15 septembre 2005

Sept 2005

mardi, 13 septembre 2005

On n'est jamais puni que par là où l'on a pêché...

et combien j'ai  pêché lors de cet after mémorable à Berthier !  Ca m'apprendra à jouer les serpillières. C'est contre ma nature profonde !

Bref, depuis, je rencontre quelques misères, tout à fait inopportunes (y-a-t'il des misère opportunes, on peut d'ailleurs se le demander !) Je n'en dirai pas plus, tout le monde aura compris et le premier qui poste une saloperie là dessus...

A part ça ? J'ai secoué un de mes futurs amis... N.  Enfin un gars que j'imagine comme tel. Un mec bien. Enfin sans doute. Un jeune homme bien sous tous rapports, raide dingue d'un de mes potes, et qui s'est fait remplir sans vergogne par lui depuis quelques années...

Sauf que N. a juste oublié un fondamental : se tester. Et comme l'enculator (22 cm vérifiés) en question [que j'ai régulièrmenet sauté, nul n'est parfait - une salooope !]  est plus que positif, et que les deux parties le savaient, il y a peu de risque pour que N. soit passé entre les mailles du filet , ou alors, il est un contresens à lui tout seul.

Bref, N. crache ses poumons depuis 10 jours, allègrement.

Je me rappelle qu'un autre ami, aujourd'hui à l'ombre, a appris sa "séropositivité" au moment où il ressemblait à un dalmatien tant il était couvert de sarcômes de Kaposi.

J'ai donc foutu la pression à N. qui a fini par se bouger le cul et par voir son toubib qui lui a passé une dégelée ô combien méritée !

Au delà de ça il y a tout de même untruc qui me chiffonne, c'est une de ses répliques...

Quand je lui ai indiqué qu'il fallait se prendre en charge -c'est moi qui écrit ça !!!-  N. m'a demandé : "mais pourquoi ?"

Et moi de répondre :

-parce que si tu le fais pas, c'est comme monter dans un bagnole dont tu saurai pertinement qu'elle n'aurait pas de freins.

Et je crois que c'est profondemment ça : aujourd'hui encore, il convient de se soigner pour ne pas guérir. Sauf qu'aujourd'hui enfin, ici, on a les moyens de se soigner sans trop s'emmerder (fuck le Fuzéon !)

Et, réflexion qui peut -être dérangeante, aujourd'hui comme hier, si on me proposait une solution curative définitive à mon virus, je crois que je la refuserai tout net ! J'aurai trop peur de déstabiliser ce ménage à trois que je fais avec la vie et lui... S'il m'a emmerdé, il m'a aussi servi de moteur !

Dérangeant, non ?

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


dimanche, 11 septembre 2005

Je pensais avoir tout vécu...

Cétait sans compter sur de récentes rencontres. Créaminal est donc venu vendredi soir à la maison avec deux potes à lui. Très joli les potes en question et il s'en est fallu peau de couille pour que ça parte en vrille.

Y'en a bien un des deux qui a mis la bouche sur ma bite, subrepticement, quand tout le monde avait le dos tourné, mais oral sex is not sex !

Thématique de la soirée : space chicken... ou pour être plus précis, ketachicken... Un concept en soi.

J'ai même envisagé à un moment de la soirée de sniffer le fuzéon, dans la mesure où je ne supporte plus les injections de cette daube, c'est peut-être un moyen d'être plus compliant... en plus le Fuzéon a la même consistance que la coke, j'ai vérifié ! (A propos de fuzéon, ça va être sportif à l'hosto cette semaine : la toubib va me dire que "c'est pas bien" et  je vais avoir très très peur).

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


vendredi, 9 septembre 2005

Pas à la bouche !

on le promet, on ne mettra rien à la bouche. Créaminal vientdîner à la maison. Nouveau copain. J'aime bien. Même si on a commencé à se bouffer le cul avant d'échanger nos prénoms.

Je suis assez ado, dans ces cas là... Nul n'est parfait. Enfin, je me comprends.

Je déborde au taf. Comme d'hab j'aodre ça même si je m'en plains. Jamais content.

Programme du week-end : RIEN

D'abord parce que plus de thunes. On connait la rengaine mais aussi parce que pas forcément envie. Gé bosse les deux jours, histoire de ramener un peu de fric. Ca me fait chier. J'avais grave envie de faire RIEN avec mon gars.

Il y a quelques mois encore, j'aurai échaffaudé des plans en vue d'un marathon sexuel et infernal durant lequel j'aurai écumé tous les bas fonds de Paname... Là, pas envie. Je deviens plus calme.

M'enfin, j'ai aussi appris à me méfier de ces perspectives de week-end en creux... Je me souviens de virage en couille gravissime alors que c'était totalement imprévu.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 8 septembre 2005

Arrête de te plaindre

Dans la série des horreurs sociales quotidiennes que je rencontre :  :

- une famille qui dispose de 0.8 € par personne et  par jour pour se nourir

- un seuil de pauvreté alimentaire à 2.2 euros par personne et par jour

- un niveau médian de consommation alimentaire à 5 € par personne et par jour.

C'est pas à la Nouvelle Orléans ou dans quelque autre pays sous-développé, c'est à Paname.

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mercredi, 7 septembre 2005

C'est con comme question - et autres considérations

mais je me la pose quand même... Ne suis-je pas en train de craquer. Juste un peu.

Fuzéon : c'est out. J'ai arrêté cette merde. Je n'arrive pas à tenir le rythme. C'est plus possible et pas négociable. Trop invasif, dans mon corps, dans mon quotidien.

Côté fric, c'est hyper dur. Gé est lui aussi à la rue. Hier, nous nous sommes rendu compte, ce mois, que nous n'avons fait qu'honorer nos obligations et disposer d'un week-end de dérapage... Visiblement, même ça, c'est déjà trop. Va falloir tenir le fisc... C'est dur de tenir le fisc.

Sinon, c'est la chronique du temps qui passe. J'ai appelé mon père ce matin, lui présenter mes voeux à l'occasion de son anniversaire. Le 75 ème... Il me dit que le bout du chemin n'est plus si loin.

Ma mère m'informe que depuis juillet, elle s'est découvert une grosseur sous le sein. jusque là, elle a gardé le silence à mon égard et aura les résultats des examens aujourd'hui.

Y'a des jours...

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 7 septembre 2005 à 12:57
mardi, 6 septembre 2005

(Fiction ?)

Encore une fois, une réunion au sommet. Je manie quelques millions d'euros. Je cherche les leviers qui pourraient apporter des solutions concrètes aux problèmes de notre époque. J'évoque les situations inextricables de ménages noyés sous les dettes. J'ai de la distance.Il m'arrive aussi parfois de parler de manière des personnes qui vivent avec le VIH.De ceux qui cumulent les difficultés : séropo, surendettés, addictions...

A chaque fois, tout cela est fait de manière très externe à moi. Je suis bien à l'abri dans mon costume (à 60 € acheté avenue de Clichy) et dans mes souliers (rechapés, à la manière de vieux pneus).

Malgré tout et malgré moi, je suis dans "leur" monde. Ils m'y ont accepté. Je veux parler des riches, des puissants, des décideurs.

J'ai les mêmes codes qu'eux.

L'un d'eux m'a même envoyé, hier, un bristol, pour une soirée privée où le tout Paris sera là, autour d'une bonne cause. Je veux dire un dîner en ville, pas d'une partouze, cette fois !

Je fais illusion, je joue sur les apparences.

Ils me prètent parfois femme, fortune et enfants. Ils imaginent sans doute mes week-end à Cabourg, mes hivers à Courchevel et mes été loin, très loin.

Malgré moi, j'ai appris à jouer. Avec eux. Avec moi, aussi, un peu.

Parce que...

Parce que...

Parce que quand j'ai consulté mon compte, tout à l'heure, me suis rendu compte que toutes charges payées, il ne me reste que 145 € pour finir ce mois.

No comment sur les causes sur cette énième bérézina mensuelle, je ne les connais que trop : j'ai teufé un peu, mais me suis surtout libéré de dettes fiscales, de dettes bancaires, de dettes amicales : pour plus de 2000 € ce mois-ci ....

J'en suis un peu plus soulagé, mais putain, c'est trash, quand même...

J'ai eu la banque au téléphone...  J'ai eu droit à mon laïus sur "au vu de vos revenus, votre situation est inexcusable" Il n'était plus question de millions d'euros, mais juste de quelques dizaines, histoire de boucler les prochaines semaines. C'est drôle la vie... Hein ?

Je me demande si je ne pose pas là les premiers jalons d'une future histoire vraie, celle de la déconfiture ubuesque mais inévitable, d'un cadre moyen... Une histoire horriblement banale. On appelle ça "chronique des accidents de la vie", je crois.

Pour le reste, ce n'est pas grave. De mon bureau, je vois parfois passer la France qui souffre réellement. J'essaye de faire un peu. Juste un petit peu.

Je me dis "t'es comme le ver dans le fruit" : celui qui au coeur du système tente de plaider la cause de ceux qui sont dans la merde. En plus, j'ai une vraie expertise : j'y suis en plein dedans.

Je sais aussi le risque... Celui de passer pour un collabo... A tout les coups je perds.

C'est rigolo, non ?

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 5 septembre 2005

Vintage party

Que ce week-end. A.n'y était pas pour rien. Dans ses bagages, les souvenirs de ma vingtaine à Sainté... Quelques remugles de nos soirées au Sax (une boite à pédé indescriptble, jadis sise aux portes de l'Auvergne où un certain Bruno se voulait l'homologue de David Girard... Le Palace à Aurec-sur Loire en quelque sorte...)

C'est drôle, à 50 piges, A. ne change pas. Toujours aussi fleur bleue, gamin. Sa fixette sur C. qui l'a plaqué il y a 20 ans continue. On a même eu droit à la larme écrasée au coin de l'oeil. J'hésite à trouver ça mignon ou pathétique.

Dîner à Berthier, avec le tout paris ou peu s'en faut, vendredi soir. A. assiste à l'exercice et ses yeux pétillent à la manière de ceux d'un ado qui rêve de monter à  la capitale.  J'essaie de lui faire comprendre que tout ne dépend plus que de lui, tout en sachant que je lui mens, que c'est trop tard, déjà. Et poourtant, être gay, handicapé et obèse dans une ville économiquement sinistrée, c'est triste, mais y être en plus retraité...

Samedi, A. nous invite à dîner. Apéros successifs aux Marronniers, au Cox et à Oh ! Fada ! (Un concept en soi que ce bar. Faut-il en rire ou en pleurer, j'hésite encore). Dîner au B4. C'est cher sans être mauvais. Au final, c'est soirée Marais. Une carte postale de pédéland, pour A. en quelque sorte.

 Au dessert, A. nous abandonne et se tire tâter de la teub dans les backrooms du Dépôt.

P'tit bestiau nous rejoint avec ses copines au café positif. J'fais déjà la gueule. Gé est (trop) bourré et moi aussi. On échange deux mots avec Nighty : il a la pêche et c'est tant mieux. Il nous invite à la fête de Ganesh... L'a de ces plans, parfois....

Le Raidd, comme depuis quelques temps. Non sans avoir fait une pause junkie before.(Mon dieu que j'ai eu honte ! Taper de la C. dans un caniveau, ça, j'avais jamais fait !)

Innocemment - tu parles - P'tit bestiau propose de finir au Full metal. Suis H.S. L'alccol ne me réussit pas. Je déteste cette drogue dure licite.

Je m'effondre. Gé non.

Deux heures du mat... Je rentre seul à Berthier. Gé me rejoint à six heures... P'tit bestiau est une clocharde. Je n'en dirai pas plus. L'ai sommé de raconter le détail de sa soirée sur son blog. M'enfin, faut bien que jeunesse se passe.

Hier, A. est parti.

Accueillir un ami 5 jours chez nous dans un T2, c'est trop. L'appart ne s'y prête pas, puis j'crois que ni Gé ni moi ne sommes pas assez patient pour ça. Règle d'or fixée entre nous : 2 nuits maxi, dorénavavant...

Quoi, on n'est pas sociables ? On assume !

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 5 septembre 2005 à 14:51

Coup de gueule

Le mot de l'automne : sérotriage. Après moult concepts politico-fumeux, voici que l'on a invité le séro-triage, vite assimilé à une discrimination (Chéri, t'as pas vu ma Halde ?). C'est une démarche hygiéniste, pardon, sanitaire... J'entends bien, mais la bouteille reste à moitié vide.

Et notre communauté, qui encore une fois, n'est pas celle que nous voulons, s'est emparée de cette nouvelle absurdité - un néologisme qui me rappelle les heures des sidaïques-  pour stigmatiser un peu plus les séropositifs : nous sommes les champions et avons décidémment besoin de personne pour nous plomber tout seul (désolé pour le jeu de mot vaseux)

 

Et, bien sûr, on met en avant la surcontamination, comme cache sexe des bonnes intentions des campagnes...

Ma remarque ? C'est que j'aurai juste aimé que la même affiche existe avec les signes négatifs tatoués sur la peau... Histoire de mettre un peu plus en lumière la question du racisme anti-séropo chez nos amis de la jaquette mal assumée.

Ben oui, c'est vrai... Combien d'entre nous se sont-ils fait raccrocher leur histoire d'amour au coeur quand ils ont "avoué" leur statut de positif... Pour ma part... Je dois bien compter une dizaine de lourdages sur ce tempo.

NoKapote = Discrimination... Pourquoi pas. Mais plaquage en règle et rateau sytématique parce que séropositif c'est quoi ? De la prudence ou du racisme ?

Putain, ça y est, j'ai encore mes CD4 à l'envers...

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 5 septembre 2005 à 13:30
jeudi, 1 septembre 2005

J'vieillis

C'est sur. Suis encore tout moulu du grand n'importe quoi du week-end précédent... Et je suis aux portes du prochain. Ben je f'rai pas ça tout les jours comme dirait l'autre.

Le contact avec p'tit bestiau se maintien, malgré les liaisons dangereuses qu'il a pu avoir avec le parti de l'étranger. Reste à savoir si p'tit bestiau n'est pas une liaison dangereuse à  lui tout seul...

Google talk me sert de palliatif au taf aux procédures de blocage d'URL malencontreusement mis en place et qui m'empêche toute connexion à un site où le mot "zizi" est à peine suggéré. Résultat des courses, je bosse et c'est pas plus mal.

Pour ceux qui veulent chatter en direct avec moi, d'ailleurs, rien de plus simple, suffit simplement de demander...

Pour le reste, mon plus vieux pote, A., a débarqué de la ville noire. Avec lui, un cortège de souvenir. Et dire qu'il est le seul de mes amis à être encore dans le circuit et à m'avoir connu séronégatif. J'étais jeune et jolie. Il reste cette fin de semaine à Berthier. Couillonnades et déconnades au menu. Je le soupçonne de passer ses après-midi au Dépôt...

Soit dit en passant : je galère trop avec le Fuzéon, et je suis en train de craquer littéralement sur cette merde. Le rythme biquotidien des injections n'est pas supportable. Me suis méchamment frité avec la toubib hospitalière la dernière fois : ça sera pire la prochaine.

 

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog

30 juillet 2005

Juillet 2005

Interlude

Interruption momentanée des posts.

Je me cassos au soleil, et la bonne nouvelle c'est que j'ai de bonnes chances de croiser Polymorphe...

Comme quoi, le blog, ce n'est pas que du virtuel.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 28 juillet 2005

A la manière d'un vieux cheval

qui sent l'écurie proche, je rassemble ce qu'il me reste de lucidité et d'énergie pour mettre en état tous les "dossiers" de ma vie avant cette pause estivale.

C'est fatigué que je suis, c'est évident. Emotionnellement fatigué, aussi, sans doute, il faut le reconnaître.

Cette pause, je me l'accorde. Elle m'est due. Ou plutôt, je me la dois. Oui c'est cela, je me la dois. Quand je dis, "elle m'est due", cela pourrait avoir un côté revanchard, sur les autres, sur la vie. Point du tout. Je n'ai aucune rancoeur contre les autres, ceux qui m'entourent ou que je cotoie. J'ai de la rancoeur contre mes errements. Dûe un peu à moi, un peu à rien. Qu'importe.

Pour la première fois, depuis 10 ans (putain ! 10 ans) je vais partir 15 jours;

Economiquement, c'est une folie.

Rationnellement, c'est vital.

Ces deux derniers jours, j'ai déployé tous les stratagèmes possibles pour me créer les marges propres à nous permettre de nous ressourcer. Ce sera donc Chypre.

L'idée de cette destination me plaît. Ces vacances seront celles du repos et dela découverte.

Elles marqueront aussi un nouveau départ. Je le pressens.

Je me calme. Je m'assagis. Je n'ai plus les mêmes besoins, ni les mêmes envies. Le sexe, les drogues... C'est un temps. Il sera encore. Mais c'est un peu éculé. Surtout ne pas renoncer trop tôt, mais bien demeurer conscient qu'il faudra un jour se restreindre, sauf à s'égarer dans le laid et le pathétique.

Je crois que c'est Virginie Despentes, qui a 35 ans a posé pédale douce pour ces raisons.

Je souhaite, chaque matin, pouvoir être un peu plus fier de moi que la veille. Je souhaite aussi épargner à celui qui partage ma vie, mes médiocrités. Et qu'importe finalement où celà me menera.

Vraiment, je sais ce que je veux. Je sais ce que je ne veux pas.

Puis, l'année qui vient après cette pause, j'aurai encore des choses à dire. Ici ou ailleurs. Et de me remémorer une fois encore ce que m'avait dit Philippe Le Guillou  quand nous nous étions rencontrés : "Vous avez le devoir de dire".

 



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mercredi, 27 juillet 2005

Vers le sud,

j'ai besoin d'aller.

Sur un coup de tête donc, j'ai pris les choses en main.¨Pour notre départ. C'est pas un va-tout que je joue, c'est une chance de rebondir que je nous offre. Briser le quotidien. Se dépayser. Se reposer. Etre ensemble, à plein temps. Je crois que nous sommes l'un comme l'autre fatigués par deux années de changements.

Je n'avais aucune marge de manoeuvre, pourtant.

Je me le suis créées, quand même. J'ai violé ma banque. Et quand mon interlocuteur a cru opportun de faire un trait d'humour en me disant que "les gens comme moi" n'ont en principe pas le "droit aux vacances", au regard de la fragilité de leur budget, il en a pris pour son grade. L'humour bancaire, c'est comme leur secret, il faut qu'ils le garde.

Si tout va comme je le souhaite, nous partirons donc pour quinze jours découvrir Chypre, dès samedi. L'hôtel et la voiture son réservés, ne manque plus qu'à préparer les bagages. Seul la disponibilité du vol reste à confirmer... Je croise les doigts.

Hier pourtant, en chattant avec Lucas sur Msn -il se reconnaîtra- j'ai caressé un temps de me réfugier dans mon nid d'aigle : le monastère où je m'isolais, il y a dix ans, à l'abri de tout. Comme un besoin. J'ai pourtant jeté une bouteille à la mer en laissant un message à mon contact, là bas, au cas où.

En septembre ou en octobre, je me réserve de retourner faire un bain d'isolitude de ce côté là. Ou d'ailleurs. Lucas a envisagé d'y venir avec moi... C'est je crois une démarche à faire seul, la première fois. Se couper.

C'est étrange ce besoin que j'ai senti chez lui, il me paraissait si... naturel, si familier. Faut dire que Zaccharie le maltraite.

Un jour, il faut vraiment décider d'arrêter d'être le con de l'autre.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 26 juillet 2005

Egarements psycho-généalogiques

J'ai toujours connu mes parents vieux.

Il faut dire qu'il m'ont eu vieux, à presque 40 ans, ce qui avait fait s'esclaffer ma directrice d'alors quand elle avait appris ça. Elle m'avait lancé : les gosses de vieux, c'est des tarés ou des génies, il n'y a pas de milieu. Je me demande encore comment je devais le prendre venant de cette vipère.

Mais mes vieux, c'est clair, ils ont été vieillards avant l'heure.

J'avais dix ans, ils en avaient 50.

Je n'en avait pas tout à fait honte, mais je n'en était pas très fier non plus lorsqu'ils venaient me chercher à la sortie de l'école Victor Duchamp.

Je me rappelle aussi de ces générations d'ancêtres qui m'entouraient alors, ma grand-mère de 80 ans, mon arrière petite cousine de 87 ans, mon arrière grand mère de 102 ans. Le fil des générations me faisait toucher du doigt des souvenirs d'une autre ère, d'un autre siècle. J'ai grandi dans une athmosphère aux couleurs sepia, où il nous arrivait de parler de la Guerre, la grande, pas la drôle...

Et je les ai vu s'éteindre, à petit pas, à petits feux.

Et je voyais aussi mes parents qui 'en finissaientt pas de vieillir. Et je me voyais encore me débattre dans ce bal des fantômes.

Lasse d'espèrer, à 50 ans, ma mère déjà se disait "au bout du rouleau". Et ses soupirs qui m'effrayaient tant.

60 ans...

70 ans...

75 ans aujourd'hui. Et je les vois toujours, je les entends, se recroqueviller encore, se recroquiviller jusqu'à ce qu'ils frappent sur leur cercueil pour qu'il s'ouvre enfin, l ultime couffin.

Comme un marionnettiste, je me suis usé à tenter de les faire vivre de nouveau. Malgré moi souvent, et la mort qui me poussait alors au cul. Un temps aussi, j'avais 25 ans à peine, je crois que nous nous étions résignés tous trois à cette odeur de fin qui enveloppe les vieilles maisons qui laissent s'en aller un à un leurs occupants.

Et toujours cette couleur sepia.

Puis je suis parti, je suis devenu vivant, à plein temps. Et de pester de nouveau sur leur lente agonie. Et de ne pas comprendre quelle force l'avait quitté (Elle), pour n'avoir plus envie de vivre et d'avancer. Juste pour se laisser glisser.

Résignée trop tôt.

Et je m'étais promis de ne jamais la suivre.

Et de me surprendre, ces derniers jours, à apercevoir cette même lassitude chez moi. Un peu trop de fatigue, sans doute. Mais la tentation de la résignation. L'envie de ne plus se battre contre les révoltes médiocres du quotidien. De laisser aussi l'autre s'échapper.

Et le grand retour du sommeil, comme une fuite.

Besoin de soleil, sans doute.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


samedi, 23 juillet 2005

En vrac (bis)

Sommes passé à l'annexe hier. Nighty était d'une humeur limite balais de chiottes, si si !!

J'ai recroisé pour la première fois depuis 2 ans Julien. LE Julien du premier blog, "Entre-deux". Cep putain de terroriste affectif. Il affichait sa gueule angélique. Toujours aussi bogosse. Îl devait avoir des vues sur une proie qui va morfler. Les mecs comme ça, je rêve d'y marcher dessus.

Après le dîner chez Mimi, Gé m'a proposé d'aller prendre un verre dans un baracul. Why not. J'avais envie d'avoir envie de faire le con. Un rail. Une bière. Une pipe entre deux cabines et déjà je veux rentrer me pieuter. Une heure déjà.

Je vois aux yeux de Gé que ça ne l'emballe pas. Je lui dis que VRAIMENT, ça ne me dérange pas qu'il reste. Back to Berthier en solo.

Même pas de vélléité d'excursions. Je me branle. Je dors.

8 heures du mat', j'ouvre un oeil. Gé n'est pas rentré. IL ne réapparaitra que vers onze heures. Une after. Peut-être. Peut-être pas. J'ai décidé d'essayer de prendre sur moi. De ne pas subir son comportement et de mener mon chemin. Ca se passe mieux. C'est lui qui est en demande.

J'ai donc vu A, ce midi.

J'avais envie de lui parler. De dire à un ami ce que je raconte ici. De me poser un peu sur une épaule.

A. m'a parlé de lui. De ses angoisses de proprio d'un 200 m² dans le Sentier qui ne parvient pas à comprendre pourquoi rentrant 8000 € il en sort 6000. La même problèmatique de moi à une autre échelle, et avec la différence fondamentale qu'il a un patrimoine en poche. Je l'écoute, le rassure, bois mon café, et me dis qu'il faut à tout prix que je poste pour évacuer, parce qu'aujourd'hui, tout le monde veut être écouté, mais peu savent se rendre à l'écoute. C'est basique et logique. Vive le blog et merci Toiquimelit.

L'après midi, en vélo à Paname. J'aime bien.

Gé dort encore. Je chatte avec des mecs, et chaque fois que j'accroche, ça me saoûle de passer à la concrétisation. Je n'ai pas envie e lui, non plus. J'aimerai juste qu'un pote m'appelle, m'invite à bouffer ce soir, et qu'ensemble on se raconte nos histoires de filles. Comme quand j'avais 20 ans.

J'ai vraiment besoin de retrouver ce double, ce frangin, ce meilleur pote.

Et si jamais un jour je le trouvais, ben je me demande si je serai encore pédé. Ou si j'aurai encore besoin d'une sexualité.

Je crois que je vais me mettre à la branlette, Ca m'économisera mon temps, mon intelligence et mon argent. Asexuel tendance bi. C'est tout moi.

 

 



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vendredi, 22 juillet 2005

En vrac.

Et comme ça me vient.

·        Au taf : (violence des échanges en milieu professionnel)

-         B. Euh Phil, je me permets, mais tu ne devrais pas porter des chemises Yves Dorsey, ça fait un peu cheap, tu vois, à notre niveau…

-         Moi : je comprends ton souci, mais moi je kiffe mixer le Hugo Boss avec le cheap, c’est ma façon d’être in, et de toute façon je n’ai pas besoin d’un costar pour asseoir ma compétence (ramasse tes dents, gros con)

·        Vacances : elles devaient commencer ce soir, elles sont repoussées d’une semaine cause trop de taf

·        Sous le tropique des amours : moins de prods =  plus de lucidité = moins de frictions. L’abus de substances est dangereux pour la cohésion conjugale

·        Sexe : putain que je suis calme, ça ne va pas durer.

·        Fric : la béhennepé a changé mon conseiller pour une conseillère, et sans faire de misogynie, chaque fois que j’ai eu des merde, c’était avec des femmes sur ce plan là. Et ça n’a pas manqué. Rejet de 30 € alors que mon salaire passe demain. « Les règles sont les règles »… Dommage pour elle, elle s’en est pris plein la gueule (je peux être odieux). N’empêche, depuis 15 jours je vis au crochet de Gé et ça me gave. Faut dire que 1000 € en moins sur un budget, ça se sent !

·        Ouikende : calme, a priori

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


mardi, 19 juillet 2005

En passant

devant son box à l'hôpital de jour,  ce matin, alors que je faisais mon bilan, j'ai croisé son regard. Putain, ce regard... Il avait 35 ans  à peine, comme moi et en paraissait cent déjà. Les joues creusées. Les infirmières venaient de l'amener en fauteuil roulant.Il était là pour les mêmes raisons que moi. Mais il n'a pas ma chance.

Dans ce putain de regard, il y avait du regret, de l'envie, de la douceur et de la peine.

Et moi, à l'abri derrière mon costar, de passage seulement dans ce purgatoire sanitaire le temps de récupérer l'ordonnance de mes béquilles virucides, celles qui m'évitent de lui ressembler trop.

Entre lui et moi, il y a un monde. Ou l'épaisseur d'une feuille à cigarette. Ou les deux.

Alors, juste avant de fuir, parce que je devais fuir, à mon tour je l'ai regardé.

Et je crois que je lui ai dit que ça aussi, c'était la faute à pas de chance, mais que j'arrive. Moins vite, mais j'arrive quand même.

Ces passages à la Pitié m'épuisent. De toute façon, ils m'épuisent. Il sont chargés de trop. De trop de symboles. Il me rappellent à l'ordre. De ça, je suis las.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog



... qu'à la fin elle se casse

surtout quand un pachyderme lui prète son aide. (cf le dernier post si vous n'arrivez pas suivre, moi j'me capte)

Hum ! Parfois, j'me demande si mon mec n'est pas animé par une irrépressible envie d'enchaîner conneries sur conneries. Chépa... moi, mais quand je sens que la situation sort juste du chaos, j'essaie de ne pas l'y précipiter de nouveau (wwwwwwa ! comme j'te syntaxe bien tout ça  ! J'me prends pour un écrivain... J'vais faire concurrence aux momies - Understand Nigthy ?)

J'ai reçu un coup de fil de mon gars, hier à 20 h 30 après ma journée où je m'étais levé à 6 h 30 et où j'avais mine de rien enchaîné rencards sur rencards... Epuisant. Tous ces pauvres, ça fatigue...Une seule envie, rentrer at home et glandouiller avec mon p'tit keum. Au lieu de cela :

- Lui :  Alloooooo ! C'est moi bonhomme ! J'vais faire le fou, ça ne te gène pas ?

- Moi : Mchgrumph ! (et là je m'entends dire : non !)

Mais putain de bordel à cul de pine d'ours ! Pourquoi est-ce que j'ai dis non alors que ça me gave carrément et que je trouve qu'il déconne encore !!!

Sur tout le trajet du 94 de Concorde à Berthier, j'ai rongé mon frein... Jusqu'à le rappeler et lui dire que si, ça me gavait qu'il aille se faire baiser ailleurs ce soir, mais qu'il était libre sauf que s'il y allait, j'lui ferai carrément la gueule.

Entre la frustration d'un coup de bite interdit, et la soupe à la grimace conjugale, l'a pas hésité et est rentré à l'appart' fissa. pas folle la guêpe. (Ce qui m'interroge réellement : je dois vraiment ête imbitable quand je fais la gueule)

On s'est un peu caliné, massage de ses jambes fatiguées, ice cream party devant un nanar so british et au pieu : la vie de couple rêvée... Enfin pour moi.

Au delà de l'anecdote, tout ça confirme deux choses :

- je sur interprète sans doute beaucoup, surtout si l'on ramène ce qui s'est passé hier au libertinage que nous nous sommes concédés les derniers mois (mais n'empêche, la situation a changé suite aux crises à répétitions.)

- il est incontestablement terriblement gaffeur pour assumer une déconnade du style de celle d'hier alors que nous envisagions de nous larguer mutuellement il y à 8 jours...

C'est décidémment le soap de l'été, j'connais même des accros. Isn't it Raw ?

 

 

 

 

-

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


lundi, 18 juillet 2005

C'est déjà ça

Un week-end calme, sans trop d'engueulades et sans excursions extra-conjuguales.

Ca peut paraître insignifiant, mais c'est déjà beaucoup, après l'avis de tempêtes de ces derniers jours. Avons croisé Solal et S. pour une soirée "France boutique", plutôt sympa, sur la thématique tapas à tapettes.

Couchés pas trop tard et donc, un samedi de re-liens. Un verre à l'annexe, où l'on a médit avec Nighty sur le biotope et sa faune, ses sales gosses. Ca soulage. puis BBQ party  (barbecue, hein par bareback... pas la peine de s'enerver )  chez l'RV, le grand, avec zab, ma plus vieille copine.

Gé a même fait la charité à un clodo qui s'est empressé de piller la bagnole que j'avais oublier de fermer. L'a opiqué que des merdes chiantes : genre la carte grise et le pass d'entrée à Berthier. C'est la dernière fois qu'on fait du social. Non mais...

Balade dans Paname dimanche. Ai un peu grillé sur les pelouses du Louvre.

Vu "La guerre des mondes" somptueuse daube inénarable. Le seul truc qui me fait marrer dans ce monument de bêtise, c'est que quelque part ce sont les séropos qui sauvent l'humanité. Enfin c'est mon interprétation.

On rétablit le contact avec Gé. Des projets, pour l'appart, pour les trois prochaines semaines.  Je reste pourtant sans doute à convaincre, car comme disait ma vieille, tant va la cruche à l'eau...

 

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 14 juillet 2005

Up & down

Depuis le début de l'histoire avec Gé, je pense que c'est la pire période que nous traversons aujourd'hui. C'est totalement inconstant, et ça m'épuise. A  force de guetter ses preuves d'amour, je ne relève que des indices de désamour et des petites trahisons.

J'étais pourtant heureux de le retrouver à la maison, hier soir, après trois jours où j'ai cumulé à peu près 40 heures de présence au bureau. Je me réjouissais de ce jour de pause où l'on allait pouvoir passer la journée à jouer les touristes dans Paname.

C'était sans compter sur ce putain d'appel qu'il a reçu à 21 H.

Il décroche :

"Salut Franck, non, là ce n'est pas possible, je suis avec mon ami, une autre fois peut-être..."

Je le sens foireux. Il l'est d'ailleurs. Complètement.

Et le fragile équilibre qui s'était installé depuis deux jours s'effondre.

Il se justifie. C'était juste pour prendre un verre... Un mec avec qui il a baisé il y a quelques temps... C'est la faute à pas de chance s'il a appelé à ce moment.

Moi, j'en ai rien à foutre. Ca tombe super mal. Je me referme.

Je file me coucher, ne sachant plus quoi penser.

Il me rejoint. Tente l'attaque pour se défendre. Me renvoit mes plans cul. Sauf qu'il ne se font plus dans son dos...

Las, je ne rentre pas dans son jeu. Lui demande juste de se mettre à ma place, et je l'embrasse.

Je pensais la reconquête possible. J'en doute de plus en plus. Je crois que ce garçon a envie de vivre sa vie. Qu'il n'est pas forcément prêt à assumer quelques règles de bases de la vie de couple, que je ne pensais jamais pouvoir mettre en oeuvre pour ma part.

Je doute d'ailleurs de plus en plus des fondamentaux. Je ne crois pas à ma fidélité mais ne peux pas supporter ses petites traîtrises. C'est très compliqué. Je doute. Je manque de confiance en lui. Plus je le lui fait sentir, plus il déconne.

J'ai besoin d'être seul. Ca aussi, de plus en plus.

J'ai un peu peur.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 14 juillet 2005 à 16:08
lundi, 11 juillet 2005

Port'naouak

Ca s'applique à ma vie pour le moment.

Résumé des épisodes précédents (extraits de conversations conjugales)

VENDREDI SOIR

- lui : j'aimerai vraiment que nos parents se rencontrent à l'occasion de notre Pacs

- moi : je préfererai que l'on organise ça sur Lyon, ça ferait moins loin pour tout le monde.

SAMEDI MIDI

- moi : la question n'est plus de savoir si on se sépare mais quand on le fait

- lui : laisse moi la semaine pour enlever mes affaires.

J'avais bien sûr auparavant annulé la soirée, prévue à Berthier, et que nous avions préparé pendant toute la semaien.

La conclusion de l'histoire, c'est dimanche matin, après mon expédition punitive solitaire (un vrai goût de vengeance), je me suis glissé dans le lit à ses côtés et ai commencé à lui faire l'amour pendant son sommeil.

A 16 heures, je demandais grâce. Et de chercher de nouveau une date pour le Pacs...

La vie des pédés parisiens est épuisante ! (Et j'dois bien vous faire marrer)



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 11 juillet 2005 à 12:49
samedi, 9 juillet 2005

addictions et frustation

sont les deux mamelles de mes fins de semaines, et je  suis condamné, dorénavant, à travailler là dessus. La réalité est cruelle, mais comme je commence à me prendre régulièrement la tête avec Gé, je dois me résoudre à considérer qu'il y a problème. Même gros problème.

Comme tous les vendredi, je rentre du taf un peu tard, histoire de tenter d'éviter de devoir retourner au bureau le samedi. Jusque là, je suis parvenu à sauver mes week-end, donc nos week-end, aussi.

Crevé, à Berthier, j'ai tendance à vouloir me la jouer soft.

Sauf qu'hier, je me serai bien vu partir un peu en live. Cela était possible. Pour des raisons diverses et indicibles, je me suis une fois encore autocensuré.

J'ai fini par appeler Gé qui vers minuit. Nous avons eu une conversation tout droit sortie de "Requiem for a dream". Et ça, pour moi, c'est un putain de déclic.

J'essaie de voir les choses en face, et d'accepter le principe que sur les addictions, nous avons un souci. Je pense que Gé ne le voit pas, ne veut pas le voir, et me renvoit l'image du mec qui gère mal.

Je crois tout au contraire, que lorsque on a un rapport à un produit, alcool, tabac ou autre, il faut rester humble et vigilant, et être en perpetuelle alerte. Quand une consommation augmente crescendo, un jour, il faut se réveiller avant que de devoir se prendr une grosse gamelle.

Je crois qu'on en est là. Pour ma part, j'en suis là. Je n'accepte pas que nos addictions respectives et/ou mutuelles deviennent un sujet d'engueulade. A ce jour, elles le sont devenu. Ce sont donc tous les clignotants qui pour moi sont passé au rouge.

Donc, je freine. Je me frustre. Et Gé surconsomme. Un beau cercle vicieux, à mon sens.

C'est exactement ce qui s'est passé hier.

Je me suis résigné à me coucher, à évacuer par une branlette rapide et dérisoire ce putain de foutre qui commençait à trop fixer mes centres d'intérêts sur le cul, ai pris un bon polar et me suis pieuté. Enervé, quand même.

Comme souvent, il est rentré dans la nuit, ou à potron minet, je ne sais pas. Déchiré. Et quand je me suis levé, il cherchait un plan cul sur le web avec un verre de mojito à la main en guise de petit dej.

Les contrastes sont violents.

Méga prise de tête assurée par mes soins. Et nouvelle conversation de tox. Sauf que moi, j'agissais en état de sobriété, et lui me répondait défoncé.

J'ai encore le sentiment d'être l'empêcheur de teufer en rond.

Il me dit qu'il a passé une bonne soirée.

Je lui réponds que moi, non, que ce n'est pas très grave, quoique, mais qu'il faut qu'il finisse par accepte de se résigner à ce qu'un moment, la fête s'achève, sauf à prendre l'odeur du cul de la vieille !

Qu'en plus, je ne suis pas convaincu que passer l'aube devant un écran en finissant seul de se bourrer la gueule, ce soit réellement une fête.

Tout au fond de moi, je me demande si je ne suis pas tout à a fois, dans le vrai, mais jaloux de sa capacité à occulter toute barrière du raisonnable. Je vieillis. C'est sûr. J'en suis heureux. Mais autre alerte : ne pas devenir un vieux con avant l'heure.

Contraste depuis "Entre deux". Ces putains de blogs sont les cailloux semés sur mon chemin, et je suis plutôt fier de l'itinéraire.

Mais je dois faire face à un problème de fond qui remet réellement en cause notre possibilité de vie commune. La semaine, sur le rythme métro-boulot-dodo tout est parfait.Pour le week-end, je crois que nous n'aimons plus les mêmes.

Il est 11 heures du matin, je suis levé depuis 3 heures et il est couché depuis une heure. Nous nous passerons à côté aujourd'hui. Nous avions une soirée entre amis ce soir. J'ai une furieuse envie de tout décommander.

Je ne me sais que trop. Au rythme de nos conflits et de nos réconciliations, je suis lassé de cette confrontation permanente. Je plonge aux tréfonds de moi pour sonder si je n'ai pas secrétement déjà pris des options. Pour la première fois depuis que je suis avec lui, je me demande si je ne serai pas plus heureux seul. Certainement pas. Mais je doute quand même. Je ne me crois pas inapte au bonheur. Mais mon degré d'exigence est impossible  rassasier.

Je me résigne à ne pas toucher le bonheur. Par contre je veux tout faire pour y tendre.

Et là, je n'y tend pas.

Et de me rendre compte que les mots d'amour ne me viennent plus à la bouche, même si les gestes y sont encore.

Et de relire le Spleen de Paris.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


jeudi, 7 juillet 2005

Parfois, j'me demande si j'suis pas un peu amoureux

...de ma toubib.

Myriam, s'entend.

Pas ma toubib hospitalière, mais ma toubib en ville. C'est une grande dame...

Si je suis là où j'en suis aujourd'hui, c'est largement grace à elle. Depuis 7 ans que je la connais, elle ne m'a jamais dit : "vous allez y arriver, vous allez vous en sortir"... Mais elle m'a toujours dit "on va y arriver, on va le mater..."

Et toute la différence est là. C'est que sur ce coup là, elle et moi, on fait équipe.

Alors, mardi, pour la première fois, après ma consultation, on a déjeuné sur le pouce. Faut dire qu'avec elle, ça ne peut qu'être sur le pouce. Elle a toujours trois téléphones qui sonnent en même temps, deux faxes qui arrivent, une patiente qui frappe à la porte... Et elle trouve le moyen de tout faire en même temps. Et je n'ai malgré tout jamais eu le sentiment de n'être pas écouté ni entendu. Je sais que certains l'auront reconnue... J'veux juste lui rendre un hommage, ici.

A la différence de l'hospitalière, elle intègre parfaitement mes difficultés à gérer le Fuzéon (les injections biquotidiennes) au long cours. Elle ne m'encourage pas à lâcher prise. Mais elle m'entend, ne m'oppose pas d'obligation. Et sans obligation, moi, je continue à avancer. parce que c'est moi qui décide. Qui suis acteur.

Mardi, donc, je la revoyais pour la première fois à son cabinet depuis plusieurs mois. Les résultats du dernier bilan sont stables même si je suis un peu déçu : je suis redevenu détectable avec 55 copies, et  mes CD4 ont un tout petit peu baissé en valeur absolue (je ne sais pas le pourcentage), je ne veux pas considérer qu'il s'agisse là des premiers signes d'une moindre efficacité des traitements. Juste un palier. 

Autour d'un plat nous avons évoqué la perspective de pouvoir de travailler ensemble sur un dossier que chacun, à notre place, nous pourrons peut-être faire avancer. Aucune grande révolution bien sûr, juste une lecture de quelques emmerdements que l'on pourrait lever, à force de persuasion auprès de nos pairs, sans plus se soucier de querelles picrocholines. A réfléchir. C'est peut-être aussi pouvoir règler des situations individuelles douloureuses... A voir.

Puis au détour d'une banalité, elle m'a dit un truc, ça ressemblait aussi à un hommage. Juste à propos de la route que j'avais effectué. Ce combat gagné avant tout contre moi, peut-être... C'était presque une médaille, et ça m'a touché.

Et puis d'autres choses aussi, mais je n'en parlerai pas là. Les débats m'effraient.

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 8 juillet 2005 à 09:37
lundi, 4 juillet 2005

Les vrais scandales de la France réelle

J'ai parlé à ma mère ce matin, qui m'a donné des nouvelles de mes cousines provinciales. J'ai bondi.

Ma cousine Christine, qui n'a que dix ans de plus que moi, infirmière hospitalière  de son état et épouse d'un toubib, est mère de trois enfants.

Et parce qu'elle est mère de trois enfants, elle dispose d'un privilège : à quarante cinq ans à peine, elle va "prendre sa retraite" de la fonction publique... Je peux comprendre qu'une mère de famille nombreuse puisse bénéficier d'une retraite anticipée même si l'argument nataliste me dérange un max. C'est un choix politique qui n'est pas le mien mais sur lequel je peux m'incliner.

Mais, ma cousine Christine, comme beaucoup de ses collègues rejoindra bientôt une clinique privée pour exercer en toute légalité tout en bénéficiant de sa pension de retraite publique.

J'veux bien qu'on tire à boulets rouge sur les "élites" et leurs abus... Mais soyons équitables et balayons chacun devant nos écuries.

Il y a quand même un truc qui cloche !

 

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 4 juillet 2005 à 10:06
dimanche, 3 juillet 2005

Cocktail en ville

Ce soir. J'adore. Tout Paris est là. Et champagne, of course.

Quelques préfets accompagnés la jouent cool. Ils y parviennent, après tout, ce sont des hommes, aussi. Deux ou trois dirigeants de fédérations en vue font passer des messages entre le saumon et les salades. Musique loundge. C'est  autour de ça que tout se passe, c'est évident.

Très bobo... J'arrête de râler là dessus... J'y suis en plein dedans.

La party est gay friendly, cela va de soi. Il y a bien une folle qui a du prévoir de finir au Transfert au ailleurs qui était ridicule avec son tee-shirt façon camouflage dans les tons d'orangé. Chacun ses boulets, il en faut.

La sous-préfête s'est même risqué à quelques pas de danse sur un mauvais remixe de Madonna... Le plus drôle fut quand même ce responsable - inutile d'insister, je ne dirai rien - d'un groupement assez impliqué dans la promotion de l'ordre moral qui s'est complètement laché au moment où, pour déconner (oui, on déconne aussi, dans la France du dessus) F. a passé Bananasplit, de Lio... Il est parti dans une chorégraphie endiablée pendant 30 secondes, tout le monde s'est regardé un rien consterné... Moment de solitude. Pov'fille... En tout cas, il ne me fera plus chier celui là. Il s'est réfugié dans les bras du camouflage orangé... Tout se perd.

C'est pas comme ce fonctionnaire, encarté PS et le revendiquant, animateur socio-culturel qui, sans savoir ce que je fais précisément, est venu me chercher noise en me disant que "les gens comme moi" ignoraient tout du terrain. Il a du avoir le sentiment de ramasser ses dents tellement je l'ai vanné méchamment, et en public... Il doit encore en chercher une ou deux qui trainent. La prochaine fois, il jouera à ce jeu à Solférino si ça le chante...

Gé l'a joué mondaine, et il s'en sort à merveille, je n'avais aucun doute.

En rentrant, je veux aller embrasser Nighty que je sens un peu down. Juste comme ça. C'est mieux qu'un coup de fil.

La journée avait mal commencée, pourtant.

Hier soir, nous avions un autre dîner en ville, mais très amical, celui-ci. Comme souvent, le vendredi, j'ai un peu de mal, donc je suis rentré avant lui, vers une heure, et me suis couché.

A 7 h 30 du mat', j'ouvre un oeil et ne le trouve toujours pas à mes côtés. Me lève et constate qu'il chatte sur bbz.com. Pas grave. Je râle un peu intérieurement parce que nous allons encore être super décallés. J'attends qu'il se couche. En vain. Je me relève et le surprend dans la salle de bain, en train de se préparer pour sortir honorer une touche qu'il a faite sur le web. J'explose.

Il est - c'est évident - complètement déchiré, et à contre coeur, se résoud à annuler son plan. Il a envie de cul. Pas moi. Je le zappe, je suis triste et en colère. Surtout qu'une semaine avant, il me disait qu'il fallait que l'on prenne soin l'un de l'autre...

C'est pas le fait qu'il se soit cherché un plan qui m'a gavé, c'est que ça se fasse en catimini, qu'il soit rentré de soirée se choper un mec ici, qu'il se soit préparé  à l'appart' en espérant que je ne réveille pas pour aller se faire sauter ailleurs. Nous sommes très open dans notre couple, mais il y a néanmoins des règles. Nous n'avons pas à nous autoriser les virées l'un de l'autre, mais c'est au moins quelque chose qui se discute si elle ne se négocie pas. Je refuse de subir.

Explication (sonore) de gravure, et lexomil pour ma gueule.

Au reveil, vers midi, l'ambiance est lourde et les portes claquent. C'est beaucoup. Comme je suis certain, pour une fois, d'être dans le vrai, je garde mon calme et décortique mon analyse du malaise.

Il a évacué son alcool et le reste et est enfin réceptif à un discours intelligent. Se yeux de coker me disent "désolé j'ai merdé". Il ne m'en faut pas plus, c'est réglé et oublié. Câlin.

Et la journée fut bonne.

Putain, c'est kiffant la life, mais c'est épuisant de tenter d'oublier d'être con.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


vendredi, 1 juillet 2005

Le lien refait (je n'aurai jamais du prendre ce remontant à deux heures du mat')

(pour ceux qui suivent)

J'ai l'impression d'avoir retrouvé le fil depuis que le sevrage du Deroxat est achevé... Et dire que je n'avait sans doute pas  besoin de cette daube. Je préfère encore juter comme un bleu, plutôt que de tutoyer de nouveau ces fins-fonds de la déprime...

La nouvelle de la semaine, et ce n'est pas la moindre, c'est que depuis deux ans que je suis allongé, je viens enfin d'aborder la question de la sexualité avec Béatrice, mon analyste. Jusqu'ici je louvoyais sur des superficialités plus ou moins elliptiques, là, j'y suis.

J'ai le sentiment que les choses sont venues assez simplement. Je veux m'accorder le droit d'être heureux - parce que c'est bon pour la santé - il faut donc que je m'attaque à ce que je porte de plus mortifère. Et le sexe, chez moi, c'est un savant dosage (...) entre plaisir et morbidité.

J'en ai ma tasse des expéditions bordéliques parisiennes, ou tu rentres le matin le moral en bandouillière et la bite sous bras, avec l'impression à peine dissimulée d'être crade, un peu animal, d'avoir atteint à une dimension un peu sacrée de toi, juste pour le faire, seulement pour s'oublier.

Alors bien sur, je lui mens encore un peu, à Béatrice, et par conséquent à moi. Mais on n'est pas loin de l'essentiel. Je le sens.

Et ça, parce que pour le moment, ma sexualité conjuguale est un peu en déshérence.

C'est très normal.

1992 et les années qui précèdent. Je joue à q

30 juin 2005

Juin 2005

Le bilan

de ce week end est largement positif. j'ai repris une pêche d'enfer, et je ne le dois qu'à Gé qui a su me violer, c'est à dire me pousser à dépasser ma complaisance dans la déprime.

vois
comme je vis mal
je n'ai plus que toi, animal

Mais ce n'est pas parce que j'adore Murat, que je dois me résoudre à baigner dans son "vagalame"... (Ceux qui ont lu Crevel saisiront)

Je comprends mieux ce qui s'est passé, ce grand moment de décompression des 10 derniers jours. Je ne suis pas certain que je le doive à autre chose qu'à un arrêt mal maîtrisé du Déroxat. C'est très très con ! Perdre pied parce que l'on a mal géré un arrêt de traitement, c'est d'une stupidité sans nom.

Mais à toute chose, malheur est bon (c'est vieillot cette expression !) Par réaction, Gé s'est révélé d'un soutien absolu. Il a supporté ce moment, plus encore il  m'a porté.

Note pour moi-même : en période de crise, dorénavant, avant que de chercher dans le comportement de l'autre les causes de mon malaise, poursuivre ton effort de sincérité et déterminer si ce n'est pas ta tendance naturelle à l'autodéstruction qui est à l'oeuvre.

Bilan largement positif, même si ce petit con de S. m'a fait remarquer que je faisais partie à son égard des 5 % de la population les plus chieurs. Faut dire que j'suis comme un clebs avec lui, je n'arrête pas de l'emmerder. Promis S. : j'arrête mon humour du niveau "informaticien".

Le coup de gueule, c'est vraiment à la UNDER que je l'adresse. D'autant plus que j'ai appris que d'autres amis avaient du faire un scandale pour entrer. J'aurai du réagir. Juste avant de nous décréter persona non grata, parce que nous ne sommes pas des gym queens bronzées, ils avaient viré un groupe de 4 mecs qui accompagnaient une fille (je confesse m'être moqué : ça m'apprendra d'avoir des réactions de crétin et c'est bien fait pour ma gueule), et Gé avait remarqué auparavant su'ils ont jété un black.

Finalement, je me demande si c'est borderline ou si l'on est déjà dans la discrimination avérée... Votre avis m'intéresse.

 

 



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


dimanche, 26 juin 2005

La tête à l'endroit (enfin)

grâce à mon mari. Deux p'tits coup de bite, un défilé de Gay pride au Mumm Cordon Rouge, et une super soirée avec des amis chers à l'Olympia. Quelques poisons adorés... La magie a opéré.

Seule fausse note : se faire refouler de la Under à 7 heures du mat, sous un prétexte fallacieux.

Quand les pédales voudront vraiment l'égalité des droits, il faudra d'abord qu'elles l'appliquent dans leur microcosme.



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Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog


samedi, 25 juin 2005

J'ai un mec formidable
qui assume jusqu'aux fautes qui ne dépendent pas de lui, et plonge pour me remonter à la surface.

»22:21     »Pas de Commentaires     »0 TrackBack(s)     »Envoyer la Note    

Auteur : P-h-i-l    Dans : Blog 

Modifié le 25 juin 2005 à 22:21