16 novembre 2008
Another time
et un crematorium plus tard, je mets de nouveau ce blog en sommeil.
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On request, of course
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02 novembre 2008
L'heure du Grand Tourment
n'est plus loin. La mort, la salope, rode. Malgré ma distance - et c'est le moins qu'on puisse dire - d'avec le père de Gé, je reste cisaillé par la vue de entailles marquées par les cancers sur son corps qui s'éteint. Gé et sa soeur reconnaissent tout à l'heure les miasmes de l'Ankou. Pour la seconde fois. 14 mois après. L'hôpital nous a donc appelé ce vendredi soir. Il fallait être là bas, à 450 bornes, en toute urgence. Nous y avons donc filé, sous une pluie battante, au mépris de toutes les consignes de sécurité. Le vieux n'allait pas nous emmerder jusqu'à la gauche et clamser avant d'avoir revu son fils. Une semaine avant, il avait fait scandale pour que trois aides de santé le descende à force de palans, sur un véhicule qui lui permettrait de rejoindre l'entrée du CH où il s'est accoutumé à fumer son cigare. La prochaine fumée qui exhalera de ce corps, sera celle de ce qui reste de lui. Un vestige organique martyrisé de métastases A fond train les grelots, nous avons rejoint ce joli coin des pierres dorées, en Bourgogne. Il était une heure du matin passé lorsque j'ai laissé le volant, que j'ai apperçu le teint cireux, déjà, de l'impétrant, et que j'ai capitulé pour prendre des forces. Les femmes en blanc nous indiquaient que la nuit de tous les saints serait longue, et que le bien nommé jour des morts était hors d'atteinte. Gé m'a fait part de cailloux d'angoisse : comment accompagner son père au trépas. Une crainte poignait. Présence, tendresse et compassion. C'est leur job. Il le remplissent à merveille. Et c'est nécessaire. Alors, quand je les ai vu soudés, entre eux, revenu dans un cocon nucléaire qui n'appartien qu'à eux, j'ai décidé de rentrer à Paris. Etre loin pour être mieux, dans deux ou tropis jours au plus, parce qu'enfin à ma place. Mon gars - et les siens - traversent un drame idiot et imbécile : mais ils naissent à eux même et à ceux qui loes entourent à cette épreuve. Leur force, leur amour, c'est du dur. A moins de trouver dans ce chaos notre chemin de sérénité. PS. A l'heure où j'écris, le père et toujours des notres
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