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30 juin 2007
L'interrogation existentielle d'un samedi soir
issue des regards croisés, cette fin d'après-midi, du très près, des moins loins et des autres.
Ai-je vraiment pris un putain de coup de vieux, est ce que c'est ma coupe de chez Tony & Guy qui supporte pas les trois semaines, est-ce que je je serai parvenu au métissage malgré moi de VIH 1 et de VIH 2, suis-je devnu subitement à l'insu de mon plein gré une bombre ou un monstre, ou developpe-je un symptome aigu de paranoïa ?
Bref, j'ai l'impression de trainer une très sale gueule, issue d'une énergie négative et inutile qui s'échappe de mes journées.
Je n'ai jamais été physiquement aussi en compote et installé socialement. Bref épuisé et heureux. Décalé.
C'est con quand même.
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26 juin 2007
La distance nécéssaire
reste dure à jauger. Gé est pourtant en plein dans un cyclone dont j'entends demeurer à la périphérie. Car c'est là mon seul choix possible. Je vois l’angoisse, la crainte, la terreur, soudainement, brutalement, saper les bases de celui qui partage ma vie, de celui que j’aime, à la manière dont les vagues des grandes marées fragilisent inéluctablement les prétentieuses et fragiles falaises du pays de Caux. Vagues ô combien dérisoires, pourtant. C’est un regard à peine saisi mais déjà absent. Une main qui serre la mienne plus que d’habitude. C’est rien et pourtant, c'est essentiel. Une faillibilité absolue et résignée qui se dévoile. Une nudité sans impudeur que j'aperçois au prix accordé à un banal moment de sérénité, à Berthier. Ensemble.
C’est là tout ce que moi, l’Autre de cette histoire, le lointain-mais-pas-trop, du drame qui se joue, peut saisir.
Parce que c’est lui, parce que c’est moi. Comme c’était déjà si bien dit. Si loin.
Loin. Il le faut. C’est ça. Eloigné, indispensable et amoureux. Celui qui créé la « préservérance », bulle de constance, rempart contre la fatalité. A ma façon. Finalement, j’ai fini par comprendre. Des années après.
Et si les deuils avaient été nécessaires ?
Désemparé, quand même un peu, que je reste là, à te voir regarder le mythe –auquel tu n’essayais pas même de croire - s’effondrer, en moins de temps qu’une demi-lune. Dépouillé de t’observer mettre en œuvre la seule option qu'il te reste : absorber tout d’un coup, son déni, sa colère, l'injustice qu'il ressent, ses agressions envers vous. Et dans le miroir sa maladie, ta maladie, notre maladie. Putain, quelle violence, quand même.
Un mois déjà.
Solide, tu l’étais déjà, mais là, tu palpes ce que c’est que d’être homme nu, d’un coup d’un seul : impuissant, tout court. Tout connement.
Notre jeunesse est morte.
Apprendre à perdre. Avec dignité. Avec tendresse. Moi, je vois et je te vois. Et j’apprends l’amour que je te porte. J’ai aussi mal. Parce que c’est toi.
Etre là sans être là : c’est mon rôle.
Etre là sans être las, c’est le tien.
Courage, mon double, mon frère, mon cœur.
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25 juin 2007
Sur mesure
et à la demande de la dame aux breloques (N-4), le tailleur, je le lui l'ai taillé. Pour les quatre hivers à venir. Au moins.
N-3 m'avait convié ce matin au comité de pilotage du département. Fatalement N-4 tirait la tronche. Faut dire que l'invitation, c'était fait pour ça.
Au moment du pot de départ d'un collègue (le seul avantage de cette boite, c'est qu'avec le turn over, on tourne à la Veuve Cliquot une fois par semaine), la dame vient me voir, sourire de circonstance accroché, là, juste au dessous des pomettes qui commencent à pendre pour la faire mieux ressembler à un dogue, jusqu'à rejoindre les créoles, Chanel, bien-sur.
Morceaux choisis :
Elle : je ne comprends pas ta présence qu comité de pilotage de ce matin ;
Moi : demande à N-3 (j'ai failli dire chérieeeee)
Elle : non mais je t'assure, ce n'est pas possible ce manque de circulation de linformation.
Moi : tu considères que ma présence constitue une atteinte à l'autorité que tu aimerais avoir sur moi ? T'as pas remarqué qu'il y avait comme un malaise entre nous ?
Elle : bien sur qu'il y a malaise, c'est à cause du management de N-3
Moi : rappelle-moi ! T'es quoi, toi ? Directeur adjoint ? Tu ne te sens pas un peu concernée par l'absence de management de cette équipe ou pire, au management par le stress que tu maitrise pour le coup à la perfection. Sache que les filles chialent dans mon bureau, et que les syndicats s'inquiètent de ce qui pourrait constituer un début de harcèlement
Elle : Tu te désinvestis depuis quelques temps
Moi : depuis que tu te répands dans toute la maison que je suis un branleur qui se serait fait virer de son précédent poste, oui, je ne te sers plus la soupe entre deux Deroxat. dorénavant, va falloir que tu compte sur tes petites mains...
Elle: n'écoute pas ce que te dis JM, c'est une planche pourrie
Moi : il sera ravi de l'apprendre
[La, notre collègue en partance passe avec la Veuve Cliquot et se félicite de notre dialogue retrouvé]
Elle : c'est difficile de te parler, tu arrives tard, tu pars tôt
Moi : tu veux vraiment jouer à ça ? Je pars de chez moi à 9 h. Je rentre passé 20 heures. Et je ne t'ai pas vu la semaine passée ? Quoi ?! Tu oses me dire que tu te barres à 17 h aujourd'hui ?
Moi : au fait, sache que je ne crois en rien en tes compétences ni en ta motivation : en clair pour moi tu es une totale imposture, mais à part ça, je gère. Je ne lacherai pas un dossier qui reste une vraie conviction pour moi. Nous sommes deux sur le sujet, ça veut dire un de trop et ça ne sera pas moi...
Ca, c'est fait.
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24 juin 2007
Politique
Mon vieux fond (pas tant que ça) radicalo-maurassien me ferait parler de "divine surprise" quand aux premiers pas de ce gouvernement, à la composition de Fillon II.
Je me gausse devant le spectacle donné par ces pieds nickelés du PS qui confirme l'analyse que je lançais au lendemain du second tour des législatives : "le meilleur résultat pour la démocratie, le pire pour la gauche".
Avoir raison trop tôt c'est un peu avoir tord.
J'ai souvent tord.
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22 juin 2007
De l’insolence des (beaux) stagiaires
« Mais c’est vrai qu’il vous drague ! » me lance Colette, médusée, du haut de ses vingt-cinq ans alors qu’Antoine, p’tite chose toute fraîche de dix-huit ans tout juste minaude dans mon bureau à la façon d’un chaton trop câlin [le premier qui m’appelle Orlando s’en prend une ! ]
Dire que ça ne me plaît pas serait mentir. D’autant plus qu’il est beau comme un dieu, un style qui concilie vintage et no attitude, il est drôle, frais comme un enfant, fort comme un homme..
J’essaie de ne pas être tout à fait liquide quand il me fait son numéro. J’essaie…
Je ne m’étais tout juste pas rendu compte d’une chose, c’est que ce petit con me vouvoie et m’appelle Monsieur.
Pffffffff. C’est le début de la fin.
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18 juin 2007
On y est
je veux dire à l'essentiel.
Aux rendez-vous. Avec moi. Surtout. Re-trouvé. Serein. Avec un horizon. Enfin. Citoyen de ma vie, en quelque sorte. Et par la même citoyen tout court. On verra.
Couillu, le Max qui a pris son phone pour m'expliquer sa conception de la République, de son engagement. On verra bien. En tout cas, ce qui nous réunit... Tu connais la chanson. L'essentiel est là. Les dogmatiques de tout poil (court) n'ont qu'à bien se tenir.
Asocial ? Moins que toi ! Comment ça, tu ne peux plus réagir ? Moi, censurer ? Jamais. T'avais qu'à prendre soin. De nous. Avant. Too late. Nous en sommes à l'essentiel quand toi tu deviens dérisoire. C'est comme ça. Du pied gauche, ça porte bonheur. Ma colère ? Ne l'explique surtout pas. Tu sauras quand il sera trop tard. D'ici là, il te reste le sms, ou le minitel pour vociférer tes inutilités. Toute la subtilité du vintage c'est de ne pas l'être trop tôt. Te concernant, game over. Welcome in the passé of my life. Quand à ce que tu saches vraiment ce que j'en ai pensé : ta délation était pathétique et dérisoire, Elle m'a renforcé, lui avec. Fuck U. De rien Je sais, le bonheur des autres, ça agace. Je ne suis pas le seul à le penser.
Bienvenu à toi, au fait. Tu te reconnaitras. Putain j'ai envie de te dire de regarder ce que tu as dans tes mains. De TE voir, quasi solaire Il n'y a que toi pour être aveuglé. La pêche que tu m'as donné. T'as voulu te rapprocher, t'as gagné. Tu vas morfler. F. (t'm bien les lettres, je crois) me demandait d'user et d'abuser . Je suis vivant. Grâce à lui. A quel prix ?T'imagines même pas. Mais t'es vivant et t'as de l'or dans les mains.
Faut juste peut être un peu tenir la tienne.
On request.
22:34 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
17 juin 2007
Ce que j'en pense
les résultats de ce soir sont une bonne nouvelle pour la démocratie, et les pires dont on avait besoin pour engager la rénovation du PS.
22:16 Publié dans Ce que je crois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14 juin 2007
On m'avait prévenu
quand je suis arrivé dans l'Etablissement : cette boite, "tu casses, elle te casse ou tu te casse !". Finalement c'était assez bien résumé.
Y'a une grosse boule de stress qui a pris la place de mon estomac et ça me dérange un chouilla ! C'est chaudissime pour le moment. Heureusement qu'il y a ce joli stagiaire, et qui me semble joueur, très joueur...
Du coup, je suis en grève d'intelligence et de zèle. Extension du domaine des coups de pute.
Une pensée pour Julien.
00:30 Publié dans France boutique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11 juin 2007
Que ferons-nous dimanche prochain ?
Bon, Max Dubois n'a pas franchement réussit sa percée électorale avec 256 voix sur la 17° circonscription de Paris. Me retrouve un peu comme à la veille du second tour des présidentielles...
L'équation est simple : mes valeurs se situant, en fonction des thématiques, sur un échiquier qui couvre le champ du Parti communiste jusqu'au Centre national de indépendants et paysans (oui, oui), je suis pas, dans la merde !
Annick Lepetit, c'est tout juste pas possible.
Je soutiens le Gouvernement Fillon, parce que je trouve plutôt couillu cet épisode d'ouverture qui rend tout coît les bonnes âmes, mais 400 députés, ce n'est pas forcément un service à rendre à la majorité.
Pour la deuxième fois de ma vie, je vais peut-être voter blanc.
23:34 Publié dans Ce que je crois | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
09 juin 2007
Bullocrate
à fond la caisse.
A moins que ce ne soit bullogène. Chépa. Mais mon mari étant dans sa tribu pour une de ces réunions de famille incontournable qu'il redoute tant, je suis seul, pour le week-end.
J'ai socialisé hier. Ca ne se reproduira pas de sitôt. C'est plus addictif que le crack. Plus satisfaisant que la coke.
Dedans la bulle.
Ce samedi soir, tout est permis, donc rien n'est intéressant. Je me retrouve. Me regarde. Me dit que cette vie est celle dont j'ai toujours rêvé.
Je crois que c'est vraiment grave.
Cette fois, si.
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