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24 juin 2008
Travelling arrière
Concorde. Dans ma Saxo, c'est Slater qui résonne. Aujourd'hui, c'est dans une C3 et c'est BFM qui m'endort. (Et on parle de promotion sociale).
J'allais alors au Sénat, larbin d'un rien. Je sers aujourd'hui Marianne, ouje dilapide le fric qu'elle n'a pas. C'était il y a quelques poignées de moi avant. Je veux dire quelques poignées de mois avant. Je me rappelle, descendant les Champs, croisant le badaud au petit matin, perché ailleurs - moi, pas le badaud. Et j'aimais ça. C'était avant une année nouvelle où j'ai cramé ma vie en brulant quelques neurones. Essentiels. Depuis la fragilité est brisée. Le chaos a commandé. La double peine a été comprise, et peut-être que je vais mieux. Résigné donc heureux. J'investis moins. J'écris moins. J'ai repris l'habit de jadis. Endossé le frac d'un anarco-réactionnaire sans illusion. En accord avec moi. Apaisé. Le corps s'est tu. Je veux dire la douleur de se supporter (mon corps et moi, toute une histoire). le piège s'est refermé de sorte qu'il ressemble vraiment au cocon toujours rêvé, et c'est Brel qui doit bien se marrer. Bourgeois, le ventre est né. Combattu pourtant, comme un desespéré, histoire de voir si l'image peut encore triompher. Doute. Quelques devoirs à remplir. La Tombe de Crevel à fleurir. A Montrouge, si elle persiste.
Un mardi soir, à Paris.
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Commentaires
Si j'ai bien suivi, c'est celui dont vous étiez "le larbin" qui vous a permis d'accéder à cette caste particulière où l'on s'attribue entre potes les postes à pourvoir, où la carte d'un parti ou les "soutiens" ont mille fois plus d'importance que la compétence, la motivation ou l'éthique, où l'on se sert de "Marianne" en prétendant la servir.
Ecrit par : Ludovic | 30 juin 2008
@ erreur Ludwig ! Le "Maiître" ne le serait demeuré, sans moi. Et ça c'est certain. Lui même en est convenu. La gueuse est pathétique.
Ecrit par : phil | 30 juin 2008
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