01 août 2008
Un nouveau rendez-vous
avec ma solitude, ma meilleure amie. Trois jours sans Lui. Au chevet du Géniteur. Ma bouteille et moi. Un cigare au bec. Connecté à vous. Artifice. Artefact ? A l'occasion je me prends quelques bites, as usual. Sans besoin. Sans envie. Pour meubler le temps. Je ne suis pas certain de répondre au bout du fil. Je ne me réponds déjà plus. Mes absences. Mes trouilles. C'est quoi ta vie sans lui m'a balancée S. une frangine. C'est quoi sa vie à Lui, sans l'agonie de ses vieux. Alors je suis son agonie aussi. J'ai toujours crevé de ne vivre que de la mort. Une pas frangine mais peut-être amie me disais que pour les gens normaux, entre 20 et 50 ans il ne se passait rien. Je ne suis entouré que de gens peuplés de cimetières. Alors je grimpe. Je dévore les registres paroissiaux de Saisy, 1598 - 1623 - 1702, etc... J'y cherche et j'y trouve des traces infinitésimales de moi. Absurdes pusique là encore fictives, ne reposant que sur une hypothétique fidélité féminine. Salopes. Pas mêmes capacble de nous assurer une généalogie correcte. 1705 : le curé prête 3 sols à mon aïeul. Il l'a consigné à la fin du relevé des baptêmes, mariages et sépultures du village ou pas même un nobliau n'ose se faire enregistrer. Trois sols pour crever deux mois après. Endetté. Comme moi. Dette de vous. Dette de moi. Je suis en plein cramage. Mes absences, mes absents. Alors une bite. Juste une bite et la comédie, celle d'un "boquadra" sociable le temps d'une pipe, fier de son cul, et qui le donne bien.
Un week-end de solitudes. Je n'aurai pas le courage. Et pourtant, lundi, je serai encore à geindre.
La maladie n'est plus un problème. Je suis le problème. Je suis la maladie.
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Commentaires
"Les gens normaux... il ne se passait rien". Moi c'est maintenant qu'il se passe plein de choses, et encore plus dans la tête. Avant 20 ans, je ne vivais pas, j'avais même peur de ma bite, de la sexualité, des gens... je ne vivais pas.
Aujourd'hui, je tente de vivre, même si j'ai pas l'épanouissement voulu.
T'embrasse m'sieur le solitaire du week.
Ecrit par : buel | 01 août 2008
Ta dernière phrase
Je retiens
Ecrit par : PBE | 02 août 2008
Une bite pour meubler l'absence, ou pour tuer le temps.
Jamais je n'avais imaginé le balancier de nos horloges sous cette forme là.
Ecrit par : Henri-Pierre | 17 septembre 2008
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