06 mai 2007
La victoire d'un homme, la défaite d'un parti
Sarko est élu. Dont acte. Nous jugerons sur pièces. Sa victoire est logique, incontestable. Sa légitimité totale. C'est la réussite d'un homme, pas celle d'un parti. Un homme qui a su faire la synthèse entre toutes les droites, même celles qui font grincer les dents. Ca peut déplaire. Pour ma part, je les préfére dans le cénacle des pingouins plutôt que dehors. Je peux me tromper.
Ségolène n'avait pas la carrure. Mais elle avait la posture. Finalement, elle a fait une belle campagne. C'est maintenant que ça commence réellement pour elle. Si elle survit aux législatives, elle sera sur la scène en 2012. Elle aura grandi. Ce n'est toutefois pas Ségo qui a perdu. Pas plus que la gauche. C'est l'appareil du PS. Tout seul. Comme un grand. Il n'a eu besoin de personne. A les entendre, ils ne comprennent toujours pas... Ca craint.
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Fallait se donner les moyens
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05 mai 2007
Les bonnes nouvelles
de ces derniers et prochains jours :
1- vos félicitations pour notre pacs... (j'dis ça, j'dis rien) ;
2- la politique vous fait davantage commenter mon log que le quotidien, seul les "bites poil cul foune" font mieux ;
3- quoi qu'il se passe demain, le PS va enfin changer (mes grandes oreilles m'ont déjà confirmé que la dame n'était pas encore morte que les couteaux s'aiguisent, les courants sont fous... ils auraient quand même pu attendre lundi)
19:56 Publié dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04 mai 2007
Pourquoi je ne voterai pas Ségolène Royal (histoire d’en finir)
J’ai aujourd’hui vingt ans de vie militante, dans des associations diverses et variées : culturelles, de quartier, communautaires, de lutte contre des maladies infectieuses (sic), voire même, curieuse idée, dans des mouvements philanthropiques et syndicaux.
J’ai aujourd’hui près de vingt ans d’engagements politiques qui m’ont conduit à voter, en fonction des enjeux, sur un éventail de projets et de personnes qui allait du Parti communiste jusqu’à l’UMP, en passant par le PS et les Verts.
Vous me direz mon inconstance, je vous opposerai que le sectarisme n’est pas de mon côté.
Je crois définitivement en l’homme plus qu’en l’Etat et je préfère la réalité d’une action citoyenne et politique plutôt qu’à la proclamation stérile de droits et de devoirs. Je préfère un bon candidat de gauche à une tanche de droite. Ca marche dans le sens contraire.
J’appartiens, somme toute, à cette majorité pas si silencieuse, ce « nouveau Marais » qui n’est affidé à personne en particulier mais qui nourrit le besoin de faire bouger les lignes.
Le pacte présidentiel de Ségolène Royal, sa personnalité et son corsetage dans les lignes du dernier Parti socialiste archaïque européen m’empêche de lui apporter mon suffrage. C’est mon droit le plus essentiel. Il mérite le respect autant que le votre.
J’aurai aimé bien en amont des tractations de l’entre-deux tours un programme de gouvernement clair, un pacte majoritaire qui aurait pu, avec bonheur, réunir tous les progressistes, des réformistes du parti communiste jusqu’aux centristes de l’UMP. Au lieu de cela, on se claquemure rue de Solférino. On dénonce le camp d’en face sans faire preuve de sa propre crédibilité ni de sa propre sincérité. Facile.
Aucune tentation, de ma part de ne donner de leçon à personne. Ceci dit, mon histoire, mes engagements, et – pardon d’y croire encore un peu – les missions que je remplis depuis maintenant trois ans plaident a minima pour la sincérité de mes actions au service d’une certaine idée de la lutte contre l’exclusion et de la solidarité. Ce n’était pas – figurez vous - juste un travail… C’était aussi une chance, celle de pouvoir faire rencontrer ceux concepts : le « ce que je crois », avec le « ce que je fais ».
Vous êtes libres de vos propos, y compris de me dire que mes idées puent la merde, c’est bien et c’est votre droit. Etes-vous certains pour autant de demeurer maîtres de ces mêmes propos ? Si mes idées daubent tant, alors, celles de Simone Veil, de Lucien Neuwirth puent autant ! Certains qui me connaissent pourraient peut-être simplement reconnaître que j’ai tenté de faire. Et ce que je continue.
Au-delà de votre bulletin de vote et de dénier à vos égaux le droit de penser autrement, c’est quoi votre action quotidienne au service des autres ? Je précise, l’inscription au club Vit’Halles ne compte pas.
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03 mai 2007
Consensus, conjugalité et vieilles dentelles (du Poitou) [post rectifié]
Bon, ça y est, c’est décidé : ça sera le 10 mai. J’avoue que c’est un peu moi qui ai forcé la main à Gé pour le choix de la date. Il devait y avoir du symbole là-dedans : nous nous pacserons donc le jour anniversaire de la victoire de François Mitterrand en 1981. Regarde, quelque chose a changé : et je crois que c’est moi.
C’est marrant, quand j’y repense, le blog a été le témoin de cette rencontre, des hauts et des bas… Jusqu'à ce morceau de papier.
Quelles drôles de circonstances quand même pour s’unir : sur un coin de table, au greffe d’un tribunal d’instance, dans l’annexe d’une cité administrative sans âme, sans décorum, sans témoins, entre le passage des corbeaux commis d’office qui tenteront, d’obtenir, pour qui quelques dommages et intérêts en réparation du retard de livraison du canapé tant espéré, et pour celle-là la réparation du non-versement de la pension alimentaire. A 9 h 15, tout sera fini. Nous pourrons repartir de la maison de justice pour vaquer à nos occupations : Gé à sa formation et moi à mes champions.
En signant, nous aurons gardé à l’esprit que ce putain de Pacs n’a été voté qu’en désespoir de cause, à l’initiative de quelques députés socialistes et non du Gouvernement de Lionel Jospin qui avait bien pris le soin de ne pas trop se mouiller dans le processus. Nous n’oublierons pas non plus que ces mêmes députés n’avaient pas pu faire bloc pour contrer l’exception d’irrecevabilité portée par une droite qui fait aujourd’hui amende honorable.
Décidemment, quel drôle de peuple, aussi, que celui auquel j’appartiens. Un peuple politique. Tiens, au moment de signer, je n’oublierai pas non plus Boutin, ridicule et Vanneste, à vomir. Je me souviendrai aussi de Séguin et Bachelot. Et même de ce que c'est (même si ça fait mal de le constater) Sarkozy qui a donné sa pleine mesure au Pacs en conférant l’égalité de traitement fiscal aux partenaires et aux époux, je me souviendrai aussi qu’il a concédé, il y a peu, certes, que la droite s’était trompé. Je crois qu’il faudrait être vraiment de très mauvaise foi pour penser un instant, comme toutes ces [copines*]du Marais, que l’hypothétique gouvernement de droite osera moindre pas en arrière. Elles pourraient être surprises.
Car finalement, elles me gavent, ces[copines*] du Marais. Ouaip ! Je suis une tante de droite, séropote et de temps en temps (hum…), je me poudre le nez : à l’aune de cela, je devrai être favorable à la démocratie participative, au trotskisme restauré et à un interventionnisme étatique à tout crin… Ben non ! Ca ne marche pas comme ça. OK ! Faites de moi un fasciste ! Rajoutez antisémite et homophobe tant que vous y êtes !
C’est clair, entre l’illuminée du Poitou sur laquelle tout le PS moderniste a daubé pendant deux ans parce que trop réac et l’agité de Neuilly qui a ramené une partie des populos du F-haine –après que ce ramassis de médiocres ait éclos du subtil coup de Jarnac du Vieux, en 1986 – j’avoue que je grimace un peu : c’est comme si on me forçait un peu à choisir entre pieds-paquets et fromage de tête… N’empêche, comme disent les pêcheurs, y’en a un qui fait la maille et pas l’autre. Broyée du Poitou : très peu pour moi.
Je ne m’abstiendrai pas ! Je garderai en tête le prochain cap : les législatives, en me disant qu’en étant dans la majorité, on pourra mettre en œuvre certaines de nos idées ! Ca fait de moi un Papon ? Sachons raison garder, et le respect aussi pour certains épisodes de l’histoire qui ne peuvent souffrir de comparaison. J’avais douze ans et l’on guettait l’arrivée des chars soviétiques. Vous n’étiez pas nées, et l’on prêtait au Grand Charles vieillissant des velléités de dictateur…
[Chères copines*] du Marais, je vous préfère décidément le cul tendu que la bouche ouverte.
* Je concède avoir un peu trop méchant dans la version 1 !
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30 avril 2007
Si vous continuez à m'embêter
...je vais faire ce que vous considérez comme un bêtise et ce sera bien fait pour vous ! Méheu !
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24 avril 2007
A deux jours...
que le principe de mon CDI soit gravé dans le marbre, et alors que j'étais avec ma supérieure en réunion, sans savoir pourquoi, j'ai replié mon bloc de notes, calmement, j'ai mis mon bloc dans mon cartable, puis je me suis levé de ma chaise, étonné de ce que je faisais. Je l'ai fixée dans les yeux. Lui ai sourit. Et j'ai lâché mes cartouches :
- de toute façon, chère M. plus je t'explique, moins tu comprends, c'est sans doute cela qui forge ton statut de cadre dirigeant.
Pivoine, M. a souri. Elle était à la fois décoiffée er décomposée. Notre témoin, pour sa part, avoisinait la liquidité. Classique, dans une banque.
- A jeudi ! Je ne viendrai pas demain. J'ai une garden party.
Personne n'a pipé mot. Sauf ma violence que j'ai du taire tellement elle sourdait.
Un jour, ce type de comportement asocial ne sera pas à mon avantage.... Ca se pourrait bien.
Au fait : des nouveautés : mes jolies photo en ligne.
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