j’ai reçu , en direct, par courriel ou par écrits interposés, des torrents d’invectives, d’anathèmes, pour ne pas dire d’insultes alors que j’affirmais un peu trop fort, toujours dans les bars du Marais, que non, définitivement, je ne cèderai pas aux charmes de Mme Royal, et que  si M. Bayrou pouvait recueillir mon adhésion au premier tour, je considérai que seul Nicolas Sarkozy pouvait avoir mon suffrage dans le cadre d’un duel final droite-gauche ; je parle de mon suffrage en ma qualité indivisible de citoyen, détenteur d’une fraction infinitésimale de la souveraineté nationale et non représentant d’une communauté, d’une obédience, ou d’un chemin de vie.

Vilipendé, stigmatisé, désigné : j’ai cru un instant devoir être tondu, ce qui  aurait été un moindre mal, car toujours un peu hype du côté de la rue des Archives. Je me suis fait qualifier de collaborateur, voire de néo-nazi, j’ai perdu des proches, me suis fâché avec des gens que j’aime, simplement parce que je ne pensais pas comme eux.

J’ai souffert de cette intolérance de la gauche socialiste : je l’avais déjà pressenti. Je l’ai dorénavant subi. Je m’interroge comment a-telle pu en arriver là, cette gauche, qui a trop dédaigné  tout ce qui « faisait France » qui au nom de la responsabilité collective a trop excusé les méfaits de petites frappes tout en dénonçant avec force d’ignobilité et d’indignation de peu de coût tous ceux qui n’adhèrent pas à ces axiomes.

Mais comment donc, les supporteurs d’un parti de gouvernement, républicain, qui entend assurer son leadership sur toute la gauche,  peuvent-ils – sans broncher - manier la peur, la haine, et j’irai jusqu’à dire une certaine forme de racisme intellectuel, à l’égard de ceux qui n’ont pas l’heur de partager les respectables convictions qui les animent.

Militant associatif pendant plusieurs années, carté dans les différents partis du Centre depuis 1988, ancien conseiller en charge de la lutte contre l’exclusion de plusieurs ministres dans les gouvernements Raffarin et  Villepin, mon orientation politique est connue : aucune surprise donc à ce qu’au second tour de l’élection présidentielle, je me rallie au candidat dans lequel je me retrouve le plus. La connexion entre le ce que je pense et le qui je suis n’était peut-être pas faite : c’est la raison pour laquelle il me semble important de tomber le voile aujourd’hui.

Cela ne signifie pas que j’adhère en bloc à toutes les mesures, à toutes les positions de mon camp : je ne me suis jamais trahi. J’ai une conscience politique forte qui me permet de faire le tri, et de dénoncer lorsqu’il le faut des positions qui me semblent inadéquates à l’égard de celles et de ceux qui se trouvent dans des situations semblables à la mienne, sans avoir pu atteindre les sphères ou j’ai pu agir.  Pour autant, je n’ai pas de réflexe communautariste, car ils ne seraient pas en phase avec ma conception de la République. Accordez-moi au moins ce droit là.

Ma droite à moi n’est pas celle de Christian Vanneste, ni de Christine Boutin. Ma droite à moi, c’est celle de Roselyne Bachelot, de Lucien Neuwirth et de Simone Veil. Ma droite, elle porte des valeurs de respect de l’individu, de défense des libertés, de promotion des initiatives, de mérite. De bonnes âmes m’ont expliqué que mon vote était le symptôme d’une haine de soi, d’une névrose. Tout juste ne m’a-t-on pas avancé qu’il était la conséquence d’une atteinte neurologique due au sida.

Ma maladie : elle est là. Je ne peux la nier. Je fais avec. J’ai eu de la chance. Les trithérapies sont arrivées au bon moment. D’anciens amants n’ont eux pas eu cette chance, et si j’ai pu ne pas mettre un genou à terre, jusque là, et peut-être même en faire un moteur, c’est pour payer cette « dette de survie incomblable » dont parlait Arnaud Marty-Lavauzelle et qui est celle de chacun de vétéran de cette guerre contre l’infiniment petite merde qui me pourrit la vie.

Si je m’exprime aujourd’hui, si je tombe le voile alors que je comptais bien me faire oublier, et mener ma petite vie de jeune pacsé – nous nous sommes « unis » le 10 mai dernier, comme un hommage à François Mitterrand, c’est parce que,  sans faire de mes différents états,  un étendard ni un bouclier, il est important de rappeler qu’une démocratie moderne a besoin de vivre avec son temps. Les organes de cette démocratie doivent donc se référer aux cadres idéologiques du moment, et non pas à des dogmes poussiéreux.

La droite n’est pas plus héritière de Vichy que la gauche n’est bolchévique.

Il y a des droites. Il y a des gauches. Nicolas Sarkozy a réunit autour de lui un panel de compétence qui vont du centre-gauche à la droite « virile ». Dont acte. Christine Boutin et Roselyne Bachelot sont au gouvernement : c’est habile ! Je note d’ailleurs que Christine Boutin n’est pas au ministère de la famille : c’est un signe fort. Et puis, Mme Boutin ce n’est pas que le Pacs. Quelle autre députée de la République a eu autant de courage pour dénoncer l’indignité de la condition pénitentiaire ? De grâce, laissons aux ministres le temps de faire leurs preuves… ou non.

Voilà : ce billet me coutera ce qu’il me coutera. Phil est mort ce matin. Ce blog sera dorénavant celui d’Hervé, tant je suis convaincu que la seule assurance des gens comme moi, c'est la plus totale indiscrétion.

Commentaires

Bravo Phil, bravo Hervé.
Les ostracismes m'insupportent aussi ; j'en suis également victime confronté que je suis dans mon champ affectif aux "déçus de la droite" qui ne comprennent pas que la rigidité idéologique d'un parti socialiste de dinosaures que je déplore aussi n'ait pas eu pour conséquence un reniement.
Bien sûr que la droite de Bachelot ne me fait pas peur, mais oui celle d'un arrogant sans qualité que je n'arrive pas à intégrer.
Désolé, pour moi c'est une question d'homme et non de politique.
Cela dit l'intolérance est de tous les bords et nous qui essayons d'être honnêtes et ouverts en sommes souvent les victimes.
Nous nous découvrons, nous ne jouons pas, et c'est là notre ressemblance, et c'est cela l'essentiel et c'est pour cela que tes écrits me déchirent et me ravissent, c'est pour cela que je t'aime, mon frère d'imprudences.
Je pensais te faire un courriel mais il me semble plus opportun de te dire ceci au grand jour.

Ecrit par : Henri-Pierre | 25 mai 2007

Bon, j'avais posé très sérieusement et très sincèrement une question. Je ne me suis pas inscrit dans la dérive politique de supporter genre : "c'est la droite : fasciste! C'est le gauche : démago!". Non mais c'est Interville! Je demande des points de vues et des arguments, et je ne le fais pas dans l'arrogance clanique d'un éventuel défi, je veux comprendre.
Donc, qui veut bien m'expliquer en quoi la Pensée soixante-huitarde serait responsable de tout nos problèmes actuels?
Merci de ne pas rester silencieux...
;-)

Ecrit par : NightCrawler | 25 mai 2007

Nighty, si tu n'es pas capable de comprendre ce que j'écris, à il faut peut-être ne pas me lire

Ecrit par : phil | 25 mai 2007

Je n'ai pas voté pour NS et n'en ai absolument aucun regret.

Je trouve cependant ta démarche parfaitement courageuse et parfaitement respectable.

Il me semble aussi que le "cependant" dans la phrase précédente est de trop.

Ecrit par : Thomas | 25 mai 2007

Sacré billet.
Pédé, juif, franc-mac, vivant avec un kabyle, je devais donc voté à gauche.
Votant pour sarko, au grand étonnement de tous, je me suis reçu les foudres des gens de gauche, comme d'amis, membres de ma loge, et aussi bloggeurs...
Sans meme prendre le temps de parler, tu es jugé en une fraction de seconde, ignoré comme une bête malade. Fascho frustré que l'on m'a dit.
Je me reconnais a fond dans tes mots.
Ce billet te grandi.

Ecrit par : buel | 25 mai 2007

"Je me suis fait qualifier de collaborateur, voire de néo-nazi, j’ai perdu des proches, me suis fâché avec des gens que j’aime, simplement parce que je ne pensais pas comme eux."

Pour ma part, je n'ai pas « sanctionné » de proches pour des questions de pensée… Mais pour bien pire ! Car ce « suidé » qui ne sera jamais mon président me fait peur, très peur ! Cette peur bien fondée, primaire et instinctive de retour aux pires périodes de notre histoire. Peur de celui qui peut mener un peuple entier à commettre le pire tout en se donnant bonne conscience. C’est donc mon instinct de survie qui prend le dessus quand je suis face à cette horreur, cette tumeur française. Si j’ai menacé de rompre tout contact avec mon père s’il votait pour la chose c’est pour une question de survie ! « il » n’est pas ouvert, « il » n’a aucun but humaniste ou sociétal et solidaire. « il » n’est qu’un distributeur Selecta, trois produits flatteurs de masses standardisé(e)s en vitrine, et une machine à fric et à merde derrière. « Il » se construit une facade, et une respectabilité avec quelques bonnes âmes (et encore) qui vont se faire baiser comme il faut sur le long terme.

Donc si j’ai, comme d’autres, une réaction tranchée et épidermique quand au vote pour « l’autre », il est assez facile de comprendre pourquoi non ? C’est la légitime défense et peut-être tout simplement le patriotisme et la défense du bien commun qui me motive ! Liberté ? Elle se réduit et ce n’est qu’un début. Égalité ? Passée de l’idéal à l’utopie depuis le 6 mai. Fraternité ? Certainement bientôt supprimée du dictionnaire et du fronton des édifices français. Et après avoir massacré ces valeurs « il » va nous faire avaler les restes avec la lettre de Guy Môquet ?

"Ma droite à moi n’est pas celle de Christian Vanneste, ni de Christine Boutin. Ma droite à moi, c’est celle de Roselyne Bachelot, de Lucien Neuwirth et de Simone Veil. Ma droite, elle porte des valeurs de respect de l’individu, de défense des libertés, de promotion des initiatives, de mérite."

Ta droite à toi, celle que tu cites en tout cas, est la droite décente, celle avec qui j’aurais apprécié de débattre si elle ne s’était pas fourvoyée avec l’autre. Je ne partage pas les idées de Bayrou ou d’autres de ses proches mais je reconnais leur humanisme et leur légitimité. Ils se maintiennent dans les limites, les lignes jaunes que la droite ne franchissait jamais avant. Comment des Simone Veil ou des Roselyne Bachelot peuvent-elles avoir sauté le pas et coopérer avec « ça » ? Comment accepter de cohabiter avec la moisissure de l’extrême droite ? Comment être complice de « l’autre » quand on se réclame humaniste et tolérant ? J’espère que c’est juste de leur part un égarement dénué de prise de conscience… Sinon je n’ose imaginer ce qui a pu les faire tant renier leurs idéaux…
Christine Boutin est une folle de fond de bénitier mais je la préfère presque aux autres. J’en viens à penser qu’elle sera peut-être la première ou la seule à ne pas laisser faire les dérives du « troll du 55 Faubourg-Saint-Honoré ». Et je suis infiniment reconnaissant à Chirac (!) d’avoir fait inscrire l’abolition de la peine de mort dans la Constitution car je pense vraiment que « l’autre » aurait fini par nous la remettre en surfant sur ses habituelles vagues populistes.

Ta droite à toi, qui porte des valeurs de respect de l’individu, de défense des libertés, de promotion des initiatives, et de mérite est morte dans la forme qu’on lui connaissait, et ce depuis quelque temps maintenant. Bayrou l’a ressuscité, mais il faut croire que la droite dure-décomplexée néo fascisante (subtilement toujours et bien sur) plait plus que cette droite respectable et respectueuse que je regrette amèrement. À croire que les Français, comme beaucoup sur cette Terre, ont besoin de toucher le fond de la fosse pour prendre conscience que ça sent la mort.

Alors ok, 53% des votes validés ont élu cette « chose ». Très bien, on vivra avec, comme on vit avec dans son sang l’infiniment petite merde qui pourrit la vie. Cette infiniment petite merde à au moins la décence de ne pas nous tromper sur ses intentions et c’est déjà un plus par rapport à l’autre infiniment petite « tumeur », sorte de maladie auto-immune insidieuse et sournoise. Sa stratégie d’opposition des uns aux autres fonctionne très bien et on vient d’en avoir la preuve ! Son but serait-il une guerre froide civile ? C’est bien parti en tout cas ! Quand « il » aura réussi à bien dresser l’une contre l’autre deux versions de la France, la République et ses valeurs que toi et moi aimons, sera morte.

Voilà désolé pour ce pavé dans lequel je n’ai délibérément pas parlé de la gauche (c’est encore un autre débat).
Kyril

Ecrit par : Kyril | 26 mai 2007

J'ai beau te lire et te relire, et je ne vois pas la réponse à ma question. Tu dois avoir sûrement raison, je dois être trop crétin. Pardon de t'avoir ennuyé avec mes doutes.

Ecrit par : NightCrawler | 26 mai 2007

Enfin ! Merci @ tous (ou presque)d'avoir répondu à mon appel ! Et d'avoir enfin accepté d'élever le débat.
@ Nighty : lis et relis, et tu trouveras peut-être la réponse à ta question. Je salue néanmoins ton obstination que nous aurions apprécier que tu déploies avec autant de vigueur pour entretenir des relations amicales.

Ecrit par : RV | 26 mai 2007

@ Kyril ! Je ne suis d'accord en rien avec toi : mais j'entends tes craintes. L'histoire jugera. Je nous souhaite que tu te trompes. En tout cas, ilnous appartient de veiller pour que toi comme moi puissions continuer à beugler nos arguments, quoiqu'il arrive.

Ecrit par : RV | 26 mai 2007

"Il nous appartient de veiller pour que toi comme moi puissions continuer à beugler nos arguments, quoiqu'il arrive."

Alors tu vas devoir prendre une couverture à défaut du maquis ou devenir membre d'une cinquième colonne de droite... On a déjà l'exemple d'Illico, bientot le pinochet du 8e va faire rassembler ses opposants, journalistes ou pas, dans des stades et ce ne sera pas Charlety... Et je suis de nature optimiste !

C'est pour ça que je ne comprends pas comment les démocrates et libertaires de droite n'ont pas eu les couilles de faire barrage et d'ériger un cordon sanitaire face à cette "chose" qui entache nos couleurs. Faiblesse ou crédulité, l'une ou l'autre c'est pas reluisant !

Ecrit par : Kyril | 26 mai 2007

A Buenos Aires, hier soir, j'ai dîner au Sucre. J'ai choisi le saumon cru avec des légumes minuscules. J'ai bu du vin. le serveur était juste sublime et les toilettes en béton gris.
C'était bien.
Ce soir nous allons sans doute faire des choses bien
Encore.

Ecrit par : Room deLuxe | 27 mai 2007

En ma qualité de fille qui se lève tôt, je me sens horriblement tiraillée idéologiquement.
Mais Kyril est là, somptueux commentateur, rien à ajouter.

Ecrit par : PBE | 28 mai 2007

"La sécurité, c'est une priorité absolue. Après, il y a tout le reste, la croissance, l'emploi, qui sont fondamentaux, mais à quoi sert d'avoir de la croissance si on ne vit pas en sécurité sur un territoire comme celui de la démocratie française ?"-F.Fillon 1er ministre
Ca veut dire quoi exactement?
Cette question s'adresse à ceux qui manifestement ont compris le discours UMP

Ecrit par : PBE | 28 mai 2007

@Kyril: on peut "te lire ailleurs"???

Ecrit par : PBE | 29 mai 2007

Et promis je vous lache la grapouille après: en lisant les mésaventures de Phil et Buel, je me dis que finalement c'est pas la gauche mais bien le "Marais" qui semble faire montre de cette abjecte intolérance blablabla ....parce que mes amis, mes tendresses, je ne les pousse pas hors de mon champ affectif à la simple vue du bulletin enfilé dans l'urne ...
souvenons des combats communs passsé et néanmoins futurs, y a matière à rester groupés je vous assure....

Ecrit par : PBE | 29 mai 2007

@ PBE : les pédales de gauche sont des accélérateurs de conflit !!! Mouarf mouarf mouarf ! Ceci dit tu as raison : mes collègues hétéros ou juifs, et parfois même socialo juifs hétéros ont fait montre de plus de tolérance ;
@ PBE : c'est ça, traînée, pas encore copines et déjà infidèle : va le lire ailleurs le Kyril (suis vesqué)

Ecrit par : phil | 29 mai 2007

Rolalalalalala Phil me fait pas dire ce que je veux pas dire NAN PLUS
Et puis Kyril il m'a MEME pas répondu, c'est moi qui suis vexada.

Ecrit par : PBE | 29 mai 2007

Viens Roomy, sortons de cette pintadière....

Ecrit par : cee | 29 mai 2007

Poule de lusque CEE!!!!!!!!!!!

Ecrit par : PBE | 30 mai 2007

On peut lâcher sur GDM, alors ! Cool... Alors figures-toi que cette grosse pute...

Ecrit par : nicolas | 30 mai 2007

Hahahahaha...vous avez relancé Radio Paris Nicolas?

Ecrit par : GDM | 30 mai 2007

@Nicolas : gni ???

Ecrit par : poly | 30 mai 2007

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