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24 juillet 2008
Un p'tit pet' au casque...
une fêlure dans la matière grise, des neurones qui ne connectent plus. Chépa moi, mais y'a un truc ! Ce matin je suis retourné trois fois à la station service vérifier si je n'avais pas oublié ma carte bleue alors qu'elle était dans mon portefeuille, tout ça après une demi-douzaine d'allers-retours entre le parking et mon appart', histoire de vérifier que la porte, la fenêtre, l'eau, le gaz, l'électricité etc... étaient bien fermés. Je suis arrivé au bureau à 11 h 30, soit 90 minutes de trajet entre Place Wagram et Austerlitz... Faut dire que ma vie emprunte plutôt le chemin de la Bérézina depuis quelques jours, ça doit jouer.
Ma gentille secrétaire nous a accueilli, mes cernes et moi par un mouvement de recul tant j'avais la gueule d'un déterré pas frais. Puis elle m'a annoncé que je devrais annuler tous mes rendez-vous dans les 48 heures pour cause de catastrophe catastrophique et d'urgences vitales (moi qui ait vécu une expérience de cabinet ministériel : j'ai géré des vraies urgences...) En fait il s'agissait d'une réduction de ligne budgétaire éventuelle et sans doute en 2009...
Alors, p'tit père, devant tant de conneries, plus porté par ses cannes et sentant ses épaules beaucoup trop étroites par l'accumulation des vrais stress et des faux stress, p'tit père, je disais, il s'est tout bonnement effondré, a fait son petit malaise et a fini à l'infirmerie en pleine crise de panique ! L'électrocardiogramme était rigolo dans son tracé : le relevé sismologique du tsunami en Indonésie était du même niveau... Gentille l'infirmière m'a mis dans un gros dodo et m'a collé un lexo-mi-myl mon amour sous la langue.
Chafouin de mon absence à la réunion ultra-urgente et hyper stratégique, mon boss est en train de supprimer toutes mes enveloppes budgétaires mais je finis presque par trouver ça drôle.
Mon mari-muet rentre à cette heure-ci d'Agoniland et je me dis qu'il est quand même rigolo ce radeau de la Méduse version 2008.
Sinon, tout va bien : j'ai le sourire... Une résignation bromazépamtesque m'a gagnée et je regarde dans le miroir ce petit pet' au casque qui ne se voit pas mais qui finira bien par donner un jour... un p'tit trou des p'trous, toujours des p'tits trous [sur un air connu].
15:10 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
troubles obsessionnels, attaque de panique----- là tu vas devoir de résoudre à passer à 2 deroxat le matin!!!
Ecrit par : lunatix | 25 juillet 2008
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