23 juillet 2008

Seul, chez nous

ce "nous" que tant de potes célibataires me paraissent chercher. Pour une fois. Trois jours de suite. Seul, chez nous, et rien. Je laisse glisser le temps. Vide. Comme lui, l'autre moitié de ma vie, que j'ai eu tout à l'heure au bout du téléphone, et au bout du calvaire de son père. Un mutisme. Un néant. Et la lourdeur d'une peine incommensurable qui finit par sourdre. Dix secondes. Pas plus de dix secondes pour que je comprenne que nous sommes en train de nous effondrer s'il continue à se laisser glisser, pas même sur un resquif, à plat-vie, sur un torrent de douleur au fond de la vallée des larmes.

Eh ! Toi, Notre Avocate ! Notre Défenseure ! Notre Dame... Putain : en ce jour de fête de Marie-Madeleine, je te supplie : viens à nous.

Commentaires

Coupure réseau
Pensées vers vous deux
Comme des prières mais sais pas bien faire
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Ecrit par : G. | 24 juillet 2008

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