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17 juillet 2008
Coup de froid
sur la sérénité des derniers jours. C'était inévitable. Je le sentais poindre. Un ciel trop clair, trop pur, pour ne pas porter les frimas d'un gel du bien-être (sinon du bonheur). L'ennui d'abord. Il s'est un peu installé, ce week-end. Un désoeuvrement de l'enfance. "Qu'est-ce qu'on fait", répétais-je jadis à mes parents exaspérés, tandis que je ne ne supportais pas l'isolement, le calme, l'absence.
Mais ça n'aurait pas été bien grave, car ce calme là, l'âge venant, je suis parvenu à en faire un ami. Fidèle. Lui.
La fatigue qui revient aussi. Peut-être un contre-coup des derniers jours de pression. Peut-être une horloge biologique qui se dérègle. A moins que quelque virus ne me rende patraque. Car je suis patraque. Assomé par l'envie de dormir. Inaccessible au contact social, et désespéré de ne pas sortir du cocon...
Et puis le premier coup frappé sur la scène qui marque le dernier acte. Son vieux est enfin hospitalisé, après s'être confronté à la dure réalité d'une image issue d'une IRM et qui montrait la colonisation finale de son cerveau. Et l'effondrement. Absolu. Total. Brutal. La mort rentre de nouveau dans notre quotidien. Egoïstement, je suis las, et lâche. Je n'aurai pourtant pas d'autre choix que d'être là. Mais ça fait beaucoup. En un an. Deux cancers. Deux morts. Deux hépatites... Et quand je pense à ce groupe de c... qui m'ont blackboulé, notamment en me disant que ma vie n'était pas drôle... Désolé. Elle ne l'est pas. J'ai mal à notre fatalité que je n'aurai pas l'élégance d'appeler destin. Je suis en manque de rires. De tendresse. De bienvieillance.
Avis de gros temps. En fait. En sanglots.
12:59 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

Commentaires
ah on fait un chouette club hein, y'a pas à dire. On devrait monter un parti.
(lovec)
Ecrit par : cee | 17 juillet 2008
T'es pas tout seul, y a comme un karma d'Amoco Cadiz en ce moment... Bise.
Ecrit par : poly | 18 juillet 2008
Merde tu as raison de pleurer.
Ecrit par : ouam-chotte | 19 juillet 2008
Ah et puis c'est bien de ne pas fanfaronner sans cesse comme des connes finalement, la tendresse, la bienveillance,et les rires, finalement on sait faire, on sait mixer,on sait faire dans le léger teinté de gravité,on sait mettre au rancard nos cynismes à deux balles.On sait, on peut, suffit de vouloir hein...
Ecrit par : Barbarian | 19 juillet 2008
S'il n'y avait pas eu cette blessure, ce deuil d'amitié... On dirait que c'est ça qui rend le difficile reste difficilement supportable. Je suis si désolée de n'y rien pouvoir.
Ecrit par : Catherine | 19 juillet 2008
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