30 juillet 2008
trouble borderline vs burn-out
ça se discute et c'est pour ça que vous serez là le 9 août... On ne sait pas de quoi l'année qui vient sera faite.
RSVP : lazare.beaufils@orange.fr
23:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 juillet 2008
Ce qui reste étonnant
avec le burn out, c'est qu'on reste toujurs étonné de tenir debout quand bien même on devrait (s')être effrondré (sur soi) depuis bien longtemps. J'ai enfin pu parler à Gé. Et nous sommes convenus de vivre l'inommbale... Et de continuer.
Des années de toxicomanie, et la rançon d'une dette de survie permettent sans doute ce miracle.
Depuis le temps que je vois le bout du rouleau.
Il ne faudra pas m'en vouloir.
Promettez-moi.
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24 juillet 2008
Un p'tit pet' au casque...
une fêlure dans la matière grise, des neurones qui ne connectent plus. Chépa moi, mais y'a un truc ! Ce matin je suis retourné trois fois à la station service vérifier si je n'avais pas oublié ma carte bleue alors qu'elle était dans mon portefeuille, tout ça après une demi-douzaine d'allers-retours entre le parking et mon appart', histoire de vérifier que la porte, la fenêtre, l'eau, le gaz, l'électricité etc... étaient bien fermés. Je suis arrivé au bureau à 11 h 30, soit 90 minutes de trajet entre Place Wagram et Austerlitz... Faut dire que ma vie emprunte plutôt le chemin de la Bérézina depuis quelques jours, ça doit jouer.
Ma gentille secrétaire nous a accueilli, mes cernes et moi par un mouvement de recul tant j'avais la gueule d'un déterré pas frais. Puis elle m'a annoncé que je devrais annuler tous mes rendez-vous dans les 48 heures pour cause de catastrophe catastrophique et d'urgences vitales (moi qui ait vécu une expérience de cabinet ministériel : j'ai géré des vraies urgences...) En fait il s'agissait d'une réduction de ligne budgétaire éventuelle et sans doute en 2009...
Alors, p'tit père, devant tant de conneries, plus porté par ses cannes et sentant ses épaules beaucoup trop étroites par l'accumulation des vrais stress et des faux stress, p'tit père, je disais, il s'est tout bonnement effondré, a fait son petit malaise et a fini à l'infirmerie en pleine crise de panique ! L'électrocardiogramme était rigolo dans son tracé : le relevé sismologique du tsunami en Indonésie était du même niveau... Gentille l'infirmière m'a mis dans un gros dodo et m'a collé un lexo-mi-myl mon amour sous la langue.
Chafouin de mon absence à la réunion ultra-urgente et hyper stratégique, mon boss est en train de supprimer toutes mes enveloppes budgétaires mais je finis presque par trouver ça drôle.
Mon mari-muet rentre à cette heure-ci d'Agoniland et je me dis qu'il est quand même rigolo ce radeau de la Méduse version 2008.
Sinon, tout va bien : j'ai le sourire... Une résignation bromazépamtesque m'a gagnée et je regarde dans le miroir ce petit pet' au casque qui ne se voit pas mais qui finira bien par donner un jour... un p'tit trou des p'trous, toujours des p'tits trous [sur un air connu].
15:10 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23 juillet 2008
Seul, chez nous
ce "nous" que tant de potes célibataires me paraissent chercher. Pour une fois. Trois jours de suite. Seul, chez nous, et rien. Je laisse glisser le temps. Vide. Comme lui, l'autre moitié de ma vie, que j'ai eu tout à l'heure au bout du téléphone, et au bout du calvaire de son père. Un mutisme. Un néant. Et la lourdeur d'une peine incommensurable qui finit par sourdre. Dix secondes. Pas plus de dix secondes pour que je comprenne que nous sommes en train de nous effondrer s'il continue à se laisser glisser, pas même sur un resquif, à plat-vie, sur un torrent de douleur au fond de la vallée des larmes.
Eh ! Toi, Notre Avocate ! Notre Défenseure ! Notre Dame... Putain : en ce jour de fête de Marie-Madeleine, je te supplie : viens à nous.
19:18 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22 juillet 2008
Tariquet vs Cocaïne
Ah ben on n'était pas chouettes à voir, avec la PBE, échouées sur deux transats sur les bords de Seines, ivres comme des plombiers polonais, à deux pas de nos compagnons d'infortunes, les squatters du Pont Charles de Gaulle ! Et on a daubé... On a daubé ! Toute la blogosphère y est passée ! Certains plus que d'autre. Enfin c'est surtout moi qui ai daubé because la PBE, elle est plutôt du genre gentille... pas bravasse, tout simplement avec un coeur gros comme ça (un peu cabossé le coeur, mais bon...). Je suis étonné de nous, (pas du fait qu'on aie éclusé le Tariquet - putain ! Ce serveur !!!) mais qu'on soit parvenu à socialiser aussi vite. Surtout moi ! Au final, je suis content d'être content ! Et dans un élan de bonté, j'ai revu ma liste des "moins-loin" en faisant le tri entre les torchons et les serviettes !
J'ai aussi définitivement choisi le vin blanc à la blanche !
Mon conjoint est au chevet de son père, je suis seul à Berthier et me rend compte que cet espace de solitude, borné dans le temps, ne souffre pas d'être comblé.
Encore quelques heures qui viennent de marquer le premier jour du reste de ma vie.
17:05 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
17 juillet 2008
Coup de froid
sur la sérénité des derniers jours. C'était inévitable. Je le sentais poindre. Un ciel trop clair, trop pur, pour ne pas porter les frimas d'un gel du bien-être (sinon du bonheur). L'ennui d'abord. Il s'est un peu installé, ce week-end. Un désoeuvrement de l'enfance. "Qu'est-ce qu'on fait", répétais-je jadis à mes parents exaspérés, tandis que je ne ne supportais pas l'isolement, le calme, l'absence.
Mais ça n'aurait pas été bien grave, car ce calme là, l'âge venant, je suis parvenu à en faire un ami. Fidèle. Lui.
La fatigue qui revient aussi. Peut-être un contre-coup des derniers jours de pression. Peut-être une horloge biologique qui se dérègle. A moins que quelque virus ne me rende patraque. Car je suis patraque. Assomé par l'envie de dormir. Inaccessible au contact social, et désespéré de ne pas sortir du cocon...
Et puis le premier coup frappé sur la scène qui marque le dernier acte. Son vieux est enfin hospitalisé, après s'être confronté à la dure réalité d'une image issue d'une IRM et qui montrait la colonisation finale de son cerveau. Et l'effondrement. Absolu. Total. Brutal. La mort rentre de nouveau dans notre quotidien. Egoïstement, je suis las, et lâche. Je n'aurai pourtant pas d'autre choix que d'être là. Mais ça fait beaucoup. En un an. Deux cancers. Deux morts. Deux hépatites... Et quand je pense à ce groupe de c... qui m'ont blackboulé, notamment en me disant que ma vie n'était pas drôle... Désolé. Elle ne l'est pas. J'ai mal à notre fatalité que je n'aurai pas l'élégance d'appeler destin. Je suis en manque de rires. De tendresse. De bienvieillance.
Avis de gros temps. En fait. En sanglots.
12:59 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14 juillet 2008
Edvige, salope !
14:26 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10 juillet 2008
Ici et maintenant
Tout va. Ou presque. Gé se remet doucement. Convalescent. Et pas que de l'hépatite. Convalescent de l'année écoulée. Il ne prend plus sur lui, il prend du temps pour lui. c'est bien. Je le retrouve. Pour ce qu'il me plait. Hiératique. Calme. Silencieux. Apaisé. Parfois jusqu'au détachement. C'est peut-être pour ça qu'il est ma force. Tout mon contraire.
Du haut de ses transaminases, il s'est attaché à recontruire notre espace de vie. C'est devenu "installé", presque bourgeois. L'ambiance de Berthier, avant, c'était cocooning, aujourd'hui nous avons donné plutôt dans le zen. C'est chez nous. Chaque jour le temps me tarde de rejoindre cet ilôt de ma vie. Serein en mille.
Je ne dois pas cacher que je suis crevé. Pas stressé, crevé. Un peu las, peut-être, des obligations qui n'en sont pas, de ce coup de bourre d'avant la morne période estivale où, d'astreinte, je vais passer mes jours à ne rien faire dans le vivarium qui me sert de bureau, sans que le téléphone ne sonne, sans que les mels n'envahissent ma boite, sans que nulle hiérarchie ne donne contre-ordres et désordres. Je n'aurai que peu de sujets de colères, de querelles, d'indignation. Viennent six semaines d'ennui. C'est long, six semaines.
Je vais donc m'attacher à organiser mes journées, à les structurer de sorte que j'y dispose de temps pour moi, aussi.
C'était un post pour rien, et pourtant quelque part il m'apparait essentiel.
Je devrai y réfléchir.
13:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06 juillet 2008
avis de recherche
Ai perdu ma libido ! Mais ce qui est con c'est que j'ai gardé mon instinct de chasseur. C'est crétinissime ! Je me mets en état de pécho des mecs et.... rien, macramé ou point de croix. Nada. Macache. Tout juste si je ne me demande pas pourquoi j'étais là. Ca craint un max. Ce n'est pas que ça me manque mais bon... C'est quand même un exutoire pour une pédale que de se faire labourer. Surtout qu'après la petite mort, en principe moi je retrouve un Q.I sinon normal du moins décent. Ces jours-ci (ooups ! ces mois ci ?) j'ai "envie d'avoir envie" de baiser donc j'ai perdu la moitié de mes capacités de concentration et dès que je suis en situation (comme dirait Ségolène-la-rabat-joie), j'ai besoin de passer à autre chose. Une plaie.
Elles disent quoi les copines ?
10:45 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
03 juillet 2008
Si je ne vous lis plus
cela ne signifie pas que je ne vous vis plus. Ce que j'aime, c'est vous croiser. Vous savoir là. J'écris, vous lisez. Quand je veux lire, je me plonge dans Duras, ou dans Gracq. Pas vous. Histoire de concept. Vous aimez ? Moi aussi. Vous restez ? Moi également.
J'ai animé aujourd'hui mon premier séminaire, après une année de management. Dans un haut-lieu parisien. 2000 boules par tête. Nous avons produit. je m'étonne encore d'être le chef d'orchestre (de choeur ?) de cette équipe qui me fait confiance. Je reçois des graces. Au service de tous. Malgré tout.
La nouvelle du jour : elle est double. Pendant que mon chéri tutoie des sommets en matière de transa, cause un hépatite A tombée sur lui comme la vérole sur le bas clergé d'Argoat, j'ai fini, vieille carne que je suis, a évacuer l'autre hépatite, la C, de mon organisme, en même temps que j'ai éliminé ceux qui me rendaient malheureux.
La vie est belle. J'en suis sur. Le plus dur sera de me faire une raison et de m'en contenter.
Message personnel : si t'es mon frère et que tu n'es pas mon ami, n'oublie pas que je suis aussi ton frère, et que tu as le devoir sinon de m'écouter, du moins de m'entendre.
21:42 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

