25 juin 2007
Sur mesure
et à la demande de la dame aux breloques (N-4), le tailleur, je le lui l'ai taillé. Pour les quatre hivers à venir. Au moins.
N-3 m'avait convié ce matin au comité de pilotage du département. Fatalement N-4 tirait la tronche. Faut dire que l'invitation, c'était fait pour ça.
Au moment du pot de départ d'un collègue (le seul avantage de cette boite, c'est qu'avec le turn over, on tourne à la Veuve Cliquot une fois par semaine), la dame vient me voir, sourire de circonstance accroché, là, juste au dessous des pomettes qui commencent à pendre pour la faire mieux ressembler à un dogue, jusqu'à rejoindre les créoles, Chanel, bien-sur.
Morceaux choisis :
Elle : je ne comprends pas ta présence qu comité de pilotage de ce matin ;
Moi : demande à N-3 (j'ai failli dire chérieeeee)
Elle : non mais je t'assure, ce n'est pas possible ce manque de circulation de linformation.
Moi : tu considères que ma présence constitue une atteinte à l'autorité que tu aimerais avoir sur moi ? T'as pas remarqué qu'il y avait comme un malaise entre nous ?
Elle : bien sur qu'il y a malaise, c'est à cause du management de N-3
Moi : rappelle-moi ! T'es quoi, toi ? Directeur adjoint ? Tu ne te sens pas un peu concernée par l'absence de management de cette équipe ou pire, au management par le stress que tu maitrise pour le coup à la perfection. Sache que les filles chialent dans mon bureau, et que les syndicats s'inquiètent de ce qui pourrait constituer un début de harcèlement
Elle : Tu te désinvestis depuis quelques temps
Moi : depuis que tu te répands dans toute la maison que je suis un branleur qui se serait fait virer de son précédent poste, oui, je ne te sers plus la soupe entre deux Deroxat. dorénavant, va falloir que tu compte sur tes petites mains...
Elle: n'écoute pas ce que te dis JM, c'est une planche pourrie
Moi : il sera ravi de l'apprendre
[La, notre collègue en partance passe avec la Veuve Cliquot et se félicite de notre dialogue retrouvé]
Elle : c'est difficile de te parler, tu arrives tard, tu pars tôt
Moi : tu veux vraiment jouer à ça ? Je pars de chez moi à 9 h. Je rentre passé 20 heures. Et je ne t'ai pas vu la semaine passée ? Quoi ?! Tu oses me dire que tu te barres à 17 h aujourd'hui ?
Moi : au fait, sache que je ne crois en rien en tes compétences ni en ta motivation : en clair pour moi tu es une totale imposture, mais à part ça, je gère. Je ne lacherai pas un dossier qui reste une vraie conviction pour moi. Nous sommes deux sur le sujet, ça veut dire un de trop et ça ne sera pas moi...
Ca, c'est fait.
23:10 Publié dans France boutique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
Ben, heureusement que la Veuve était là pour avaler le Deroxat qu'elle a probablement pris après cette rafraîchissante mise au point ^^
Ecrit par : Willywalt | 29 juin 2007
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