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22 juillet 2007
Le Dragon Céleste
C'était le nom de ce (très) mauvais rosé importé de Chine que mon mari et moi buvions dans un de ces restaurants asiatique du 4° arrondissement où les serveuses nous amènent l'addition avec un saké offert dans un petit verre dont le cul révèle toujours un bellâtre dénudé.
Nous venions de quitter ce qu'il faut bien reconnaître comme des amis.
A côté de nous, deux hommes, quinquagénaires passés. Le plus vieux semble vivre de subsides de la redistribution de la solidarité nationale entre Paris et Barcelone. Il parle fort. Trop. Il parle pour être entendu.
Je ne veux pas l'écouter et pourtant je ne peux pas ne pas l'entendre.
Durant tout le repas, il a vomi : sur sa famille, ses amis, son mec, ses ex, les femmes, les jeunes. Une diarrhée verbale aigrie et haineuse ininterrompue s'est, nauséabonde, répandue dans mon intimité.
Lorsque Gé, avec son café, a allumé un clop (ce qu'en d'autre circonstances je lui aurai sans doute fait remarquer), le vieux s'est lancé dans un rappel au règlement indirect.
-" Je pensais qu'une loi était passée pour interdire la cigarette dans les lieux publics"
QUe n'avait-il pas fait. Mon alcoolémie aidant mes principes, je l'ai humilié.
Extraits :
" Monsieur, durant tout ce repas, vous avez chié sur tout ce qui vous entoure. Et vous avez chié pour que l'on vous entende. Je vous ai entendu. Laissez-moi vous dire, Monsieur, que vous êtes un vieux con ! Que vous représentez la tapette frustrée que je ne voudrai pas être à votre âge, et que je vous plains. Si le sida existait encore, je partirai de ce pas plomber deux jeunot pour limiter leurs chances qu'ils ne vous ressemblent un jour".
Face à moi, une flaque.
Et mon mari, de sa superbe, de ME rappeler à l'ordre, de me dire que je pouvais tout à fait humilier cette pauvre merde sans pour autant être excessif, tant le trait n'avait de besoin d'être forcé.
M'est avis qu'on ne va pas les voir de sitôt dans le Marais, et pour tout dire, je suis plutôt fier de moi.
Pour le reste : j'erre entre apocalypse et départ en vacances. Je retourne là d'où une bonne moitié de moi vient, et où il faudra répandre celle là : ne riez pas, l'endroit s'appelle : la fin de la bête, près de Chanteloube, ce patelin dont on ne sait s'il a donné son nom à la maison, où l'inverse

03:35 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires
Maguenifique.
Il faut te franchiser.
Ecrit par : Willywalt | 23 juillet 2007
c'est zouli chez toi !
Ecrit par : nicolas | 23 juillet 2007
les vacances vont te reposer :-)
Ecrit par : Olivier | 24 juillet 2007
Les commentaires sont fermés.