27 septembre 2008

Sans titre

Je n'aime plus ces soirées où je me perds dans des vents de panique. Non pas que je les ai appréciés un jour, mais je les recherchais. Aujourd'hui, je pense n'avoir plus besoin d'aller là où j'abandonne le contrôle de moi, selon un rituel trop bien réglé, pour mieux vérifier que je suis faillible et que je peux sombrer, collapser.

Ne plus tenter de prendre la main, mais considérer que je l'ai depuis toujours. Refuser tout déterminisme et survivre quand même.

Cette semaine, j'ai dit non. J'ai accepté de prendre de vrais risques pour écarter la tentation d'une complaisance dans le mal être.

Il faudra qu'au réveil, demain, je prenne toute la mesure de ces mots écarteurs de maux.

Ne plus subir, et respect.

19 août 2008

Pour mémoire,

j'écris ce post. Comme pour enchâsser l'instant, les heures, ces dernières heures.

 18 Août 2008. Il ne s'est rien passé.

Pourtant si.

J'ai compris.

Que c'était posé là, devant moi, depuis 10 ans et je n'avais qu'à me pencher pour ramasser,

                                        brindilles de moi.

Ces dix dernières années, j'ai dit... Conséquence(s) des huit d'avant...

Et pour comprendre là, ce soir,

                                        connement.

Je ne vivrai pas sans repères.

Le chaos m'appelle mais le désordre me violente, trop.

C'est rien : une demi-heure à peine, pas plus, qui m'a fait toucher mille certitudes.

Mes vieux sont venus à Paris. Pour la première fois depuis 4 ans. Avec Gé, nous avions décidé d'épouser leur rythme, de ne les contraindre à rien, de nous dépouiller de notre ethnogotisme qui fait que fatalement, si la famille "monte", c'est pour une opération kamikaze.  Alors Ils sont donc venus. Nous avons déjeuner à l'appart', et c'est le moment d'après, cet instant où chacun s'est posé, parce que fatigué, dans un silence absolu, c'est cet instant que j'ai eu envie de sertir : la Vieille s'était allongée sur le canapé, vampée par un miron, et le Vieux squattait notre lit, aussi accompagné par un greffier.

Gé s'est tenu à la distance qu'il fallait pour que tout à la fois je vive, je voie et que peut-être je finisse par regarder : cette pause de nous. Nous qui posions presque, pour l'objectif de notre mémoire.

J'ai su que j'avais encore besoin d'eux. De les accompagner. Plus loin. Que nous devions écraser les années d'anarchie virale et d'affection terrorisée (terroriste), pour atteindre enfin cette tendresse folle, filiale, finale. Remercier ce virus, car sans lui, nous n'aurions pas su nous trouver à ce point?

Tout à l'heure, j'ai compris ce que c'était que d'être leur fils. Et je mesure la chance inouïe d'être né là, avec eux, parce que si hier leurs valeurs me sont apparues désuètes et rustiques, voires parfois rustres, j'aime aujourd'hui voir comment elles se sont assouplies (assoupies ?) avec le temps, la vieillesse.

Merci mes vieux.

Merci mon père d'avoir interpellé, l'oeil rieur, "mon homme" ! Merci, ma mère, de n'avoir pas dissumulé ton émotion, et le plaisir partagé que nous avions fais, tous deux, le choix de provoquer.

Merci, Gé, d'avoir su être juste là où il fallait : j'ai beaucoup appris, aussi, sur nous.

Merci laux deux filles (il en faut),  parce que ce 18 août s'est greffé sur un autre après-midi, au bois de Vincennes, où nous avons sans doute enfoncé dix portes ouvertes, mais oùles choses qui se sont dites me sont parues aujourd'hui tellement brutes, empreintes d'une sincérité sans fars, que je me suis senti moins fragile.

Je sais bien que ces "révélations" ne feront pas de moi un luron. Je vais essayer d'inventer des gris, qui me permettront d'éviter les contrastes trop violents de ma cyclothymie. Sans effort, je vois des repères nouveaux apparaître et  les anciens resurgir. Mis bout à bout, ça semble ressembler à quelque chose qui pourrait m'être familier : une tendre résignation.

Ma jeunesse n'a pas été drôle, la force de l'âge ne devra pas avoir la prétention d'être autre chose que sereine.

18 juin 2006

Les petits haut-le-coeur (note pour moi-même)

du quotidien sont parfois la source de vraies blessures.

Ce week-end, j'ai égratigné une presqu'amitié. Ne suis pas même sûr qu'il le sache. Enfin ça m'arrange de douter : je me supplie d'avoir au moins cette honnêté là. Ce que je sais, c'est que je me sens un peu crasse, et d'ailleurs, je le suis. Ce que je sais encore, c'est qu'à  vouloir prendre pote pour un con, on finit toujours par être pitoyable, à soi.

Par ailleurs, on finit toujours par être le con d'un autre. Bien fait pour ma gueule.

Ce week-end, j'ai donc été très con. En principe, dans ces cas là, je sais quoi faire. N'en demeure pas moins que quelques quasi-certitudes que je nourissais s'avèrent dorénavant être des réalités.

En dehors du nucléaire, point de salut (je me comprends).

[Putain de dope.]

07 avril 2006

Pourquoi pas...

... Elle(s) ?

 

09 mars 2006

Note à mon attention

"Il est difficile de trouver un chat noir dans une pièce noire. Surtout quand le chat n'est pas là."

[Confucius]