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25 juillet 2007
Script transit (I)
Je vous écris depuis loin.
Je veux dire que je vous écris depuis longtemps. Ou depuis nulle part. De là où je suis, les distances et le temps ne comptent plus. Car tout à commencé là. Tout finira là. Pour partie. Vous comprendrez peut-être avec le Script transit en photo qui s'annonce. <plus tard>
ironies des rencontres, mesquineries des histoires, si je suis revenu là, c'est à cause de sa fuite. Celle de Gé. La retraite devant les crabes. Les crabes concomitants de ses vieux. Cette retraite qui me fait retrouver mes vieux à moi. En amour.
Intégre et total. Entre-deux majeures romanes. Entre-deux, tout court. Anyway - comme tu dis, [toi-qui-me-lie -. toi qui me lis...
Dérisoires, sinon. Il reste de moi, là, le tout. Entre Gévaudan et Margeride, ce que je suis vraiment.
Mes clones circulent, sur les berges de l'Allier. Mon mec s'étonne du même faciès, à chaque coin de ruelle.
Je me re-SENS de là.
Ente Saugues, Saint-Flour et Langeac, c'est donc vrai, je viens d'ici.
Comme un appel. Viscéral.
Gé reste étonné de la violence de ce lien.
Là, c'est moi. Donc là, c'est tout.
RACINES- RACES IN.
Ici, Tout est advenu. Et l'Amour Immense. Entre cette Terre. Et moi.
Je suis né, là. Je suis de là. Ironie(s) / C'est lui qui m'y [m'en ?] retourne.
Entre Auvergne et Gévaudan, donc, partout, sur les tombes, mon nom. Mes traits ? Mon visage !¨Presque. Quelque chose de moi.
Je vous prends à témoins, je vous ordonne : c'est là que je veux revenir. Parce que c'est là d'où je viens. Je vous en veux juste de soupçonner ne pas comprendre cette violence à moi, à la terre, à la lave. Cette violence qui m'attache à un pays. Une fierté. Peut-être. Mistralienne ? Barrèsienne ? Sans doute.
Mais putain, ce lien, il est tout, sauf ténu. Il est vital. Je ne suis pas né là. Mais j'y reviendrai.
Et je vous demande d'en faire le serment.
Quand vous verrez, bientôt, cette moitié de moi, je vous jure que jamais, plus jamais, vous ne me regarderez comme avant.
Car, c'est [de] Là que je suis. Et je ne connais que des Fantômes ou des Ours pour me comprendre. Ils seront au moins deux.
C'est plus qu'il n'en faut pour rendre un homme heureux
(Re)Trouvé. A l'instar du Parfumeur.
PS. 1 : post écrit sans autre hallucinogène que la pouzolane, c'est dire !
P.S. 2 : Foultitude d'essentiels, dans ce post.
23:10 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

Commentaires
ben en même temps, on lit bien entre les lignes, je trouve.
Ecrit par : nicolas | 26 juillet 2007
Ne fais pas ça. Remettre ses pas dans ses pas. C'est la tentation viscérale, et c'est l'erreur et le piège. (Je parle d'expérience, donc pour une fois je me permets.)
En avant. Ailleurs. Toujours.
Ecrit par : Azure | 27 juillet 2007
Très émouvant ce retour vers tes racines. Il me semble que le plus important de ton long voyage a finalement été cette véritable rencontre avec toi-même, celle qui permet les autres qui sont significatives, et le pouvoir d’exercer librement ses choix. Pour ma part, je ne puis que constater tout le chemin déjà parcouru depuis ce dimanche de mai 2003 où je t’ai lu pour la première fois, et m’en réjouir avec toi.
Ecrit par : Catherine | 27 juillet 2007
Maurras, Barrès, pourquoi pas Pétain tant qu'à faire ????
La ballade des gens qui sont nés quelque part
C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Ecrit par : Antoine | 27 juillet 2007
OD de chloro"phil"
Ecrit par : Olivier | 27 juillet 2007
@ Antoine : Barrès et Maurras parce que je les préfère à Marx et Mao. Brasillach et Céline parce qu'ils sont foudroyants. Drieu, si tu veux. Mais Pétain ? Pourquoi Pétain ? Je te parle d'auteurs et tu me réponds Maréchal. C'est comme si en te disant Bourdieu tu répondais Mitterand ! Hors sujet. reviens me voir quand les feuilles seront tombées. Ou quand tu aura du poil aux pattes. Ou du plomb dans la tête
Ecrit par : phil | 27 juillet 2007
@ Catherine : tes pensées de Nouvelle-France me portent. Tes traces sont trop rares. Je n'oublie pas, peut-être, que je te dois un peu de la vie
Ecrit par : phil | 27 juillet 2007
Le lien entre Maurras et Pétain est évident. Evident.
Ecrit par : poly | 29 juillet 2007
Evident, non ! Réel : certain, oui
Le lien entre Maurras et De Gaulle est évident aussi. Ignoré : trop.
Le Lien entre Maurras et l'oubli, voire entre Maurras et la censure est indéniable : il est factuel. M^me Hitler bénéficie encore d'éditions !
Dans les librairies de France, de Navarre, hors les libriaires politiques de l'ultra-droite que j'execre, il n'y a pas Maurras.
INJUSTE
Que la France littéraire se prive, pour la première moitié du vingtième, de l'auteur d'Anthinéa, soit. Mais alors qu'elle l'assume.
Ne parlez de Maurras, je vous l'ordonne, que si vous l'avez jamais lu, et dans le texte. Pas par les bribes sacagées de monographies bien pensantes.
@ Poly (encore) ! le lien entre Mitterand et Bousquet est évident, évident. [comme tu dis] Il me semble même avoir vu une certaine photo, prise un certain 6 février 1934 où l'on aperçoit un futur chef de l'Etat, éminent et respectable, derrière le Colonel de la Roque...
Soyons sérieux. Un peu, enfin.
Ecrit par : phil | 29 juillet 2007
PS. JE SUIS NE QUELQUE PART ET JE VOUS EMMERDE TOUS
Ecrit par : phil | 06 août 2007
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