29 septembre 2008
Quoiqu'il se produira
dans les jours qui viennent, je ne devrai pas oublier que c'est moi qui ai, en toute conscience, jeté les dés le premier. Une idée force : ne plus plier et demeurer fidèle à un système de valeurs qui jusqu'ici, me permet encore de voir mon visage dans un miroir, même si l'image se brouille souvent.
J'ai voulu ce coup de pied dans la fourmillière. Je dois accepter l'augure des tangages à venir.
La femme de Loth ne fait plus qu'assaisonner le désert.
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27 septembre 2008
Sans titre
Je n'aime plus ces soirées où je me perds dans des vents de panique. Non pas que je les ai appréciés un jour, mais je les recherchais. Aujourd'hui, je pense n'avoir plus besoin d'aller là où j'abandonne le contrôle de moi, selon un rituel trop bien réglé, pour mieux vérifier que je suis faillible et que je peux sombrer, collapser.
Ne plus tenter de prendre la main, mais considérer que je l'ai depuis toujours. Refuser tout déterminisme et survivre quand même.
Cette semaine, j'ai dit non. J'ai accepté de prendre de vrais risques pour écarter la tentation d'une complaisance dans le mal être.
Il faudra qu'au réveil, demain, je prenne toute la mesure de ces mots écarteurs de maux.
Ne plus subir, et respect.
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21 septembre 2008
Réflexion faite
je me demande, si dans le contexte, c'était une bonne idée d'aller voir ce film,

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16 septembre 2008
Le Fil(s)
Les vacances sont terminées.
En fait, elles l'étaient dès notre retour du Sud. La dernière semaine fut éprouvante. A moins qu'il ne ce soit agit d'épouvante. Un lecteur m'avait auparavant gratifié d'une jolie lettre. Une lettre de lien. Il me parlait depuis sa place, spectateur de ma vie. Fatalement. Il y qualifiait de maritale ma relation avec Gé, et je reste en accord avec lui. Maritale.
Il n'empêche que de Bourgogne en Auvergne, la semaine dernière, notre couple a échappé de peu aux métastases de la chienlit. Son père, je l'ai déjà dit, accomplit une agonie longue qu'il s'emploie à paver de méchanceté, de manipulation, de destruction. Et malgré des ans d'éloignement, de colères, de non-dits, Gé est là, fils parfait, aimant, conciliant, détournant ses rancoeurs et ses remords.
Leurs liens, et les valeurs qui les animent, ne sont pas miens.
Je n'aime pas son père.
Je ne lui accorde aucune compassion.
Je me reconnais même lui imputer un rapport de causalité dans la mort de sa mère, l'année passée.
Tout cela, mon mec, mon mari le sait.
Comme il sait que je suis là. Pour lui. Avec lui. Mais je n'accepte pas d'être d'un tiers. Un objet transactionnel. Celui sur qui l'on déverse l'agressivité que l'on ne peut pas exprimer, parce qu'à l'orée d'une extrême onction. Je n'accepte pas l'incommunicabilité. Je peux tout entendre de mon gars. Mais plus rien du malade : ni ses gémissements devant la facture salée qui lui est présentée, ni ses faux regrets, ni son obscénité quand il raconte ses coucheries nègres, ni ses pleurs de ne pas revoir la fortune qu'il a expédié là-bas, à une pute qui est tombé sur le bon pigeon.
Et ça, le Vieux, il le sent.
Alors, nous avons passé les derniers jours de nos congés à nous faire souffrir. Mes fuites généalogiques, à relever des épitaphes, à parcourir les chemins du sang (le mien), n'ont rien changé : nous nous sommes déchirés.
Seules, mon obstination, mon abjection, ma totale détermination à ce que ce ne soit pas son cancer qui emporte ma vie maritale ont pesé pour éviter le naufrage. Mon amour et les échanges avec l'autre couple de l'histoire, celui de la soeur de Gé, ont peut-être aussi consolidé mon opiniâtreté à ne pas lâcher maintenant.
Notre histoire s'est abimée de nouvelles cicatrices que nous trouverons belles lorsque nous seront certains de les avoir guéries.
Et ce mardi, le retour au bureau et à ses fadaises.
Septembre sera long. Pour moi. Pour son vieux. Pour mon couple. A la différence près, que pour nous, chaque jour passé est un jour de gagné, et que pour le cadavre en sursis, c'est un jour de moins. Il perd. Il le sait, et son énergie du désespoir est laide, noire, hideuse. Je me souhaite une belle mort.
Et pour vous, des images pieuses.
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08 septembre 2008
Transit
Retour à Paris. Une semaine entre des parenthèses de soleil. Et puis rien. C'était bien. C'est tout. De ne pas penser. Etre là c'est brutal en mille. Les ouragans d'emmerdes se sont chargés de la langueur estivale pour prendre force et vigueur. Une semaine sans travail. Encore. Elle ne sera pas de vacances. On repart. Vers la tempête.
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