15 septembre 2005

Sept 2005

mardi, 13 septembre 2005

On n'est jamais puni que par là où l'on a pêché...

et combien j'ai  pêché lors de cet after mémorable à Berthier !  Ca m'apprendra à jouer les serpillières. C'est contre ma nature profonde !

Bref, depuis, je rencontre quelques misères, tout à fait inopportunes (y-a-t'il des misère opportunes, on peut d'ailleurs se le demander !) Je n'en dirai pas plus, tout le monde aura compris et le premier qui poste une saloperie là dessus...

A part ça ? J'ai secoué un de mes futurs amis... N.  Enfin un gars que j'imagine comme tel. Un mec bien. Enfin sans doute. Un jeune homme bien sous tous rapports, raide dingue d'un de mes potes, et qui s'est fait remplir sans vergogne par lui depuis quelques années...

Sauf que N. a juste oublié un fondamental : se tester. Et comme l'enculator (22 cm vérifiés) en question [que j'ai régulièrmenet sauté, nul n'est parfait - une salooope !]  est plus que positif, et que les deux parties le savaient, il y a peu de risque pour que N. soit passé entre les mailles du filet , ou alors, il est un contresens à lui tout seul.

Bref, N. crache ses poumons depuis 10 jours, allègrement.

Je me rappelle qu'un autre ami, aujourd'hui à l'ombre, a appris sa "séropositivité" au moment où il ressemblait à un dalmatien tant il était couvert de sarcômes de Kaposi.

J'ai donc foutu la pression à N. qui a fini par se bouger le cul et par voir son toubib qui lui a passé une dégelée ô combien méritée !

Au delà de ça il y a tout de même untruc qui me chiffonne, c'est une de ses répliques...

Quand je lui ai indiqué qu'il fallait se prendre en charge -c'est moi qui écrit ça !!!-  N. m'a demandé : "mais pourquoi ?"

Et moi de répondre :

-parce que si tu le fais pas, c'est comme monter dans un bagnole dont tu saurai pertinement qu'elle n'aurait pas de freins.

Et je crois que c'est profondemment ça : aujourd'hui encore, il convient de se soigner pour ne pas guérir. Sauf qu'aujourd'hui enfin, ici, on a les moyens de se soigner sans trop s'emmerder (fuck le Fuzéon !)

Et, réflexion qui peut -être dérangeante, aujourd'hui comme hier, si on me proposait une solution curative définitive à mon virus, je crois que je la refuserai tout net ! J'aurai trop peur de déstabiliser ce ménage à trois que je fais avec la vie et lui... S'il m'a emmerdé, il m'a aussi servi de moteur !

Dérangeant, non ?

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


dimanche, 11 septembre 2005

Je pensais avoir tout vécu...

Cétait sans compter sur de récentes rencontres. Créaminal est donc venu vendredi soir à la maison avec deux potes à lui. Très joli les potes en question et il s'en est fallu peau de couille pour que ça parte en vrille.

Y'en a bien un des deux qui a mis la bouche sur ma bite, subrepticement, quand tout le monde avait le dos tourné, mais oral sex is not sex !

Thématique de la soirée : space chicken... ou pour être plus précis, ketachicken... Un concept en soi.

J'ai même envisagé à un moment de la soirée de sniffer le fuzéon, dans la mesure où je ne supporte plus les injections de cette daube, c'est peut-être un moyen d'être plus compliant... en plus le Fuzéon a la même consistance que la coke, j'ai vérifié ! (A propos de fuzéon, ça va être sportif à l'hosto cette semaine : la toubib va me dire que "c'est pas bien" et  je vais avoir très très peur).

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


vendredi, 9 septembre 2005

Pas à la bouche !

on le promet, on ne mettra rien à la bouche. Créaminal vientdîner à la maison. Nouveau copain. J'aime bien. Même si on a commencé à se bouffer le cul avant d'échanger nos prénoms.

Je suis assez ado, dans ces cas là... Nul n'est parfait. Enfin, je me comprends.

Je déborde au taf. Comme d'hab j'aodre ça même si je m'en plains. Jamais content.

Programme du week-end : RIEN

D'abord parce que plus de thunes. On connait la rengaine mais aussi parce que pas forcément envie. Gé bosse les deux jours, histoire de ramener un peu de fric. Ca me fait chier. J'avais grave envie de faire RIEN avec mon gars.

Il y a quelques mois encore, j'aurai échaffaudé des plans en vue d'un marathon sexuel et infernal durant lequel j'aurai écumé tous les bas fonds de Paname... Là, pas envie. Je deviens plus calme.

M'enfin, j'ai aussi appris à me méfier de ces perspectives de week-end en creux... Je me souviens de virage en couille gravissime alors que c'était totalement imprévu.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 8 septembre 2005

Arrête de te plaindre

Dans la série des horreurs sociales quotidiennes que je rencontre :  :

- une famille qui dispose de 0.8 € par personne et  par jour pour se nourir

- un seuil de pauvreté alimentaire à 2.2 euros par personne et par jour

- un niveau médian de consommation alimentaire à 5 € par personne et par jour.

C'est pas à la Nouvelle Orléans ou dans quelque autre pays sous-développé, c'est à Paname.

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mercredi, 7 septembre 2005

C'est con comme question - et autres considérations

mais je me la pose quand même... Ne suis-je pas en train de craquer. Juste un peu.

Fuzéon : c'est out. J'ai arrêté cette merde. Je n'arrive pas à tenir le rythme. C'est plus possible et pas négociable. Trop invasif, dans mon corps, dans mon quotidien.

Côté fric, c'est hyper dur. Gé est lui aussi à la rue. Hier, nous nous sommes rendu compte, ce mois, que nous n'avons fait qu'honorer nos obligations et disposer d'un week-end de dérapage... Visiblement, même ça, c'est déjà trop. Va falloir tenir le fisc... C'est dur de tenir le fisc.

Sinon, c'est la chronique du temps qui passe. J'ai appelé mon père ce matin, lui présenter mes voeux à l'occasion de son anniversaire. Le 75 ème... Il me dit que le bout du chemin n'est plus si loin.

Ma mère m'informe que depuis juillet, elle s'est découvert une grosseur sous le sein. jusque là, elle a gardé le silence à mon égard et aura les résultats des examens aujourd'hui.

Y'a des jours...

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 7 septembre 2005 à 12:57
mardi, 6 septembre 2005

(Fiction ?)

Encore une fois, une réunion au sommet. Je manie quelques millions d'euros. Je cherche les leviers qui pourraient apporter des solutions concrètes aux problèmes de notre époque. J'évoque les situations inextricables de ménages noyés sous les dettes. J'ai de la distance.Il m'arrive aussi parfois de parler de manière des personnes qui vivent avec le VIH.De ceux qui cumulent les difficultés : séropo, surendettés, addictions...

A chaque fois, tout cela est fait de manière très externe à moi. Je suis bien à l'abri dans mon costume (à 60 € acheté avenue de Clichy) et dans mes souliers (rechapés, à la manière de vieux pneus).

Malgré tout et malgré moi, je suis dans "leur" monde. Ils m'y ont accepté. Je veux parler des riches, des puissants, des décideurs.

J'ai les mêmes codes qu'eux.

L'un d'eux m'a même envoyé, hier, un bristol, pour une soirée privée où le tout Paris sera là, autour d'une bonne cause. Je veux dire un dîner en ville, pas d'une partouze, cette fois !

Je fais illusion, je joue sur les apparences.

Ils me prètent parfois femme, fortune et enfants. Ils imaginent sans doute mes week-end à Cabourg, mes hivers à Courchevel et mes été loin, très loin.

Malgré moi, j'ai appris à jouer. Avec eux. Avec moi, aussi, un peu.

Parce que...

Parce que...

Parce que quand j'ai consulté mon compte, tout à l'heure, me suis rendu compte que toutes charges payées, il ne me reste que 145 € pour finir ce mois.

No comment sur les causes sur cette énième bérézina mensuelle, je ne les connais que trop : j'ai teufé un peu, mais me suis surtout libéré de dettes fiscales, de dettes bancaires, de dettes amicales : pour plus de 2000 € ce mois-ci ....

J'en suis un peu plus soulagé, mais putain, c'est trash, quand même...

J'ai eu la banque au téléphone...  J'ai eu droit à mon laïus sur "au vu de vos revenus, votre situation est inexcusable" Il n'était plus question de millions d'euros, mais juste de quelques dizaines, histoire de boucler les prochaines semaines. C'est drôle la vie... Hein ?

Je me demande si je ne pose pas là les premiers jalons d'une future histoire vraie, celle de la déconfiture ubuesque mais inévitable, d'un cadre moyen... Une histoire horriblement banale. On appelle ça "chronique des accidents de la vie", je crois.

Pour le reste, ce n'est pas grave. De mon bureau, je vois parfois passer la France qui souffre réellement. J'essaye de faire un peu. Juste un petit peu.

Je me dis "t'es comme le ver dans le fruit" : celui qui au coeur du système tente de plaider la cause de ceux qui sont dans la merde. En plus, j'ai une vraie expertise : j'y suis en plein dedans.

Je sais aussi le risque... Celui de passer pour un collabo... A tout les coups je perds.

C'est rigolo, non ?

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 5 septembre 2005

Vintage party

Que ce week-end. A.n'y était pas pour rien. Dans ses bagages, les souvenirs de ma vingtaine à Sainté... Quelques remugles de nos soirées au Sax (une boite à pédé indescriptble, jadis sise aux portes de l'Auvergne où un certain Bruno se voulait l'homologue de David Girard... Le Palace à Aurec-sur Loire en quelque sorte...)

C'est drôle, à 50 piges, A. ne change pas. Toujours aussi fleur bleue, gamin. Sa fixette sur C. qui l'a plaqué il y a 20 ans continue. On a même eu droit à la larme écrasée au coin de l'oeil. J'hésite à trouver ça mignon ou pathétique.

Dîner à Berthier, avec le tout paris ou peu s'en faut, vendredi soir. A. assiste à l'exercice et ses yeux pétillent à la manière de ceux d'un ado qui rêve de monter à  la capitale.  J'essaie de lui faire comprendre que tout ne dépend plus que de lui, tout en sachant que je lui mens, que c'est trop tard, déjà. Et poourtant, être gay, handicapé et obèse dans une ville économiquement sinistrée, c'est triste, mais y être en plus retraité...

Samedi, A. nous invite à dîner. Apéros successifs aux Marronniers, au Cox et à Oh ! Fada ! (Un concept en soi que ce bar. Faut-il en rire ou en pleurer, j'hésite encore). Dîner au B4. C'est cher sans être mauvais. Au final, c'est soirée Marais. Une carte postale de pédéland, pour A. en quelque sorte.

 Au dessert, A. nous abandonne et se tire tâter de la teub dans les backrooms du Dépôt.

P'tit bestiau nous rejoint avec ses copines au café positif. J'fais déjà la gueule. Gé est (trop) bourré et moi aussi. On échange deux mots avec Nighty : il a la pêche et c'est tant mieux. Il nous invite à la fête de Ganesh... L'a de ces plans, parfois....

Le Raidd, comme depuis quelques temps. Non sans avoir fait une pause junkie before.(Mon dieu que j'ai eu honte ! Taper de la C. dans un caniveau, ça, j'avais jamais fait !)

Innocemment - tu parles - P'tit bestiau propose de finir au Full metal. Suis H.S. L'alccol ne me réussit pas. Je déteste cette drogue dure licite.

Je m'effondre. Gé non.

Deux heures du mat... Je rentre seul à Berthier. Gé me rejoint à six heures... P'tit bestiau est une clocharde. Je n'en dirai pas plus. L'ai sommé de raconter le détail de sa soirée sur son blog. M'enfin, faut bien que jeunesse se passe.

Hier, A. est parti.

Accueillir un ami 5 jours chez nous dans un T2, c'est trop. L'appart ne s'y prête pas, puis j'crois que ni Gé ni moi ne sommes pas assez patient pour ça. Règle d'or fixée entre nous : 2 nuits maxi, dorénavavant...

Quoi, on n'est pas sociables ? On assume !

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 5 septembre 2005 à 14:51

Coup de gueule

Le mot de l'automne : sérotriage. Après moult concepts politico-fumeux, voici que l'on a invité le séro-triage, vite assimilé à une discrimination (Chéri, t'as pas vu ma Halde ?). C'est une démarche hygiéniste, pardon, sanitaire... J'entends bien, mais la bouteille reste à moitié vide.

Et notre communauté, qui encore une fois, n'est pas celle que nous voulons, s'est emparée de cette nouvelle absurdité - un néologisme qui me rappelle les heures des sidaïques-  pour stigmatiser un peu plus les séropositifs : nous sommes les champions et avons décidémment besoin de personne pour nous plomber tout seul (désolé pour le jeu de mot vaseux)

 

Et, bien sûr, on met en avant la surcontamination, comme cache sexe des bonnes intentions des campagnes...

Ma remarque ? C'est que j'aurai juste aimé que la même affiche existe avec les signes négatifs tatoués sur la peau... Histoire de mettre un peu plus en lumière la question du racisme anti-séropo chez nos amis de la jaquette mal assumée.

Ben oui, c'est vrai... Combien d'entre nous se sont-ils fait raccrocher leur histoire d'amour au coeur quand ils ont "avoué" leur statut de positif... Pour ma part... Je dois bien compter une dizaine de lourdages sur ce tempo.

NoKapote = Discrimination... Pourquoi pas. Mais plaquage en règle et rateau sytématique parce que séropositif c'est quoi ? De la prudence ou du racisme ?

Putain, ça y est, j'ai encore mes CD4 à l'envers...

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 5 septembre 2005 à 13:30
jeudi, 1 septembre 2005

J'vieillis

C'est sur. Suis encore tout moulu du grand n'importe quoi du week-end précédent... Et je suis aux portes du prochain. Ben je f'rai pas ça tout les jours comme dirait l'autre.

Le contact avec p'tit bestiau se maintien, malgré les liaisons dangereuses qu'il a pu avoir avec le parti de l'étranger. Reste à savoir si p'tit bestiau n'est pas une liaison dangereuse à  lui tout seul...

Google talk me sert de palliatif au taf aux procédures de blocage d'URL malencontreusement mis en place et qui m'empêche toute connexion à un site où le mot "zizi" est à peine suggéré. Résultat des courses, je bosse et c'est pas plus mal.

Pour ceux qui veulent chatter en direct avec moi, d'ailleurs, rien de plus simple, suffit simplement de demander...

Pour le reste, mon plus vieux pote, A., a débarqué de la ville noire. Avec lui, un cortège de souvenir. Et dire qu'il est le seul de mes amis à être encore dans le circuit et à m'avoir connu séronégatif. J'étais jeune et jolie. Il reste cette fin de semaine à Berthier. Couillonnades et déconnades au menu. Je le soupçonne de passer ses après-midi au Dépôt...

Soit dit en passant : je galère trop avec le Fuzéon, et je suis en train de craquer littéralement sur cette merde. Le rythme biquotidien des injections n'est pas supportable. Me suis méchamment frité avec la toubib hospitalière la dernière fois : ça sera pire la prochaine.

 

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog

30 juillet 2005

Juillet 2005

Interlude

Interruption momentanée des posts.

Je me cassos au soleil, et la bonne nouvelle c'est que j'ai de bonnes chances de croiser Polymorphe...

Comme quoi, le blog, ce n'est pas que du virtuel.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 28 juillet 2005

A la manière d'un vieux cheval

qui sent l'écurie proche, je rassemble ce qu'il me reste de lucidité et d'énergie pour mettre en état tous les "dossiers" de ma vie avant cette pause estivale.

C'est fatigué que je suis, c'est évident. Emotionnellement fatigué, aussi, sans doute, il faut le reconnaître.

Cette pause, je me l'accorde. Elle m'est due. Ou plutôt, je me la dois. Oui c'est cela, je me la dois. Quand je dis, "elle m'est due", cela pourrait avoir un côté revanchard, sur les autres, sur la vie. Point du tout. Je n'ai aucune rancoeur contre les autres, ceux qui m'entourent ou que je cotoie. J'ai de la rancoeur contre mes errements. Dûe un peu à moi, un peu à rien. Qu'importe.

Pour la première fois, depuis 10 ans (putain ! 10 ans) je vais partir 15 jours;

Economiquement, c'est une folie.

Rationnellement, c'est vital.

Ces deux derniers jours, j'ai déployé tous les stratagèmes possibles pour me créer les marges propres à nous permettre de nous ressourcer. Ce sera donc Chypre.

L'idée de cette destination me plaît. Ces vacances seront celles du repos et dela découverte.

Elles marqueront aussi un nouveau départ. Je le pressens.

Je me calme. Je m'assagis. Je n'ai plus les mêmes besoins, ni les mêmes envies. Le sexe, les drogues... C'est un temps. Il sera encore. Mais c'est un peu éculé. Surtout ne pas renoncer trop tôt, mais bien demeurer conscient qu'il faudra un jour se restreindre, sauf à s'égarer dans le laid et le pathétique.

Je crois que c'est Virginie Despentes, qui a 35 ans a posé pédale douce pour ces raisons.

Je souhaite, chaque matin, pouvoir être un peu plus fier de moi que la veille. Je souhaite aussi épargner à celui qui partage ma vie, mes médiocrités. Et qu'importe finalement où celà me menera.

Vraiment, je sais ce que je veux. Je sais ce que je ne veux pas.

Puis, l'année qui vient après cette pause, j'aurai encore des choses à dire. Ici ou ailleurs. Et de me remémorer une fois encore ce que m'avait dit Philippe Le Guillou  quand nous nous étions rencontrés : "Vous avez le devoir de dire".

 



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mercredi, 27 juillet 2005

Vers le sud,

j'ai besoin d'aller.

Sur un coup de tête donc, j'ai pris les choses en main.¨Pour notre départ. C'est pas un va-tout que je joue, c'est une chance de rebondir que je nous offre. Briser le quotidien. Se dépayser. Se reposer. Etre ensemble, à plein temps. Je crois que nous sommes l'un comme l'autre fatigués par deux années de changements.

Je n'avais aucune marge de manoeuvre, pourtant.

Je me le suis créées, quand même. J'ai violé ma banque. Et quand mon interlocuteur a cru opportun de faire un trait d'humour en me disant que "les gens comme moi" n'ont en principe pas le "droit aux vacances", au regard de la fragilité de leur budget, il en a pris pour son grade. L'humour bancaire, c'est comme leur secret, il faut qu'ils le garde.

Si tout va comme je le souhaite, nous partirons donc pour quinze jours découvrir Chypre, dès samedi. L'hôtel et la voiture son réservés, ne manque plus qu'à préparer les bagages. Seul la disponibilité du vol reste à confirmer... Je croise les doigts.

Hier pourtant, en chattant avec Lucas sur Msn -il se reconnaîtra- j'ai caressé un temps de me réfugier dans mon nid d'aigle : le monastère où je m'isolais, il y a dix ans, à l'abri de tout. Comme un besoin. J'ai pourtant jeté une bouteille à la mer en laissant un message à mon contact, là bas, au cas où.

En septembre ou en octobre, je me réserve de retourner faire un bain d'isolitude de ce côté là. Ou d'ailleurs. Lucas a envisagé d'y venir avec moi... C'est je crois une démarche à faire seul, la première fois. Se couper.

C'est étrange ce besoin que j'ai senti chez lui, il me paraissait si... naturel, si familier. Faut dire que Zaccharie le maltraite.

Un jour, il faut vraiment décider d'arrêter d'être le con de l'autre.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 26 juillet 2005

Egarements psycho-généalogiques

J'ai toujours connu mes parents vieux.

Il faut dire qu'il m'ont eu vieux, à presque 40 ans, ce qui avait fait s'esclaffer ma directrice d'alors quand elle avait appris ça. Elle m'avait lancé : les gosses de vieux, c'est des tarés ou des génies, il n'y a pas de milieu. Je me demande encore comment je devais le prendre venant de cette vipère.

Mais mes vieux, c'est clair, ils ont été vieillards avant l'heure.

J'avais dix ans, ils en avaient 50.

Je n'en avait pas tout à fait honte, mais je n'en était pas très fier non plus lorsqu'ils venaient me chercher à la sortie de l'école Victor Duchamp.

Je me rappelle aussi de ces générations d'ancêtres qui m'entouraient alors, ma grand-mère de 80 ans, mon arrière petite cousine de 87 ans, mon arrière grand mère de 102 ans. Le fil des générations me faisait toucher du doigt des souvenirs d'une autre ère, d'un autre siècle. J'ai grandi dans une athmosphère aux couleurs sepia, où il nous arrivait de parler de la Guerre, la grande, pas la drôle...

Et je les ai vu s'éteindre, à petit pas, à petits feux.

Et je voyais aussi mes parents qui 'en finissaientt pas de vieillir. Et je me voyais encore me débattre dans ce bal des fantômes.

Lasse d'espèrer, à 50 ans, ma mère déjà se disait "au bout du rouleau". Et ses soupirs qui m'effrayaient tant.

60 ans...

70 ans...

75 ans aujourd'hui. Et je les vois toujours, je les entends, se recroqueviller encore, se recroquiviller jusqu'à ce qu'ils frappent sur leur cercueil pour qu'il s'ouvre enfin, l ultime couffin.

Comme un marionnettiste, je me suis usé à tenter de les faire vivre de nouveau. Malgré moi souvent, et la mort qui me poussait alors au cul. Un temps aussi, j'avais 25 ans à peine, je crois que nous nous étions résignés tous trois à cette odeur de fin qui enveloppe les vieilles maisons qui laissent s'en aller un à un leurs occupants.

Et toujours cette couleur sepia.

Puis je suis parti, je suis devenu vivant, à plein temps. Et de pester de nouveau sur leur lente agonie. Et de ne pas comprendre quelle force l'avait quitté (Elle), pour n'avoir plus envie de vivre et d'avancer. Juste pour se laisser glisser.

Résignée trop tôt.

Et je m'étais promis de ne jamais la suivre.

Et de me surprendre, ces derniers jours, à apercevoir cette même lassitude chez moi. Un peu trop de fatigue, sans doute. Mais la tentation de la résignation. L'envie de ne plus se battre contre les révoltes médiocres du quotidien. De laisser aussi l'autre s'échapper.

Et le grand retour du sommeil, comme une fuite.

Besoin de soleil, sans doute.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


samedi, 23 juillet 2005

En vrac (bis)

Sommes passé à l'annexe hier. Nighty était d'une humeur limite balais de chiottes, si si !!

J'ai recroisé pour la première fois depuis 2 ans Julien. LE Julien du premier blog, "Entre-deux". Cep putain de terroriste affectif. Il affichait sa gueule angélique. Toujours aussi bogosse. Îl devait avoir des vues sur une proie qui va morfler. Les mecs comme ça, je rêve d'y marcher dessus.

Après le dîner chez Mimi, Gé m'a proposé d'aller prendre un verre dans un baracul. Why not. J'avais envie d'avoir envie de faire le con. Un rail. Une bière. Une pipe entre deux cabines et déjà je veux rentrer me pieuter. Une heure déjà.

Je vois aux yeux de Gé que ça ne l'emballe pas. Je lui dis que VRAIMENT, ça ne me dérange pas qu'il reste. Back to Berthier en solo.

Même pas de vélléité d'excursions. Je me branle. Je dors.

8 heures du mat', j'ouvre un oeil. Gé n'est pas rentré. IL ne réapparaitra que vers onze heures. Une after. Peut-être. Peut-être pas. J'ai décidé d'essayer de prendre sur moi. De ne pas subir son comportement et de mener mon chemin. Ca se passe mieux. C'est lui qui est en demande.

J'ai donc vu A, ce midi.

J'avais envie de lui parler. De dire à un ami ce que je raconte ici. De me poser un peu sur une épaule.

A. m'a parlé de lui. De ses angoisses de proprio d'un 200 m² dans le Sentier qui ne parvient pas à comprendre pourquoi rentrant 8000 € il en sort 6000. La même problèmatique de moi à une autre échelle, et avec la différence fondamentale qu'il a un patrimoine en poche. Je l'écoute, le rassure, bois mon café, et me dis qu'il faut à tout prix que je poste pour évacuer, parce qu'aujourd'hui, tout le monde veut être écouté, mais peu savent se rendre à l'écoute. C'est basique et logique. Vive le blog et merci Toiquimelit.

L'après midi, en vélo à Paname. J'aime bien.

Gé dort encore. Je chatte avec des mecs, et chaque fois que j'accroche, ça me saoûle de passer à la concrétisation. Je n'ai pas envie e lui, non plus. J'aimerai juste qu'un pote m'appelle, m'invite à bouffer ce soir, et qu'ensemble on se raconte nos histoires de filles. Comme quand j'avais 20 ans.

J'ai vraiment besoin de retrouver ce double, ce frangin, ce meilleur pote.

Et si jamais un jour je le trouvais, ben je me demande si je serai encore pédé. Ou si j'aurai encore besoin d'une sexualité.

Je crois que je vais me mettre à la branlette, Ca m'économisera mon temps, mon intelligence et mon argent. Asexuel tendance bi. C'est tout moi.

 

 



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vendredi, 22 juillet 2005

En vrac.

Et comme ça me vient.

·        Au taf : (violence des échanges en milieu professionnel)

-         B. Euh Phil, je me permets, mais tu ne devrais pas porter des chemises Yves Dorsey, ça fait un peu cheap, tu vois, à notre niveau…

-         Moi : je comprends ton souci, mais moi je kiffe mixer le Hugo Boss avec le cheap, c’est ma façon d’être in, et de toute façon je n’ai pas besoin d’un costar pour asseoir ma compétence (ramasse tes dents, gros con)

·        Vacances : elles devaient commencer ce soir, elles sont repoussées d’une semaine cause trop de taf

·        Sous le tropique des amours : moins de prods =  plus de lucidité = moins de frictions. L’abus de substances est dangereux pour la cohésion conjugale

·        Sexe : putain que je suis calme, ça ne va pas durer.

·        Fric : la béhennepé a changé mon conseiller pour une conseillère, et sans faire de misogynie, chaque fois que j’ai eu des merde, c’était avec des femmes sur ce plan là. Et ça n’a pas manqué. Rejet de 30 € alors que mon salaire passe demain. « Les règles sont les règles »… Dommage pour elle, elle s’en est pris plein la gueule (je peux être odieux). N’empêche, depuis 15 jours je vis au crochet de Gé et ça me gave. Faut dire que 1000 € en moins sur un budget, ça se sent !

·        Ouikende : calme, a priori

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 19 juillet 2005

En passant

devant son box à l'hôpital de jour,  ce matin, alors que je faisais mon bilan, j'ai croisé son regard. Putain, ce regard... Il avait 35 ans  à peine, comme moi et en paraissait cent déjà. Les joues creusées. Les infirmières venaient de l'amener en fauteuil roulant.Il était là pour les mêmes raisons que moi. Mais il n'a pas ma chance.

Dans ce putain de regard, il y avait du regret, de l'envie, de la douceur et de la peine.

Et moi, à l'abri derrière mon costar, de passage seulement dans ce purgatoire sanitaire le temps de récupérer l'ordonnance de mes béquilles virucides, celles qui m'évitent de lui ressembler trop.

Entre lui et moi, il y a un monde. Ou l'épaisseur d'une feuille à cigarette. Ou les deux.

Alors, juste avant de fuir, parce que je devais fuir, à mon tour je l'ai regardé.

Et je crois que je lui ai dit que ça aussi, c'était la faute à pas de chance, mais que j'arrive. Moins vite, mais j'arrive quand même.

Ces passages à la Pitié m'épuisent. De toute façon, ils m'épuisent. Il sont chargés de trop. De trop de symboles. Il me rappellent à l'ordre. De ça, je suis las.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



... qu'à la fin elle se casse

surtout quand un pachyderme lui prète son aide. (cf le dernier post si vous n'arrivez pas suivre, moi j'me capte)

Hum ! Parfois, j'me demande si mon mec n'est pas animé par une irrépressible envie d'enchaîner conneries sur conneries. Chépa... moi, mais quand je sens que la situation sort juste du chaos, j'essaie de ne pas l'y précipiter de nouveau (wwwwwwa ! comme j'te syntaxe bien tout ça  ! J'me prends pour un écrivain... J'vais faire concurrence aux momies - Understand Nigthy ?)

J'ai reçu un coup de fil de mon gars, hier à 20 h 30 après ma journée où je m'étais levé à 6 h 30 et où j'avais mine de rien enchaîné rencards sur rencards... Epuisant. Tous ces pauvres, ça fatigue...Une seule envie, rentrer at home et glandouiller avec mon p'tit keum. Au lieu de cela :

- Lui :  Alloooooo ! C'est moi bonhomme ! J'vais faire le fou, ça ne te gène pas ?

- Moi : Mchgrumph ! (et là je m'entends dire : non !)

Mais putain de bordel à cul de pine d'ours ! Pourquoi est-ce que j'ai dis non alors que ça me gave carrément et que je trouve qu'il déconne encore !!!

Sur tout le trajet du 94 de Concorde à Berthier, j'ai rongé mon frein... Jusqu'à le rappeler et lui dire que si, ça me gavait qu'il aille se faire baiser ailleurs ce soir, mais qu'il était libre sauf que s'il y allait, j'lui ferai carrément la gueule.

Entre la frustration d'un coup de bite interdit, et la soupe à la grimace conjugale, l'a pas hésité et est rentré à l'appart' fissa. pas folle la guêpe. (Ce qui m'interroge réellement : je dois vraiment ête imbitable quand je fais la gueule)

On s'est un peu caliné, massage de ses jambes fatiguées, ice cream party devant un nanar so british et au pieu : la vie de couple rêvée... Enfin pour moi.

Au delà de l'anecdote, tout ça confirme deux choses :

- je sur interprète sans doute beaucoup, surtout si l'on ramène ce qui s'est passé hier au libertinage que nous nous sommes concédés les derniers mois (mais n'empêche, la situation a changé suite aux crises à répétitions.)

- il est incontestablement terriblement gaffeur pour assumer une déconnade du style de celle d'hier alors que nous envisagions de nous larguer mutuellement il y à 8 jours...

C'est décidémment le soap de l'été, j'connais même des accros. Isn't it Raw ?

 

 

 

 

-

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 18 juillet 2005

C'est déjà ça

Un week-end calme, sans trop d'engueulades et sans excursions extra-conjuguales.

Ca peut paraître insignifiant, mais c'est déjà beaucoup, après l'avis de tempêtes de ces derniers jours. Avons croisé Solal et S. pour une soirée "France boutique", plutôt sympa, sur la thématique tapas à tapettes.

Couchés pas trop tard et donc, un samedi de re-liens. Un verre à l'annexe, où l'on a médit avec Nighty sur le biotope et sa faune, ses sales gosses. Ca soulage. puis BBQ party  (barbecue, hein par bareback... pas la peine de s'enerver )  chez l'RV, le grand, avec zab, ma plus vieille copine.

Gé a même fait la charité à un clodo qui s'est empressé de piller la bagnole que j'avais oublier de fermer. L'a opiqué que des merdes chiantes : genre la carte grise et le pass d'entrée à Berthier. C'est la dernière fois qu'on fait du social. Non mais...

Balade dans Paname dimanche. Ai un peu grillé sur les pelouses du Louvre.

Vu "La guerre des mondes" somptueuse daube inénarable. Le seul truc qui me fait marrer dans ce monument de bêtise, c'est que quelque part ce sont les séropos qui sauvent l'humanité. Enfin c'est mon interprétation.

On rétablit le contact avec Gé. Des projets, pour l'appart, pour les trois prochaines semaines.  Je reste pourtant sans doute à convaincre, car comme disait ma vieille, tant va la cruche à l'eau...

 

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 14 juillet 2005

Up & down

Depuis le début de l'histoire avec Gé, je pense que c'est la pire période que nous traversons aujourd'hui. C'est totalement inconstant, et ça m'épuise. A  force de guetter ses preuves d'amour, je ne relève que des indices de désamour et des petites trahisons.

J'étais pourtant heureux de le retrouver à la maison, hier soir, après trois jours où j'ai cumulé à peu près 40 heures de présence au bureau. Je me réjouissais de ce jour de pause où l'on allait pouvoir passer la journée à jouer les touristes dans Paname.

C'était sans compter sur ce putain d'appel qu'il a reçu à 21 H.

Il décroche :

"Salut Franck, non, là ce n'est pas possible, je suis avec mon ami, une autre fois peut-être..."

Je le sens foireux. Il l'est d'ailleurs. Complètement.

Et le fragile équilibre qui s'était installé depuis deux jours s'effondre.

Il se justifie. C'était juste pour prendre un verre... Un mec avec qui il a baisé il y a quelques temps... C'est la faute à pas de chance s'il a appelé à ce moment.

Moi, j'en ai rien à foutre. Ca tombe super mal. Je me referme.

Je file me coucher, ne sachant plus quoi penser.

Il me rejoint. Tente l'attaque pour se défendre. Me renvoit mes plans cul. Sauf qu'il ne se font plus dans son dos...

Las, je ne rentre pas dans son jeu. Lui demande juste de se mettre à ma place, et je l'embrasse.

Je pensais la reconquête possible. J'en doute de plus en plus. Je crois que ce garçon a envie de vivre sa vie. Qu'il n'est pas forcément prêt à assumer quelques règles de bases de la vie de couple, que je ne pensais jamais pouvoir mettre en oeuvre pour ma part.

Je doute d'ailleurs de plus en plus des fondamentaux. Je ne crois pas à ma fidélité mais ne peux pas supporter ses petites traîtrises. C'est très compliqué. Je doute. Je manque de confiance en lui. Plus je le lui fait sentir, plus il déconne.

J'ai besoin d'être seul. Ca aussi, de plus en plus.

J'ai un peu peur.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 14 juillet 2005 à 16:08
lundi, 11 juillet 2005

Port'naouak

Ca s'applique à ma vie pour le moment.

Résumé des épisodes précédents (extraits de conversations conjugales)

VENDREDI SOIR

- lui : j'aimerai vraiment que nos parents se rencontrent à l'occasion de notre Pacs

- moi : je préfererai que l'on organise ça sur Lyon, ça ferait moins loin pour tout le monde.

SAMEDI MIDI

- moi : la question n'est plus de savoir si on se sépare mais quand on le fait

- lui : laisse moi la semaine pour enlever mes affaires.

J'avais bien sûr auparavant annulé la soirée, prévue à Berthier, et que nous avions préparé pendant toute la semaien.

La conclusion de l'histoire, c'est dimanche matin, après mon expédition punitive solitaire (un vrai goût de vengeance), je me suis glissé dans le lit à ses côtés et ai commencé à lui faire l'amour pendant son sommeil.

A 16 heures, je demandais grâce. Et de chercher de nouveau une date pour le Pacs...

La vie des pédés parisiens est épuisante ! (Et j'dois bien vous faire marrer)



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 11 juillet 2005 à 12:49
samedi, 9 juillet 2005

addictions et frustation

sont les deux mamelles de mes fins de semaines, et je  suis condamné, dorénavant, à travailler là dessus. La réalité est cruelle, mais comme je commence à me prendre régulièrement la tête avec Gé, je dois me résoudre à considérer qu'il y a problème. Même gros problème.

Comme tous les vendredi, je rentre du taf un peu tard, histoire de tenter d'éviter de devoir retourner au bureau le samedi. Jusque là, je suis parvenu à sauver mes week-end, donc nos week-end, aussi.

Crevé, à Berthier, j'ai tendance à vouloir me la jouer soft.

Sauf qu'hier, je me serai bien vu partir un peu en live. Cela était possible. Pour des raisons diverses et indicibles, je me suis une fois encore autocensuré.

J'ai fini par appeler Gé qui vers minuit. Nous avons eu une conversation tout droit sortie de "Requiem for a dream". Et ça, pour moi, c'est un putain de déclic.

J'essaie de voir les choses en face, et d'accepter le principe que sur les addictions, nous avons un souci. Je pense que Gé ne le voit pas, ne veut pas le voir, et me renvoit l'image du mec qui gère mal.

Je crois tout au contraire, que lorsque on a un rapport à un produit, alcool, tabac ou autre, il faut rester humble et vigilant, et être en perpetuelle alerte. Quand une consommation augmente crescendo, un jour, il faut se réveiller avant que de devoir se prendr une grosse gamelle.

Je crois qu'on en est là. Pour ma part, j'en suis là. Je n'accepte pas que nos addictions respectives et/ou mutuelles deviennent un sujet d'engueulade. A ce jour, elles le sont devenu. Ce sont donc tous les clignotants qui pour moi sont passé au rouge.

Donc, je freine. Je me frustre. Et Gé surconsomme. Un beau cercle vicieux, à mon sens.

C'est exactement ce qui s'est passé hier.

Je me suis résigné à me coucher, à évacuer par une branlette rapide et dérisoire ce putain de foutre qui commençait à trop fixer mes centres d'intérêts sur le cul, ai pris un bon polar et me suis pieuté. Enervé, quand même.

Comme souvent, il est rentré dans la nuit, ou à potron minet, je ne sais pas. Déchiré. Et quand je me suis levé, il cherchait un plan cul sur le web avec un verre de mojito à la main en guise de petit dej.

Les contrastes sont violents.

Méga prise de tête assurée par mes soins. Et nouvelle conversation de tox. Sauf que moi, j'agissais en état de sobriété, et lui me répondait défoncé.

J'ai encore le sentiment d'être l'empêcheur de teufer en rond.

Il me dit qu'il a passé une bonne soirée.

Je lui réponds que moi, non, que ce n'est pas très grave, quoique, mais qu'il faut qu'il finisse par accepte de se résigner à ce qu'un moment, la fête s'achève, sauf à prendre l'odeur du cul de la vieille !

Qu'en plus, je ne suis pas convaincu que passer l'aube devant un écran en finissant seul de se bourrer la gueule, ce soit réellement une fête.

Tout au fond de moi, je me demande si je ne suis pas tout à a fois, dans le vrai, mais jaloux de sa capacité à occulter toute barrière du raisonnable. Je vieillis. C'est sûr. J'en suis heureux. Mais autre alerte : ne pas devenir un vieux con avant l'heure.

Contraste depuis "Entre deux". Ces putains de blogs sont les cailloux semés sur mon chemin, et je suis plutôt fier de l'itinéraire.

Mais je dois faire face à un problème de fond qui remet réellement en cause notre possibilité de vie commune. La semaine, sur le rythme métro-boulot-dodo tout est parfait.Pour le week-end, je crois que nous n'aimons plus les mêmes.

Il est 11 heures du matin, je suis levé depuis 3 heures et il est couché depuis une heure. Nous nous passerons à côté aujourd'hui. Nous avions une soirée entre amis ce soir. J'ai une furieuse envie de tout décommander.

Je ne me sais que trop. Au rythme de nos conflits et de nos réconciliations, je suis lassé de cette confrontation permanente. Je plonge aux tréfonds de moi pour sonder si je n'ai pas secrétement déjà pris des options. Pour la première fois depuis que je suis avec lui, je me demande si je ne serai pas plus heureux seul. Certainement pas. Mais je doute quand même. Je ne me crois pas inapte au bonheur. Mais mon degré d'exigence est impossible  rassasier.

Je me résigne à ne pas toucher le bonheur. Par contre je veux tout faire pour y tendre.

Et là, je n'y tend pas.

Et de me rendre compte que les mots d'amour ne me viennent plus à la bouche, même si les gestes y sont encore.

Et de relire le Spleen de Paris.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 7 juillet 2005

Parfois, j'me demande si j'suis pas un peu amoureux

...de ma toubib.

Myriam, s'entend.

Pas ma toubib hospitalière, mais ma toubib en ville. C'est une grande dame...

Si je suis là où j'en suis aujourd'hui, c'est largement grace à elle. Depuis 7 ans que je la connais, elle ne m'a jamais dit : "vous allez y arriver, vous allez vous en sortir"... Mais elle m'a toujours dit "on va y arriver, on va le mater..."

Et toute la différence est là. C'est que sur ce coup là, elle et moi, on fait équipe.

Alors, mardi, pour la première fois, après ma consultation, on a déjeuné sur le pouce. Faut dire qu'avec elle, ça ne peut qu'être sur le pouce. Elle a toujours trois téléphones qui sonnent en même temps, deux faxes qui arrivent, une patiente qui frappe à la porte... Et elle trouve le moyen de tout faire en même temps. Et je n'ai malgré tout jamais eu le sentiment de n'être pas écouté ni entendu. Je sais que certains l'auront reconnue... J'veux juste lui rendre un hommage, ici.

A la différence de l'hospitalière, elle intègre parfaitement mes difficultés à gérer le Fuzéon (les injections biquotidiennes) au long cours. Elle ne m'encourage pas à lâcher prise. Mais elle m'entend, ne m'oppose pas d'obligation. Et sans obligation, moi, je continue à avancer. parce que c'est moi qui décide. Qui suis acteur.

Mardi, donc, je la revoyais pour la première fois à son cabinet depuis plusieurs mois. Les résultats du dernier bilan sont stables même si je suis un peu déçu : je suis redevenu détectable avec 55 copies, et  mes CD4 ont un tout petit peu baissé en valeur absolue (je ne sais pas le pourcentage), je ne veux pas considérer qu'il s'agisse là des premiers signes d'une moindre efficacité des traitements. Juste un palier. 

Autour d'un plat nous avons évoqué la perspective de pouvoir de travailler ensemble sur un dossier que chacun, à notre place, nous pourrons peut-être faire avancer. Aucune grande révolution bien sûr, juste une lecture de quelques emmerdements que l'on pourrait lever, à force de persuasion auprès de nos pairs, sans plus se soucier de querelles picrocholines. A réfléchir. C'est peut-être aussi pouvoir règler des situations individuelles douloureuses... A voir.

Puis au détour d'une banalité, elle m'a dit un truc, ça ressemblait aussi à un hommage. Juste à propos de la route que j'avais effectué. Ce combat gagné avant tout contre moi, peut-être... C'était presque une médaille, et ça m'a touché.

Et puis d'autres choses aussi, mais je n'en parlerai pas là. Les débats m'effraient.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 8 juillet 2005 à 09:37
lundi, 4 juillet 2005

Les vrais scandales de la France réelle

J'ai parlé à ma mère ce matin, qui m'a donné des nouvelles de mes cousines provinciales. J'ai bondi.

Ma cousine Christine, qui n'a que dix ans de plus que moi, infirmière hospitalière  de son état et épouse d'un toubib, est mère de trois enfants.

Et parce qu'elle est mère de trois enfants, elle dispose d'un privilège : à quarante cinq ans à peine, elle va "prendre sa retraite" de la fonction publique... Je peux comprendre qu'une mère de famille nombreuse puisse bénéficier d'une retraite anticipée même si l'argument nataliste me dérange un max. C'est un choix politique qui n'est pas le mien mais sur lequel je peux m'incliner.

Mais, ma cousine Christine, comme beaucoup de ses collègues rejoindra bientôt une clinique privée pour exercer en toute légalité tout en bénéficiant de sa pension de retraite publique.

J'veux bien qu'on tire à boulets rouge sur les "élites" et leurs abus... Mais soyons équitables et balayons chacun devant nos écuries.

Il y a quand même un truc qui cloche !

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 4 juillet 2005 à 10:06
dimanche, 3 juillet 2005

Cocktail en ville

Ce soir. J'adore. Tout Paris est là. Et champagne, of course.

Quelques préfets accompagnés la jouent cool. Ils y parviennent, après tout, ce sont des hommes, aussi. Deux ou trois dirigeants de fédérations en vue font passer des messages entre le saumon et les salades. Musique loundge. C'est  autour de ça que tout se passe, c'est évident.

Très bobo... J'arrête de râler là dessus... J'y suis en plein dedans.

La party est gay friendly, cela va de soi. Il y a bien une folle qui a du prévoir de finir au Transfert au ailleurs qui était ridicule avec son tee-shirt façon camouflage dans les tons d'orangé. Chacun ses boulets, il en faut.

La sous-préfête s'est même risqué à quelques pas de danse sur un mauvais remixe de Madonna... Le plus drôle fut quand même ce responsable - inutile d'insister, je ne dirai rien - d'un groupement assez impliqué dans la promotion de l'ordre moral qui s'est complètement laché au moment où, pour déconner (oui, on déconne aussi, dans la France du dessus) F. a passé Bananasplit, de Lio... Il est parti dans une chorégraphie endiablée pendant 30 secondes, tout le monde s'est regardé un rien consterné... Moment de solitude. Pov'fille... En tout cas, il ne me fera plus chier celui là. Il s'est réfugié dans les bras du camouflage orangé... Tout se perd.

C'est pas comme ce fonctionnaire, encarté PS et le revendiquant, animateur socio-culturel qui, sans savoir ce que je fais précisément, est venu me chercher noise en me disant que "les gens comme moi" ignoraient tout du terrain. Il a du avoir le sentiment de ramasser ses dents tellement je l'ai vanné méchamment, et en public... Il doit encore en chercher une ou deux qui trainent. La prochaine fois, il jouera à ce jeu à Solférino si ça le chante...

Gé l'a joué mondaine, et il s'en sort à merveille, je n'avais aucun doute.

En rentrant, je veux aller embrasser Nighty que je sens un peu down. Juste comme ça. C'est mieux qu'un coup de fil.

La journée avait mal commencée, pourtant.

Hier soir, nous avions un autre dîner en ville, mais très amical, celui-ci. Comme souvent, le vendredi, j'ai un peu de mal, donc je suis rentré avant lui, vers une heure, et me suis couché.

A 7 h 30 du mat', j'ouvre un oeil et ne le trouve toujours pas à mes côtés. Me lève et constate qu'il chatte sur bbz.com. Pas grave. Je râle un peu intérieurement parce que nous allons encore être super décallés. J'attends qu'il se couche. En vain. Je me relève et le surprend dans la salle de bain, en train de se préparer pour sortir honorer une touche qu'il a faite sur le web. J'explose.

Il est - c'est évident - complètement déchiré, et à contre coeur, se résoud à annuler son plan. Il a envie de cul. Pas moi. Je le zappe, je suis triste et en colère. Surtout qu'une semaine avant, il me disait qu'il fallait que l'on prenne soin l'un de l'autre...

C'est pas le fait qu'il se soit cherché un plan qui m'a gavé, c'est que ça se fasse en catimini, qu'il soit rentré de soirée se choper un mec ici, qu'il se soit préparé  à l'appart' en espérant que je ne réveille pas pour aller se faire sauter ailleurs. Nous sommes très open dans notre couple, mais il y a néanmoins des règles. Nous n'avons pas à nous autoriser les virées l'un de l'autre, mais c'est au moins quelque chose qui se discute si elle ne se négocie pas. Je refuse de subir.

Explication (sonore) de gravure, et lexomil pour ma gueule.

Au reveil, vers midi, l'ambiance est lourde et les portes claquent. C'est beaucoup. Comme je suis certain, pour une fois, d'être dans le vrai, je garde mon calme et décortique mon analyse du malaise.

Il a évacué son alcool et le reste et est enfin réceptif à un discours intelligent. Se yeux de coker me disent "désolé j'ai merdé". Il ne m'en faut pas plus, c'est réglé et oublié. Câlin.

Et la journée fut bonne.

Putain, c'est kiffant la life, mais c'est épuisant de tenter d'oublier d'être con.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


vendredi, 1 juillet 2005

Le lien refait (je n'aurai jamais du prendre ce remontant à deux heures du mat')

(pour ceux qui suivent)

J'ai l'impression d'avoir retrouvé le fil depuis que le sevrage du Deroxat est achevé... Et dire que je n'avait sans doute pas  besoin de cette daube. Je préfère encore juter comme un bleu, plutôt que de tutoyer de nouveau ces fins-fonds de la déprime...

La nouvelle de la semaine, et ce n'est pas la moindre, c'est que depuis deux ans que je suis allongé, je viens enfin d'aborder la question de la sexualité avec Béatrice, mon analyste. Jusqu'ici je louvoyais sur des superficialités plus ou moins elliptiques, là, j'y suis.

J'ai le sentiment que les choses sont venues assez simplement. Je veux m'accorder le droit d'être heureux - parce que c'est bon pour la santé - il faut donc que je m'attaque à ce que je porte de plus mortifère. Et le sexe, chez moi, c'est un savant dosage (...) entre plaisir et morbidité.

J'en ai ma tasse des expéditions bordéliques parisiennes, ou tu rentres le matin le moral en bandouillière et la bite sous bras, avec l'impression à peine dissimulée d'être crade, un peu animal, d'avoir atteint à une dimension un peu sacrée de toi, juste pour le faire, seulement pour s'oublier.

Alors bien sur, je lui mens encore un peu, à Béatrice, et par conséquent à moi. Mais on n'est pas loin de l'essentiel. Je le sens.

Et ça, parce que pour le moment, ma sexualité conjuguale est un peu en déshérence.

C'est très normal.

1992 et les années qui précèdent. Je joue à q

30 juin 2005

Juin 2005

Le bilan

de ce week end est largement positif. j'ai repris une pêche d'enfer, et je ne le dois qu'à Gé qui a su me violer, c'est à dire me pousser à dépasser ma complaisance dans la déprime.

vois
comme je vis mal
je n'ai plus que toi, animal

Mais ce n'est pas parce que j'adore Murat, que je dois me résoudre à baigner dans son "vagalame"... (Ceux qui ont lu Crevel saisiront)

Je comprends mieux ce qui s'est passé, ce grand moment de décompression des 10 derniers jours. Je ne suis pas certain que je le doive à autre chose qu'à un arrêt mal maîtrisé du Déroxat. C'est très très con ! Perdre pied parce que l'on a mal géré un arrêt de traitement, c'est d'une stupidité sans nom.

Mais à toute chose, malheur est bon (c'est vieillot cette expression !) Par réaction, Gé s'est révélé d'un soutien absolu. Il a supporté ce moment, plus encore il  m'a porté.

Note pour moi-même : en période de crise, dorénavant, avant que de chercher dans le comportement de l'autre les causes de mon malaise, poursuivre ton effort de sincérité et déterminer si ce n'est pas ta tendance naturelle à l'autodéstruction qui est à l'oeuvre.

Bilan largement positif, même si ce petit con de S. m'a fait remarquer que je faisais partie à son égard des 5 % de la population les plus chieurs. Faut dire que j'suis comme un clebs avec lui, je n'arrête pas de l'emmerder. Promis S. : j'arrête mon humour du niveau "informaticien".

Le coup de gueule, c'est vraiment à la UNDER que je l'adresse. D'autant plus que j'ai appris que d'autres amis avaient du faire un scandale pour entrer. J'aurai du réagir. Juste avant de nous décréter persona non grata, parce que nous ne sommes pas des gym queens bronzées, ils avaient viré un groupe de 4 mecs qui accompagnaient une fille (je confesse m'être moqué : ça m'apprendra d'avoir des réactions de crétin et c'est bien fait pour ma gueule), et Gé avait remarqué auparavant su'ils ont jété un black.

Finalement, je me demande si c'est borderline ou si l'on est déjà dans la discrimination avérée... Votre avis m'intéresse.

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


dimanche, 26 juin 2005

La tête à l'endroit (enfin)

grâce à mon mari. Deux p'tits coup de bite, un défilé de Gay pride au Mumm Cordon Rouge, et une super soirée avec des amis chers à l'Olympia. Quelques poisons adorés... La magie a opéré.

Seule fausse note : se faire refouler de la Under à 7 heures du mat, sous un prétexte fallacieux.

Quand les pédales voudront vraiment l'égalité des droits, il faudra d'abord qu'elles l'appliquent dans leur microcosme.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


samedi, 25 juin 2005

J'ai un mec formidable
qui assume jusqu'aux fautes qui ne dépendent pas de lui, et plonge pour me remonter à la surface.

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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 25 juin 2005 à 22:21
vendredi, 24 juin 2005

Lettre à un ami

Ton message m'a fait grand plaisir.

Je suis un peu désolé. Comme tu me le dis, dans ton mel, je suis effectivement un peu las, ces derniers temps. Je dissimule mal ce que je n'identifie d'ailleurs pas forcément comme une simple lassitude mais plutôt comme un véritable épuisement.

Tout va bien mais tout va mal. C'est le syndrôme de la bouteille et selon les jours, je la vois à moitié pleine ou à moitié vide. C'est en celà que je te rejoins lorsque tu écris :

Je dois être un cyclothymique, ce diagnostique est certain... Un moment je vais bien, genre de personnage euphorique, un peu benêt, bien sympathique, un moment je tombe dans l'idée que je ne me sortirai pas de ce trou.

Un matin je me lève et me dis : t'as un job super, un loulou beau comme un dieu, t'as retrouvé la santé tout est bien

Le lendemain je me dis : t'es séropo depuis tes 22 ans, t'as pas eu de jeunesse, t'es dans le pathos à chercher à rattraper  le temps perdu, t'es criblé de dettes dont tu ne sais pas te sortir et t'es moche comme un poux

Tour à tour, je suis suffisant ou dépressif avec une tendance évidente à l'autodénigrement.

Alors, il y aurai bien cette troisième voie, celle du medium à trouver. Mais le medium, c'est grisaille, c'est tiède... Françoise VERNY m'a écrit un jour : "je vous aime parce que je déteste les tièdes". Je garde précieuse cette lettre de la Grande dame.

Sauf que n'être pas tiède, c'est usant.

Et puis ce degré d'exigence absolu, avec moi et eux, les autres, vous...

Je m'épuise et je m'oublie. Je vous perds aussi.

J'ai été bien désagréable, l'autre soir, et puisse-tu m'en excuser. Je n'ai pas été agressé en rien par Gé, que j'ai vertement remis à sa place, mais je me suis senti atteint par des piques qui n'en étaient vraisemblablement pas. C'est  très con, mais c'est à coup sur une déformation professionnelle. A force de peser chacun de mes mots dans le cadre de mon boulot, je ne laisse plus aucune place à l'approximation, de sorte que je n'autorise plus personne à avoir un avis sur rien. C'est très dangereux, c'est la tendance lourde des politiques que de  croire, parce qu'il ont la connaissance des dossiers, qu'ils ont celle de la réalité.

Sûr de moi à un instant, je n'ai plus aucune confiance en moi celui d'après. C'est usant pour tous, surtout pour moi.

L'analyse aidant, je découvre aussi tous les contours de cette notion de dette, que je traine comme une faute, et qui est liée à la vie, l'envie, l'amour et la mort. Mes arriérés ne sont finalement rien d'autre que la facture de ma survie pendant dix années. Je paie aujourd'hui cette facture, huissiers aidant. Je m'interdis quelque part le droit de vivre l'instant présent, celui d'être heureux.

Je repense souvent à cette phrase d'Edouard NORTON dans FIGHT CLUB : "j'avais besoin d'abîmer quelque chose de beau". Je la fait mienne, à mon insu, trop souvent.

Je me réfugie dans les profondeurs de mon malaise, dans ma solitude intérieure, cette "isolitude" si chère à un de mes fantômes jusqu'à devenir inaccessible à l'autre, à vous. Pas tout à fait dedans, pas encore dehors, "un peu trop près du coeur de tout, un peu plus loin qu'il n'en faudrait"... Klee avait visé juste.

Au fond de moi, je suis convaincu d'être quelqu'un de bien... Mon drame, c'est qu'à la strate juste en dessous du fond de moi, je suis absolument certain d'être le pire des hommes.

En amitié.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 24 juin 2005 à 12:37
jeudi, 23 juin 2005

Aller jusqu'au bout

de cet effort de sincérité.

...

Alors j'y vais.

En fait, ça ne va pas du tout pour le moment. J'le planque bien, hein ?

Sur le plan objectif : tout est parfait. Mon sida est bon camarade, docile aux traitements. J'ai retrouvé un taf moins d'une semaine après avoir perdu le précédent. J'ai même une petite surprise agréable en terme de rémunération, sans que je n'ai rien demandé. J'aurai bien sur un retard dans le versement de mon salaire. Mais je survivrai.

Ouais, sauf que j'traîne toujours un truc lourd. Sevrage du Déroxat. Peut-être mais pas que...

Côté sexualité, c'est nul pour le moment. Nul à l'intérieur du couple, nul à l'extérieur du couple.

Inside : il ne se passe rien. Depuis plusieurs semaines, nous n'avons plus de sexualité satisfaisante. C'est sans doute le corollaire du respect que nous nous portions jusqu'ici. Le respect tue le désir, parce que le désir est toujours un peu pervers. Nous nous admirions, nous sommes placés mutuellement sur un piédestal où nous sommes devenus intouchables - littéralement - l'un à l'autre. Et de ne plus parvenir à restaurer notre entière conjugualité. J'en souffre. J'en parle au passé. Parce que je suis égaré. Vraiment.

Outside : Trafalgar apparait comme une grande victoire si je rapporte cette image à l'épanouissement que je tire de mes dernières excursions. Dans le meilleurs des cas, je jouïs en moins de trois minutes, dans le pire, je n'arrive pas à bander. La classe ! C'est ensuite un cercle vicieux. J'ai totalement perdu confiance en moi. Donc je déprime. Je ne me sens pas désirable. Ni à l'extérieur du couple... ni à l'intérieur. Et la spirale de l'auto-dévaluation est en marche.

Sans compter ces putains de 5 à 6 kilos qui sont venu arrondir ma silhouette et qui virent à l'obsession. Pire qu'une gonzesse.

Puis Gé. Et ses maladresses, aussi.

Il bossait tout le week-end, pour ramener un peu de thunes, eu égard au problème de tuilage que nous allons avoir ce mois-ci. C'est total respect, là dessus. Du grand Gé ! Retenant les leçons de mes erreurs des derniers mois, je suis resté à Berthier, samedi et dimanche soir, histoire d'être là à son retour parce que  trouver l'appart' vide au rentré d'une bar-mitsva de 300 personnes, la journée passée en plein cagnard, à répondre à toutes les exigences de la clientèle, quand ce n'est pas son métier, c'est moyen... Alors en bon p'tit mari aimant, j'ai préparé son bain, une p'tite bouffe, un sourire et de la tendresse.

Et dimanche soir, à neuf heures, Gé s'est barré prendre un verre.

Moi, j'commençais tôt lundi. Un p'tit dej d'affaire dans une jolie maison à 8 heures. Hors de question de partir en vrille.

Honnêtement, je n'avais aucun moyen de dire à Gé que ça me gavait qu'il se tire, alors que j'avais joué Pénélope. C'est vrai , c'est pour nous qu'il avait bosser. Je n'avais aucun droit d'être invasif sur ce coup là.

Sauf qu'il est rentré bourré comme un coin à 5 heures du matin, et que ses sous-vêtements portaient les stigmates de ses égarements ! Nickel comme tableau au réveil.

Dans ce cas, moi, j'deviens garçon huître.

Puis ce fut la fête de la musique. Et j'me suis violé pour le rejoindre. Sauf que nous n'avons pas fait la fête de la musique. Nous nous sommes retrouvés au Cox, comme d'hab. Et que ça m'a saoûlé, cet amas de testostérone, de charge virale, de sueur et de bière.

Plus encore, suis rentré dedans moi.

Et j'ai voulu partir. Je lui ai niqué sa soirée.

Hier enfin. RV nous avait invité à boire le champagne, pour fêter mon nouveau taf. Gé nous a rejoint. Un peu émêché, déjà, mais pas trop. Volubile comme il est dans ce cas. Démultipliant à l'extrême ses circonvolutions verbales pour défendre ses légitimes opinions, usant et abusant de superlatifs, arguant de données imaginaires pour étayer ses thèses, systématiquement le contrepied des miennes.

Non, lui,  ne m'agressait pas, il ne me cherchais même pas, j'en suis convaincu, mais c'est son comportement qui me heurtait. Le Gé que je n'aime pas était là. Et ramené à la distanciation des derniers jours, des dernières semaines, je ne parvenais pas à gérer.

Alors, nous sommes rentrés à Berthier. Sur le chemin, c'était glacial.

Il s'est couché dans le salon. Incommunicabilité absolue.

Je me suis levé. Lui ai signifié que je sortais de cette histoire qui ne ressemble plus à rien. J'avais VRAIMENT envie de tout bousiller, de tout détruire, de commettre l'irrémédiable, peut-être pour mieux savoir pourquoi j'aval mal. Autant.

Il s'est dépassé et a tenté de renouer le dialogue. A pointé toutes mes incohérences : ma suffisance et cet auto-dénigrement constant qui m'anime.

Le pire, c'est qu'il a raison.

Alors, j'ai envie de me dissoudre. De fuir. Dans le sommeil ou ailleurs.

Mais rien n'est plus grave, puisque je vais biologiquement bien. Mes toubibs sont heureux. Moi non, mais ça, c'est QSP.

Je suis dorénavant rentré au plus profond de moi. 

Le malaise, je l'ai bien planqué, mais ça éclate aujourd'hui. C'est assez logique. J'ai tenu ça jusqu'à ce que socialement je sois "consolidé". Par réflexe d'auto-protection. Mais dorévant que le moyen terme est acquis, je prends eau de toutes parts.

Se (re)noyer.

De mes amis, je ne sais plus vraiment qui il reste. La sociabilité m'épuise. Les dépressifs, comme moi, me paniquent et je les tiens à distance. Les autres m'apparaissent comme des étrangers dont je jalouse la joie de vivre.

Plus tout à fait dedans, et pas encore dehors, j'erre ces jours entre deux mondes. Ces nymbes me sont insupportables. J'aimerai puiser un reste d'énergie qui me permette d'agir ou de réagir. De poser un acte. Quel qu'il soit. Je redoute d'avoir consommé toutes mes forces à gérer le court terme.

En arrière plan, le poids de la dette ressemble trop à la facture de la faute. Celle d'avoir survécu, moi (pourquoi moi et pas eux), jusque là.

  Pour la première fois depuis longtemps, hier, j'ai senti ma gorge se nouer. J'ai eu envie de chialer. J'aurai aimé pouvoir pleurer.

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 23 juin 2005 à 12:17
mardi, 21 juin 2005

12 weeks later ou poésie chiffrée

W12 : classe hein ? Ils me font marrer quand ils se prennent pour des texans à l'APHP. . Ca les met en joie quand ils parlent comme ça, c'est déjà bien... Bon trève de mauvais esprit : à "W12" de mon inclusion dans ce putain de protocole à la con, force est de constater que le toxicomane légal que je suis se porte comme un charme.

Les chiffres : 3000 - 40 000 - 120 - 291 - 0 - 76 - 2

3000 : en euro, le coût mensuel de mon traitement. Bien l'avoir à l'esprit et se dire tous les matins, en me rasant, que j'ai de la chance de vivre dans ce putain de pays que je nous trouve si prompts à décrier.

40 000 : en copies par mml de sang. C'est le niveau de charge virale dont je suis parti à W0, et aujourd'hui : 0, rien, nada, macache... Ou du mois, inférieur à 50 copies qui est le seuil de sensibilité des tests. Depuis 1994 que je suis traité pour ce putain de sida, je ne suis jamais parvenu à un tel niveau. Respect, Fuzéon mon amour ! Bad news pour les quelques ceux qui peuvent pas m'encadrer, ça va continuer, et longtemps. Z'avez les boules, hein ? C'est un peu pour vous que je me bats, j'aime bien l'idée de vous coller encore un peu la chiasse avec ma hargne. Et quand aux crevettes qui arguaient à tout bout de champ que j'étais une bombe résistante à "toutes les classes d'antirétroviraux" sans jamais avoir mis le début d'un oeil dans mon dossier médical (encore heureux ! ) Elle l'ont bien profond !

120 : c'était le nombre de CD4, lymphocytes "sauveurs" de mon système immunitaire il y a trois mois, et je suis passé aujourd'hui à 291, soit un gain de 170. Il reste encore du chemin mais on n'est sur la bonne voie.

2 : ce sont les prises par jour de mes drogues légales. Soit 2 injections quotidiennes, et 8 comprimés. Finalement, ce n'est pas si lourd... On s'y fait. Et c'est une chance de se payer le luxe de se donner un rendez vous biquotidien. Matin et soir, je fais le choix. Stop ou encore ? Quitte ou double ? Je signe ou je signe pas. L'est pas belle la vie ?

Bon, la sale nouvelle, c'est 76... C'est mon poids, et ça ne m'est JAMAIS arrivé d'être à ce tel niveau de surcharge pondérale. J'ai donc décrété aujourd'hui le plan corpsec ! Objectif pouvoir remettre sur le produit l'étiquette de rêve : 180/70 - 20*5... J'vous laisse deviner à quoi se rapportent les derniers chiffres. [Pour les demandes de RDV privé, c'est par mel. :-))]



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 21 juin 2005 à 14:47
lundi, 20 juin 2005

De la connerie, on n'arrête pas de repousser les limites ; et quitte à la jouer claire !

Entendu à la TV : un bon vieux syndicaliste : "c'est contre l'ouverture du capital de GDF que les Français ont voté le 29 mai"... Et comme en réponse, un député travailliste à la chambre des communes :"Si les Français ont envie de travailler 35 heures, ou même 32, c'est très bien. Les britanniques ont envie de bosser 50 ou 60 heures : c'est aussi leur choix".

Moi, il y a un truc qui m'effraie, dans ces deux absurdités.

Bon, basta ! Mais pour rester dans le moove, j'ai un truc à régler là. Olivier a commenté un de mes post. Je ne sais pas qui est "Olivier". Soit il me connait, et il ment ; soit il fabule et il ment aussi. Alors, quitte à la jouer franco, j'y vais :

Si j'évolue parfois dans la France d'en haut, pour autant, je ne m'y reconnais pas. Pas plus que je ne me reconnai dans la facilité des discours démagogiques de ceux qui manipulent la France d'en dessous. Les deux me fatiguent profondément.

Certains ont avancé ici une échelle de ce qu'ils pense être mon salaire.  En tout état de cause, pour eux, toute personne évoluant au service public est un glandeur... Des glandeurs, il y en a, certes... J'en croise. Ils m'exaspèrent. Et je pense que si la fonction publique pouvait faire le ménage, on ferai d'énormes économies. Si l'Etat arretait aussi de financer des organismes cache-sexe qui pompent un fric monstre... On n'en ferait d'autres aussi.

Cartes sur tables : à 35 piges, je gagne 3800 € nets par mois (25 000 F), avec 12 ans de pratique professionnelle et un bac + 5. Est-ce insolent ? Je paie en contrepartie 6000 euro d'impots sur le revenu. Normal.

Et quand à ma situation financière, elle n'est pas compromise à cause du niveau de mon salaire - je n'ai pas cette prétention indécente-, mais elle est due à des erreurs passées que j'assume, et que j'entends assumer jusqu'au dernier centime, sans faire peser la charge sur qui que ce soit d'autre que moi, et surtout pas en allant pleurer chez popa-moman qui ne m'ont jamais donné un centime...

Plombé à 22 ans, je suis parti en vrille, et je paie de solde de tout compte de ces dérapages. Logique : c'est le prix de ma survie jusqu'ici. Des mauvais plis ont été pris, je continue aussi mes excès. Je gère. Comme je peux. Résultat : 2600 euro mensuels incompressibles que je ne maitrise pas (plan d'apurement du passif et charges courantes). Reste 1200 pour bouffer, s'habiller, s'abonner à 12 forfaits aussi inutiles qu'indispensables (internet, téléphone...) et faire (trop) la fête.

Je ne m'y trompe pas, je suis un roi. C'est clair. Je consomme un max. Je fais tourner l'économie aussi (même parfois l'économie un peu parallèle, mais c'est un autre débat). Mais quand je regarde les salaires d'employés au SMIC ou les allocataires de minima sociaux. Y'a pas de doute, ma situation est indécente. Avec 1200 euro : je vais au resto, j'invite mon mec, je peux passer des soirées parisiennes. Je peux même me payer le luxe de râler parce qu'au 15 du mois, j'ai tout niqué, parce que j'ai bu, j'ai fait plaisir, je me suis fait plaisir.

C'est un choix. Je me suis emmerdé pendant 30 ans dans une ville pourrie. J'ai un peu flambé pour oublier que je crevais. J'aurai pu épargner en pensant à me retraite...

Pour autant, ma démarche est dynamique : j'aspire à mieux, pas à chuter. Je me suis bien débrouillé pour en arriver là. Je suis dans cette France du milieu qui vit "bien". Mais qui doit aussi avoir une calculatrice dans la tête. Ou alors elle se plante. (Et je me suis planté).

Quand à mes journées, elles commencent en règle général à 9 heures, et finissent à 20 heures. Si je retire le déjeuner : on est à 10 heures par jour. Sur 5 jours. 50 heures par semaine. Et je suis dans la fourchette basse : mes collègues donnent plus que moi. Je vais négocier trois semaines de vacances dans l'année, j'en ai besoin Peut-être aurai-je quelques week-end prolongés, pris en dernière minute. Mais on ne partira pas : à 300 ou 400 euros par personne : on ne peut pas se le permettre. Gé a aussi ses charges.

J'ai un contrat de travail un peu bizarre mais tout à fait légal qui ne prévoit ni préavis, ni indemnisation en cas de licenciement. J'me plains pas. Mais quand on cause de quelque chose, il faut vraiment en connaître toutes les données.

Ce populisme, ce "facilisme", cette médiocrité... Il y a finalement si peu à en dire. 

C'est très tendance, et ça va nous péter dans la gueule. Et je ne suis certain que d'une chose, ce sont les plus fragiles qui vont ramasser en premier. Si ça pète, les gens comme moi, ceux qui n'ont pas su ou pas pu prévoir, et qui n'ont pas de famille derrière pour assurer, seront les secondes victimes. On n'aura pas vraiment le choix de nous payer une conscience politique, parce que une conscience politique, celà coute parfois cher.

J'aimerai parfois faire jouer la clause de conscience. J'aurai aussi aimé en son temps coller ma démission à B. cet nullissime pour qui j'ai bossé. Je ne le pouvais tout simplement pas. Alors, j'ai rendu les choses supportables et j'ai tenté, là ou j'étais, de pouvoir faire avancer deux ou trois petites choses.

C'est dur de poser un regard objectif sur soi. Essayer de faire ce travail de sincérité. Se dire qu'on n'est ni mieux ni pire qu'un autre. Ces blogs ont toujours été cet outil sur lesquel je me suis risqué à l'exercice.

Finalement, merci Olivier, parce que tu m'as permis de renouer avec cette démarche. 

La simplicité est le pire des discours politiques parce que c'est le plus partagé

 

 

 



»11:25     »4 Commentaires (1 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 20 juin 2005 à 11:43
samedi, 18 juin 2005

A l'insu de mon plein gré

ou presque, Myriam m'avait collé sous Déroxat pour 3 mois, le temps de la mise en place du protocole.

Le traitement s'est arrêté, coïncidence, en même temps que mon changement de taf.

Et si finalement le côté enjoué qui m'a animé ces dernières semaines n'était qu'artificiel ?

J'ai comme un doute...



»21:03     »2 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


vendredi, 17 juin 2005

Les mirages de la France d'en haut

(Si tant soit prouvé que je flirte avec elle)

Bon, on récapitule...

Viré aux premiers jours du mois par la puissance publique, j'ai été réembauché par la même puissance publique quasiment dans la foulée...

Royal !

Tu parles : j'ai perdu au passage l'intégralité de mes droits acquis aux congés payés (5 semaines, une paille !) et je ne serai pas payé au mois de juin, de sorte que les moyens d'assurer ma subsistance et mes obligations sont pour le moins... compromis.

Mais cette réalité dérange, elle ne sera jamais couverte par aucune presse, et la France d'en bas, celle qui a dit merde, et la France protégée, elle en a finalement rien n'a foutre. (Et elle a sans doute bien raison)

Au delà des clichés populistes sur les élites qui nous gouvernent, il serait parfois de bon ton que les masses d'en dessous considèrent qu'à côté d'eux, il y a des hommes et des femmes qui essayent d'oeuvrer avec leurs convictions, leurs fragilités, leur quotidien, et même leurs expériences personnelles. Pour eux, avec eux, au service de tous.

Ca s'appelle tout simplement le sens de l'Etat.

Si je ne suis pas sûr de l'avoir, j'ai la prétention de le désirer.

Là où je suis, j'essaie de faire bouger le curseur. C'est peut-être un mirage. C'est peut-être aussi très arrogant. Je me dis que mes galères en terme de santé, de surendettement peuvent peut-être positivées, m'apporter une "expertise empirique" pour, de l'intérieur, pousser quelques dossiers plutôt que de hurler avec les loups.

M'enfin, ces considérations ne résolveront pas mon équation : avec quoi je vais bouffer, bouger et accessoirement déconner pour les semaines qui viennent. Et je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire lorsque mes interlocuteurs désargentés me disent :

- "Mais vous, Monsieur, vous ne pouvez pas comprendre, bien à l'abri derrière votre cravate..."

Je trouve ça vraiment trop drôle. Je n'ai pas d'autre solution d'ailleurs que de sourire à cette ironie absolue du sort, parce que sinon, c'est à se flinguer.

La schizophrénie bien maîtrisée est un outil salvateur.

 

 



»10:50     »8 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mercredi, 15 juin 2005

FièrE

La phrase du jour, prononcée devant tout le gotha de la finance sous les ors républicaines :

- Il va VRAIMENT falloir que les choses changent : celà coûte cher d'être pauvre. Vous avez une responsabilité particulière.

Je m'aime quand je suis comme ça !

 



»18:12     »2 Commentaires (2 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 15 juin 2005 à 18:12
mardi, 14 juin 2005

Sans titre

Je pose juste un fil, ici. Je suis un peu vide. J'aimerai avoir envie d'écrire. Mais plus rien. C'est passager. Bien sûr. Comme toujours.

Peu de choses. Un peu de fatigue. Quelques doutes, pas sur lui. Mais de moi.

Pas sur moi. Jamais.

Pas encore submergé, juste atteint. Un peu de lassitude, devant le solde de tout compte de tout qui me reste à régler.

Parfois transparent, jusqu'envers moi.



»09:57     »Pas de Commentaires     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


vendredi, 10 juin 2005

Délicatesse des échanges en milieu conjugual (extraits)

Hier soir :

- Lui : Ton herpès est passé ? Non ? Alors je ne t'embrasse pas !

- Moi : T'as toujours ton sida ? Oui ! Alors je ne te baise pas !

J'adore !!!

 



»10:17     »3 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


dimanche, 5 juin 2005

Fin de l'interlude - documentaire animalier

Là où je travaille, il y a les chiens, attaché à un maître, les chats, qui sont attachés au lieu, et les singes, qui vont de branche en branche.

Quand j'ai pris mes fonctions, il y a un an, j'étais dans la peau d'un chien, j'avais en quelque sorte suivi un patron. Mais échaudé par ma dernière expérience professionnelle, j'avais décidé de muter.

Cette semaine, je suis parvenu à devenir un chat. Viré mardi, à la faveur de choses qui me dépassent, j'ai été réembauché hier, mais je reste avec les dossiers dont je m'occupais jusqu'alors : c'est exactement ce que je voulais.

Prochaine étape : cat's attack !



»13:22     »3 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 2 juin 2005

Interlude
Interruption momentanée des posts pour cause de gros bordel dans ma life

»23:33     »5 Commentaires (2 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 2 juin 2005 à 23:33
mercredi, 1 juin 2005

L'oeil du cyclone

Pour la première fois de ma vie, je n'ai plus de visibilité sur mon avenir professionnel. C'est le brouillard, ou plutôt, l'oeil du cyclone. Si jusque là, j'ai géré les choses avec distance, je sens la tension monter et l'idée de ne pas me poser dans un bureau dans les semaines qui viennent poinds et m'angoisse.

 



»20:31     »1 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog

30 mai 2005

Mai 2005

mardi, 31 mai 2005

Tout fou...

... hier soir.

C'est la rançon de l'incertitude qui pèse sur moi.

Donc, quand je suis rentré du bureau, hier, j'étais vraiment d'humeur libidineuse. Gé pour sa part accusait le contrecoup d'un week-end placé - une fois de trop - sous le signe des excès. Le moral un peu en berne, la fatigue en embuscade.

Ca tombait mal...

Je ne pouvais pas décemment le laisser avec son "vagalame", et ne me sentais pas mettre un mouchoir sur mes tentations. J'l ai donc emmené avec moi dans une expédition nocturne qui lui a remis les idées en place. J'ai cependant du mal  à me lacher complètement quand il est à mes côtés, si bien qu'il s'est plus amusé que moi !

C'est quand nous sommes rentrés à Berthier qu'il m'a gentiment conseillé de poursuivre mon expédition en solo. Ce que j'ai fait. J'ai baisouillé, sans fastes. Comme un mardi.

Quand je suis retourné à l'appart', j'ai consulté mon téléphone : Gé m'avait laissé un texto "j'ai levé un mec, il passe me sauter !" Insatiable, le garçon.

Je m'attendais donc à ce que le gibier soit encore sur place quand j'ai ouvert la porte, mais il était déjà parti, et mon chasseur de mari était tout endormi, épuisé de ses efforts.

 Je n'allais pas en rester là : à 4 heures du matin, je l'ai puni de son infidélité, à grand coup d'amour. Le pire, c'est qu'il a aimé ça.

... Je me demande pourquoi, mais j'ai une petite mine aujourd'hui

 

 



»15:57     »4 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 30 mai 2005

Liaisons dangereuses

Comme Solal, le foirage démocratique d'hier menace directement mon devenir professionnel, et les petits fours vantés par Oli ne sont même pas de nature à calmer l'anxiété que je sens poindre (une bombe, au passage, l'Oli... Mais une bombe qui a visiblement oublié d'être con et qui manie un humour aigu : j'adore)

Nous sommes passés en quelques jours d'une ambiance surréaliste, au bureau, à une atmosphère improbable, faite de désanpointement, de résignation, de détachement et d'un peu de cynisme, parce que le cynisme, ça protège.

Bonne nouvelle, Gé a été  augmenté... C'est toujours 150 € de plus à la fin du mois. Et par les temps qui courrent, on n'en a bien besoin.

Sinon, je passe sur le week-end où j'ai globalement été un sale con (pardon Nighty), et je n'en suis pas fier, pendant ce temps, mon mec m'aime et j'ai parfois des doutes sur le le fait que je le mérite. En gros : trop d'abus ne me rendent pas forcément intelligent, et un rien fait basculer une soirée qui s'annonçait sympathique en cauchemar. Plutôt que d'infliger mes errements à mon chéri, je me suis tiré et j'ai été invisible de tous pendant toute la nuit. C'est très pénible d'être aussi transparent, inexistant.

Encore une fois, c'est Gé qui m'a remis sur les rails. Et décidémment, il n'y a plus qu'avec lui que je prenne du plaisir.

Il faudra que je finisse par en tirer les conséquences qui s'imposent et que je tue tout à la fois mes réflexes et mes prétentions.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 30 mai 2005 à 18:14

Gueule de bois

Ouais, ce matin, j'ai la gueule de bois.

Les Français n'ont absolument pas voulu faire l'effort de comprendre. Ils se sont fait plaisir. Ils n'ont pas dit non, ils ont dit merde. Et c'est la troisième fois depuis 2002. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est la climat social. Qu'on ne vienne pas me dire qu'avec le PS (lequel ?) ça serait mieux ! Ce non, c'est celui qui s'adresse à tous les pragmatiques, à tous les partis de Gouvernement. Les Français plébiscitent ceux qui ne veulent pas du pouvoir. Le rêve d'enfant du grand soir est déjà avorté. Le zapping électoral a encore frappé. Notre grande et belle démocratie redevient un peuple enfant. D'un côté, les bons. De l'autrte, les méchants. Sauf que notre corps électoral est aussi indécis qu'une poule au milieu d'une route. Le bon côté, c'est toujours l'autre.

Alors, bien sur, notre classe politique a ses responsabilités, mais notre peuple aussi. Nous n'avons jamais que les dirigeants que nous méritons. Hallali sur l'oligarchie ! Très bien. Mais qu'on y inclue ceux également qui ont une responsabilité majeure dans la déliquescence du système : les media. Des éditorialistes aux producteurs de télé-réalité, et par là-même à ceux qui se satisfont du prêt à penser, du facile à digérer.

Churchill avait décidémment raison : la démocratie est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 30 mai 2005 à 12:35
vendredi, 27 mai 2005

Rien

C'est ce que le vieux Louis XVI avait écrit sur son journal quotidien au matin du 14 juillet 1789.

C'est ce que j'aurai tendance à écrire aujourd'hui, et ça dure depuis quelques semaines déjà. L'appareil d'Etat est paralysé, en attente. Seule, cette semaine, une rencontre au Conseil d'Etat a pu m'égayer le quotidien. Faut dire que j'adore cette maison, saint des saints du droit public. C'est là bas que je veux travailler, quand je serai grand.

Ben à part ça, je ne sais toujours pas si mon contrat de travail sera renouvelé, et Gé risque de se retrouver, lui également, sans emploi, du jour au lendemain, car les conditions de renouvellement de sa mission n'ont pas été respectées par son employeur, de sorte qu'au lieu de l'augmentation de 150 € mensuels net prévue ils ne lui ont accordé, au final, que 50 € brut. Des aumônes de cette nature ne peuvent que se refuser. Autant dire que nous n'avons aucune lisibilité sur ce que nous serons dans 15 jours.

Ce qui m'ennuie le plus, ce sont que tous mes amis -  mon téléphone est muet, m'en reste-t-il encore ? - m'ont fait savoir qu'ils ne se faisaient ABSOLUMENT PAS de souci pour mon parcours professionnel avenir. La belle jambe ! Parce que moi, au contraire, je m'en fais un max. Depuis 1997 que je cotoie de près ou de loin "les ors républicaines", j'ai toujours su, je crois, garder la tête froide. J'ai toujours été conscient, qu'où que je sois assis, je ne l'étais jamais que sur mon cul... comme disais l'autre. Mon expérience personnelle, sanitaire et économique, mes origines modestes, mâtinées de paysannerie, de tout petite bourgeoise et de monde ouvrier, m'ont concédé une certaine humilité. Je suis complètement réaliste et je me sens plus proche des publics cassés par la société que je croise dans mes missions que des hautes personnalités que je salue et qui ,dans quelques mois, ne me sauront plus alors qu'elles me tutoient aujourdh'ui, et me donnent du "mon jeune ami".

Même vous, j'en suis à me demander - une fois encore - si vous ne me faites pas quelques infidélités :  vos commentaires se font rares, et vous m'en voyez fort marri !

Pour échapper à la morosité ambiante, ce week-end, presque début de mois, va s'annoncer sous le signe du dérapage. Et si vous tenez à en savoir plus, il va vous falloir être un peu plus vifs !

Non mais... Puis de toute façon, il n'y en a plus que pour Nighty....

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 27 mai 2005 à 15:39
mardi, 24 mai 2005

Tout doucement...

(Et comme un clin d'oeil, comprenne qui pourra)

Bon, là, c'est un peu au ralenti. J'ai repris le taf hier, et les "hautes sphères" sont un peu en état d'apesanteur, c'est le calme avant la tempête... Ou pas. On sait qu'il va se passer quelque chose. On sent qu'il va se passer quelque chose, sans que personne ne sache vraiment quoi. On se prend tous pour des gens importants en prédisant, en aiguisant nos analyses, en s'invectivant sur la base de nos prévisions. On se prévaut de confidences que nous n'avons pas. On passe le temps. On s'amuse ? On se joue à faire peur. On aime ça.

J'viens quand même de défendre un putain de dossier bec et ongles, et je crois que j'ai gagné. Je "négociais" face à un fonctionnaire. J'veux dire à un haut fonctionnaire. Et soit-il si haut que ça, un fonctionnaire... ça fonctionne ! Et lorsqu'il s'agit de remettre en cause un "fonctionnement" parce qu'il dysfonctionne... Un fonctionnaire, dans un cas sur deux, ne comprend pas ! Enfin, celle que j'avais en face de moi aujourd'hui, elle ne pigeait pas... Elle voit bien que les mecs sont dans la merde jusqu'au cou. Elle sent bien que j'ai envie de me défoncer pour apporter peut-être un début de solution. Elle capte que le cadre juridique est trop contraignant... Mais quand je suggère de dépasser ce cadre pour expérimenter autre chose : pas possible, plus personne, pas prévu ! J'vous promets : parfois c'est à s'arracher les cheveux...

Référendum : pour moi, ça sera OUI, trois fois oui. D'abord parce que je veux répondre à la question posée, et non pas m'exprimer sur un autre sujet. Ensuite parce qu'il s'agit d'un traité constitutionnel : c'est à dire un texte supra-national qui a vocation a être interprété et que j'me marre quand j'entends que tout va être figé dans le marbre. Enfin, parce que la collusion des NON, c'est un cloaque dans lequel j'ai pas franchement envie de me perdre. On a beau me dire qu'il y à NON et NON... J'préfère quand même être dans la maëlstrom prôné par JOSPIN - HOLLANDE - SARKOZY - BAYROU - VOYNET - CHIRAC plutôt que dans la soupe PASQUA - VILLIERS - BESANCENOT- LE PEN - MEGRET - EMMANUELLI et consorts. Question de valeurs. Et puis, finalement, ce qui est révolutionnaire c'est le OUI, pas le NON qui rassemble les conservateurs de tout crin.

Cet aparté posé - c'est ma contribution à la campagne - j'reviens aussi de l'hosto ce matin ! Ma toubib (pas Myriam, l'autre, l'hospitalière) est heureuse donc je dois l'être. J'suis pas malade. C'est ce qu'ont décidé mes résultats. Cool. Et tant pis si le traitement reste galère puisqu'il marche. J'ai quand même commencé à poser des jalons pour dire que les injections de Fuzéon biquotidiennes je commençais à en avoir ma claque, elle m'a bien fait comprendre que je ne devais pas envisager la perspective d'un quelconque alègement de la thérapie, même à moyen terme. "Rêve ma fille" j'me suis pensé. C'est ma santé. C'est mon corps. Et c'est moi qui, au final, décide. (Je décide, elle exécute !) 

Un traitement si j'veux, un traitement quand j'veux !  (elles défilent bien, elles pour revendiquer leur droit au gamin ! Moi j'proteste pour revendiquer mon droit à ma qualité de vie ! )

Pour moi, elle, c'est un coach, elle est à mon service (payée par mon fric, au passage) et me prodigue des conseils que je vais suivre ou confronter à ma perception de la situation. La toute puissance médicale c'est fini, mais il y en a deux ou trois qui n'ont pas encore pigé. Je crois que c'est pour ça que je suis encore debout. Parce que je suis une chienne, une mauvaise, une teigne. Mais c'est pas la haine qui me tient - comme d'autres - c'est la rage.

Boah... Finalement, c'était pas si mollo comme post !



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


dimanche, 22 mai 2005

Des idées comme ça

Je n'ai donc pas bougé, hier. Suis demeuré dans cette isolitude qui reste décidémment ma meilleure amie depuis longtemps déjà. Personne n'a pu rompre cette compagnie. J'avais bien quelques propositions. Je savais pouvoir en suggérer, aussi. Mais aucune n'a pu s'imposer. J'ai des copains, des proches, des intimes. Mais je n'ai plus ce "meilleur ami", ce fantasme à peine avoué d'une relation exclusive, fraternelle, ce pote à la manière des Jojo, des Fernand et des Jef de Brel. Je me demande d'ailleurs si j'aurai été pédé si j'avais su garder auprès de moi une histoire de cette envergure - et je pense à Jacques. Un double, un pote à boire, à pleurer, à partager les mêmes filles... J'ai toujours sublimé les amitiés viriles, et sans qu'elles aient aucunement des odeurs de vestiaires.

Mon gars, bien sur, joue un peu ce rôle. Il est tout ça à la fois. N'empêche, parfois je ressens ce manque. Je ne dois n'en vouloir qu'à moi. Je pose un niveau d'exigence phénoménal qui me conduit à évacuer sans ménagement ni regret ceux qui m'ont déçu, et ce au premier faux pas, et sans retour. Paumé en est un exemple dérisoire et récent.

Seul ? Isolé ? Solitaire ? Un peu tout ça à la fois. Et si entouré, pourtant. Je suis un roi. Je sais pouvoir compter sur une demi-douzaine de "moins-loin". De gens que j'aime vraiment. C'est tout, c'est énorme.

Hier soir, donc, au détour d'un chat, un de ces potes m'a proposé de le rejoindre faire une virée avec lui. A l'instant même où il me disait ça,  Gé appelait pour me signaler que son service finirait tard, et qu'il me conseillait de bouger. Je me suis donc apprêté. Et j'ai attendu. Je ne sais trop quoi. J'ai peut-être attendu l'envie. Je veux dire ce déclic qui m'aurait confirmé que mon réflexe d'acceptation de cette invitation n'était pas uniquement pavlovien.

Etais-je aussi désireux que cela de repartir pour une nuit de son, de séduction, de sexe, de poisons - fussent-ils adorés ?

Alors, je me suis redéshabillé. Etonné moi-même, un peu inquiet de cette sagesse soudaine. J'ai envoyé un sms à Gé, lui dire que je l'attendrai là.

Le téléphone sonna aussitôt, c'était lui. Juste pour me dire qu'il était comblé de bonheur à cette idée, qu'il m'aimait aussi.

Alors, j'ai compris que l'essentiel était là. Que  rien n'importait plus que cela. Que toutes mes errances, mes erreurs m'avaient ammené là où j'ai toujours voulu venir. Un port, une quiétude.

Puis, me vint une idée comme ça : que finalement le sida m'a amené à vivre plus vite, plus fort, plus vrai. Et que ça ne serait pas très grave, si tout s'accélerait. Parce que je préfère la flamboyance au crépuscule. Et que même si ça dérange, c'est peut-être ma contamination, à vingt-deux ans à peine, qui a sauvé ma peau. Parce qu'elle m'a collé le feu au cul. Qu'elle a donné un sens à ma vie, un moteur. Une vie qui était anesthésiée déjà par cette enfance bleu-marine et beige et à laquelle les années 90 n'offraient rien de bon.

J'ai fait comme j'ai pu. Et finalement, c'était pas si mal.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 22 mai 2005 à 14:47
samedi, 21 mai 2005

Obsessions

Ai du mal à me remettre de l'épisode infectieux de ces deux derniers jours. Pas franchement envie de partir en vrille, encore que tout reste possible, mais je suis d'humeur plutôt calme. J'écluse donc les programmes TV. Après le tour des reportages animaliers, historiques et des autres documentaires scientifiques, ai donc chopé; hier, l'adaptation de "Pornocratie" à l'écran. Me reste un sentiment étrange. Ne suis pas parvenu à trouver un quelconque esthétisme ni nulle subversité à ce qui demeure un étalage un peu crade. Le tampax usagé recyclé en sachet de thé offert à l'amant... C'est peu être un classique du genre. J'ai trouvé ça gore. Point barre.

Me suis par contre, de nouveau laissé entraîné par Crash, de Cronenberg, que Canal rediffusait à l'occasion de sa soirée "Scandales à Cannes", et comme il y a dix ans ou presque, c'est un film que je n'ai regardé que d'une main. J'ai eu la gaule pratiquement de bout en bout.

Faut dire que je suis, moi aussi, sujet à ces fixations monomaniaques. A cette captation du fantasme sexuel sur un objet qui peut n'avoir aucun rapport avec le sexe, mais plutôt avec le glauque, ou le thanathos. J'ai parfois aussi joué avec l'écrit. (Même avec vous...)

La mise en situation, le scénario, jusqu'à ce que le décorum efface ou pluôt renvoit le rapport sexuel au seul niveau du prétexte ou de l'accessoire.

Je me suis pas mal amusé, plus jeune, dans ce registre. L'âge m'a assagit. Reste quelques délire en tête, pas trop loin, qui font la gourmandise de quelques mecs en mal de sensations fortes. J'aime bien les prendre en main. J'ai le sentiment de pouvoir les emmener là où ils n'osent pas aller tout seul. En principe, ils en redemandent.

Tiens, c'est étrange. Ca m'avait un peu passé, mais la bête ne dormait que d'un oeil. Il se pourrait bien que Cronenberg l'ai réveillé ce soir. Je vous raconterai... Ou pas !



Humeur du Moment: lubrique assoupit

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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



Reclusion volontaire

Gé bosse ce week-end, et je ne suis pas au mieux de ma forme. Mon univers de Berthier me suffit, ouvert sur les autres via mon écran de PC seulement. Parfois je me dis que je pourrai moi aussi vivre par procuration. Quand je dis "moi-aussi", c'est que depuis deux ans que je tiens ce journal, j'ai parfois eu le sentiment que quelques lecteurs se projetaient à travers mes dérapages soi-disant contrôlés.

Nuages grisaille sur le taf. Les échéances approchent, et d'ici trois à quatre semaines, le verdict tombera : mon contrat sera renouvellé ou pas. Mes pistes de recherche restent stériles. Les personnes à qui j'ai rendu quelques services et qui m'assuraient de leur soutien répondent aux abonnés absent. Cependant je n'ai aucune déception de ce côté là : j'ai l'habitude de ce type de comportement depuis plus de 15 ans que je travaille dans ce secteur du para-public. Pas d'amertume non plus. L'idée finalement de m'accorder une pause aux frais de la solidarité nationale ne me déplait pas, même si elle n'est pas réellement compatible avec ma conception de mon "rôle social".

Côté cul, calme plat depuis... une semaine. Autant dire l'éternité. C'est avant tout une question de santé publique. Je ne tiens pas véhiculer des merdes : je veux bien leur filer le sida, mais pas une gastro-entérite. Quoique, quand on peut le plus, on peut le moins !

(Humour ! J'précise...)

 



Humeur du Moment: paradoxalement constipé

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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 19 mai 2005

Je suis un garçon entier.

Alors quand je fais les choses, je ne les fais pas à moitié. Il me semble bien que "ça" trainait depuis quelques jours. Au final, c'est angine, rhinipharyngite et gastro-entérite, tout déclaré le même jour. J'viens de déguster sec. Pour la première fois depuis pas mal de temps déjà, je viens d'accepter un arrêt de travail -avais-je vraiment le choix ? Prétentieux que je suis !-

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 17 mai 2005

Overdose

Je crois que j'y suis. A force de voir des culs, j'ai fini par acquérir la lassitude des proctologues, et je crois que je suis pour de bon en overdose de baise. Sauf avec mon mari, naturellement. Mais c'est devenu un réflexe. Une quasi compulsivité. Sitôt que je vois un jeune cul : faut que je le saute. Et quand je n'en ai pas sous la main : faut que je m'en procure un... Addictif ? A mort.

En plus, les jeunes culs, ils aiment les mecs qui "ont du goût" (jolie formule, empruntée à Hussein, bombe de 23 ans croisée dimanche matin !)

Bon, partant de là, faut que j'arrête mes conneries, parce que trop de cul tue le cul ! Et depuis quelques semaines, je trouve que mon blog manque... de profondeur si j'peux dire (le premier qui poste une connerie là dessus a un gage !)

En matant le reportage de lundi investigation, hier, relatif à la société du sexe, j'ai découvert le groupe des ASA : les dépendants affectifs et sexuels anonymes :

J'imagine la scène :

" - Bonjour, je m'appelle Phil, j'ai 35 ans, et je suis dépendant affectif et sexuel.

- [le groupe, en choeur ] Bonjour Phil..."

Le drame, c'est que ledit groupe n'a rien trouvé de mieux d'organiser ses réunions dans un local, sis rue Saint-Denis !!! Un comble ! A deux pas du Dépôt pour les pédales et avec vue sur le tapin pour les hétéros. C'est comme si on organisait une conférence des alcooliques anonymes au rayon alcool d'un supermarché !

La connerie n'a plus d'limite !

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 16 mai 2005

Salami-chantilly

Nos pulsions ont le hoquet pour le moment, ce week-end ressemblat donc beaucoup aux autres.

Nous sommes dorénavant raides comme des passe-lacets, mais c'est pas très grave parce qu'on s'est bien marré, qu'on a pas mal avancé et que je pense qu'on est définitivement en train d'évacuer de très gros sacs de noeuds.

Dimanche dans les bras l'un de l'autre, sous la couette. J'aime bien l'odeur un peu âcre dégagée par mon couple épuisé par l'amour.

Le problème avec les "poisons adorés", c'est toujours le lendemain. Comme avec Gé, nous sommes affamés, on se lance dans des expéditions gastronomiques hasardeuses. Hier, ce fut salami-chantilly...  Etonnant, non ?



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


vendredi, 13 mai 2005

Quelque chose de magique

Objectivement, pour le moment, j'aurai deux ou trois raisons de jouer la pauvresse et de pleurer sur mon triste sort. Financièrement, nous sommes complèttement à la rue avec Gé et nous ne savons pas comment nous allons bouffer jusqu'à la fin du mois ; puis cette putain d'incertitude sur le taf, et bien d'autres broutilles encore... Gé pour sa part connait également des galères pas très cool.

Mais quand je suis rentré à l'apprt' et que nous nous sommes retrouvés, il y a quelque chose de magique qui s'est passé. Un truc tout con. Le sentiment de ne pas être seul devant les emmerdes. C'est rien du tout, mais c'est déjà tout. Pouvoir se dire que, quoiqu'il arrive, il y a une oreille, une épaule, un visage...

Je me plaignais il y a quelques semaines de ne pas me sentir suffisament porté, épaulé, soutenu. J'ai peut-être été injuste. Ou alors nos conversations ont porté leurs fruits. En tout état de cause, tout va mieux. Je nous sens plus forts, déterminés, engagés.

J'ai un peu peur que celà m'échappe. J'aimerai parvenir à cesser les remises en causes périodiques que je nous fais subir. Ca c'est un taf qui m'incombe. C'est le prochain chantier



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 12 mai 2005

J'tiens le rythme (post où j'assume une attitude de sale con)

Et pas que celui du remplissage à tour de cul que je déverse ici et pour lequel le petit PD a la plus grande adminiration. Tout le monde le sait, je ne sais faire que ça : il va donc adorer et déverser encore ses torrents de foutre d'écrivassier ici où là. Comme il sait tout de moi et que je sais tout de lui : l'équilibre de la terreur est sauf et maintenu. Mais pour ma part, le vichysme ne m'a jamais fait que dégueuler  - à l'inverse de l'AZT ! So :  ya basta ! Nous ne nous interessons pas et ce n'est pas très grave.

Bon, pour en venir aux choses vraiment importantes, et que le blog, t'as raison NightCrawler, c'est vraiment et avant tout fait pour soi, je reprends le fil des évènements (je te rappelle qu'il faut avoir une attitude de prévention  contre les blogovirus qui viennent contaminer tes écrits avec des commentaires diarrhéïques)

Bad new : mon recasage dans la "vieille maison" prend un mauvais tour. C'est pas encore complètement planté mais ça va être chaud. Question thunes donc, les deux mois qui viennent risquent d'être sérieusement durailles parce que mon contrat arrive à terme et que je ne sais pas s'il va être renouvellé ;  Inch'Allah ! Pour la première fois de ma vie, je vais peut-être découvrir les joies des Assedics... Je ne parviens pas à considérer celà sous l'angle d'une expérience sociologique intéressante...

Gé est rentré hier : on s'est fait la fête. Pas de doute : c'est le grand z'amour même s'il y a des hauts et des bas. Nous traversons les obstacles que nous nous infligeons et en ressortons à chaque fois un peu plus fort. Rien qu'en écrivant ça, je bande parce que je pense à lui.

On a donc commencé par baiser - comme d'habitude sans capote, bien sur parce qu'il nous plait de nous surcontaminer (note à l'attention du p'tit PD) - et j'dois dire que malgré le marathon sexuel de ce week-end j'étais très en forme. Puis on a parlé. Il m'a raconté son expédition sur la Côte avec sa bande d'inadaptés,  illustration du naufrage de l'accompagnement d'une génération de travailleurs sociaux bercés par la culture de l'assistanat. Il était furax. Pas contre les boulets qu'il s'est traîné - quoique-, mais contre ses collègues qui sont parvenu à créer une grande dépendance à force de répondre aux exigences de publics fragilisés, plutôt que de les inciter à trouver leur propre chemin. C'est un vrai débat. Il a vidé son sac. J'aime bien quand mon mec fait ça. Il a des idées. Une position tranchée. C'est un type brillant. Pas de doutes.

Puis il m'a demandé ce que j'avais fait... J'ai donc raconté mes pérégrinations du week-end. Il s'est marré. M'a dit qu'il avait du retard à rattraper : je ne doute pas qu'il va le faire. Il a sorti un p'tit képa de je ne sais où... Et c'est reparti en live.

Whisky-Coke aidant : j'ai repris envie de bouger. Envie de passer voir NightCrawler au Bar. D'abord parce que j'ai évoqué le sujet avec Gé, et qu'il a réfléchi sur sa position à son égard,  et aussi parce que je crois qu'il avait envie de voir du monde, de déconner, et de lui offrir l'opportunité de finir en vrille...

Et ça c'est passé son comme ça. On est arrivé, on a bu, on a ri. NightCrawler, c'est vraiment quelqu'un que je kiffe (sauf qu'il a des liaisons dangereuses, mais chacun à ses faiblesses). On a donc déconné à tour de bras, à tour de verres, à tour de clope... Et à un moment "je nous regardais" - j'aime bien cette phrase- , et je nous trouvais tous assez beaux. Ce côté bande de potes qui n'ont plus rien à se prouver. Ca compense mes frutrations d'une adolescence en bleu-marine et beige, et tant pis si c'est parhétique. Mais ça, je l'ai déjà écrit.

J'ai du les abandonner. Il était tard déjà. Gé s'est couché tôt ce matin à mes côté. Je le soupçonne d'avoir un peu compensé son retard... C'est bien. Nous sommes en train de parvenir à décrisper, à démythifier nos errements. A les "dé-moraliser". A tuer cette conception petite-bourgeoise et hétéronormée de la sexualité et qui ne nous appartient pas. Nous devons être vigilants pour nous respecter toujours et préserver l'essentiel.

Ce matin, je me suis levé : je me suis regardé dans la glace et je n'ai pas baissé les yeux. Je ne les baisserai pas. Je suis heureux et ça dure depuis deux ans.

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 12 mai 2005 à 12:47
mercredi, 11 mai 2005

Monomaniaque

"Mais qu'est ce que tu as à remplir comme ça ?"

C'est encore Nico qui m'a balancé le scud... Faut dire qu'il n'a pas tord. C'est encore du grand n'importe quoi. J'pensais rester tranquille... C'était sans compter sur cette putain de connexion à la con sur bbz.com qui tourne en continu. Total, pas mal de mecs me contactent malgré mes pics pourraves et dans le lot, il y en a bien deux ou trois de potables (des mecs, pas des pics). Hier ce fut deux. L'un a débarqué en début de soirée et s'est fait rouster comme pas deux, l'autre a été plus futé : d'abord, c'est un jeunot tendance bombasse. Un beau brun ténébreux qui me l'a joué un rien intello et farouche... J'adore. Puis, à force de chatter comme des oufs, ce p'tit pédé m'a dévoilé que nous avons bossé, il y a quelques mois sur le même lieu de travail. N'en fallait pas davantage pour exciter ma curiosité... Résultat des courses, il m'a invité à prendre un whisky - coke (comprenne qui pourra) chez lui. On a bavassé. J'étais sans imaginer une seconde qu'il me kiffait. Quand tout un coup, le p'tit cul me balance d'un air assuré :

-T'sais que t'es bogosse malgré tes rides ; j'me f'rai bien abîmer le portrait par ta teub...

Et voilà, j'étais énervé... Nous étions passé d'un débat passionnant sur le constitutionnalisation du droit administratif à une pipe inoubliable !  Et inutile d'insister... J'raconterai pas le reste. L'est 3 heures du mat', j'ai pas sommeil et suis encore tout agacé. Il est temps que mon mari rentre remettre de l'ordre dans ma vie !



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 9 mai 2005

Back to Sauffroy

Il y a un peu de ça. C'est comme à la grande époque de la rue Sauffroy. Mes week-end de retirance dedans l'appartement. Ce besoin de rassurance. Cette appropriation à l'extrême de son univers.

Je profite de l'absence de Gé pour ça, aussi et surtout. Pour renouer avec l'isolitude, cette reclusion volontaire sur moi. J'avais posé un congé ce lundi, j'avais un peu anticipé les excès de ces deux derniers jours. Je ne bougerai pas. Je suis bien à Berthier.

Gé commence à me manquer et c'est bien. Je voulais connaître ce besoin de lui que le quotidien ne me permet pas.

Et puis j'avais oublié, la petite boule de poil va bientot donner le jour à des chatons... Son comportement change. Elle est sans cesse en demande de tendresse. J'attends le moment de la naissance avec impatience.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


dimanche, 8 mai 2005

Moment de solitude

que celui où l'on se laisse abuser par quelqu'un dont tu n'as absolument pas envie, mais dont les yeux de cocker et le sourire triste t'empêche de tourner les talons.

Mais qu'allais-je faire dans cette galère.

D'abord, s'il n'était pas obèse, à tout le moins bien potélé, le garçon, moi qui les aime athlétiques... Et puis j'ai bien senti que son jus de pamplemousse était bizarre. Bref je dois me rendreà l'évidence : un quasi-obèse passif avec une bite de 11 cm a abusé de moi sous GHB et s'est servi de ma teub comme d'un sex-toy !

Ouh que je suis gêné !



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


Port'nawak

Quand j'suis rentré à Berthier, hier, j'étais d'humeur chaudasse. Faut dire que j'avais pécho un keum sur le net, dont la photo alléchante m'avait mis en appétit, et comme il crêchait à côté de chez moi, j'ai fait un stop en rentrant. J'suis donc monté chez lui convaincu que j'allais me faire un bombasse. C'était sans compter sur les miracles de photoshop et de la contreplongée ! Les abdos que j'avais remarqué sur la pics s'avéraient être de grassouillets bourrelets et les pectoraux pendouillaient misérablement. J'éviterai ici d'évoquer son engin... Ridicule.

C'est donc tout énervé que je l'ai planté là, le cul offert et la bite sous le bras.

J'suis retourné chez moi bien décidé à en découdre avec mon mari... J'lui ai envoyé un texto romantique, genre "ramène ton cul". Il obtempera.

Mais il y avait une surprise !  Et une fois encore, on y a mis le nez dedans ! C'était pas pour arranger mes affaires. Quelques Zubrowska plus tard, on a décidé de bouger.

Première halte au Full Metal. Pas un chat. Il y a bien le bogosse derrière le bar qui nous branche mais ça ne va pas être possible. Un sky - un rail : tour de piste et basta ! On va traîner nos virus plus loin.

Deuxième halte au "Deep", un sky - un rail... Et un keum. Plan à trois avec un bogosse dans une cabine. L'a pas hésité pour rentrer, le bougre : ni dans la cabine ni dans mon mec... No comment please !  

Mais décidémment, le "Deep" c'est pas franchement notre truc. C'est borderline. C'est plutôt un bordel pour mecs en situation de misère sexuelle plutôt que pour des gars qui assument leur sexualité ! Enfin c'est ce que je pense... On a donc taillé la route.

Dernière halte au QG. J'étais pas chaud pour y aller... Tu parles. Une fois dans les lieux, j'étais comme un coq en pâte. Un sky - un rail : on connaît la chanson. Et hop ! Au sous-sol. Mon mec me perd rapidement... Me suis fait alpaguer par un bogosse comme je les aime ! Un jeunot un peu émêché, le corps hyper sec, dessiné, un torse d'enfer, un rien poilu. Un cul de rêve qui ne demande qu'à se faire bouffer... Puis tirer bien sur. J'aurai bien passer plus de temps dans ce cul là. Mais il est tard, déjà...

Je cherche mon gars ! Ce doit-être lui en dessous de cet amas de bras et d'autres membres. J'vais p't-être pas faire mon lourdingue. J'le récupère un peu après, mais l'animal est encore chaud.

Back to Berthier. J'me dis qu'il est temps de pioncer. L'est trois heures du mat... Tu parles. Gé est super caliente ! Moi, j'me suis vidé dans mon p'tit gars de tout à l'heure... J'ai plus rien à donner. Mon mari me fait clairement comprendre que je ne m'en tirerai pas comme ça. Je concède qu'il a raison. Ok - Ok : j'décide de lui filer mon cul histoire qu'il me "punisse" de mon vagabondage ! Et mon cul, c'est rare que j'le lui donne, et il le kiffe un max (faut dire que j'ai un TRES beau cul ! j'le sais !!!) Le p'tit salaud me fait manger l'oreiller grave. Putain, j'avais oublié comment c'était bon !

 3 heures et demi ! Il est décidémment l'heure de pioncer. 5 heures de sommeil.

Et comme prévu : ce matin, c'est l'arrache, suis déchiré, des poches jusqu'au milieu du visage. J'ai la tête dans l'cul. Le week-end a commencé avec un jour d'avance. J'suis heureux : on dirait que ça va mieux, avec Gé !



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 26 avril 2005

Au hasard de mes pérégrinations

sur le web, j'ai trouvé ce texte.

Je crois que c'est un peu un devoir de le lire.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



Faut bien se crampronner !

Reçu de "mes" services, ce matin (j'invente rien, j'ai juste anonymisé les sigles) :

La sous-direction LIPE (bureau API) en collaboration avec la IBE, prépare les réponses en matière de fongibilité. Celles-ci feront l'objet d'une présentation, en vue d'échanges, à la ENCL, à l'occasion de la prochaine réunion et au comité provisoire de la ECLI lors de la réunion du 25 mai prochain. Les réponses au questionnaire seront centralisées par la AEDP, puis communiquées au GISC en vue d'être transmises aux autorités compétentes.

Ca me laisse pantois et sans voix... Mais le pire... J'réponds quoi ???

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



Besoin de personne !

Bon, au taf, c'est super moyen. Les gros dossiers sont derrière moi, et les incertitudes qui pèsent sur mon contrat obèrent ma motivation : je ne découvre rien, je savais depuis longtemps que ce printemps serait long à passer. La mission qui m'a été confiée s'achève. Il m'appartient de me recaser.

Bref, hier lundi, je me suis emmerdé grave. Faut dire que la rédaction d'une note sur les conséquences de l'entrée dans l'Union Européenne de la Lettonie au regard de la politique agricole commune ne m'a pas particulièrement passionnée. Je me suis executé en bon petit soldat, perplexe sur la lisibilité de ma prose que je vais vous épargner dans ma grande magnanimité.

Tout ça pour dire, qu'en fond d'écran, j'étais également connecté sur deux ou trois sites de cul... ou je chattais avec quelques lecteurs, deux ou trois amants potentiels... et mon mari qui, comme moi, a passé sa journée à dragouiller. (Heureusement que je ne suis pas jaloux)

La seule conséquence de cet égarement a été de me chauffer au point qu'à 18 heures, j'ai appelé Gé en lui demandant de me signer une autorisation de sortie en bordel, ce qu'il fit bien sûr...

J'ai plié bagages et me suis immédiatement cassé à l'Univers Gym, seul endroit où j'étais susceptible de touver la marchandise qui me motive actuellement, à savoir de la jeune pédale bien salope...

Résultat des courses, je n'avais pas fini de me mettre à poil dans le vestiaire, que j'étais déjà complètement démotivé. Et ça n'a fait qu'empirer. J'ai fait un tour dans les couloirs du bordel, me suis collé dans une cabine, mais tout m'a agacé : le gros tas qui face à moi tritouillait sa teub mininuscule, invisible sous sa bedaine, le quadra hétéro trop excité et qui branlait son (énorme) braquemard en interpellant tout ce qui passait devant lui, la dindasse black qui glousse dans la backroom, l'odeur de cul partout, la bouche qui m'a pompé la queue dans le hammam sans y être invitée, les starlettes des bacs à sables qui se refusent à tous et finissent par baiser avec n'importe qui...

Moins de vingt minutes après mon arrivée : ya basta, j'étais rhabillé et en route pour l'appart'.

Ca m'interroge...

J'pense que ça vient du côté autorisé par Gé. Ce moment n'était pas volé. C'était un instant concédé. Il n'avait donc pas la saveur de la fraude, de l'infidélité, de l'interdit. L'excitation était retombée.

Comme dirait l'autre : y'a des moments ou j'm'énerve tout seul !

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 25 avril 2005

Poudreuse...

Ce n'était pas prévu, mais ça s'est présenté : et comme il ne faut pas nous connaître, Gé et moi, on n'a pas su résister. On est donc tombé le nez dedans en moins de deux... Dav, qui reste en principe insensible aux invitations de dernière minute, nous a rejoint (c'est un peu une bourgeoise, Dav. Un beau gosse, hypocondriaque, râleur à l'extrême, jamais dispo si rien n'est organisé moins deux mois à l'avance... Sur ce coup, j'ai franchement un doute : est-il vraiment venu pour ma gueule ?)

Gé avait envie de sortir. Moi, j'étais moyen chaud. D'abord pour la thune. Ensuite parce quand je suis en boite avec mon keum, j'me sens prisonnier : suis trop chaud et trop dragueur comme mec, de sorte que j'allume et que j'me fais allumer comme un ouf, et à chaque fois j'me sens hyper frustré de ne pas pouvoir emballer. J'ai bien fini une ou deux fois à me faire pomper dans les chiottes ou derrière un fauteuil, mais c'est pas cool.

On est donc restés pénards dans nos pénates.

A potron-minet,  lorsque les conversations poudrées et imbibées n'avaient plus beaucoup de sens - Dav commençait des phrases de trois mots qu'il ne prenait plus la peine de finir...  Bonjour la déchéance ! - je me suis résigné à aller me pieuter. J'étais vénere,  mais j'me suis calmé.

Dimanche midi : me suis  forcé à me lever de bonne humeur !

Glandage party et tentative d'effacement des stigmates des excès de la veille. L'appart' a repris sa physionomie habituelle, version Marie-Claire Déco.

(Putain, troisième clope depuis l'début du post, dire que j'avais arrêté !)

Gé me traine jusque dans pédéland. Un verre dans notre HQ habituel où nous croisons NightCrawler qui nous invite pour son birthday. Un mec mate mon cul et j'aime ça. J'capte un regard d'une lope remarquée sur bbz.com : tiens il semble plus baisable au naturel qu'en photo ! (C'est comme moi, j'suis pas du tout photogénique)

Ma despé avalée, on rentre. Gé a une vélléité de sortir qui s'étouffera d'elle-même. On se bloque devant PinkTv. "Un amour à taire". Belle performance que d'avoir passé ça sur le service public en prime time, quand même, mais c'est cliché !

Un bon week-end, somme toute... Ca repart à l'endroit, et c'est cool. J'ai pas envie de taffer. J'suis un peu chaudasse, d'humeur à faire quelques conneries. Ca m'amuse.

 



»10:41     »2 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


samedi, 23 avril 2005

Tout aurait été plus simple

si l'on avait commencé par ça.

Rien de tel qu'un bon coup de bite pour se remettre les idées en place. Faut dire aussi que Gé a fait un effort, hier, en m'accompagnant à un "dîner en ville" dont je savais que ça le gavait grave. Mais dans mon métier, il y a des contraintes auxquelles on ne peut pas échapper, conjoint y compris. J'ai onc apprécié le geste

Une soirée un rien mondaine et tranquille tout en restant gay friendly.

Ajoutons à celà que j'ai eu un contact hier avec celui que j'espère mon bientôt futur boss et qui m'a assuré de son entier soutien... Et tout repart à l'endroit. Rien n'est encore fait, mais jusque là, rien n'est encore impossible non-plus.

La cerise sur le gâteau de cette hsitoire, c'est que peu ou prou, j'pourrai me retrouver à chapeauter une structure dans laquelle bosse un ex-pédéblogueur avec lequel j'ai deux ou trois comptes à régler...  J'déconne (quoique...)

J'suis lunatique, mauvaise et chiante  ? Ouais, Ok mais c'est pour ça qu'on m'aime ? Non ? Puis j'suis pédé... J'ai donc les bonnes bases de départ.



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Modifié le 23 avril 2005 à 13:08
vendredi, 22 avril 2005

Florilège

Et parce que ça faisait longtemps, et que vous êtes toujours formidables, voici les meilleures requêtes à la con qui vous ont amené jusqu'à moi...

- 1er grand-prix de la Ciotat (?)

- Algériennes qui transpirent des pieds (mais d'où ça vient ça ???)

- blog vide-rodure tolérance (hum...)

- bourre-moi le cul (envoie-moi ta pics d'abord)

- ça ne va pas dut out (tu m'as lu ou t'as deviné tout seul ?)

- capacité des vitrimes à générer du trafic dans les grands magasins parisiens (je passe...)

- caves à bière dans les Vosges (en même temps y'a pas grand chose à faire là bas...)

- ce fist-fucking me déchirait les entrailles (c'est un cul, pas un gant !)

- soirée chignon à Lyon (très tendance.)

- cocaïne et club med (c'est pas vrai ???)

- comment contruire une cage pour cobaye (je passe...)

- ils fouillent à l'Elysée Montmarte (t(as des trucs à planquer ? Toxico, va !)

- j'ai trouvé une lope dans le Marais (c'est le contraire qui aurait été étonnant)

- j'ai fait tomber mon nokia 8310 par terre comment le réparer (je passe)

- les pédés de Saint-Julien Molin Molette (bonne chance ! penser au suicide)

- mon mari me bouffe le cul (coquine !!!)

- résultat des courses p.m.u. du 10 avril (joker ; même pas joué)

- tu me redemandes pas 120 euros ou j'te casse la gueule (t'ennerve pas chéri)

- yaourt au shit (j'préfère le yop !)

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



J'traîne un truc lourd

Comme une sorte de non-dit. C'est pas d'l'angoisse mais c'est tapîs là, au fin fond et ça me gâche un peu la vie. J'sais plus trop ce que j'veux, ce que j'veux plus. J'suis pas encore égaré, un peu déboussollé peut-être. J'attends de lui qu'il fasse un geste. Qu'il donne un signe. Qu'il montre qu'il a encore envie. Et rien. Peut-être qu'il ne bougera pas. Que lui aussi attend. Nous risquons de nous perdre parce que nous espérons chacun la même chose. C'est con. Très con.

Et puis j'suis vraiment crevé. Putain de pentathérapie à la con. J'vais mieux mais j'vais mal. Ne suis plus un "jeune cadre dynamique" que dans mes rêves. Le corps ne suit pas. Ne suit plus. Endolori.

J'ai passé la matinée à l'hosto. Les femmes-en-blanc ont compris la distance qu'elles devaient tenir avec moi. Elles ont enfi pigé que leur empathie m'agressait. Que je les préférais soignantes plutôt que compassionnelles. C'est déjà ça.

Alors, en silence, elles ont rempli leur office. Ont planté des aiguilles dans mon corps. Ont recueilli mes fluides souillés. Ont peinturluré mes membres de liquide orangé. Ont branché des électrodes.

A ce moment je me suis vu alongé sur le lit médical dans le bloc. Oui, je me suis vu comme si je planais un peu au dessus de moi. J'ai regardé la scène et j'ai découvert un corps malade. Plus un objet de désir, pas un sujet de plaisir.

J'ai guetté le regard du doc... J'ai cru y voir un soulagement. Je m'étais enfin rangé à son désir : infirme, alité, à ma place et à sa merci. Dans ses mains. Dépendant de sa science.

Au cours de l'entretien qui s'ensuivi, j'ai commis l'audace de me féliciter de mon observance au traitement : je n'ai raté que 2 prises en un mois. Elle a froncé les yeux et à souligné l'importance d'être absolument rigoureux. Et là, j'ai vraiment eu envie de lui cracher à la gueule... Elle est devenue l'objet de ma haine. Elle ne reconnaît pas mon effort surhumain et m'en demande plus encore. Pour moi. Dans mon intérêt.  C'est ce qu'elle dit. Alors je l'ai envoyé chier, elle et son orthodoxie. Son hassidisme médical a manqué avoir raison de ma compliance au protocole ; par absolutisme elle a manqué que j'envoie tout balader... Je crois qu'elle a compris son erreur a battu retraite en rase campagne...

Au final, je manque d'entrain, de pêche, d'envie. C'est dommage, parce que la suite dépend de moi. Une fois encore, professionnellement je suis à la croisée des chemins. L'opportunité que j'évoquais hier pourrait se confirmer. La première approche en direct avec ce qui serait ma future hiérarchie est franchement positive... Mais il faut que je sois au top, et là, je n'y suis pas. Une fois de plus, je dois me dépasser, me violenter... Et je suis fatigué. J'ai envie qu'on ne charge pas ma barque. J'ai besoin d'être un rien porté, soulagé. Je me sens assez seul dans cette entreprise. D'ailleurs je le suis.  Si je parviens à mes fins, je ne le devrai qu'à moi. Une fois de plus. Ca m'enfermera un peu plus dans cette tour d'ivoire où je me suis claquemuré il y a longtemps. Solitaire vraiment. Le regard condescendant sur ceux qui m'entourent et qui - parfois - en appellent à moi. C'est mon humilité qui en prendra un coup. Et je n'aime pas la perdre, parce que dans mes rêves, oui, dans mes rêves, j'aimerai tellement pouvoir compter sur d'autres que moi.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 21 avril 2005

Juste comme ça, en passant

Bon, il y a comme un frémissement. D'abord, un grand merci à Delarue... Hier au cours de son émission de merde sur les "maladies de peau", il a interviewé un p'tit gars de 8-9 ans qui a du lutter contre quarante-douze merdes dont un cancer... J'suis rentré à l'appart' juste à ce moment après une réunion qui s'est éternisée...

Me suis collé devant la télé, et là, Gé s'est effondré en larmes à cause du loupiot et est venu se blottir contre moi... Waouch ! Ca bien du bien de se sentir mâle protecteur.

Puis ce matin : rencard dans une "vieille maison" pour un rencard pro. Il y a là mes partenaires habituels plus un "très grand monsieur"... Quelqu'un qui compte et qui a fait des tas de trucs très très biens... Un nom. Mais putain, ce mec qui a cotoyé des chefs d'état a engagé le dialogue avec moi avec une hauteur de vue, une gentillesse et une empathie qui m'ont laissé sans voix... Il m'a mis à l'aise et je n'ai pas dit de conneries. Je crois que j'ai même été plutôt pas trop mauvais.

Un de mes interlocuteurs, à la fin de la réunion, m'a entraîné dans son bureau et m'a proposé de suivre une stratégie pour rejoindre la "vieille maison" et y poursuivre une carrière. Un vrai séance de coaching. Je ne sais pas pourquoi ce type depuis le début m'a pris en amitié. Le poste proposé est à un bon niveau... J'objecte que je n'ai pas forcément les compétences. Il me rétorque : "qui a des compétences ? Postulez et faites appuyer votre candidature".

OK. Message reçu, ce sera chose faite cette après-midi.

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mercredi, 20 avril 2005

Contre toute attente

hier, lors d'un rendez-vous au taf, mon interlocuteur m'a fait un appel du pied pour un poste qui pourrait me brancher. Il n'y a rien de certain, mais il s'agit d'une perspective pour le moins sérieuse, gratifiante et lucrative (enfin j'espère).

Il s'agirait de continuer à suivre le projet que j'ai construit cette dernière année et que nous venons d'externaliser. Il y a de la logique, la dedans.

Et finalement, l'important est là. Je me rends de plus en plus compte que ce qui importe, c'est mon parcours professionnel.

Pour le reste, statu quo avec Gé, quoiqu'il semble que ça se normalise un peu. Nous nous sommes simplement croisés. Il dînait chez un de ses potes : j'ai donc glandé seul à Berthier et apprécié le moment.

Un nouvel arrivage de marchandise semble parvenu sur bbz.com : un lot de petites fiottes de 20-26 ans qui semblent apprécier les hommes qui ont du goût. Ce stock renouvellé me met en joie : j'ai toujours été sensible à un minimum de fraicheur.



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mardi, 19 avril 2005

Le chiffre du jour

1293

C'est celui de ma charge virale après 15 jours de traitement. Il était de 40 000 copies à J. 0. Ce qui veut dire que, comme prévisible, j'ai une putain de bonne réponse immunitaire.

Cool !

Tu parles. J'm'en contrefous :  mon couple part en vrille, je vais sans doute perdre mon taf. J'ai plus une thune en poche... Mais j'serai en forme comme ça j'aurai du temps pour contempler le naufrage.



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lundi, 18 avril 2005

Sortir du marasme

Mais par où ?

C'est dingue, cette impression de s'éloigner de l'autre, sans que cela ne procède d'une décision. C'est comme si les choses m'échappaient. C'est comme si je n'avais plus de prise.

C'est comme un train qui s'éloigne. On voit celui que l'on aime qui reste sur le quai. Personne ne sait plus vraiment ce que l'on foutait dans cette gare, à ce moment, et pourquoi l'on est monté dans la voiture.

Il y a de l'absurde là dedans.

Il y a pourtant un réflexe (ou une peur) qui me condamne à y croire encore un peu. A me dire que tout n'est pas perdu. Mais non, je n'imagine pas que cela puisse dépendre de moi. C'est donc de lui que j'attends quelque chose. Une illumination. Un acte salvateur, sans que je sache moi-même ce que j'espère de lui.

Nous ne faisons plus l'amour depuis un mois, maintenant, et hier enore j'ai eu envie de lui. Il n'en a rien vu. Rien fait. Prostré dans l'incommunicabilité.

Et je m'interroge : si nous baisons une nouvelle fois, ce sera peut-être la dernière.

Vie et mort d'une histoire sur la toile ? C'est mieux que le télé-réalité !

Je continue à projeter des dîners en ville avec lui. Je ne l'imagine pas loin de moi.

Putain ! Quel bordel ! Il y a quinze jours encore, nous cherchions une date pour notre pacs...

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 18 avril 2005 à 13:05

ça part en couilles

Et je crois qu'il y a un moment où il faut le reconnaitre. Et c'est p't-être Nico qui a raison (et j'sais toujours pas pourquoi j'lui ai filé l'Url du blog à c'lui là) : mon histoire avec Gé part en vrille et je ne suis pas sûr que ni l'un, ni l'autre n'ayons plus les moyens de redresser le tir.

Et pourtant, ce putain de week-end avait bien commencé. Vendredi, j'étais cool, happy, reposé. Il me semble que je commençais à m'habituer autant aux conséquences du traitement, qu'aux contingences quotidiennes qu'il m'impose.

J'avais en plus rempli un p'tit pédé entre deux rendez-vous, en plein après midi, plan assez inattendu, mais franchement kiffant. Un gars que je reverrai sans doute. Une bombe intégrale. J'avais donc repris confiance en moi. J'étais prêt à renouer avec mon mec, disponible pour deux jours amoureux. On avait invité S. à Berthier... Une p'tite soirée calme à la thématique bien connue... Quelques verres. Deux ou trois traits... J'aime bien.

Mais une fois de plus (une fois de trop ?), Gé est barré en vrille. Complètement bourré à onze heures du soir, il est parti dans une chorégraphie un rien pathétique. J'aime pas quand il est saoul. Il perd son charme. Il se croit sûr de lui, mais en fait, ce n'est qu'une forme d'agressivité qu'il  met en avant. Très vite, son langage devient abscon. Il bafouille.

Moi, dans ce cas là, je me protège, je me retire dedans. Je refuse d'assister à cette descente. Ca fait depuis plusieurs mois que ça dure. C'est un comportement réflexe.

Gé nous dit qu'il va aller teufer... J'en prends acte.

Il squattera le taxi de S. Ne saurait rien de la suite de sa soirée.

Moi, j'hésite. Suis un peu défoncé. Pas trop. J'ai les boules d'avoir assisté à ça, impuissant d'avoir pu intervenir. J'voulais pas être encore celui qui appelle à la modération. L'empêcheur de se bourrer en rond. Le vieux con.

J'étais colère.

J'ai chatté. Jusqu'à choper un joli beur qui me propose la botte... sous coke... L'avait des arguments le garçon. Je me décide à bouger. Il est tard mais pas trop. Avant de quitter l'appart', je vais pour prendre 40 euros, si d'aventure je voulais m'arrêter prendre un verre sur la route du retour... et je me rends compte que le fric que j'avais tiré n'est plus là.

J'suis vert.

Gé s'est cassé avec ma thune. Sans m'en parler.

Putain, j'suis blessé. C'est pas la question du fric, c'est celle du principe. J'ai le sentiment d'être trompé pour de bon. D'être pris pour un con. J'suis hyper mauvais parce qu'en plus je lui aurai filé de l'argent pour qu'il puisse sortir s'il me l'avait demandé, mais là, c'est carton rouge...

Toute la nuit, je n'arriverai pas à ravaler cette colère. Et ce n'est pas le petit cul que j'ai demonté à côté de la garde de l'Est, ni la mauvaise teub qui m'a enfilé à Saint-Fargeau à 4 heures du mat qui m'ont calmé.

Berthier. L'aube. Il n'est bien sûr pas rentré. J'avale un somnifère.

Samedi, 15 heures : il est à mes côtés quand je me réveille. Cherche mes bras. S'étonne de ma distance.

P'tit déj... N'arrive pas à me contenir. Je vide mon sac. Trois phrases laconiques.

Il convient de son erreur. Met ça sur l'alcool. Pas d'excuses.

Dîner chez Cathy le soir : il veut m'accompagner. Je finis par conclure que ce n'est pas opportun.

Je passe un bonne soirée avec celle qui reste la seule meuf que j'ai vraiment kiffé. Elle me renvoit à mes incohérences. Souligne le décalage entre ma colère et la tendresse que j'exprime quand je parle de lui.

J'aurai pu faire un tour en rentrant. Je traverse Paname sans échouer dans un bordel. Je crois que j'ai bien fait.

Dimanche : sur le matin, je le cherche et l'enlace sous la couette. Tendresse. Je pense qu'il en conclue que tout va mieux. Pourtant, l'abcès n'est pas crevé. Nous irons prendre un café chez Costes, sans un mot, depuis Berthier jusqu'à la place des Victoires. C'est lourd.

Là, j'explose. Lui demande s'il me prend pour un con. Il prend sa veste et se tire.

Trop facile. Une fois encore, je cède. Il s'en sort très bien pour échapper à la confrontation. A la discussion. Je le rattrape. J'ai des mots violents. Pas d'injure. Pas d'insulte. Juste une prise de tête au scalpel.

Je ne le respecte plus ; selon lui.

Moi, je n'ai plus confiance : je suis lassé de sa grivellerie...

Je lui dit mes doutes. Mon absence d'envie. Mon hésitation aussi à tout planter là. Je ne sais pas s'il redoute de me perdre ou s'il craint d'assumer la situation matérielle qui serait consécutive à notre rupture.

Je suis paumé.

Nous devions aller faire un tarot chez des potes... J'imagine la soirée tombée à l'eau... Contre toute attente, il m'a accompagné. Nous avons fait comme-si.

J'ai un peu vidé mon sac.

Le doute persiste. Je ne sais plus si j'ai envie.

J'ai du mal à tout gérer : le traitement, les sales perspectives au niveau du taf, la peur de le perdre (ou celle de rester seul). J'ai besoin de recul.

Je sais que si je me retouve seul, je vais partir en vrille total. Il me semble que je l'aime encore. Mais c'est difficile. Je crois que j'ai une sale influence sur lui. Que je l'abime. Que je le bride. Oauip, vraiment, j'me sens un vieux con. J'suis égaré...

Mais comment en est-on arrivé là ?

 

 

 



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mercredi, 13 avril 2005

Passage à vide

Ca y ressemble.

Une envie de me laisser porter, par l'autre, par quelqu'un  ou par les évènements. Quelque chose du domaine de l'abandon, à moins qu'il ne s'agisse de la résignation.

Dans ces moments, je ressens le poids de la dette, celui du sida, celui de l'absence, aussi.

La tentation du néant, puisque celle de Venise n'est pas possible, par manque de...

C'est alors que toutes les broutilles deviennent montagne. 

Deux -------- de keufs tout à l'heure m'ont verbalisé pour une infraction que je n'ai pas commise, s'ils avaient à quel niveau de dérisoire je les ai renvoyé, ils pleureraient d'être aussi pathétiques... Pauvres gens.

N'empêche que j'ai perdu mon sang froid, que je les ai toisé, et plus je les toisais, plus je les méprisais, plus ils abusaient de leur pouvoir mesquin : total 270 € que je ne pourrai pas payer.

C'est rien, ça se surajoute juste au reste, au trop.

Là, à cet instant, j'aurai envie de me dissoudre. Ou que l'on me porte. C'est comme à la sortie de l'adolescence : quand j'avais ce grand sentiment de vide, de trop lourd, et que j'aurai aimé redevenir gamin.

Je suis, pour l'instant, en position basse. Et j'ai du mal à l'assumer. Et pourtant ce ne doit pas être un drame, que d'être en position basse. Sauf que moi, quand j'y suis, je me sens aspiré vers plus bas encore. Crevel, Caraco et Cioran sont à mon chevet : rien d'étonnant. La spirale du rien.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 13 avril 2005 à 19:01
mardi, 12 avril 2005

C'est con ce qui m'arrive

Et ça s'appelle vraisemblablement "les maladies de restauration de l'immunité" (cf cet article pour ceux que ça branche). C'est encore un de ces effets paradoxaux dont la médecine tient le secret.

Rappel des faits : après mon infection en 1992, nous ne disposions pas de mesure de la charge virale, tout juste avait-on l'antigénémie P24 qui donnait quelques indications sur la sévérité de l'atteinte immunitaire, que l'on corroborait avec le taux de CD4 et de CD8. Très rapidement, je suis passé de 700 CD4 à moins de 300.

En 1996, je crois, nous avons pu obtenir les premières mesures de charge virale : je plafonnais la première fois à plus de 1 million de copies. Nous avons ramené ce taux, selon l'efficacité des traitements, et mon observance aléatoire, entre 50 et 20 000 copies.

Signature de l'impasse thérapeutique dans laquelle je me suis enfermé, mon bilan à J.0 s'élève à plus de 40 000 copies, pour un taux de CD4 qui n'est plus que de 160... Pas très fort tout cela même si j'ai connu pire puisqu'en 1995 j'étais descendu à 80 CD4. Je ne ressemblais plus à rien.

Je suis assidu à ce putain de protocole depuis 15 jours, et je suis malade comme une bête. J'ai une gueule de déterré, une libido pontificale, je suis crevé, je me paie infection sur infection : sinusite, gastro-entérite, étourdissements, poussées de fièvre, migraines... Chaque jour, je surajoute au traitement une liste de nouvelles drogues pour contrecarrer tant les effets secondaires du protocole que les maladies dues à la vraisemblable remontée du sytème immunitaire.

C'est a priori une bonne nouvelle, sauf que c'est hyper pénible à vivre. Je décide de tenir le choc. J'espère que ceux qui m'entourent vont supporter ces moments, parce que je suis tout sauf marrant. J'ai même carrément envie de rester seul.

Négociation, hier, avec Myriam. Nous avons fait un pari hasardeux. Nous considèrerons que le traitement sera efficace si mon premier bilan (effectué hier) affiche 300 CD4 et a ramené la charge virale à moins de 5000 copies.

Ce que je n'ai pas dit, c'est que je considèrerais qu'il s'agit d'un échec dès lors que j'aurais moins de 200 CD4 plus de 8000 copies, et que je ne me sentirais pas lié par la suite des opérations...



»13:38     »2 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 11 avril 2005

Flash back

Jeudi, 8 heures : le chauffeur m'attend à Berthier. Ai eu du mal à me lever. Je pars à Lyon pour un colloque où je suis sensé représenter mon boss. J'le sens mal. J'ai raison. Me fais littéralement lyncher par les responsables qui - à juste titre - trouvent le niveau de répresentation un peu court. Pas très grave, j'ai l'habitude, suis payé pour ça.

Le soir, Gé m'a rejoint. On chope la caisse de mon frangin en banlieue lyonnaise (putain, c'est trash le Sud de Lyon) et on se casse à Saint-Etienne, cité qui m'a vu grandir. A la hauteur de Saint-Chamond, une impression étrange : comme si tout se refermait sur moi. Le passé. Mon histoire qui me rattrape. Cette route mille fois parcourue vers le petit, l'étriqué, l'ennui. Je persiste : il y a quelque chose d'étouffant en province, de manière générale, et dans les villes ouvrières en particulier. L'angoisse.

Soirée chez Olivier (mon ex) qui nous reçoit avec son nouveau mec. Il est revenu sur Sainté après une tentative d'expatriation avortée dans une grande métropole du Nord. Ses racines l'ont rappelé. Enfin c'est ce que je soutiens. Sitôt revenu : il sait déjà qu'il a commis une erreur. Il etouffe et n'ose l'assumer. Son appart' est paumé dans la périphérie de la ville : ça rend le truc encore plus oppressant. Ce sont des anciens corons de mineurs reconvertis en logement sociaux. C'est Zola, ou presque. Coup d'oeil avec Gé... On n'a pas besoin de se parler.

Un verre, un rail et au pieu. De toute façon, il n'y a rien d'autre à faire.

Vendredi midi, déjeuner chez mes vieux. Ils vont bien. Ca me rassure. Ou ça me déculpabilise de m'être tiré. Ils sont heureux de nous voir. Nous restons deux heures à table ce qui ne nous est pas arrivé, ensemble, depuis bien longtemps. Elle n'arrête pas de parler. Remonte chaque histoire dans les tréfonds de la généalogie, convaincue que tous ces détails nous captivent. Nous donnons le change. Gé surtout. J'ai un peu de peine à

30 mars 2005

Mars 2005

jeudi, 31 mars 2005

J'l'avais oublié c'lui là...

Mais il a su se rappeler à moi.

Bon, j'passe sur le week-end et ses excès habituels... Normal on est en période post-paye et la CB a retrouvé ses voies naturelles dans les DAB et autres pompes à fric. On a teufé un peu : virée au Cabaret du Milliardiaire dimanche soir et extension du domaine de la baise dans les backrooms de la capitale accompagnés par S. que nous avions pris soin de défoncer un peu avant... D'toute façon, ça peut pas lui faire de mal.

J'ai dansé un peu, niqué pas mal... Gé dans un état second regardait son gars partir en vrille dans un sourire tendre et compréhensif.

Ca s'est gâté mardi matin.

Rencard à l'hosto pour l'inclusion dans le protocole, puisque soit disant que je suis malade. Si-si... et ça fait même 12 ans que ça dure, j'vous rappelle. Sauf que moi, j'ai jamais eu autant la pêche, et mes potes séronegs, j'les trouve un peu palots et franchement asthéniques... M'enfin moi j'dis ça, moi j'dis rien.

J'avais fait des acrobaties pour caler le rencard entre deux rendez-vous professionnels, en demandant confirmation que je serai bien sorti à l'heure du déjeuner : je devais manager une rencontre assez politique et il était hors de question d'envisager d'arriver seulement en retard.

L'hôpital m'avait, ô grands dieux, confirmé qu'au pire serai sorti vers midi, tout était OK...

Sauf qu'à 11H, j'étais toujours pas checké... Je chope la toubib et lui refais mon laïus sur l'incompatibilité absolue entre :

1 mon boulot et mon rythme de vie ;

2 mon inclusion dans un protocole ;

3 le fonctionnement de l'hopital public qui est ce qu'il est et à qui je ne demande pas de changer...

De tout quoi je tire la conclusion que c'est pas franchement une bonne idée à ce moment de ma vie de prendre un traitement compliqué surtout que pour ma part, je n'ai pas un revolver sur la tempe. J'suis séropo OK, j'ai une bestiole un rien coriace OK, mais moi aussi j'suis une teigne.

Couplet médical (ils ont retrouvé leur toute puissance, les chiens !) sur le thème : nous savons ce qui est bon pour vous et c'est pour préserver votre santé que nous vous proposons ce protocole sur lequel vous êtes informé ; d'ailleurs vous nous avez donné votre consentement éclairé...

En voiture Ginette, c'est parti pour un an de galère...

Un an, tu parles, je découvre que le suivi se fera... jusqu'en 2007. Là, j'deviens gris et limite aimable. Puis vient le passage sur la formation à l'auto-injection de Fuzéon qu'on aura sans doute pas le temps de faire dans la matinée... Faudra que j'revienne demain... Ben voyons : j'ai que ça à faire, je joue mon avenir cette semaine et j'vais avertir mon boss que non, décidément j'ai pas le temps...

Explication de gravure : 3° du genre. Non ! Je ne suis pas dispo comme je l'entends. J'ai un taf et je ne suis pas maître de mon agenda. Et il n'est pas envisageable que je nique une seconde demi-journée pour apprendre à m'injecter une drogue sous la peau, et une drogue qui ne me défoncera même pas, en plus... Y'aurait eu ça, j'aurai pas dit...

On convient donc de tout faire en même temps : formation à la piquouze, check-up et consultation médicale... Sauf que pour mener à bien l'opération, faut que j'passe à la pharmacie hospitalière (un poême) récupérer mon traitement.

J'suis un gentil garçon, j'aime pas être contrariant (hum...) j'obtempère... Et je blèmis. Quand la pharmacienne, toute joyeuse, m'a amené mon traitement, j'ai cru que j'allais chialer. J'ai même failli me casser. Et c'est pas dit que je tienne plus d'une semaine.

Au départ, il s'agissait d'un traitement pratique, nouveau, efficace et léger... Et je suis reparti avec un sac de sport de 50cm cubes plein à en degueuler, plus un sac en plastique rempli de drogues, de seringes, de boites à déchets médicaux discrètes qui décoreront avec bonheur ma salle de bain.

Retour dans le service et pas fierottes les gonzesses, devant ma tête déconfite... Je leur demande si elles imaginent une seconde que j'aurai accepté ce traitement si j'avais seulement imaginé ce qu'il était réllement. Toutes les conditions d'un plantage thérapeuthique majeure sont réunies.

Je sais, c'est pour ma gueule, mais j'ai aussi mot mot à dire, et j'aime pas qu'on me prenne pour un con.

Total, je suis rentré à Berthier avec mes boites "biohazard", mon sac de sport de toxico- même pas un Nike- et ma mauvaise humeur avec l'impression qu'en même tenps que ce super traitement je ramenais pour la première fois mon sida dans mon appartement. Dorénavant, fier, il s'affiche dans chaque pièce, et deux fois par jour, je m'injecte le poison destiné à me maintenir en bonne santé.

Sauf que ma qualité de vie est affectée à un point inimaginable, que je retrouve les réveils à faire sonner pour les prises, les pirouettes pour prendre les bonnes gélules aux bons moments, et que non, décidémment, je n'ai pas une âme d'infirmier, je me rate à chaque fois.

Et je le dis : je ne donne pas 1% de chance à ce traitement de passer la première semaine, et ce ne sera pas que de ma faute.

Putain de toubibs.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 31 mars 2005 à 02:06
vendredi, 25 mars 2005

Plus léger...

... que le dernier post : soirée, hier, avec des collègues. Sommes allé voir la vie rêvée de Fatna au Splendid. Un p'tit bijou.

Rentré à Berthier (presque) sans détour... Enfin si... Mais j'dirai rien (ou alors si vous insistez, mais puisque personne ne me lis -lie ?- plus...)

 

Et toujours, dans la série "vous êtes formidables" voici la liste des requêtes à la con qui vous amènent jusqu'à moi :

 

   
 blog teubs  
 cret mon propre blog  
 ecstazy dauphin  
 femelles blanches beurs  
 ghb procuration  
 maitre nageur salaire levallois  
 sa lope  
 solution de l'équation de burger


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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 25 mars 2005 à 17:41

Le syndrôme de la femme de l'alcoolique

Tiens, j'le connaissais pas celui-ci !

Hier, en séance chez Béatrice, je suis revenu sur les moments que je traverse avec Gé. J'ai tenté de dénouer ce noeud qui me place en situation de pouvoirs à l'égard de mon mec et qui implique en miroir une image dictoriale de moi.

Le noeud gordien est le suivant :

- j'ai envie/besoin de partager plus avec  lui, parce qu'à presque 2 ans d'histoire, je considère que le quotidien ne suffit plus à alimenter le charme, et que le partage d'expérience, de voyages, de loisirs sont des éléments indispensables pour renouveller le couple.

- je suis financièrement contraint par le solde du passé mais je dispose d'une marge de manoeuvre plus importante que lui.

- lui a des ressources modestes et s'accomode du quotidien.

- le quotidien me tue et pèse sur moi comme une contrainte supplémentaire puisqu'à force d'assurer pour deux, mes envies/besoins égoistes et conjugaux ne sont plus satisfaits.

D'où la crise de dimanche soir : je lui ai dit les choses, qu'il a trivialement interprété par "je suis un boulet, mais je vais me bouger". Dont acte : il se bouge, et il se bouge un max, même.

Reste deux  questions : le charme opère-t-il encore et ai-je envie d'assumer le rôle dans lequel je suis placé, de fait. Sur le premier point, il me semble que oui : je suis attaché à Gé et convaincu qu'une histoire ne doit pas se fracasser devant les difficultés, aussi sérieuses soient-elles. J'ai l'impression que le tir peut-être corrigé par des efforts communs.

Sur la seconde, je suis moins certain : je ne veux pas de cette relation de pouvoirs, et je ne suis pas sur que ni l'un ni l'autre, n'ayons réellement les moyens de la contrer. Cette relation s'est établie malgré nous, qu'elle procède de deux parcours différents, et que la hiérarchisation de ces parcours nous échappe :  elle est sociétale, et même si le regard sociétal nous emmerde, il est là. 

Conclusion, il va nous falloir jouer fin, sans passion, sans facilité et ça, c'est un putain de challenge pour deux mecs. Un peu de finesse et d'intelligence féminine nous seraint bien utile là dessus. L'hétéro qui sommeille en moi n'est pas si endormi.

Béatrice a donc synthétisé tout ça dans "le syndrôme de la femme de l'alcoolique"... C'est à dire, ramené à ma situation : celui qui a raison au regard des intérêts du couple, mais qui en procédant au seul énoncé de la voie à suivre renvoie l'autre devant des blocages majeurs qui justifient un comportement de dérapage, d'autolyse, de fuite, d'oubli...

Et froce est de constater - et ça Béatrice ne le savait pas - lundi soir, mon gars, il s'est déchiré la gueule. IM-PA-RA-BLE !

Ok ok : une fois de plus l'analyse, la théorie, c'est parfait ! Mais je fais quoi avec ?

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 24 mars 2005

Il va se passer quelque chose

C'est incontournable ! L'ambiance du bureau est surréaliste. Un calme sans égal.

Cet après-midi, j'étais seul à l'étage.

Le téléphone n'a pas sonné une seule fois. J'ai mis de l'ordre dans mes dossiers.  Redigé deux ou trois notes que personne ne lira. J'ai surfé, guettant je ne sais quelle proposition qui pourrait arriver sur ma messagerie, consulté une vingtaine de fois mon compte en banque que je savais devoir être crédité aujourd'hui. Je me suis emmerdé, aussi, beaucoup.

Trois jours devant moi, mais un week-end d'astreinte qui interdit tout excès. Olivier, mon ex, vient pieuter à Berthier avec son mec, ils viennent à un concert et repartent pour les brûmes du Nord dès dimanche.

S. et Solal sont embourbés dans leurs bouquins. J'ai paumé pas mal de relations superficielles qui me passaient le temps, de l'époque où je me croyais un junkie, je n'entretiens pas mes plans cul... Je redoute de m'ennuyer un peu.

Je vais devoir reprendre les choses en main, remettre un peu de sexe la dedans, un peu de débauche, de dérapage... Putain, je vieillis à tour de bras. Ca craint.



»19:29     »Pas de Commentaires     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mercredi, 23 mars 2005

Compliquée...

Pas d'autre mot que celui-là pour caractériser la phase que nous traversons.

C'est d'abord une période de creux côté cul. No sex avec Gé depuis une quinzaine de jours. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque mais je ne me sens pas désiré. Aucun geste ne me laisse à penser qu'il a besoin de moi. Donc on zappe. C'est un peu étrange...

Sauf qu'à force de patienter, il a bien fallu que je pallie, j'ai donc dégotté quelques bouches accueillantes qui ont su faire reluire mon prince albert comme j'aime... Des petits plans direct au matin ou les jeunes gars me reçoivent à poil, la bite bien droite, la porte entr'ouverte : il n'en faut pas davantage pour me mettre de bonne humeur. Rien qui ne porte à conséquence.

Lundi, il n'était pas là à mon retour du bureau. Je l'ai attendu. Son portable restait sans réponse. Je commençaiot a être inquiet, sans faire la part des choses entre ma crainte de l'abandon et la peur qu'il soit arrivé quelque chose...Il est rentré vers 21 heures, sans un mot. Il avait bu. Beaucoup bu, visiblement. Je ne lui ai pas demandé où il était allé. Qu'importe. Comme un gamin, comme un chat,  il s'est blotti contre moi. Il était infiniment touchant.

Quand je rentre, il y a une putain de distance entre nous. J'assume complètement ce que je lui ai dit. Mais je sais que j'ai touché quelque chose de douloureux. Qui le dérange. Quelque chose qui le force à réagir. De toute façon, ça me pourrissait trop la tête pour continuer à garder le silence. J'étais prêt à assumer toutes les conséquences de mes propos : mon besoin de bouger plus, ce que j'attendais de lui.

Déjà, i a mis en place quelques premières actions : il va refaire quelques extras qui lui permettront de financer quelques escapades et la fête... Nous pourrons bouger davantage, partager plus de choses. Je crois que c'est bien. Je me sens par contre un peu "paternel" dans ce schéma. Je le soupçonne de s'en accomoder. Et je me soupçonne d'apprécier cela aussi, bien que je m'en défende.

Côté taf : j'avance et je m'éclate. Mon bureau sert de confessionnal à tout le service, mes dossiers avancent et j'y suis heureux de nouveau.

Je tiens le plan corps-sec que j'ai déclenché samedi et qui va me permettre de lisser les ronde-bosses qui ont malicieusement redessiné ma silhouette : et ça aussi, ça contribue à me redynamiser.

Suis-je un peu perplexe ? Sans doute... Affaire à suivre.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 21 mars 2005

Mongooglerie du jour

- folicule pileux sur la bite

- NeimaD est en fait une lesbienne

- Mon voisin sort sa bite du slip pour pisser



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



Eternel insatisfait !

Et je le revendique.

On a pourtant passé un bon week-end, jusqu'a hier soir.

Samedi : j'ai repris le sport,  2 heures d'entrainement de cardio et muscu. La machine est dérouillée, elle n'était pas si grippée que ça ! C'est rien du tout mais je me sens mieux, déjà. Sans compter que dans les vestiaires quelques coups d'oeil de biais m'ont complétement rassuré sur ma capacité de séduction : j'ai une gueule de mec pas gentil, et elles kiffent ça. Des beaux gars ont laissé à penser qu'ils auraient bien passé un mauvais quart d'heure avec moi... Enervé le garçon !

Dîner chez un jap du Marais avec Isa, et mon gars bien sûr. En face de moi, un p'tit jeune m'a allumé durant toute la soirée. L'avait l'air affamé la fiotte, et à coup sûr, il devait bouffer l'oreiller. Devions passer chez S. ensuite. Quiproquo et back to Berthier. Gé fait la gueule, un peu. Moi aussi.

Dimanche, balade dans Paname, virée au Louvre histoire de mater la Galerie d'Appolon, restaurée. Gé file à Stalingrad retrouver ses potes. No way pour moi. Je rentre à Berthier, l'idée de ressortir me trotte en tête. Je serai calme. Une fois de plus. J'aurai pas dû.

Je chatte un peu sur bbz.com. Me prends la mauvaise idée de mater le profil de mon mec. Visiblement l'a du succès pendant mon absence. Jaloux.

Pourquoi ? Comment ? Qu'importe... Un p'tit fond de rancoeur me tenaille. Je me sens hyper contraint. Une fois encore, c'est moi qui assure la fin du mois. Avec des riens.

C'est décidé, quand il rentre je vais mettre cartes sur table.

Et je l'ai fait.

J'avais besoin de dire ça. J'ai revendiqué mes envies. Celle de partager plus. De faire autre chose que de la gestion comptable des fins de mois. Des week-end ailleurs qu'à Paname. Un peu d'imprevu. J'ai besoin que lui se s'assume complètement.

Pour l'heure, je gagne pas mal de thunes. J'aurai amplement de quoi me marrer si j'étais seul. Me faire plaisir. Mais là, c'est pas possible : ce superflu là, je l'assume pour deux. Normal, il ne peut pas. Mais le pro-rata n'est pas assuré. Il veut bien teufer avec moi. Il veut me suivre ; je comprends... Mais, moi j'ai aussi besoin de bouger davantage. Faire la chouille le premier week-end et bouffer des pâtes ensuite : c'est fini. Donc, s'il veut suivre, va falloir que lui aussi fasse un effort. Quand nous ne vivions pas ensemble, il faisait des extras à droite à gauche, histoire d'avoir plus de fric. Et c'est avec ça qu'il bougeait. Qu'il me suivait. Avec notre cohabitation, il a cessé de bosser. Il compte sur moi, je me sens parfois "filet de sécurité" alors que je suis moi même dans une merde noire, que je solde le passé... Il m'a clairement dit que s'il avait les moyens de ne pas bosser, voire de se faire entretenir, il kifferai. Est-ce que j'aime l'idée... Je ne crois pas. Le taf est tellement fondamental pour moi.

Je n'oublie pas non plus que lorsque nous nous sommes rencontrés, il s'est présenté à moi comme un routard, un globe-trotter, un humanitaire sans arrêt aux 4 coins du monde... Ok, c'était un délire, des fadaises et j'ai passé l'éponge là dessus parce que je le kiffe (et je le kiffe VRAIMENT), mais entre le mec qu'il m'a vendu et celui qu'il est, j'espère qu'il y a bien quelques points de rencontre, parce que là, c'est quand même hyper pépère...

On touche, je crois, un vrai problème : j'ai un gros doute sur sa capacité à se remobiliser. Nous avons 5 ans d'écart, et ces années là, je les sens. La relation, aujourd'hui, je la remets en cause, et je continuerai à le faire périodiquement. Rien n'est jamais acquis. Il faut, j'en suis convaincu, se battre pour garder ceux qu'on aime. Sinon, c'est les soirées Buitoni-TF1 sur un canapé Conforama, à court terme... Ouais, je suis un bourge, un bobo et je l'assume. C'est décidé !

J'suis un sale con ? Tant pis.

Je suis son mec, j'ai le devoir de le pousser au cul. Même si j'appuie là où ça fait mal.

Il m'a rétorqué que j'étais un éternel insatisfait. Que je ne savais pas accueillir les plaisirs simples. La première fois que j'ai entendu ça : je devais avoir 11 ou 12 ans. Aujourd'hui, je le revendique. C'est clair, mon leitmotiv, c'est toujours plus !

Je veux bien vivre le quotidien, à condition qu'il soit agrémenté de strasses et de paillettes.

Urgence encore : vider les quinze jours de foutre qui stagnent dans mes couilles, parce que ça commence vraiment à me prendre la tête. J'avais un candidat samedi, mais le double fist, c'est pas pour moi. J'avais un autre plan ce matin, mais le mec était séroneg... Ce n'est pas qu'il n'ait pas insisté... Avis aux amateurs !

 

 



»11:30     »1 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


vendredi, 18 mars 2005

correction du tir

The big big boss m'a reçu hier, après le plantage catasclismique de la réunion de lundi, (cf plus bas) ; nous aurions dû commencer par là, mais cet homme a presque un agenda de ministre, c'est dire...

Je lui ai exposé les tenants et aboutissants de mes travaux et de ma réflexion, et la stratégie proposée.

Il m'a écouté avec beaucoup de bienveillance et d'intérêt, acquiescant à mes analyses, et demandant des précisions que je lui fournissais.

A la fin de l'entretien, il avait sérié les priorités, m'avait donné une feuille de route que je reconnais comme logique et très fine. C'est lui le boss, y'a rien à dire.

Je suis sorti du siège avec une patate comme ça !

J'ai passé ma journée à affiner mes travaux et putain que ça m'a fait kiffer !

Hier soir, consensus conjugual avec Gé : nous n'avons pas envie de baiser pour le moment ni l'un ni l'autre, donc on ne se force pas, on se réserve pour plus tard et on laisse les p'tits gars aux autres... D'ailleurs certains ne se privent pas. Isn't it Brad ?

Week-end de fauchés en perspective, on fera avec...

 

 

Mongooglerie du jour : blog de chauffeur de de bus homo

J'ai plein de cordes à mon arc, moi

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 18 mars 2005 à 18:37
jeudi, 17 mars 2005

L'award journalier de la monGooglerie :

" salope rue Montorgueil"

qui se reconnait ?



»17:21     »1 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog

Modifié le 17 mars 2005 à 20:40

Re-liens

Ah oui, j'avais oublié... A tous ceux à qui j'avais demandé de ne pas me linker : la discretion ne tient plus. "Ca" a retrouvé l'url du blog.

So : as you feel it !



»17:06     »Pas de Commentaires     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



C'est l'printemps

Et ça se sent... En dix jours à peine, les bras de chemise ont fleuri et les tenues se sont allégées. Quelques mollets se sont déjà découverts et il y a comme un avant goût d'été. Ce week-end déjà, il y a fort à croire que les terrasses se rempliront.

C'est l'printemps, mais je ne sais pas trop pourquoi, je ne suis pas dedans. Un petit goût de morosité au fond de la gorge. A moins que ce ne soit de l'amertume.

Ce mois encore, nous auront eu du mal à joindre les deux bouts. J'ai beau le prendre avec humilité, mettre ma superbe en sourdine, il y a quelque chose de profondément humiliant à n'avoir plus que quelques dizaines d'euros en poche dès le 10 de chaque mois. C'est d'autant plus vrai lorsque l'on gagne pas mal de fric. Le quotidien ne ressemble plus alors qu'à une calculette permanente. A qui la faute ? Personne d'autre que moi. Le solde du passé et mes dérapages de première quinzaine n'arrangent jamais les choses. Et le prix du jour-le-jour n'a rien à voir là dedans.

Un autre truc con, c'est que j'ai horreur de n'avoir pas un centime en poche. Patrimoine hérité de mes parents qui ont connu la guerre et ses restrictions, j'ai toujours besoin d'avoir un minimum minimorum "au cas où"... C'est hyper mémère comme réflexe, mais je fonctionne comme ça et je n'y peux rien. Donc, pour le moment, je stresse.

Depuis dix jours, côté cul : macache-nada. Par pure fainéantise. Mon gars me fait bien kiffer, j'ai envie de lui ; j'ai aussi un p'tit keuf en réserve qui ne demande qu'à se faire matraquer, mais je n'ai pas le coeur à l'ouvrage... Baisse de régime ? Mini déprime ? Les bordels me rebutent. Je sais que ma manière de concevoir la sexualité change profondément. Je ne suis plus dans un consumérisme à outrance, dans une quête de la séduction permanente. De là à en déduire que je le regrette un peu... Dans l'absolu, je crois que j'ai envie de conquêtes juvéniles, je me sens un peu un âme d'initiateur... J'aimerai que mes mains courrent sur des peaux plus jeunes que la mienne. Je vieillis et c'est bien.

Au taf c'est maussade. Rien ne va mal, mais mon boss cherche à se casser et le big boss ne veut pas qu'il se tire. Résultat des courses, il ressent une pression qui se répercute sur nous, malgré lui. Et comme je suis une éponge, j'absorbe.

Et pour couronner le tout, avec Gé, on se sent un peu des aliens. Depuis le début de l'année, nous avons invité à tour de bras à Berthier. Il ne s'est pas passé un week-end sans que nous recevions quelqu'un où que nous fassions la teuf. Et je crois qu'on s'épuise un peu. Si nous n'attendons pas de retour, nous constatons quand même qu'il n'y en a pas. Que l'initiative revient à chaque fois à nous. Le téléphone ne somme pas. Nous ne sommes brouillés avec personne, mais chacun reste dans son cocon.  Il n'y a pas d'autre mal là dedans qu'un mal très parisien...

Je crois que ça nous ferait du bien de prendre un peu le large... Dommage, on n'a pas la marge !

 

 

 



»11:09     »2 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mercredi, 16 mars 2005

Lassitude - déjà !

Un an ou presque que je suis en poste dans ces fonctions. Un job exposé, passionnant mais dont je perçois les limites. D'ailleurs, je crois que je ne me suis pas fait d'illusions trop longtemps. Rançon d'une certaine maturité, je considère que c'était inexorable. Passé l'éblouissement des premiers jours, il y a les inerties, les absurdités, les points de blocage. Mes difficultés à  surmonter tout ça. Une autorité que j'entends exercer sans l'imposer. Un tord ?

Alors, la démotivation point un peu. Et d'ailleurs, le blog en est le témoin. Moins je poste, plus je suis dans la vie, et inversement.

Je savais dès les mois d'avril dernier que l'exercice serait compliqué. Que je toucherai aussi mes limites, y compris mes limites physiques... Si je reste punchy, il n'en demeure pas moins que je suis plus facilement fatigué, moins en forme.

Dois-je m'inquiéter ?

J'essaie en tout cas de me botter un peu le cul... Et de toute façon, ma hiérarchie s'en charge aussi et c'est plutôt bien. Je prends ces petits rappels à l'ordre comme des points hyper-positifs (d'abord parce que je reconnais la légitimité de l'autorité intelligente de la direction). Mais je patine un peu pour me remettre en selle.

Lassitude déjà ? Fatigue. Faire la part des choses n'est pas si simple.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 15 mars 2005

Frustration

Réunion au sommet, hier. Que des huiles. Et pas des huiles de seconde zone... non, des huiles essentielles ! C'était un peu le couronnement de la mission que je mène depuis plusieurs mois. Un putain de dossier que je kiffe, un kit de solution pour des mecs dans la merde...

J'avais préparé un dossier nickel, au cordeau. D'ailleurs, tous mes supérieurs se sont accordés à en reconnaître la qualité. J'étais satisfait.

Vient l'heure cruciale, celle où les huiles, en principe, ne font qu'entériner le travail de leur équipes.

Le dialogue entre les deux hommes commence. On sent l'Autorité. Les Enjeux. Ici, c'est une autre cour que celle dans laquelle je joue habituellement.

Puis, entre 5 à 7 minutes après le début de l'entretien, j'ai un doute, un gros doute  (Tiens... qu'est ce que ce canard fout devant la fenêtre ?) Je m'aperçois que mes huiles n'ont, ni l'une, ni l'autre, pris la peine d'ouvrir leur dossier.

Les membres des deux équipes sommes attérés. Nous n'avons pourtant plus de prise sur la réunion. Intervenir serait inconvenant, pire que celà, même, impertinent !

Nous ne pouvons même pas nous reprocher d'avoir mal fait notre job... Ils ne se sont pas donné la peine d'en prendre connaissance.

Nous assistons déconfits et impuissant à ce grand gâchis. Un branleur au bras long, qui parce qu'il use d'artifice, peut tout se permettre, porte le coup de grace.

Huit mois de travail sont anéantis ou presque, sous mes yeux.

Nous sortons avec mon boss tristes et aterrés. Moins pour nous que parce que nous savons que les dispositifs que nous proposions pouvaient régler quelques situations critiques.

Putain, ça craint !

 

Mongooglerie :

course de pmu pour demain mardi



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 15 mars 2005 à 16:08
lundi, 14 mars 2005

Home sweet home

Et de toute façon, on n'a pas trop le choix... Après notre week-end de débauche à Bruxelles qui a englouti la moitié du disponible du mois, nous sommes contraints de rester à la raison.

Tout cela provoque des petits moments simples, sans excès. Une soirée à écouter un concert à Notre Dame, un dîner avec David à Berthier, une virée au ciné...

Nous nous concentrons sur l'appartement. David nous a dit que ça commençait réellement à devenir un show room de pédés... Ca m'inquièterai si  un autre que lui dit avançait ça, maisil a bon goût.

Nous cultivons la couleur, mettons des petits riens bout-à-bout et finalement ça finit par ressembler à quelque chose.

"L'esquive" dimanche après-midi aux Halles. Un joli film. Un petit bijou. Et une mousse au Cox où la mauvaise humeur des barmen et des clients justifient le prix exorbitant des conso : on y va pour ça, pour voir et pour faire les mauvaises, et on aime ça.

Cette fin de mois précoce a encore une dizaine de jours devant-elle. Le temps va être long. Peut-être pas tant que ça, parce que pour le moment, ça va plutôt bien avec Gé. Je suis d'une sagesse relative (plein de plans cul en tête, le printemps revient !)

La palme du truc le plus con du week-end : vu chez Bô, dans le Marais, une sphère aquarium dans laquelle évolue des micro-crevettes (vendue une fortune !). Quoique, est-ce le truc le plus con ou une reproduction de l'extérieur ?A bien y repenser ça ressemblait à la terrasse de l'Open !



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jeudi, 10 mars 2005

J'men doutais

quand je l'ai pris, cette putain de carte au Club med gym... Je m'y suis tenu quelques semaines, et à la première grippe, ya basta ! Deux mois après, le résultat est là, ce n'est pas encore un bourrelet, mais ça manque de tonique... Opération remotivation ! Pas gagné.



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mercredi, 9 mars 2005

Mongoogleries

Comme beaucoup de blogueurs, j'inaugure une rubrique "Mongoogleries" qui va décerner les awards des requêtes de nazes qui parviennent jusqu'ici :

Dans le peloton de tête :

- algériennes nues et sexy (Ca on se demande bien pourquoi ça arrive là)

- allibert meubles et jardins adresses en Belgique (ça sert à rien y'a pas de soleil en Belgique)

- coment (sic) ordinateur entrer les informations (ben toi taper sur clavier pas sur écran mon frère...)

- Dominique de Villepin frère épileptique (number one quand même celle-là !!!)

- exhibition cabine Décathlon (bande de cochons !)

- le pacs est-il un mariage au rabais (je vous le demande !)

- personne qui a la tête dans le cul (le headfucking est-il une pratique safe ?)

- sel en vrac tarif (ça ne se sniffe pas... )

- torse poilu et on voit bite à pédé...

 



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lundi, 7 mars 2005

Sans savoir pourquoi

je me suis levé, hier, en trainant ma carcasse comme un f

27 février 2005

Fev 2005

jeudi, 24 février 2005

La nouvelle a claqué

sans appel, ce matin. Implacable. J'avais encore la tête dans le coltar. Je venais juste de prendre ma douche.

Comme d'habitude, je me fais un café au percolateur, m'empêtre dans les chats qui viennent tourner entre mes jambes, quémandant leur pitance du matin en manquant de me faire choir dix fois... 

Comme d'habitude, instinctivement j'allume la TV.

Comme d'habitude il va faire froid...

Comme d'habitude je me pose devant les Matinales de Canal +, histoire,  de pester sur Marie Colmant, et me foutre de sa gueule devant sa revue de presse à la con.

Normal, quoi... Comme d'habitude !

Puis là, entre deux nouvelles, la "journaliste" anodine, presque badine, elle jette l'info...  La hyène.

Et comme s'il s'agissait d'une brêve sans importance. à la mesure des déboires de la smala Gaymard...

Et elle sourit, la perfide ! En plus elle sourit !

Gé dort encore, pour sa part, loin d'imaginer le drame. J'ai  décidé de ne pas le réveiller. Le laisser vivre encore un peu dans ce monde qui s'achève sur cet acte de barbarie...

Je sais que rien ne sera plus comme avant. C'est une ère qui s'achève.

J'ai d'abord cru à un coup d'Al Qaida ou de Zarqaoui. Ca ne pouvait pas être ETA, ni l'IRA, ni le canal historique du FLNC. Non, pour unetelle cruauté ça ne pouvait être le fait que de radicaux, sans foi ni loi.

Il y avait pourtant eu des indices annonciateurs... Hier encore, alors que j'ai invité mon homme au resto, j'ai constaté que des activistes invertébrés (sic) avaient noyé les murs du Marais de pannonceaux noirs. Des signes de deuil. Déjà. C'était donc ça !

Putain... Qu'est-ce qu'il va se passer, maintenant que c'est arrivé : le Queen va fermer !



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Modifié le 24 février 2005 à 10:54
mercredi, 23 février 2005

Rien à dire

C'est ainsi que j'ai commencé ma séance chez Béatrice, aujourd'hui, dont j'ai compris qu'elle était lacanienne sans que je ne sache en quoi c'était grave pour moi...

Enfin, rien à dire, c'est ce que je croyais. Parce que ce fut plutôt une grande séance d'analyse où je suis descendu dans des strates fondamentales. J'ai pu percevoir et formuler des blocages profonds, anciens, de sorte qu'en sortant, "l'air semblait plus léger, c'était indéfinissable".

Soulagé ? Pas réellement. Le terme serait un peu fort. Mais satisfait, assurément. La marche en avant continue, inexorable depuis le début de mes blogs. C'est d'ailleurs stupéfiant cette correspondance : j'ai commencé à écrire au moment où j'ai commencé à m'amuser, et à consulter.

C'est comme si ce 27 février 2003 fut une nouvelle naissance.

Elle m'encourage à continuer. Elle connaît l'existence de ce blog. Elle interprète parfaitement ce qui s'est passé la semaine dernière avec Epektasis, ce mot de Cambronne monumental.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 22 février 2005

Calme plat

Paris s'est arrêtée. Les familles ont déserté la ville, pour s'ébrouer sur les pentes enneigées, s'empiffrer de fondues savoyardes et autres tartiflettes. L'administration a donc perdu son lot de geignards, qu'ils soient ses "usagers",  ses interlocuteurs ou ses fonctionnaires : les vacances des autres provoquent mes vacances... Sauf que !

Qu'est-ce que je m'ennuie !

Le téléphone reste désespéremment muet, les rendez-vous s'annulent les uns après les autres sous des prétextes tous plus fallatieux les uns que les autres, ma boite aux lettre électronique déperit, elle n'est plus alimentée que par de rares mels d'autres désoeuvrés, comme S. ou Solal

Dans ce contexte, je m'évertue à régler quelques dossiers qui trainassaient ici ou là, consultant entre temps à maintes reprises mon compte-en- banque- en-ligne pour vérifier si le salaire est déjà versé. L'écran me signifie amèrement un solde de -187 euros, désespéremment immobile depuis plusieurs jours et qui signe lui ma condamnation à l'immobilisme sous peine de TRES gros ennuis avec la BNP.

Cette escapade hambourgeoise sera donc remise à plus tard...

Pour varier les plaisirs je m'égare vingt fois par jour sur le blog de Cossaw dont je me sers comme portail de la blogosphère pédé, et je me désole de constater la fainéantise de mes comparses.

Je continue à suivre de loin les polèmiques persistantes et qui ont un peu participé au suicide d'Epektasis jurant au grand jamais de ne plus parler de sida ici, puisque le sida est à la blogosphère ce que le lapin est à la marine : un tabou. (Je sais déjà que je ne tiendrai pas cette promesse, ni les autres d'ailleurs)

Je rêvasse aussi aux plans cul que j'aurai envie de m'organiser ici ou là, et je pense notamment à un p'tit gars croisé sur le web, franchement craquant, et dont je ne sais si je le consommerai seul ou avec mon mec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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lundi, 21 février 2005

Un joli week-end

que celui qui vient de se terminer. Une succession de petits bonheurs que j'ai vite engrangés en perspective des moments plus noirs. J'ai, bien sûr, été un peu chagrin de devoir passer ma matinée de samedi à une réunion où ma présence s'est révelée, comme prévu, totalement inutile, mais le reste de la journée a été heureux.

Gé m'a demandé en pacs... Ne manque plus qu'à fixer la date. La perspective de me lier un peu plus à lui, et finalement devant la loi, me met en joie. Pour la première fois, c'est une histoire vraiment adulte que je partage.

Solal et S. ont tapé l'incruste à Berthier samedi soir.

Dimanche, Isa, nous a rejoint pour une fin d'après-midi calme.

Des petits moments simples, que je ne savais plus vivre ces dernières années : et sur ce point, les drogues n'y étaient pas pour rien.

Souvent, ces jours-ci, je pose mes yeux sur mon mec. Au delà de le trouver beau, je me dis que j'ai de la chance. Chaque jour, nous sommes un peu plus dans la construction,  le lien qui nous réunit se renforce. Parfois, il surprend ces regards et esquisse un sourire tendre.

Je sais qu'il a compris.

Je crois qu'il partage.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



In cauda venenum

Mais comment n'y avais-je pas pensé plus tôt ? C'est évident, c'est ça le bon titre de mon blog !

Pour autant, et quand je constate le chemin parcouru depuis deux ans, presque jour pour jour, il y a une logique :

- Entre deux : c'était vraiment borderline, hyper glauque, ça sentait le foutre à plein nez puis on ne savait pas trop comment ça allait tourner.

- Essayer encore : ça résonnait presque comme une deuxième chance que je m'accordais, et le fait est que c'en fut une.

- Epektasis : ce fut fulgurant... Autant que l'epectsase du bon vieux Président Faure. Sauf que là, c'est clair, ce blog n'a pas franchement eut le temps d'exister. Je l'ai assassiné.

Et maintenant, comme un épilogue (?) In cauda venenum...

Ce pourrait presque être les quatres chapitres d'un bouquin !



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



Sorti par la fenêtre...

Je reviens par la porte mais discrètement. Putain de drogue que celle du blog. Ma résolution à ne plus écrire n'a pas tenu une semaine. Faut dire qu'ils ont été salauds ; c'est clair, ce fut violent. Ces diarrhées sanitaro-moralistes sur ma vie-mon oeuvre...

Prendre de la distance. Ne pas autoriser la violence à pénétrer ou du moins à influer sur moi. Puis accepter aussi les règles du jeu. C'est public, donc accepter de m'exposer à la critique.Cependant, la critique est une chose, la haine en est une autre.

Les commentaires seront donc modérés avec rigueur.

Le blog ne sera plus un espace de débat. Juste mon espace d'écriture et de liberté à moi.

Une bonne fois pour toute : ma vie n'est pas un exemple à suivre. Le blog n'est qu'une chronique, pas un manifeste prosélyte.


30 décembre 2004

Dec 2004

jeudi, 9 décembre 2004


Lever à 8 h, arriver au taf à 9' 30. Lire la presse. Chatter avec un quasi-collègue. Traiter  quelques dossiers. Trop vite expédiés. Aller à la salle de sport ? Renoncer. Accumuler les cafés-clops. Déjeuner. Le bâcler. Surfer pour trouver un layout. Nouveau projet de blog. Des idées. Trop peut-être. Flipper sur ce qui s'acculument. Avoir envie de... Retour sur messagerie. Gueter les mails. De qui ? Se rendre compte du vide. Surfer toujours. Les amis ? Cathy au tel. Me rappelle qu'on a été amants. Attirance ? (Encore ?) Classer. Un rail ? Sentir la fièvre qui tombe. Sur les épaules. Ce soir ? Envie de. Toujours. Fatigue. 17 heures. Presque entre chien et loup. Déjà. Rentrer dedans (moi). Et pourtant. Envie de. Encore. Béatrice. Tout à l'heure. S'allonger. Se dire. Chercher ? Bouger. Besoin d'urbain. De nuit. D'enseignes. De voitures. De ville. De périf. D'asphalte. De froid. Se coucher. Sortir. Bouger ? Vivre. Dormir. Demain. Lever 8 h...

 

 


30 novembre 2004

Nov 2004

mardi, 30 novembre 2004


Cre-vé !

Je n'arrive pas à récuperer, de quoi, je ne sais pas, mais je suis franchement HS, limite narcoleptique. Bon OK, samedi soir, me suis couché à pas d'heure, mais on n'est quand même mardi...

Ouaip, samedi bien cool, soirée à la maison. Des potes ont annulé le dîner que nous avions préparé pour eux, alors a on pioché dans notre réserve de pauvresses : contacté Paumé et son acolyte, S. qui ne se sont pas fait priés pour venir à Berthier. Résultat des courses, dodo à 5 heures du mat' après une nuit bien arrosée et une partie de "super gang" inénarable ou tour à tour nous jouions les rôles d'un flic véreux, d'un trafiquant de dope, d'un tueur et d'une putain...

Dimanche vaseux, et petit passage au Ciné cité les Halles pour mater 36 quai des orfèvres.... . Une vraie cohérence au week-end. Très moral tout cela. L'élection de Sarko en toile de fond ! Tout se tient.

Et depuis, je comate.

Incapable d'aller au sport.

Tout juste bon à chatter via messagerie professionnelle avec S. et je ne dirai pas qu'elle est belle, l'élite républicaine...

(euh... l'élite, c'est S... pas moi !)



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 30 novembre 2004 à 17:41
jeudi, 25 novembre 2004


Ca ne va pas du tout, mais alors pas du tout ! Je croûle littéralement sous le travail et n'ai pas une minute à moi. n'empêche, je crois que j'aime ça.

Bon, je reprends : le week-end dernier, nous recevions les parents de Gé. Je l'ai, encore une fois, joué "gendre parfait" et ça a plutôt bien marché, à tel point que lorsque Gé leur a indiqué que nous viendrions passer le réveillon de Noël avec eux, mon beau-père (appelons un chat un chat) s'est levé, les larmes aux yeux, et est venu m'embrasser. il faut dire que depuis plusieurs années Gé désertait "la ferme". Ca m'a beaucoup touché, et somme toute, j'ai été assez heureux de vivre ce moment de vie de famille sans que le fait que nous soyons deux mecs interfère en quoi que ce soit. Pour nous, l'intégration, c'est gagné.

Puis dimanche soir, ils sont parti. Nous en avons profité pour nour retrouver, non sans taper un peu, bien sûr. Les langues se sont une nouvelle fois déliées, sous l'effet conjugué de l'alcool et de la Cc, et nous avons abordé nos blocages. Enfin surtout moi.

Mon éternel besoin d'ailleurs, d'autre chose, d'autre corps. Et la culpabilité qui s'y rattache. Gé me redis à chaque fois qu'il le peut que je suis libre, mais je n'arrive pas dans la pratique à assumer cette liberté.

Comme si j'avais besoin de son assentiment pour le trahir... Enfin un truc pervers.

On a donc décidé de jouer plus clair.

Puis on est sorti, à la Scène-Bastille.

Bonne musique, beaux garçons, bonne soirée.

Regards, un mec qui nous branche. Nous décidons de le ramener à Berthier.

Puis il nous fait faux bond.

Frustrations.

Nous décidons de rentrer. Recrutons un mâle sur le web. Il s'est dit sapeur pompier. On découvrira qu'il est en définitive "maquilleur coiffeur" et stagiaire au standard d'une caserne... Presque sapeur pompier quoi. Mais 28 ans, pas mal gaulé, à tous les sens du terme, et vraiment salope.

On s'en est donné à coeur joie. Lui aussi.

On a eu aucun mal à trouver nos marques dans ce plan cul à trois, le premier du genre.

On en a parlé. Beaucoup. Se montrer soucieux d'en conserver le caractère tout à fait exceptionnel, histoire de remettre du piment dans le couple.

Ca nous a rapproché.

On a juste eu du mal à virer notre jouet.

Lequel jouet nous a rappelé, le lendemain... pour nous proposer... d'acheter du parfum à des prix préférentiels ! 'tain, sont toutes plus folles les unes que les autres.

Quelques chiffres pour finit :

183 ; 18 000 ; 3600

Il y a là le montant de mon découvert, ma charge virale et mon taux de CD4 : à vous de deviner.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog

Modifié le 25 novembre 2004 à 18:51
mercredi, 17 novembre 2004


Séance au Club med gym Lafayette, hier soir.

Un gang de pétasses. J'ai bossé en complet décalage avec l'ambiance du lieu. Un troupeau de pétasses sous hormones échangeant des propos lénifiants m'ont conduit à m'interroger : est-ce celà la communauté ?

Quoi, le Club med gym serait un lieu de drague gay ? Bien évidemment. Sauf que sur l'échelle des dindes, hier on battait les records de certains bars du Marais...

Finalement, on peut vraiment être pédé et avoir des pulsions homophobes. Promis, j'me soigne.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 17 novembre 2004 à 15:29
mardi, 16 novembre 2004


Tout va mieux. Je veux dire le "nous" va mieux. Nous, donc tout.

Il y a eu d'abord une soirée, mercredi, avec Paumé comme témoin. Puis la fête, la monoculture. Quelques prods qui ont délié les langues. J'ai pu dire aussi mon besoin d'autre. Non pas d'Autre, mais d'autres, d'insignifiances nécessaires.

Puis le week-end entre nous, à Berthier, dans ce nouvel espace qui nous appartient. Un week-end de rien, et de re-liens aussi.

Me suis reposé du tourbillon des derniers jours.

Avec plus de distance, peut-être, je retrouve le bureau.

Peu de plans en tête, pourtant, pour les jours qui viennent. J'aimerai bien nourrir quelques projets. Partir un peu, pourquoi pas.

Je reste assidu au Club med gym, je m'étonne à découvrir ce besoin de vider, là, une énergie que je m'employais jusqu'alors à déverser dans des torrents de foutre. Rien que ça. Puis les oeillades des vestiaires me suffisent.

Moins besoin de réalisation peut-être dans mon addiction à la séduction.

Je viellis ?



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 9 novembre 2004

nouvelle adresse mel

pour me contacter désormais :

 

phil.revolte@wanadoo.fr



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lundi, 8 novembre 2004


Ouaip, c'est vrai, je n'écris plus trop. Manque de disponibilité pour le faire, puis un certain exil intérieur aussi. Tout se passe dedans. M'interroge sur ma lisibilité : si blogger c'est accepter d'être public, c'est fatalement s'exposer au jugement. A l'injure aussi. Inexorablement. Depuis le début de mes posts, j'étais arrivé à créer un modus vivendi basé sur le respect : puis là, il est écorné. Se résoudre à une médiocrité et une vulgarité qui m'échappent. La communauté que nous avons n'est pas celle que nous voulons !

La prétention d'être un écrivain ? Non, certainement pas. Le blog est à la litterature ce que le fast food est à la grande bouffe : un ersatz. N'empêche, c'est palliatif, alternatif et réactif. C'est autre chose. Ca me convient et point barre.

Sinon, je traverse des jours de novembre : une reclusion volontaire dans un quotidien grisaille. Cela, ça ne me satisfait pas.

Au bureau, je déchante un peu. Deux clans : la cour et les technos, ou plutôt les chiens (ceux qui sont attachés au maître) et les chats (ceux qui sont attachés à la mission). Une ambiance de merde. J'essaie de zapper et de garder les yeux ouverts vers ailleurs : j'ai un rencart demain pour un autre taf, mais je ne suis pas motivé. J'ai fait monter les enchères pour échapper au premier entretien, certain de me voir éconduire : et contre tout attente le recruteur potentiel a suivi. C'est étrange ce sentiment de valoir quelque chose.

Autant être franc, avec Gé, c'est hyper tendu. Tords partagés. La vie de couple fait se télescoper des individualités. Nos espaces de liberté (de trahison ?) se sont réduits. Le non-dit doit devenir mensonge pour les permettre dorénavant. Et je n'aime pas (lui) mentir.

Côté fric, c'est dur aussi. Suis en galère mais je gagne pas mal de thune. Ce n'est pas pareil d'être entravé si l'on gagne 1000 ou 4000 €. Au final, c'est souvent moi qui vient en appui à la fin du mois, ou qui assume le quotidien. J'ai une spontanéité assez samaritaine aussi. Le résultat, c'est que je me colle dans des impasses qui m'empêchent de me rétablir. J'assume le superflu. Oui, c'est ça : j'assume le superflu. Ce truc qui permet de vivre. De ne pas s'ennuyer. Les excès, les sorties, le luxe dans le raisonnable. Je ressens que ce superflu devient pour lui parfois un  droit acquis.

Puis il est statique. Me dit que son statut social ne lui convient pas. Qu'il veut changer de taf. Participer davantage aux charges. Déclamatoire. C'est du déclamatoire pur. Aucun acte positif ne vient crédibiliser ses propos. Alors je me résigne. Je le crois encore un peu. Le jour où je ne le croirais plus, je serai lassé. Et là...

Putain, ce n'est pas juste ! Ou alors c'est de ma faute... Mais ce mec m'a donné une force : mon dossier de surendettement, j'ai accepté de le monter grâce à lui ; mon changement de boulot : c'est encore lui qui m'a donné le cran ; le déménagement de Sauffroy, c'est pour lui que je l'ai fait. Et lui, depuis un an et demi : il m'a dit qu'il devait bouger et nada, macache.

J'ai du mal encore avec ses potes : une bande de trentenaires post adolescents, des educs-spé qui ont décidé de changer le monde entre un bock de bière et un joint, qui font la révolution à chaque fois qu'ils se rencontrent et qui sont individuellement convaincu d'être LA référence du travail social. Puis les soirées avinées. Je n'aime pas Gé lorsqu'il est bourré. Alors je déserte. Je le laisse avec ses potes, quitte à aller me faire pomper dans un bordel dans un esprit revanchard qui ne me satisfait pas.

Je regrette parfois mes nuits fauves, à errer dans des états seconds en chasse à la proie facile qui renvoir de moi l'image du bogosse, bon baiseur mais qui laisse au petit matin un goût bien amer.

Ne suis pas sur d'être apte au bonheur.

A part ça, tout va bien

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 1 novembre 2004

no coment

D'abord, je reste consterné par les agressions de DP, ou plutôt de PD. Si je peux comprendre la colère, je ne l'excuse pas lorsqu'elle devient injustice. Que les choses soient claires (et je n'accepterai pas un redémarrage de la polémique) :

- oui, je suis séropo depuis 12 ans ;

- oui, j'ai des relations non protégées avec des personnes qui ont le même statut sérologique que moi, dont mon partenaire, et (moins depuis que je suis en couple) des mecs topés le plus souvent sur un site spécialisé dans ce "registre" ;

- oui, je connais tous les tenants et les aboutissants s'une sexualité non protégée.

Par contre, je mets tout un chacun au défi de me prouver que j'ai, à un quelconque moment depuis l'ouverture de mon blog, fait le prosélytisme de cette démarche, où d'ailleurs de l'usage de produits.

J'ai la faiblesse de croire que des adultes de 30 à 40 ans sont responsables de leurs actes.

Si celà fait de moi un salopard méritant d'être outé, alors très bien, outez-moi.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog

30 octobre 2004

Oct 2004

lettre à un jeune emmerdeur

T’as raison, mon gars, continue. Sois en colère. C’est de ton âge, de ton âge civil comme de ton âge viral. Tu n’es encore qu’un bébé de la séroconversion. La révolte ne tue pas. Au mieux, elle soigne. En canalisant ta haine sur les autres, c’est à dire sur tout ce qui diffère de toi, tu te prouves que tu existes, que tu reste vivant, nonobstant l’inéluctable colonisation de ton corps par ces ridicules particules pas si élémentaires que ça.

T’as raison, p’tit pédé, déverse ta diarrhée verbale sur ceux que tu veux condamner, jette tes anathèmes, dénonce, zappe, drape toi dans l’indignation urbaine du moment. Dans ce siècle commençant et qui voit poindre, dans chaque fashion victim, le nouveau Che d’une conscience politique post-moderne aux relents décidément trop vintage pour moi, deviens une icône de l’ordre moral restauré, sois l’apôtre de la restauration sanitaire.

T’as raison, gamin, écris et réécris tes fatwas, compile les causes de ton ire, dis moi comment vivre et permets-moi un instant d’oublier que le vieux con, c’est moi.

T’as raison gamin, je suis coupable d’être ce vétéran du sida qui n’a sans doute rien compris, qui s’est oublié dans les années AZT, qui reste débiteur de se dette de survie et qui a trahi sans doute jusque au pied de perfusion qui me servait de cavalier à la soirée de gala des assises de AIDES en 1995.

Mais là où t’as tord, p’tit con, c’est de croire que tu m’insultes en me disant d’aller me faire mettre, parce que ton " fuck off " a raisonné en moi comme la réception d’un bristol pour une partouze. Alors, pour ce " fuck off ", merci.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 27 octobre 2004 à 13:53
mardi, 26 octobre 2004

Fiction (?)

J’ai beau me familiariser avec le langage technocratique, puisque moi même, dorénavant, ait le privilège d’appartenir à cette " élite ", il y a des moments où je coince toujours. Ce fut le cas ce matin, dans mon bureau, où il fut question de la fongibilité asymétrique des postes… Et pour tout dire, j’ai passé deux heures de réunion sans savoir de quoi nous parlions.

Qu’importe : mes interlocuteurs sont repartis satisfait des orientations que je leur ai délivré !

Putain, c’est flippant ! ! !



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 25 octobre 2004

aigritudes

C'est vrai que j'étais plutôt heureux de rouvrir mon blog : je retrouvais un espace de liberté où, tour à tour, j'ai pu me raconter, me confronter, parfois tout simplement exister.

Il me semble que le fil conducteur jusque là à été le respect. Respect de mes lecteurs, qui à chaque fois m'ont fait part de leur soutien, et si divergence il y avait, de commentaires constructifs.

Respect de ma part, car, sur quelque thème que ce soit, je n'ai pas entendu faire du prosélytisme, ni sur mes pratiques, ni sur mes addictions.

Mais je m'interroge. Deux non évènements m'amènent à me demander si j'ai vraiment fait le bon choix en rouvrant "Essayer encore".

Le premier, c'est le mel d'un lecteur de O.qui semble me mettre en cause et où, à peine voilée, point une menace de délation assez fumeuse. Délation de quoi, je n'en sais trop rien. il s'agirait selon toute vraisemblance d'une sorte de "digest" des bonnes feuilles de mon blog et de celui de O. où il est question de rapports non protégés. Sans céder à la justification envers un individu que je ne connais pas - et que je ne veux surtout pas connaître - je veux quand même préciser pour la clarté de mon propos que j'engage tout un chacun à avoir des rapports protégés tant c'est galère que d'avoir à gérer un sida. Je le fais depuis 12 ans, depuis une contamination "accidentelle" et que je m'en serai bien dispensé. Si pour ma part, je baise sans capote avec des partenaires c'est dans le cadre de relations entre adultes responsables et consentants. La police de la vertu sexuelle qui semble devoir se faire jour sous les traits d'un groupuscule militant, moralisateur et somme toute aux accents d'Ayathollahs, sera bien inspirée de relire l'intégralité de mes écrits depuis près de 2 ans pour me faire crédit de mon honneteté sur ce point. N'empêche, l'ordre moral est en marche quand les extrêmes se rejoignent.

Le second évènement qui grise mon humeur de ce matin a été la découverte de 5 commentaires, bourrés de liens vers des sites aux caractères pornographiques, pervers et sans doute pédophiles. Il va de soit que je dénonce immédiatement ces comportements qui salissent mon blog, m'écoeurent et me foutent en colère.

Finalement, dans mes lecteurs, il y a aussi des types méprisables et lamentables.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 25 octobre 2004 à 12:13
mercredi, 20 octobre 2004


Hier, pour la première fois de ma vie, j'avais rendez-vous avec un "Conseiller sportif", autant dire pour moi un bourreau, un sadique.

Je me suis rassuré tout au long de ma journée en envisageant le bon côté de la chose : la prise en main virile qu'allait être cette séance, par un beau mâle musclé, le corps sec, le regard droit, la main ferme sur mes épaules. Normal quoi.

Je suis arrivé au Club Med Gym plutôt motivé, me suis mis en tenue.

Et j'ai fait la connaissance de... Corinne !



»16:25     »1 Commentaires (0 )     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 19 octobre 2004

Moments de solitude...

... hier soir.

Sorti du bureau à 20 heures, content de ma journée mais épuisé. La vraie vie que j'ai toujours voulu avoir et en même temps redouté : le profil type du trentenaire, parisien, cadre, dynamique échappant à la boffitude mais les pieds sur terre.

J'ai donc jeté un oeil sur mon nombril, l'air épanoui.

Alors pour parfaire l'ambiance d'autosatisfaction du moment, je suis allé au Club Med Gym le plus proche du taf. Sans le Paumé, cette fois, qui semblait avoir du mal à se remettre de son week-end de larvage.

Il y a toujours un domaine dans lequel on atteint plus vite son niveau d'incompétence...

Pour moi, ce fut toujours l'activité physique (hors cas très précis de l'activité sexuelle où je suis un dieu, bien sûr !)

Me suis donc retrouvé sur un putain d'engin de la mort qui s'est mis à fonctionner sans que je ne fasse rien, puis à s'emballer alors que j'étais dessus sans que je ne puisse le maîtriser... Entre pathétique et ridicule, j'hésite sur le qualificatif à employer pour décrire ma position.

Premier moment de solitude, et par la même redescente de mon égo surdimensionné du moment...

Je ne parle pas de ma séance d'abdos...

Puis, ce fut la douche ! Et là, incontrolable et malvenue : l'érection quasi adolescente ! PutaaaaaaaaiIn non !!! Ben oui, tous mes fantasmes ont resurgit : l'ambiance mâle et virile des vestiaires que je n'ai pas fréquenté, les troisièmes mi-temps entre potes, la savonette qui glisse par inadvertance : toutes ces images d'Epinal à caractère franchement pornographique se sont télescopées dans ma tête et m'ont collé la plus belle gaule publique de ces dernières années. Cramoisi de gêne, j'ai du rester 10 minutes, la face collée au mur en attendant que ça passe, et ça ne passait pas !

Morale de l'histoire, je suis finalement resté très gamin ! Yep !



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 18 octobre 2004


Et merde !

Le week-end devait être soft : faut dire que mon " degré d’entrave bancaire " ne se prête pas aux écarts pour le moment. Je figure en effet au palmarès du nombre d’inscription au fichier des incidents de paiement des crédits aux particulier (FICP) , et je viens de faire mon entrée à celui des chèques impayés ! Ma migration d’une porte à l’autre de Paris a plombé mon compte, et bien que la situation soit passagère, elle n’en est pas moins critique pour les jours qui me séparent de la fin du mois.

Autrement dit : j’suis carrément à la rue !

Samedi a donc été effectivement calme : avec le gars, on s’est attaché à parfaire le côté " Marie-Claire " de notre appart’ conjugal (si on continue on atteindra rapidement le label " Madame Figaro…) La fashion police n’a qu’à bien se tenir.

Mais c’était sans compter un coup de fil d’une copine de Gé qui nous a gentiment proposé un verre sur les bords du canal. Tu parles, un verre… une vraie embuscade, oui !

Tout cela s’est gentiment fini avec ladite copine à 7 heures, dimanche matin, après une nuit de causerie et de poker, un rien avinée et assez néfaste pour nos cloisons nasales respectives… J’ai tout de même tenté de me coucher alors que le jour naissait : en vain.

Devant les yeux médusés de mon gars, à 8 heures du matin, je me suis résolu à enfiler mon maillot de bain et mon jogging pour faire un tour à la salle de sport (où soit dit au passage, la seule partie de mon anatomie qui se renforcera sûrement sera mon nerf optique). S’en est suivi une séance de valse hésitation sur le thème du " j’y vais, j’y vais pas " qui a abouti à ce que je finisse par tirer Gé du lit… pour aller prendre un breakfast dans un bar - PMU de la rue de Lévis !

Moi j’dis, les abus, ce n’est pas bon pour la santé mentale !



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 14 octobre 2004

Flash back

Du mal a résister au plaisir un rien malsain (je ne me refais pas) de livrer deux ou trois extraits de la lettre de rupture que j'ai adressé à mon ex boss, ex bailleur ! Putain que ça m'a soulagé. J'ai su, après avoir suscité des indiscrétions (même les hétéros adorent jacasser), que le scud avait atteint son but :

Extraits :

 

Pour solde de tout compte : 

 

Malgré ce que tu peux penser, j’ai assumé l’essentiel de mes obligations à ton égard.  Bien d’autres que moi auraient, comme beaucoup déjà, tenté de t’abuser à leur profit. Est-ce que ta naïveté confine au manque de courage : jusqu’ici, je ne suis pas parvenu à faire la part des choses .

 

Je ne veux pas me plaindre, je ne suis pas un homme d’argent. Je n’en ai pas besoin pour vivre à plein temps. Je n’ai pas besoin d’acheter des amitiés.

 

Au final, pour ta part, je t’aurai causé un souci de plus et l’occasion de geindre plus qu’à l’accoutumé.

 

Ta dernière mesquinerie informative reste à la mesure du personnage que tu as laissé entrevoir depuis ------------ : un être à l’ego surdimensionné mais à l’univers démesurément étriqué. Tu as changé,  je te le dis.

 

 

Je ne suis plus ton ami. L’inverse est vrai.

Si tu te déclare déçu, je suis également écœuré, je te rassure.

 

Les dernières semaines passées à tes côtés ont été un calvaire intégral. Le mépris dont tu t’es montré capable, ton défaut de hauteur de vue, tes colères pathétiques (et qui font marrer tout le monde, sois en bien conscient) et tes caprices dérisoires : tout cela n’a eu pour seul effet que de faire grandir chez moi un sentiment de gène, puis de honte.

 

Oui, de honte : je ne me respectais plus en me mettant au service de quelqu’un que j’aurai pu finir par ne plus respecter.

 

Si tu as fini par me porter un tel mépris, il ne peut y avoir que deux raisons : soit il s’agit de la seule interférence avec des problèmes d’ordre personnel,  soit il s’agit d’une crainte qui tiendrai à ce que je te connais par cœur, que je sais ton inexistence au fond des dossiers (pas par incapacité, mais par dilettantisme)

 

Finalement c’est mon dévouement qui s’est émoussé, et je t’ai quitté – car c’est moi qui t’ai quitté, et je le revendique !- car à aucun moment je ne pouvais accepter la perspective de te manquer de loyauté.

 

Pendant six ans, j’ai l’impression d’avoir verni du contreplaqué en tentant de le vendre pour du bois brut. Pour tout avouer, j’ai le sentiment d’avoir trompé mes interlocuteurs et je le vis plutôt mal.

 

Je me console en regardant ma vie : mes rires et mes peines, la magie de mes rencontres, l’intensité de chaque instant. Une vie déjà marquée par 12 ans de combat contre la montre et que je sais perdu d’avance, mais ma chance réside dans ce que je sais : c’est qu’à 35 ans, je peux mourir demain, en disant que j’ai vécu sans me mentir.

 

J’ai vibré.

 

La route est longue, mais nous ne nous retrouverons pas.

 

La maladie m’aura sans doute rattrapé quand tu sera retourné à cet écrin de verdure pareil à une image un peu jaunie sortie d’un carton à l’odeur un peu rance. Ce sera très bien comme ça.

 

Le bilan positif de mon passage dans ce poste, que j’ai créé de toute pièce, sans directive jamais (es-tu capable d’une directive sans sombrer, d’ailleurs, dans un autoritarisme ubuesque ?) c’est de m’avoir permis de m’envoler ailleurs. Cet ailleurs que tu n’as pas manqué de vouloir compromettre.

 

Je reprends ma liberté de parole envers toi en t’envoyant cette lettre qui me soulage, car elle est sincère.

 

Les valeurs que tu crois porter sont parfois belles, elles n’ont pas toujours été miennes, mais interroge-toi ! N’en es-tu pas parfois l’exact contre témoignage ?

 

C’est dit.

 

Bon, d'accord, c'est même franchement méchant, mais pas insultant. C'est bêtement analytique. S'il s'est cantoné à un silence au fond envers mes ex collègues, il a quand même évoqué le courrier.

Aujourd'hui, je viens de recevoir un texto : "quel gâchis ! "

Il a failli m'avoir une nouvelle fois, j'ai éprouvé un sentiment de compassion ou de pitié. Puis les dernières semaines me sont revenues, et là, basta !

Conclusion : faut pas m'énerver !

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mercredi, 13 octobre 2004

Rechute

Des fourmillements au bout des doigts, et l'écran qui s'affole. Je suis revenu. La blogosphère m'a manqué, et prétentieusement je crois que moi ausi, je lui ai manqué. Mes détours de l'extrême, mes flirts border-line, le rythme de ma vie...

Mathilde est revenue !

Et moi, alors, j'en suis où.

J'ai changé de travail, et je m'accomplis dorénavant dans une oeuvre plus collective. Sans avoir pris de cours de sociologie des organisations, je constate que passé six mois, l'état de grâce est fini, je perçois les limites de mon poste, celles de mon action, celles de mes collègues et les miennes. Il n'en demeure pas moins que le challenge est réussi jusque aujourd'hui et que je ne suis pas mécontent d'avoir planté B. mon ex patron, dont les colères pathétiques, son absence de hauteur de vue, et son dilletantisme ont eu raison de mon dévouement.

J'ai quitté Sauffroy. Oui, j'ai quitté Sauffroy, et lorsque j'ai bouclé la porte, pour la dernière fois, j'ai senti l'odeur âcre du rance des mois que j'y ai passé. Une odeur mêlée de larmes, de sperme, poudrée de cocaïne, une odeur virile. Ai-je eu un soupçon de nostalgie : je ne peux le dire encore.

Je vis aujourd'hui avec Gé, le Chat et la Peste (400 g de chat complètement imprévisibles). J'aurai l'occasion d'y revenir.

Je suis heureux de vous retrouver. Et vous ? Ca vous dit ?

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog

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