03 août 2008

Les pétales de tendresse

que j'ai cueillies, ce week-end, me sont précieuses.

Celles de mon mec, d'abord, qui semble avoir retrouvé mon numéro de téléphone et qui chaque jour depuis son départ m'a parlé. Le ton de sa voix était presqu'enjoué. Sa soeur a du prendre soin de lui, au risque qu'elle aie cafté sur mon appel du début de semaine, qu'importe.

Celles que m'a offert J. Un "frangin" avec qui j'ai déjeuner ce samedi et qui a su me réconcilier avec un moitié de l'humanité : celle qui s'intéresse aux autres, celle qui écoute, celle qui s'interroge. Il m'a fait gravir quelques marches, quelques degrés. Il m'a permis de poser un autre regard sur ce qui m'entoure, sur ceux qui m'entouraient. Je redoutais de lui confesser le divorce d'avec le Clan. Il s'est gentiment employé à ce que je livre non pas une version de la gabegie, mais l'absence de liens, et sans s'intéresser ni aux causes ni aux effets, il m'a dit des mots, essentiels, qui avec ceux que j'ai recueillis de S. me permettent de panser. De penser.  De déculpabiliser, aussi, un peu.

Je n'ai que peu dormi. Mon sommeil est agité, ces temps-ci, si je ne me shoote pas. sans compter que la libido reprend un peu le dessus, faisant de mes nuits des hybrides entre songes bizarroïdes et débords de testostérone. Ne rentrerai pas dans les détalis, pas trop sordides, des rencontres du week-end, mais j'en retiendrai que je sais rester sociable de prime abord, que je parviens enfin, quitte à ce que ce soit pour un prétexte sexuel, à échanger a minima, avec l'autre.

Cette fin de dimanche, toutefois, une angoisse est montée. Je me suis allongé, bientôt rejoint par deux de mes chats. Le mâle s'est blotti sur mon épaule, la femelle s'est allongée de tout son long sur mes abdos. A eux deux, ils ont semblé prendre une part de cette angoisse. Ma respiration s'est apaisée, et la barrière des espèces s'est un peu craquelée. Je n'en parle que peu, mais eux aussi sont importants.

Puis, je suis redevnu arboricole, j'ai siégé quelques heures sur Hérédis, à saisir quelques branches maîtresses de ma généalogie, retrouvées sur le site des archives de Saône et Loire. Ces dépouillements fastidieux sont autistiques et/ou obsessionnels. Ils me vident du dedans. J'échappe quelques heures à elles, ces angoisses, celles là qui font que dès la rentrée, je retrouverai un divan. Question de survie. 

Commentaires

bonne décision

Ecrit par : lunatix | 03 août 2008

Il sonne doux ce billet.

Ecrit par : buel | 04 août 2008

Voui
Et le 9 alors?

Ecrit par : PBE | 04 août 2008

Oui, très bonne décision. Pas seulement pour la survie, mais aussi pour le bonheur de vivre. Et ça, c'est aussi très important.

Ecrit par : Catherine | 06 août 2008

Tiens, prends au passage cet autre pétale.

Ecrit par : Henri-Pierre | 17 septembre 2008

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