30 juin 2008

Bien sûr,

les guerres d'Irlande sont finies, et d'autres les ont remplacées,

Bien sûr, je ne rêve pas d'Amérique, pendant que mes ex-amis se répandent sur le vilain garçon que je suis,

Bien sûr, ma vie apaisée de ces dernières semaines - après ma libération, je veux dire depuis que je suis devenu tricard à cause de sincérité - ne pouvait pas durer

Comme Chirac, je crois que les emmerdes volent en escadrille : au programme du mois, un conjoint alité avec un syndrome hépatique qui le fait ressembler à un gilet de prévention routière, son père qui a l'agonie tenace et rancunière et  aussi que je me sens m'épuiser un peu malgré toutes les tendresses que je reçois. Je n'ai plus d'exutoire sexuelle de sorte que j'enmagasine peut-être un peu tout ça, en attendant des vacances automnales, en espérant vos coup de fil, vos coups de fille.

Ah oui, parce que c'est comme ça, je renoue avec mes habitudes de jeunesse, incapables d'amitiés homothétiques, fan de duos mixtes, au féminin ou hétéro.

Les pédales sont des bandes de connes.

Parole de (vieille) fiotte (rance).

 

24 juin 2008

Travelling arrière

Concorde. Dans ma Saxo, c'est Slater qui résonne. Aujourd'hui, c'est dans une C3 et c'est BFM qui m'endort. (Et on parle de promotion sociale).

J'allais alors au Sénat, larbin d'un rien. Je sers aujourd'hui Marianne, ouje dilapide le fric qu'elle n'a pas. C'était il y a quelques poignées de moi avant. Je veux dire quelques poignées de mois avant. Je me rappelle, descendant les Champs, croisant le badaud au petit matin, perché ailleurs - moi, pas le badaud. Et j'aimais ça. C'était avant une année nouvelle où j'ai cramé ma vie en brulant quelques neurones. Essentiels. Depuis la fragilité est brisée. Le chaos a commandé. La double peine a été comprise, et peut-être que je vais mieux. Résigné donc heureux. J'investis moins. J'écris moins. J'ai repris l'habit de jadis. Endossé le frac d'un anarco-réactionnaire sans illusion. En accord avec moi. Apaisé. Le corps s'est tu. Je veux dire la douleur de se supporter (mon corps et moi, toute une histoire). le piège s'est refermé de sorte qu'il ressemble vraiment au cocon toujours rêvé, et c'est Brel qui doit bien se marrer. Bourgeois, le ventre est né. Combattu pourtant, comme un desespéré, histoire de voir si l'image peut encore triompher. Doute. Quelques devoirs à remplir. La Tombe de Crevel à fleurir. A Montrouge, si elle persiste.

Un mardi soir, à Paris.

23 juin 2008

Je l'aime bien,

cet espace retrouvé. Celui du blog libre resucité et celui de ma vie reconquise. Le problème, avec la sérénité, c'est que je m'en lasse assez vite. Pas au point de vouloir tout bouleverser, mais je reste comme en attente. De quoi ?

19 juin 2008

Juste comme ça

Je crois que je vous aime bien, tant que vous demeurez virtuels, même si je crève d'envie de vous connaître.

18 juin 2008

Mi-année

Dans mon taf, on fait des bilans année. Histoire de voir si les services ont rempli les lettres d'objectif qui leur ont été communiquées... grosso modo fin mars. Autant dire que les mecs, ils ont rempli 20 à 30 % de ces derniers. Pas même. Et puis, en N+1 on explose les résultats avec des objectifs atteints à 120 % et parfois plus. Tout ça c'est du flan. Histoire de ménager les primes. On se tient tous par les couilles et pour empocher 10 % net du brut annuel, on fait des miracles.

Côté my life, je veux dire perso, moi j'estime que mon bilan a mi-année dépasse mes espérances. Je suis redevenu libre, y compris ici. Déchargé d'amis qui n'en étaient pas. Je veux dire de relations unilatérales. j'ai aussi enfin et définitivement arrêté la coke même si je piccole comme une pute polonaise et que le fume des havanes comme même la mère de Fidel n'a jamais vu se consummer. Je me resserre sur le quarteron de fidèles, dont je dois convenir qu'elles sont pourvues d'un vagin et ai fini par accepter que je n'étais définitvement pas une connasse du Marais. C'est bien.

Avis de temps calme même si le grain se profile : il me restera extérieur.

16 juin 2008

Tricard

de ma propre histoire. Je ne me plains pas. A bien regarder, j'ai tout fait pour que ce soient "eux" qui finissent par me virer d'un cercle relationnel auquel je n'ai jamais appartenu. Une nouvelle fois, parce que trop entier. Je ne sais pas avoir des copains. Des buveurs. Je suis un homme d'absolu. D'amitié. De fraternité. La vraie. Pas le maillon d'un clan. Peut-être que pour la première fois, je comprends la portée de cette nouvelle rupture(s). Un retour sur moi. Sur celui que je suis. Intransigeant. Profond. Chiantissime. Celui qui dit, même quand il devrait se taire. Et si je n'ai pas raison, c'est quand même eux qui ont tord.

Pour le reste, mon gars et moi revenons d'un énième séjour en brionnais. La mort rode autour de son père. Cette fois-ci, elle s'était approchée et avait commencé à tatouer le faciès du sexagénaire colonisé par moult métastases. Dans quelques semaines, ca fera un an que la mère est partie. Des mêmes. Métastases. Notre petite histoire rencontre  une nouvelle crise de hoquets. La proximité de ce "mortiversaire" a rendu plus insupportable encore l'arrogance stupide et désespérée du paternel, connard en mille, exponentiellement terroriste eu égard à l'égotisme dont a été striée son existence. Nos protections sont demeurées bien dérisoires, et notre retour à Paris s'est fait dans un silence lourd, seul à même de porter le poids des quarante-huit heures passées.

Et pourtant, plus forts, encore. Plus seuls, aussi. Seuls, pas isolés.

12 juin 2008

Sept fois

Tu recommenceras. Je crois que c'est dans Le Livre. A quarante ans, ou pas si loin, je commence à me connaître. Je ne me surprends plus. tout au plus ce sont les choses comme elles s'enchaînent qui finissent parfois par m'apparaître limpides, un temps trop tard. Mais les constantes - mes hoquets - sont bien là. Et leurs effets identiques. Des ruptures amoureuses ou amicales, radicales, au scalpel, nettes et impeccables, douloureuses mais dont les cicatrises sont agréables à voir. Je suis le miroir. Une seule cause à mes divorces, une exigence, démesurée. La mienne.

Ajouter que je deviens un taliban de ma vie, exagéré en tout, tenté par un ascétisme séculier et le compte y est.

Et toujours comme dans Le Livre : ne pas se retourner. Au risque de se figer en statue de sel.